Page:Lara - Contribution de la Guadeloupe à la pensée française, 1936.djvu/47

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BERTRAND

Oui, je l’aime… et ferme encore… Et puis, c’est un bon parti… c’est rangé, ça a de l’ordre ; enfin toutes les vertus que…

RÉMY

Que tu n’as pas.

BERTRAND

Justement.

RÉMY

Je sais bien que ta future avait quinze cents francs d’économie… c’est une circonstance atténuante… Mais, n’importe… c’est une satanée idée que tu as eue là, et qui te sera venue à jeun…

BERTRAND

Pourquoi ça ?

RÉMY

C’est qu’à jeun, t’es bête…

BERTRAND, l’interrompant.

Ah ben !… dis donc, toi…

RÉMY

Oh ! mais bête comme un Limousin !…

BERTRAND

Merci, il n’t’faut rien pour ça ?

RÉMY

Tandis que dans le vin !… Oh ! c’est différent… tu es beau, tu es grand, je te reconnais !… Dans le vin, tu es un homme !… mais à présent, bonsoir, c’est fini de toi…

BERTRAND

Ah ! bah ! pour quelle raison, on a une femme, eh ben ! mais on l’a dans son ménage… Et quand, à la longue… très à la longue, on commence à s’y ennuyer… un peu…

RÉMY

Ou bien beaucoup.

BERTRAND

On va retrouver les amis… quêque fois.