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JOURNAL D’UN BIBLIOPHILE


III

À propos du roman « Picounoc »


L’ère était aux conventions nationales. C’était le complément de nos fêtes de la Saint-Jean-Baptiste, célébrées avec tant d’éclat par les premiers Canadiens émigrés aux États-Unis.

Ces conventions, où se réunissait l’élite de nos têtes dirigeantes, étaient fructueuses, car elles activaient l’esprit de conservation nationale chez nos compatriotes.

Vers 1878, si je me rappelle bien, après une de ces réunions patriotiques, il y avait rendez-vous à la résidence de M. le curé Bédard, de la paroisse Notre-Dame de Lourdes, de Fall-River.

J’étais servant de messe de ce bon prêtre et j’avais presque entrée libre au presbytère.

Ce jour-là, j’étais à m’amuser tout près, lorsque


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