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SOUVENIRS POLITIQUES

la responsabilité ne retombait pas sur personne. Ce plan ainsi combiné ne lui réussit que trop bien. »

Une fois engagé dans cette voie, il était difficile pour Sir John de reculer. Il confia à M. Mousseau le soin d’amener la question devant la Chambre. Comme ce député manquait d’expérience parlementaire, on lui adjoignit M. Dalton McCarthy, un avocat de haute valeur, et un vieux parlementaire.

Le parlement avait été convoqué pour le 13 février 1879. Au grand lever qui eut lieu le soir dans la salle du sénat, un incident assez significatif se produisit. On sait que tous les hauts personnages de l’État prennent part à cette cérémonie sociale. La fête avait beaucoup d’éclat vu que c’était la première réception officielle donnée par le marquis de Lorne et la Princesse Louise. M. Letellier de St-Just était au nombre des invités. Quand ce fut son tour d’aller présenter ses hommages, le Marquis et la Princesse descendirent le degré du trône et l’accueillirent avec une bienveillance particulière. La chose fut d’autant plus remarquée, qu’il fut le seul personnage pour lequel ils montrèrent une pareille déférence.

Quelques jours plus tard, M. Mousseau saisit la Chambre de la question Letellier. Ce discours bien préparé, exposait les griefs des ministres du cabinet DeBoucherville. On re-