Page:Lange - Histoire du matérialisme, Pommerol, 1877, tome 1.djvu/7

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AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR


L’Histoire du Matérialisme est l’œuvre d’un esprit éminent, admirablement préparé par de profondes études à unir, dans une vaste synthèse, tous les matériaux fournis par la science et la philosophie de son époque.

Porté à l’idéalisme, au mysticisme même, par les aspirations intimes de sa généreuse nature, attiré vers le mécanisme[1] par un vif sentiment des nécessités de la science, Lange s’est proposé de concilier ces deux tendances de la pensée humaine, depuis si longtemps en lutte.

La religion et la métaphysique, il les accepte seulement au même titre que l’art et la poésie : c’est-à-dire comme des produits nécessaires de l’organisation humaine, dépourvus de toute réalité objective, mais plus rappro-

  1. À propos du mécanisme, il est bon de rappeler avec la Revue de philosophie positive, n° de mars-avril 1877, p. 248, que l’illustre Lavoisier a écrit « qu’on arriverait un jour à évaluer ce qu’il y avait de mécanique dans le travail du philosophe qui réfléchit, de l’homme de lettres qui écrit, du musicien qui compose. »