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SOUVENIRS POLITIQUES

qui la sauve des spéculateurs qui veulent la dévorer et qui offre des garanties d’administration honnête des affaires. »

À cette même assemblée M. Tarte fit la déclaration suivante :

« Je sais qu’il n’y a pas moins de vingt députés qui ne siégeraient pas à la Chambre s’ils n’avaient pas eu pour se faire élire de l’argent de ceux qui veulent aujourd’hui vendre le chemin.

« Je porte cette accusation et je puis la soutenir. Je défie le gouvernement actuel de m’en prouver la fausseté. Je l’attends s’il n’a pas peur, qu’il ouvre une enquête. Je prouverai que le premier ministre lui-même a donné de l’argent pour faire présenter des députés. »

Cette agitation, ces déclarations si sérieuses impressionnèrent vivement l’opinion publique.

Deux autres assemblées furent tenues à Québec, l’une à la Halle Montcalm, le 19 mars, où l’on voyait côte à côte des adversaires d’hier comme MM. Joly, J.-I. Tarte, I.-N. Belleau, Thos. Chapais, Ferd. Hamel, T.-C. Casgrain, H.-Cyr. Pelletier et J.-A. Charlebois. On lut à cette assemblée un protêt contre la vente signé par Sir Narcisse Belleau, l’hon. M. DeBoucherville, l’hon. Docteur Ross et M. Alexandre LeMoine. Le 26 mars, c’était le tour de Québec-Ouest à faire entendre sa condamnation.