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JOURNAL D’UN BIBLIOPHILE

rassa, qui s’est montré si polisson envers le plus noble et le plus illustre Canadien que notre pays natal n’a jamais eu et n’aura probablement jamais, que l’on veut nous présenter comme un grand homme ! Lui, qui n’a rien respecter et surtout après avoir fait tout le mal qu’il a pu à sa province en s’objectant systématiquement à l’enrôlement volontaire de nos compatriotes de là-bas afin de voler à la défense de notre Mère-Patrie, la France, alors en détresse.

« Vous n’êtes pas sérieux, messieurs de la Ligue, ou vous manquez de flair en voulant nous faire voir une vessie pour une lanterne.

« En dernier ressort je vous dirai, M. le Directeur, qu’il serait à mon avis beaucoup plus sage de laisser ce démagogue faire dans son Devoir tout les gâchis qu’il lui plaît plutôt que nous l’amener ici ; peu nous importe qu’il soit en quête d’ovations à l’étranger. On sait qu’il est hué et conspué chez lui et qu’aucun auditoire respectable ne veut plus l’entendre à moins que cela soit devant des fils soumis et obéissants, genre castor ou nationaliste.

« Agréez, M. le Directeur, l’assurance de mes sentiments les plus distingués.

G. L., M. D.

« Daté à Manchester, N.-H.

« 1er avril 1919. »