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SOUVENIRS POLITIQUES

donner aux Jésuites un état civil. M. Mercier, dès ce temps là avait songé au règlement de la question des biens des Jésuites.

Les citoyens de Québec voulurent donner à M. Mercier un témoignage éclatant de leur estime et de leur admiration. Il lui offrirent un banquet qui fut présidé par le maire de la ville, l’hon. F. Langelier.

Certes, c’est toujours un beau spectacle que les honneurs rendus à un homme public de son vivant ; mais la chose est plus flatteuse encore quand on peut dire que cette apothéose est méritée. Peu d’hommes pouvaient se vanter d’avoir acquis en aussi peu de temps une popularité comparable à celle que possédait M. Mercier : Il était au pouvoir depuis trois mois à peine, et, déjà, il semblait avoir fasciné la province. Autant il avait déployé de talent dans son rôle de chef d’opposition, autant il avait brillé par sa fière éloquence tant dans l’ancien parlement qu’à la tribune populaire, autant il s’était révélé homme d’État dans son nouveau rôle de chef de gouvernement.

Cet hommage était bien mérité car, depuis des années M. Mercier avait lutté avec intrépidité contre de formidables obstacles. Il avait pris la direction d’une cause que l’on croyait perdue, sans jamais se désespérer ; il avait toujours combattu comme si la victoire