Page:Larive - Dictionnaire français illustré - 1889 - Tome 1, part. 2, crotte-franch.djvu/77

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DIEST — DIFFRACTION. 455


dièser, vr. Etre diésé. — Gr. Dié devient die devant une syllabe muette, excepté au futur et au conditionnel.

DIEST, 7319 hab. Ch.-l. de c., arr. de Louvain, province de Brabant, Belgique ; place forte, sur la Denner. Distilleries, brasseries.

1. DIÈTE (g. διατα, régime de vie), sf. L’ensemble de toutes les mesures qu’il est nécessaire de prendre pour conserver la vie, soit lorsqu’on est en bonne santé, soit quand on est malade. Dans ce sens, qui a vieilli, diète est à peu près synonyme d’hygiène. || Action de se priver d’aliments pendant qu’on est malade afin de rétablir plus vite sa santé : On dit qu’Hippocrate fut le premier médecin qui prescrit la diète. Les chirurgiens russes n’imposent pas la diète à ceux qui viennent de subir l’amputation d’un membre, et les chirurgiens français commencent à les imiter. Une diète absolue trop longtemps prolongée conduit à l’inanition. (V. ce mot) || Diète sèche. celle qui consiste à s’abstenir le plus possible de boire et qui est conseillée dans les cas d’hydropisie, d’ascite, de pleurésie, pour combattre la dilatation ou l'atonie de l’estomac, l’obésité, etc. || Diète lactée, régime qui consiste à ne pas prendre d’autre aliment que du lait et qui est très salutaire dans les maladies de l’estomac, du rein, du cœur, dans la goutte, les hydropisies, etc. || Diète animale, mode d’alimentation dans lequel on mange presque exclusivement des viandes saignantes et dont on obtient de bons effets contre le rachitisme, le diabète, la diarrhée chronique, en un mot, dans tous les cas où il faut remédier à la misère physiologique.

2. DIÈTE bl. dieta. journée, assemblée, de dies, jour, sf. Dans certains pays, assemblée où l’on traite des affaires de l'État : La diète de l’ancienne Confédération germanique se tenait à Francfort-sur-le-Mein.

DIÈTÉTIQUE (g. eiiiTTiT’.x o ;), adj. 2 g. Qui concerne la diète : Régime diététique. — Sf. L'hygiène.

DIÈTÉTIQUEMENT (diététique + sfx. ment, adv. Conformément aux principes de la diététique.

DIETRICH (Philippe-Frédéric) (17*817 ! I3, minér : i|i)f.’i<le frauçais qui mourut sur réehafaud pour avdir prolesté contre l’envahissement lies Tuileries le 20 juin 1792. (Vest chez lui, alors qu’il était maire de Strasbourg, i|ue Rouget de Lisie lit entendre pour la |iieniieiv fois ce chant héroïque qui fut plus tard lu Starseillai.ic. niKi ; ou IVYElî (ii.K) (I. Ogia), 12 kilnm. carrés, 31 : 12 liali., petite ile dont le sol n’a qu’une mince couche de terre végétale et qui est située dans le golfe de Gascogne, dans I arr. de.Sables-irOlonne —Vendée), à 29 kiloni. du continent, l’uyt-ltrettin. sur la eôte E., en est le port princij)al. l’éche active. IHEIT (I. deuni :,.im. L’être infini, éternel,

! •aleiir et conservateur de l’univers : Adorer 

Dieu. Il Être devant Dieu, être mort. — l’rOV. l.’lI0M.MK IMIOPOSK KT I>IKt : PISPOSK, le succès des desseins des hommes est soumis h la volonté divine. || Ce qi^k kkmme vkit, DiEt ; LU VEUT, une femme s’arrange toujours de manière qu’on obéisse à son désir. || .Ve craindre ni Dieu ni dialile, n’avoir peur de rien. |j Vn homme de Dieu, tout en Dieu, très dévot. Il Le bon Dieu, Dieu, l’hostie consacrée, le viatique. || Dieu merci, j’en remercie Dieu. ]1 Dieu vous liéni.i.te, souhait que l’on adresse par politesse à une personne qui éternue. || Pour l’amour de Dieu, pour plaire à Dieu. || Dieu.’ait, locution ilonl on Si’sert pour al’Hrmer plus forlr’iuent ou pour eïnriiner l’incertitude : Dieu.tait si je l’ai dit. Dieu suit ce iiui en arrivera. || Dieu ! Mon Dieu ! lirand Dieu ! etc., exclamai ions d’étonuement, d’a<liniralion, d’inipatieine, de douleur. || Fausse <livinité du paganisme : Les dieux de roh/mpe. || Jurer ses grands dieux, afdrmer avec de grands serments. — Kig. l^s dieiLT de la terre, les puissants du monde. Il Parler comme un dieu, très bien. II Objet d’enthousiasme, de vénération profonde, de reconnaissance, de respect : Cet homme est un dieu ]xiur moi. I n hôte au foyer est un dieu visiteur. Faire son dieu d’une chose, y être très attaché : Faire son dieu de l’argent. Vous l’tes un dieu, von » ave* Sjfi coiiime l’aurait fait an dieu. || Demidieu, Atre surhumain : divinité Mcondaire ; homme que l’on t ^ d’un dieu et d’une déesse. l’I. >’ i/Jr. DIEI’IHtN.M. . /r />/ « /’, <m..Surnom lie quelques liU lie (U’inces dont ou regarilait la nais>nn<^e eomuic un don du ciel. DIKl’I.F.Krr. U67 hab. Ch.— I. de c, arr. de.Monteliniarl Drome), sur la r. d. du.lahron. i^aux minérales. Filatures, moulim-rie « de soie, draperies, etc. OIEUZR, 1. llecnn/mui), 2895 hah. An’ ch. —l. de c, arr. de Chateau-Salins ^Meuithe ) ; ch. de fer de l’K. Kxploiiatiun de mI gemme. A l’Allemagne depuis 1871. nit : Z ^F ! <^ : l>KKIC-Cliltlsru^) 1794-1870’, ]ihilologUH nllenianil, auteur d’une llrammaire romane, d’un Dictionnaire étymuloyii /ue des langues romanes, etc.

  • ItiFA : mot ar. : de dif, hôte, qui est recul,

sf. Hospitalité cordiale que l’on reçoit cbei les Arabes : l.’.irahe aime à offrir généreusement lu difa aux étram/ers. DIFFAMANT, ANTE [diffamer), adj. Propre à faire perdre la réputation : Pro/ios diffamant. DIFFAMATEIÎR, TRICE [diffamer, s. Qui décrie, qui ternit la réputation : l’n lilrhe diffamateur. niFFAMATION’1. diffamntionem^. sf Aciion de diffamer, de nuire à la réputation : Personne n’esta l’ahri de la diffamalion. Il Allégation d’un fait qui peut porter alteiuie â In réputation : l’ne plainte en diffamation. (Dr.l niFFAMATOIltB [diffamer^, adj. i g. Qui nuit à la ré|iutalion : i ? çr/7(//^ « » na/oi)e. niFFAMEl » I. iliffiimare, , vl..Attaquer, faire perdre la répulalion en débitant de mauvais jiropos : // vous diffame partout. || Déshonorer : Diffamer ses aieux. — Se dilfamer, vr. Nuire à sa propre réputation : Les méchants.le diffament eux-m-’ines. — I)(^r. IH/fnniant. diffamnlion. diffamatoire. niFKEllKM.MEMdifférent + six. ment, ailv. D’une manière différente : Il ne pouvait agir différemment. DIFFftHENCE (I. differenliam), sf. Défaut de ressemblance : Il y a une grande différence entre ces deu.c hommes. |j Faire sentir la différence entre deux c/io. « ev. i-econnaitre qu’elles ne peuvent se comparer.

Caractère qui distingue une espèce ilu genre auquel elle appartient : Dana i : n vi ! oktai. HKitHACK, végétal est le genre, herbacé est l’espèce. iUog.i

Kxcès d’une quantité sur une autre : 5 est la différence entre li et 7, (Malh.) y ficart entre le prix d’achat et le prix de vente dans le marché à terme iriin effet public : Payer ses différences. [ Différence de tirant tî’eaii d’un « nr/re, différence entre le tirant d’eau arrière et celui de l’avant, c’est-à —dire entre les quantités dont les parties arrière et avant (fit navire sont iinmei— ? ^ées. Il Différence en latitude, différence en ongitude, chemins N. et S. ou K. et (). effectués par un navire. — A t. a uiKfKUKNCK de, loc. prép. Différemment de : A la différence de son frère, il a une Imnne conduite. DIFK^ : i<ECIEIl idifférence, vt. Ktablir une dill’ereiice : La vertu et non la fortune devrait différencier les hommes. — Se différencier, vr. Se distinguer par une dill’erence ; À/J Fontaine.ie différencie des autres faliulistes. — Gr. Je dillerenrinis. n. différenciions, v. différenciiez ; que je différencie, que n. différenciions, que v. différenciiez.

  • niFFÉREN< ; iOMÈTRE [différencier

— (-p. (létpov, mesure, jtin. Instruiiieiit servant à faire connaître les différences de tirant d’eau d’un navire, selon que celui-ci est plus ou moins chargé. » IFFftHE>’D autre orthographe de différent sm. Débat, contestation :. {pttiser un différend. || Kcart entre le prix dem.indé et le prix offert d’une marchandise : Partager le différend par la moitié. niFFÉHEXT. ENTE 1. differcntenA, nilj. Qui n’est point semblable : Deii.r amis différents de caractères. — Prov. DtFfKni’NT <o « MK i.K join KT t.* MIT, cxlrémeinent différent. — PI. Plusieurs : Différentes per.nonnes. Différent.* moi/ens. niFFÉUENTIATlON [différenlier sf. Opération par laquelle on trouve la différentielle d’une fonction donnée. niFFÉRENTIRL. ELLE Idifférenet). adj. i}< : ’ ’•" deux < ploceii. lielles. Il Druit di/Jerrntiel, Lue doUitiiieir variant d’après la proreuanct— des inurihaiiiliM’s. il Tan f différentiel ptiur un chemin de fer, rel’ii qui n’e^t

iMiiii.e il la distance parcourue. , ’ ntiel, celui qui a pour objet de iniu. différentielle d’une funrtion. Malh. Sf. I, accroissement iiiHnimeiii prend une foiiciion quand la vai elle dé|Mud’• ’ ••"•’ " ment inlinii tioudeXII

;

, tietle dejy ^ pour exprcKsit/u ; liy m f x. ilx ; ici f[x) est la dérivée d « /’x) et </jre » ’. l’arcroissement inlininienl petit de la variable indé|iend.inle. IMFFKIIENTIER différence), vl. Calculer la iliffei’i’iitielle d’une fonction. Math.) IIIFFKIIKR 1. differrer, vl. Uemeitro i un autre temps : Différer un payement. — 1*P<)V. C. gl 1 KST Illl-fKIlK n’ksT cas PhKKl’, ou peut faire plus lard ce que l’iiii n’a pas encor* eu le temps ou la possibilité ih’faire. — l’i. Tarder : Différer ri répondre ou de repeindre. Il N’être lias semhlatde, n’éto" pas <lu ménie avis. : Différer de caiaclrre. — a< dilférer, rr. Kire différé : Son défuirt se diffère chaifiie jour. — Gp. Fé devient fè ilevaiit une syllabe muette, excepté au futur et au conditionnel. — IM’r. Différent, différend, différemment, différence, différencier, différentier, différentiation, différentielle. DIFFICILE.difficitis : liedis, pfx. p<-joraiif-f / « i.’. facile.n(/y. i g. i) » ’i n’est pas facile, incommode : Chemin difficile, y KAcheux : Circonstances difficiles. || l’eu accommodant : Homme diriicile. Ombrageux : Cheval difficile. || l’éiiilile, m : >laisé : Travail difficile, y Kxigeant, délicat : Être difficile .tur les aliments. — Sm. Chose diflicilc : Voilti le difficile. — IM^r. Difficilement. Même famille : Difficulté, etc. DIFFICILEMENT [diffirile + « fx. meii(), adv. Avec difliculté, avec iieine : // se corrigera difficilement. DIFFICI’LTf ; (1. difficultalem), sf. Qualit < « <e ce oui est difHcile : La difficulté d’un chemin. |1 Chose difHcile : L’étude de chaque science offre au déliut des difficultés. |] Obslac e : l’ne grande difficulté. . Manque de facilité pour : Difficulté de respirer. L Obscurité il un texte : tr. » difficultés de rncile. || Objection : Proposer une difficulté. j| l’onlestntion : Ai-nir des diffirultés. — Sans iufi-icLi. TÉ, loc. adv. Cerlamement, volontiers : /( me donna congé xans difficulté. — D^p. Diffirull lieux, difficultueusement.

  • DIFFICITLTI’EISEMENT {diffieultueiLte

+ sfx. menl), adv. D’une manière diflicullueuse. DIFFICtTLTUEITX. EfSE (difficulté), adj. Porté à soulever des diflirultés : Caractère difficullueux.

  • DIFFLl’ENr.E [diffluent.tf Ktat de ce

qui se l’épand, s’épanche : La difflurnce des humeurs.

  • DIFFLITENT, ENTE diffluer adj. Qui

s’écoule, ipii s’épanche : Engorgements diffliients.

  • DIFFLITER (1. diffluere), vi. Couler,

s’épamher, se diil.soudre. — Il*r. Difflurnl, diffluence. DIFFORME ; I. diffnrmis : de dis, pfx. fiéjoratif-l — /(jrmn, forme, adj. i g. Dont la orme n’est pas naturelle : Pied, main difformes. Il Laid, défiguré : i’i.tage difforme. — Fig. Vin difforme. — D<>r. Difformité, difformer. DIFFORMER [difforme), rt. . llérer la forme : Ihfformerdf^/.ii’inr un ci m— tir métal. DIFFDRMITI conformation du corp l’mne la difformité de lu Imllr. Kig. Laideur mor.ile : La difformité du péché. DIFFRACTION•’> hi marquant l’écartement -t — fr ure, sf. Phéni> mené d’optique i|i : n c.>, jU’^. I

< que <les rayons lumiixux gli sorte le long de la surface (Il ils se trouvent déviés de leur iiii>’cti..ii i. —ue déviation est la cause des franges alternati-