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SOUVENIRS POLITIQUES

l’hon. F. Langelier, trésorier du gouvernement Joly, avait dénoncé ces arrangements financiers dans son exposé budgétaire ; il prétendait que cet octroi devait augmenter en proportion de la population. « La vérité est, disait-il, que si nous ne devons envisager l’immigration et l’augmentation naturelle de la population qu’à ce seul point de vue, loin d’être un bienfait pour la province, elle ne serait qu’une source de dépenses sans profit pour nous. »

Le 13 avril M. Mercier annonça à la Chambre son projet de réunir les ministres des différentes provinces en conférence à Québec. M. L. G. Desjardins, l’un des membres les plus importants de l’opposition s’y objecta ; il signala tous les dangers qu’il y voyait pour l’avenir. « Il faut du calme et du sang froid, lui répliqua M. Mercier, pour traiter cette question. M. Desjardins a peur de cette conférence, et pourquoi ? L’hon. M. Mowat premier ministre d’Ontario, ancien chancelier, ancien juge n’offre-t-il pas des garanties suffisantes de ses intentions pacifiques ?

Les événements sont donc bien changés depuis 1883 ? En ce temps là le gouvernement Mousseau posait absolument la même base d’opération que le gouvernement Mercier pour obtenir une augmentation du subside fédéral. Aujourd’hui la grande accusation