Page:Langelier - Souvenirs politiques, vol 1, 1909.djvu/313

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
320
SOUVENIRS POLITIQUES

Enfin en 1873, la loi permet au Lieutenant-Gouverneur d’étendre l’institution des magistrats de district à toute cité, ville ou comté de la province. Cette loi dont on n’avait jamais songé à demander le désavœu suffirait à elle seule à légitimer la nomination des magistrats pour Montréal.

Dans Ontario les magistrats des divisions courts ont été depuis la Confédération à la nomination du gouvernement local ; et, la loi de judicature de 1877 autorise la nomination de juges civils pour les affaires de pratique sous le nom de masters. Ces lois n’ont jamais été désavouées.

On le voit clairement : tout ce que l’on voulait, c’était de créer des ennuis à M. Mercier et à M. Champagne.

M. Mercier ne se tint pas pour battu : il fit émettre une proclamation en vertu des lois de 1871 et 1873, ce qui permit à M. W. Barry et à M. Champagne de siéger.

Ainsi échoua péniblement le coup que l’on avait voulu monter avec le désavœu de cette loi.

Le dernier incident de cette année qui mérite d’être mentionné, c’est l’éboulis qui se produisit au bout de la Terrasse qui touche à la citadelle, le 20 septembre, et qui causa la mort de plusieurs personnes.