Page:Larive - Dictionnaire français illustré - 1889 - Tome 2.djvu/432

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1 lemme, suivant l'ancienne épellation me suivant la nouvelle épellation] (treizième lettre de l'alphabet phénicien, représentant le mot mem qui signifie les eaux; cette lettre est devenue le (i, deuxième lettre de l'al- phabet grec, et le M du latin, et elle a passé de cette dernière lanaue dans le français), sf. d'après l'ancienne épellation et sm. d'après la nouvelle. Treizième lettre de l'alphabet. français, consonne labiale nasale et l'une des quatre cousonnes liquides (l, m, n, r). Dans le passage du latin au français, la con- sonne labiale m reste inaltérée au commen- cement des mots. Ex. mundum, monde; mel, miel. Cependant, par exception, la na- sale m initiale est remplacée par la nasale n dans le français napye du latin mappa; dans natte, du latin matla.cl dans nèfle, du latin mespilum. A l'intérieur des mot3, la la- biale m persiste également lorsqu'on passe du latin au français; toutes les fois qu'elle se trouve entre deux voyelles. Ainsi, le latin ilominalionem est devenu domination; le latinmamiUaest devenu mamelle .Cette règle n'est enfreinte que dans des cas très rares dont voici les principaux m a été remplacé par v dans duvet qui est pour une ancienne forme dumet tirée du bas-latin duma; en outre, on a substitué un n à un m dans dctine féminin de daim, et dans connétable, autrefois conestable, du latin comes stabuli (le comte de l'étable). Quand m se trouve être la première lettre de la syllabe finale d'un mot latin, il se rend en français tantôt par m et tantôt par n. On l'exprime par m dans le français faim, du latin /«mem; dans daim, de dama; dans noms, de nomen; dans essaim, de examen. On le représente par n dans on, de hemo; belon, de Utummv; levctiu, de levanten; lien, de tir/amen; ricn, de rem MALTE BASTION DE SANTA-BARBARA M (chose). Le m final a été complétement sup- primé dans jo de jam; dans que de quem on quam; dans onque de onquam; etc. Lorsque dans l'intérieurd'un mot latin un m est suivi d'une voyelle brève après laquelle vient immédiatement un r ou un 1, dans le mot français qui a été forgé de ce mot latin on supprime la voyelle brève et on intercale unbeuphoniqueentrelemetleroule1 devenu adjacent. De la sorte, le groupe déjà syncopé en mr est représenté en français par mbr, et le groupe syncopé ml, par mbl. C'est par application de cette règle que le latin cam(elra a donné chambre; que cucu- mfejrem a formé concombre; que cum(u)lum est devenu comble: que hum(i)em s'est changé en hztmble que num(e)rum a fait nombre. Quelquefois, quand le m français n'a pas d'autre rôle devant r que celui de nasaliser la voyelle précédente, on remplace le groupe mr par le groupe nr dans lequel on insère un d euphonique entre n et r. C est en conformité de cette règle que du latin abem(e)re on a formé eweinàre que gem(e)re a fourni f/eindre; que imprim{e)re a donné empreindre; etc. Quand le groupe latin mn, soit primitif, soit résultant de la disparition d'une voyelle brève intermédiaire,doit passer dans le français on le réduit soit à un m, soit à un n simple, ou bien on lui suhstitue l'une de ces deux lettres en la redoublant. Ainsi, du latin adlum(i)nare, on forme allu- mer: de lam[i)na, on forme lame; de dam- natieum. on fait dommage; de sommart, on tire .comme; de columna, on fait colonne; de solemnalem, on dérive solennel. Néanmoins une inconséquence d'orthographea fait con- server le groupe mn dans' damner, de dam- nare, et dans azttomne,de aucl umnux. Toutes les fois qu'après la suppression d'une voyelle brève dans le mot latin un n se trouve suivi d'unt,d'und,d'unc,oubiend'unjuude son équivalent g, la labiale m, s'assimi- lant it la dentale qu'elle précède, se change en m. On en a des exemples dans le français sente, du latin sem(i)ta; dans le vieux français conte (aujourd'hui comte) de com[)tem; dans rançon qui est pour ?-«/em(p)wo- vem: etc. Le groupe mt se réduit à t quand il est précédé d'un r. Ex. dormU)tonum, dortoir; firm[i)talem, ferté. Devant les groupes de voyelles latines ia, w, eo, dans lesquels l'i ou l'e se transforme en ou en g équivalent à j, un m qui précède se change en n, parce qu'il n'a pas d'au- tre fonction que celle de nasaliser la voyelle qui se trouve devant lui. C'est en vertu de cette règle que camAiare est devenu changer; que s/mium a donné singe; que vindemia s'est transformé en vendange; que commeate est devenu congé. Les groupes de consonnes mb et mp passent sans altération du latin au français. Ex. ptum- bum, plomb; camvum, champ; rumv{e)re rompre. La labiale m s'intercale en qualité de simple nasale dans le français lambruche dclabrusca. ainsi que dans les noms proprets Sambre de Sabinz, et Embrun de isb(u))-o- dwmm.W Par abréviation, devant un nom de personne. M . signifie Monsieur; MTM veut dire Madame; kilo équivaut à Dlademoi- selle. Il m employé comme chiffre romain représente Il cm vaut 900, à cause de la valeur soustractive du c qui est à gauche de M. Il Si surmonté d'une petite barre rec- tiligne et horizontale désigne million. || Sur nos anciennes monnaies, la lettre M isolée était la marque des pièces frappées à Toulouse; et MM placés de suite, celle des monnaies de Marseille.