Page:Langelier - Souvenirs politiques, vol 1, 1909.djvu/56

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
60
SOUVENIRS POLITIQUES


aux libéraux, ce qui faisait dire à l’Éclaireur :

« Qu’il nous soit permis de dire, que ce qui paraissait impossible il y a un an, il y a six mois, il y a une semaine à peine, vient de se réaliser sans effort, sans que personne ne s’en soit douté, c’est l’union des véritables conservateurs et des véritables libéraux de la capitale de la province de Québec, union cimentée par l’hommage dû et rendu à un noble citoyen, et par l’amour que des cœurs faits pour s’écouter et se comprendre, doivent à la Patrie. »

Vers la fin de la session, le 23 février, M. Angers proposa de nouvelles résolutions au sujet des chemins de fer, dans lesquelles une avance de $1,000.00 par mille était accordée à différentes compagnies de chemins de fer. Il annonça en même temps, comme c’est la règle constitutionnelle, qu’il avait l’assentiment du Lieutenant-Gouverneur. Or, il n’avait jamais obtenu cette autorisation. Ce fut la dernière goutte qui fit déborder la mesure.

M. Letellier avait prévenu M. DeBoucherville qu’il ne voulait pas qu’on fit usage de son nom, sans sa permission. Il lui avait en outre intimé qu’il ne consentirait jamais à laisser substituer le pouvoir exécutif au pouvoir judiciaire. Comment M. DeBoucherville a-t-il laissé commettre une pareille inconvenance ? La chose n’est guère explicable.