Page:Langlois - Le couronnement de Louis.djvu/79

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qu’elles avaient quelque point commun, pouvaient être réunies par le temps. Non seulement le Coronement Looïs se compose de cinq poèmes, mais deux ou trois de ces cinq poèmes sont eux-mêmes formés de plusieurs autres. Dans le quatrième, j’ai distingué la lutte de Guillaume contre Gui de son expédition contre Otton ; dans le cinquième, M. G. Paris verrait volontiers un résumé de plusieurs chansons ; dans le troisième enfin, il est probable que, outre les tentatives d’usurpation du Normand orgueilleux, la guerre en Poitou, la bataille du gué de Pierrelate, la prise de Saint-Gile, peut-être le guet-apens de Richard de Normandie, formaient à l’origine autant de poèmes distincts. Ceux-ci avaient un même objet, la rébellion des vassaux contre le roi ; c’est ce qui les a réunis entre eux d’abord, et ensuite à la première et à la cinquième partie du Coronement Looïs actuel. Et cette dernière union serait devenue bien plus intime si, au lieu de l’ordre illogique qui a présidé à leur assemblage, ces poèmes s’étaient séparés plus naturellement en deux groupes ; d’une part, les expéditions en Italie, de l’autre les luttes féodales. C’est ce qui est arrivé dans la rédaction du ms. fr. 1448 de la Bibliothèque nationale, d’où les expéditions d’Italie ont été exclues. L’usurpation de Richard et les luttes de Guillaume de Montreuil n’y sont données que comme un épisode de la trahison d’Arneïs. De même dans la rédaction suivie par les remaniements en prose, les diverses luttes féodales, ayant été rapprochées dans un seul groupe, à l’exclusion des guerres d’Italie, ont fini par s’amalgamer à