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SOUVENIRS POLITIQUES

Dit-elle à cette taxeuse.
« Nuit et jour avec tout partisan
J’en jouissais, ne vous déplaise. »
« Vous jouissiez : c’est prouvé par le malaise,
Eh bien ! crevez maintenant. »


Cette politique d’économie fut très favorablement accueillie dans le public, car la situation financière de la province paraissait peu florissante. Après avoir eu un excédent de $352,598 en 1868, neuf ans après, en 1877, cet excédent était disparu : il avait fait place à un déficit de $81,035. Le trésorier, M. Church, avait en 1878, négocié à la banque de Montréal un emprunt de $5,000,000 au taux de sept par cent, ce qui parut excessif. Les libéraux soutenaient que chaque année nous avions, dans l’administration civile seulement, une augmentation de dépenses s’élevant à $500,000.

Pendant que l’on discutait toutes ces questions aux quatre coins de la province, un événement considérable se produisit : c’était ce qu’on a appelé le scandale Goff dans lequel le gouvernement DeBoucherville était gravement impliqué. L’un des anciens ministres, M. Baker, était compromis dans cette affaire.

C’est le Herald de Montréal, du 20 avril, qui publia le premier ces révélations extraordinaires. Un nommé Ed.-H. Goff qui avait des intérêts dans le chemin de fer Montréal,