Page:Langlois - Le couronnement de Louis.djvu/139

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haut que A4 se rattache à A1 et à A2 et par suite à A3 : on a donc A1 + A2 + A3 + A4 = A.

2° B = B1 + B2. Les preuves de cette équation sont nombreuses ; j’en donnerai quelques-unes seulement :

V. 42) B1, 2 :Cel jor i ot si bele ofrende faite.

Ce vers est sûrement mauvais, puisque le mot faite est ici en assonance dans une laisse en ē entravé, ce que l’original n’admettait pas.

V. 88) A, C :Por lui plorerent maint vaillant chevalier.
B1, B2 :Esbahiz fu de ce qu’il entendié ;
N’osa aler la corone baillier.
Et quant ce virent li baron chevalier,

Molt en sont tuit (B2 M. par en s.) dolent et corrocié


V. 95) A, C :Or li fesons toz les chevels trenchier.
B1, 2 :Or li fesons les chevels rooignier.

Le vers 108, omis par B1, 2, est donné par A, C, D. — De même les vers 386, 447, 549, 740, 926, donnés par A, C, manquent dans B1, 2. Je pourrais multiplier ces exemples, mais ceux qui précèdent démontrent suffisamment que B1 + B2 = B.

3° C* = C. Jusqu’ici j’ai supposé que C forme une famille distincte de A et de B. Il me faut maintenant le prouver, c’est-à-dire montrer que toutes les fois que C est d’accord avec A ou B, il a la bonne leçon.

Parmi les exemples cités plus haut, il en est où C est avec A contre B, et d’autres où il est avec B con-