Page:Langlois - Le couronnement de Louis.djvu/160

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Cette assonance est distincte de celle en , de même que dans l’assonance en é...e n’entre aucun mot en ié...e.

VI. — é...e. Cette assonance est représentée par 38 vers, en 2 laisses, xxvii, l. Elle n’offre aucun intérêt à la critique, sinon que, comme je viens de le dire, elle est distincte de l’assonance en ié...e.

VII. — ē...e. (lat. é entravé). Laisse v, de trois vers. Les mots sont : evesque, arcevesques, messe. M. Lücking a déjà remarqué cette assonance, mais au lieu d’en faire une laisse à part, il l’a réunie à la suivante, qui est en ĕ...e entravé [1]. Pourtant il est évident que les deux laisses sont absolument distinctes. Si dans les manuscrits la seconde ne commence pas par une grande majuscule, c’est que les copistes, ne percevant plus de différence entre les deux sons, n’ont cru avoir affaire qu’à une seule tirade. La distinction des deux e a cessé en effet de bonne heure. La chanson de Roland est le seul poème connu jusqu’ici qui offre cet exemple d’une tirade [2] assonant en ē...e entravé sans mélange de ĕ...e entravé. Le poème de Sainte Eulalie ne contient dans les assonances aucun e ve-

  1. « Li Coronemenz Looys a trois tirades féminines en è 40-45, 1589-1618, 2156-69 (lisez 39-44, 1600-1629, 2167-2180). La seconde ne contient aucun e venant d’ĭ, la troisième seulement grant erre 2157 (lis. 2168) ; mais la première est divisée en deux parties, la seconde partie commençant par les mots Cel jor i ot ; la première partie a e venant de ĭ, la seconde e venant de ĕ (resp. ai) evesque, arcevesque, messe : fete (faite), bele, estre. Il semble que le poète ait cherché une nouvauté. » (Die ltesten aefranzoesischen Mundarten, Berlin, 1877, p. 93.)
  2. Laisse cxxxi, édit. L. Gautier.