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SOUVENIRS POLITIQUES

Une phalange importante du parti conservateur s’allia aux libéraux pour combattre ce marché. Des assemblées de protestations furent tenues à Québec et à Montréal ; des hommes importants des deux partis politiques prirent part à ces manifestations. La première de ces assemblées eut lieu à St-Roch de Québec : elle était présidée par M. Philippe Vallières, un conservateur bien reconnu. Parmi les personnes présentes, on remarquait l’hon. M. Joly, M. J.-I. Tarte, G.-W. Stephens, James McShane, J.-A. Charlebois, H.-Cyrias Pelletier, V.-W. LaRue, Arthur Turcotte, Désiré Guay, Jos. Vermette, etc., etc. Ces citoyens, conservateurs et libéraux, adoptèrent des résolutions qui censuraient le gouvernement. C’est à cette assemblée que M. Joly prononça ces nobles paroles que voici :

« J’ai toujours été opposé à une coalition tant qu’elle ne pouvait avoir pour objet que de me maintenir au pouvoir ou de m’y ramener ; mais aujourd’hui, en face du danger qui menace la province, moi et mes amis sommes prêts à donner notre concours à toute combinaison d’honnêtes gens qui pourra sauver le pays. Nous ne lui demandons rien pour le prix de ce concours, nous ne lui demandons aucune condition. Ou plutôt oui, nous lui imposerons une condition importante : c’est de donner à la province un gouvernement honnête