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GROOT — GROS

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H. Grotii Epistolœ ineditœ (Harlem, 1801, 4 vol. in-8) ; //. Grotii ad ./. Oxenstierncm et J.-A. Salvium et J. Oxensliernœ ad eosdem Epistolœ ineditœ (Harlem, 1829, in-8). E. 11.

Bibl. : Snveeetius, Alhenœ Belgic.c ; Anvers, 1628, in-t’ol.

— Brandt et Cattenburgii, Histoire de Hugo de Groot (en holland.) ; Amsterdam, 1727, in-fol. — Foppens, Bibliotheca belgica ; Malines, 17.’ !'.), 2 vol. in-4. — De Burigny, Vie de Grolius ; Paris, 1752, 2 vol. in-8.— Gras, La.uda.lio Hugonis Grotii ; Amsterdam, 1796, in-8. — Siegenbeck, Hugo Grolius considéré comme historien des Pays-Bas (en’liolland.) ; Amsterdam, 1818, in-8.— Koenen, H. Grolius considéré comme théologien (en holland.) ; Amsterdam, 1837, in-8.— G. de Groot, Relation de la captivité de mon frère Hugo dans la forteresse de Lo’wenslein (en holland. ;, puhl. par Vollenliovcn ; La Haye, 1842, in-8. — Hely, Elude sur le Droit de la guerre de Grolius ; Paris, 1875, in-8. — E. Nys, le Droit de la guerre et les précurseurs de Grotius ; Bruxelles, 1882, in-8. — Du même, les Origines de la diplomatie et le droit d’ambassade jusqu’à Grotius ; Bruxelles, 1884, in-8. — Rogge, Bibliolheca Groliana. Grotii operum descriptio bibliographica ; La Haye, 1883, in-8.

GROOT (Pierre de), fils du précédent, homme d’Etat hollandais, né à Rotterdam en 1615, mort à Bœkenrode en 1678. En 1660, il fut appelé aux fonctions de conseillerpensionnaire d’Amsterdam, et, sept ans plus tard, envoyé comme ambassadeur des Etats-Généraux auprès du roi de Suède ; il passa, en la même qualité, à la cour de Versailles. II s’efforça en vain d’amener Louis XIV à de meilleures dispositions à l’égard des Provinces-Unies ; il ne put détourner l’orage. Pendant ce temps, ses ennemis l’accusaient de s’être laissé corrompre par le roi de France à prix d’argent, et parvenaient à ameuter la populace contre lui. Quand de Groot revint à Rotterdam, il faillit être massacré et ne dut son salut qu’à la fuite. Il vécut en Belgique et en Allemagne de 167*2 à 1674. En 1677, il fut accusé de haute trahison et vint se défendre devant la cour de Hollande ; il n’eut pas de peine à démontrer son innocence et fut absous. Depuis lors, il vécut paisiblement dans la retraite jusqu’à sa mort. I’. de Groot n’était pas seulement un homme d’Etat intelligent et intègre, c’était aussi un écrivain de mérite. 11 a laissé des poésies remarquables. Elles ont été réunies et publiées par C. Van Arkel à Amsterdam en 1765. JBiBi.. : Scheltema, (a Néerlande politique (en holland.) ; Amsterdam, 1841, in-8. — J.-P. Cornets de Groot, Vie de Pierre de Groot (en holland.) ; La Haye, in-8. GR00TAERS, GROETAERS (François), sculpteur belge du xix c siècle, né à Malines. Ses ouvrages les plus connus sunt : Hébé assise (1816) ; Psyché (1822) ; Orphée chantant (1827). Son Anacréon assis, qui est au musée de Bruxelles, lui valut le prix en 1818. — Son fils Louis-Guillaume (1816-82) fut sculpteur à Nantes. GR00TE (Gérard ou mieux ( terril ou Geert de), théologien mystique néerlandais, né à Deventer en oct. 1340, mort à Deventer le 20 août 1384. Maitre es arts dès 1358, il voyagea quelque temps, puis se fixa à Cologne et y mena une vie fort mondaine. Une maladie et l’influence de Henri

Eger, prieur de la chartreuse de Munnikhui/.en, près

d’Arnhem, le convertirent en 1374. 11 renonça à ses prébendes et distribua son patrimoine assez considérable. Pendant deux ans, il fréquenta beaucoup Jean de lluysbroek (V. ce nom), puisse relira durant trois ans dans la chartreuse de Munnikhuizen. La dernière et la plus importante partie de sa vie (1379-1383) est remplie par des pérégrinations à travers les Pays-Bas ; il lui arrivait de prêcher deux fois par jour, presque toujours en langue vulgaire, exhortant ses auditeurs sans distinction de classe à la repentance. Le clergé, qu’il ne ménageait pas, l’attaqua ; l’évêque d’Utrecht lui retira la licence de prêcher en 1383. Grocte s’adressa au pape pour obtenir justice ; mais il mourut en soignant un pestiféré, avant d’avoir reçu une réponse. — Ses écrits, publiés en partie seulement et séparément, mériteraient une édition complète. La liste de ce qui en est imprimé a été dressée parK. Ilirsche dans la Eeal-Encykbp. /’. protest. Théologie (Leipzig, 1878, t. II, pp. O’JO et suiv.). L’oeuvre capitale de (ironie est d’ailleurs la fondation des confréries de la Vie commune (V. ce mot), associations monastiques libres qui tiennent une grande place dans l’histoire religieuse et scolaire du xv c siècle. F.-Herm. Kruoer.

Bibl. : Clarisse, Over den geesl en de denhwijze van G. Groote. dans Y Archief voor herlt. geschieilenis ; Leyde, 1829, t. 1 ; 1836, t. H et III. — J.-G.-R. Acquoï, Hel Klooster te Windesheim ; Utrecht, 1875, 3 vol. — G. 1Iu.net-Maurv, G. de Gmote ; Paris, 1878. — K. Gruue, G. Groote u. seine Stiflungen ; Cologne, 1883.

GROOTE Eylandt (Great Island en anglais). Grande île d’Australasie située dans la partie ouest du golfe de Carpentariesur la côte du Territoire du Nord (colonie d’Australie du Sud). Les côtes sont rocheuses et l’intérieur montagneux ; elle est inhabitée. Entre Groote Eylandt et la terre ferme, dans l’intérieur de laquelle se creuse en cet endroit la baie Itlue Mud, on trouve les iles de Bickerton, de Woodah, etc. La forme de l’île rappelle celle d’une peau de bœuf étendue ; sa largeur et sa longueur sont sensiblement les mêmes, environ 65 kil. On n’a pas encore complètement exploré Groote Eylandt.

GROS. I. Métrologie. — Monnaie divisionnaire, appelée aussi en Allemagne groschen ou silbergroschen, subdivision du florin ou du tlialer (V. ces mots). On donnait aussi le nom de gros à un poids en usage dans la plus grande partie de l’Europe, et qui représentait généralement 1/128 de la livre. En France, le gros équivalait à 3^824. G. F. IL Mines. — La classification des charbons sortant d’une mine se fait différemment, suivant les régions. Ordinairement les gros ou pérats sont recueillis à la main et séparés sur les plâtres mêmes des puits. On désigne sous ce nom de gros les charbons qui seraient retenus sur une grille avec un écartement de barreau de 6 centim. Le gros atteint dans le commerce un prix plus élevé que le charbon tout venant qui contient du menu. L. K.

III. Contributions indirectes. — Droit de gros (V. Contributions, t. XII, p. 834).

GROS (Cap). (In nomme ainsi le cap continental de la province d’Ontario (Canada) qui fait face au cap Iroquois dans l’Etat de Michigan (Etats-Unis). Ces deux caps sont de véritables promontoires de granit, très élevés ; c’est à cet endroit que le lac Supérieur qui s’était déjà resserré beaucoup se transforme en un chenal et prend le nom de rivière de Sainte-Marie pour aller rejoindre les lacs Huron et Michigan.

GROS-Theil (Le). Coin, du dép. de l’Eure, arr. deLouviers. cant. d’Aml’reville-la-Campagne ; 730 hab. GROS-Ventres (Rivières des) (V.Saskatchewan). GR0S-Ventri :s. Nom de deux tribus indiennes de l’Amérique du Nord, les Gros-Ventres du Missouri ou Minnetaries, et les Gros-Ventres des Prairies, qui habitent au N. du territoire des Etats-Unis, entre la rivière Missouri et son tributaire le Milk. Ils appartiennent à la nation des Arapahoes. Leur nombre est maintenant très réduit et ils sont confinés dans une réservation, près du Milk. GROS (Pierre Le), sculpteur français, né à Paris en 1656, mort à Rome en 1719. Fils d’un sculpteur distingué qui professa à l’Académie pendant près de trente années, il reçut de lui les premiers principes de son art. A vingt ans il obtint le grand prix de sculpture avec un basrelief qui représentait Noé entrant dans V arche. Louvois s’intéressa à lui et l’envoya à Rome avec une bourse. Dans celte ville, il reçut très bon accueil, et par ses œuvres délicates, maniérées, il acquit un grand renom. Il revint alors à Paris où on lui commanda divers ouvrages pour les jardins des Tuileries et de Versailles : mais il ne trouvait pas qu’on eut pour lui la même admiration qu’en Italie. 11 retourna donc à Rome ou il fut pendant le reste de sa vie pleinement goûté. Ses meilleures œuvres sont la statue colossale de Saint Dominique à Saint-Pierre de Rome ; les apôtres Saint Thomas et Saint Barthélémy qui sont à Saint-Jean de Latran ; le groupe que les jésuites lui commandèrent pour l’église du Gesu : le Triomphe de la Religion sur l’Hérésie ; les statues de Sainte Thérèse et de Sainte Christine placées dans la cathédrale de Turin, une