Page:Langlois - Le couronnement de Louis.djvu/170

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

parce qu’il est très ancien. Déjà dans Saint Alexis an et en n’assonent plus avec a ou e.

, La nasalisation n’a pas encore atteint cette diphtongue. J’ai cité dans l’assonance les mots Orliens, vient, paien, crestiien, sostient, crient, tien, sien. Les mots en ien étant bien moins nombreux que ceux en , ces exemples sont suffisants pour montrer que le trouvère confondait les deux terminaisons dans la même assonance.

i est resté pur devant la nasale.

ó. Dans l’assonance masculine en ó, une laisse de 108 vers en on exclut rigoureusement l’ó non suivi d’une nasale, deux autres laisses confondent les deux terminaisons, mais ont une tendance à se diviser en groupe. D’où cette conclusion qu’à l’époque du trouvère la nasalisation de l’ó dans les terminaisons masculines se faisait déjà sentir, mais pas encore assez complètement ou depuis trop peu de temps pour empêcher les poètes de faire assoner par tradition les deux sons ó et on.

Mêmes observations et même conclusion pour l’assonance féminine, qui, dans 3 laisses en on...e. n’admet que les deux mots boche et reproche, où l’o ne soit pas suivi d’une nasale.

ò libre est diphtongué devant la nasale.

u. C’est au xve siècle seulement que l’u a été nasalisé.


2. — Mesure des mots.


L’étude de la mesure des mots dans le Coronement Looïs ne nous dit rien sur le dialecte de l’auteur,