Page:Langevin - Le principe de relativité, 1922.djvu/30

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composition d’un nombre quelconque de vitesses inférieures à donne toujours une vitesse inférieure à et par conséquent qu’un mobile, par accroissements successifs à partir du mouvement antérieurement acquis, ne pourra jamais atteindre la vitesse de la lumière.


9. Les rayons du radium. — Une première vérification expérimentale de ce résultat va nous être apportée par l’observation des mouvements les plus rapides que nous connaissions : les rayons du radium sont constitués par des particules cathodiques chargées négativement et dont la vitesse peut être mesurée, ainsi que le quotient de leur charge par leur masse en utilisant la déviation de ces rayons par des champs électrique et magnétique connus. Les résultats obtenus, par Danysz en particulier, montrent que ces particules présentent toute une série de vitesses et que celles-ci convergent vers la vitesse de la lumière, s’accumulant au-dessous de celle-ci puisqu’on a pu observer jusqu’à 297 000 km par seconde, mais sans l’atteindre et encore moins la dépasser.


10. L’entraînement des ondes. — Une confirmation non moins remarquable, et qui attira vivement l’attention des physiciens lorsqu’elle fut signalée par M. Einstein dès 1906, résulte de la simplicité extraordinaire avec laquelle la nouvelle loi de composition rend compte de la loi d’entraînement des ondes lumineuses par les milieux réfringents en mouvement sous la forme prévue par Fresnel et vérifiée expérimentalement par Fizeau.

Si est l’indice de réfraction du milieu matériel transparent pour les ondes considérées, la vitesse de ces ondes par rapport au milieu est donnée par