Page:Lange - Histoire du matérialisme, Pommerol, 1879, tome 2.djvu/351

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CHAPITRE II

Le cerveau et l’âme.


Les difficultés du sujet n’ont apparu plus distinctement qu’avec le progrès des sciences. Conséquences nuisibles de la psychologie universitaire. — La phrénologie. — Les mouvements réflexes comme éléments fondamentaux de l’activité psychique. Les expériences de Pflüger. — Malentendus divers et interprétations défectueuses d’expériences physiologiques. — Le cerveau ne produit aucune abstraction psychologique. — Théories défectueuses de Carus et de Huschke. — Les idées psychologiques des universités doivent avant tout être éliminées. — Persistance du préjugé de la localisation des facultés intellectuelles. — Recherches de Meynert relatives au cerveau. — Importance psychologique des voies motrices. — Homogénéité des phénomènes d’excitation dans tous les nerfs. — Expériences de Hitzig, Nothnagel et Ferrier. Leur signification. — Assertions de Wundt sur les phénomènes élémentaires physiologiques par rapport aux fonctions psychiques. — Démonstration de la loi de la conservation de la force par les fonctions du cerveau. — La valeur intellectuelle du contenu de la sensation.


Nous touchons ici au vieux thème favori du matérialisme, avec lequel on ne joue plus sans doute aussi aisément aujourd’hui qu’au siècle dernier. La première ivresse des grandes découvertes physiques et mathématiques est passée. De même que le monde, après une énigme déchirée, en présentait toujours une nouvelle et semblait s’agrandir, se dilatera vue d’œil, la vie organique révéla aussi des abimes de connexions inconnues qu’à peine on avait entrevues auparavant. L’époque, qui pouvait croire très-sérieusement qu’avec les chefs-d’œuvre mécaniques d’un Droz et d’un Vaucanson (2) on était par-