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SOUVENIRS POLITIQUES

que majority. » On m’a beaucoup plaisanté au sujet de cette élection. M. Mercier, au banquet qui lui fut donné par les citoyens de Québec le 14 mai avait dit : « Je regrette d’avoir à vous prier de constater que j’aurais besoin de la voix unique de mon ami M. Chs Langelier, etc., etc. »

La première session sous le gouvernement Mercier fut ouverte le 16 mars. Dès son premier discours devant la Chambre, M. Mercier aborda la question des better terms. Il demanda la révision de la constitution de façon à obtenir pour les provinces un octroi plus considérable ; il alléguait en faveur de sa présentation les changements qui étaient survenus depuis la Confédération.

Les journaux conservateurs combattirent vivement ce projet ; ils le dénoncèrent comme un crime politique. Leur contradiction était évidente puisque auparavant ils avaient élevé le Dr Ross aux nues parce qu’il avait, lui aussi, demandé la même chose. En quoi alors M. Mercier se montrait-il si criminel de venir à son tour demander une révision des arrangements financiers de la Confédération ? On voit combien le cardinal de Retz avait raison de dire « qu’il faut souvent changer d’opinion pour rester de son parti. »

Cette question avait préoccupé tour à tour les deux partis. Dès 1879, en effet,