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SOUVENIRS POLITIQUES

M. Cherrier, que l’on attend que votre départ pour vous désobéir ! »

Le mot était charmant et peignait admirablement la situation.

C’est à la suite de ces désobéissances aux instructions du Saint-Siège que la Sacrée Congrégation de la Propagande, sous la signature du Cardinal Siméoni, déclara :

… « Il est nécessaire d’ajouter que l’Église, en condamnant le libéralisme, n’entend pas frapper les partis politiques qui peuvent s’appeler libéral, que les décisions de l’Église ne s’appliquent qu’à certaines erreurs opposées à la doctrine catholique, et non pas à certain parti politique, quelque soit sa constitution, et que par conséquent, ceux-là ont eu tort qui, sans autre fondement, ont déclaré que l’un des partis politiques du Canada, savoir celui appelé la Réforme était condamné par l’Église, quand il est connu qu’il a obtenu l’appui chaleureux de quelques évêques eux-mêmes. »

Dès avant cela, M. Laurier avait admirablement préparé le terrain. Dans une conférence qu’il fit à Québec, le 26 juin 1877, sur le Libéralisme Politique, il exposa avec une rare clarté et une merveilleuse éloquence les principes et les aspirations du parti libéral canadien. Il fit voir que c’était du développement des institutions représentatives qu’étaient sor-