Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/132

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« Ami-Colon, ou Réfutation de la lettre déclaratoire du P. Coton ; livre où il est prouvé que les jésuites sont coupables et auteurs du parricide exécrable commis en la personne du roi très-chrétien, Henri IV, d’heureuse mémoire ; 1610, in-8» de 74 pages.

On a attribué cette pièce à P. du Moulin et à Pierre du Coignet. On la donne assez généralement aujourd’hui.à un avocat d’Orléans, nommé César de Plaix.

Anii-Cromweii, par un chevalier dé l’ordre du Christ, Londres, 1645.

Anii-Cruicn, Padoue, 1613, satire dirigée contre les travaux de la célèbre académie.

Auil-Dirdonnnirc philosophique, pour servir de. commentaire et de correctif au Dictionnaire -philosophique (de Voltaire), et autres livres qui ont paru de nos jours contre le christianisme, par Chaud on (1775)..

Anii-Egpoçn»i(i.’), un de ces innombrables pamphlets qui parurent vers la dernière moitié du XVIer siècle, à’l’époque la plus tourmentée

nippée, et se place à côté de cet immortel écla’ff de rire. Il nous suffira de dire que l’auteur de VAnti-Espagnol est Michel Hurault, sieur du Pay, petit=fils du chancelier de l’Hôpital, pour montrer que ce pamphlet est écrit sur un ton plus sérieux que la célèbre satire. Entre les deux’factions extrêmes qui se disputaient alors la conduite des affaires religieuses et politiques, un tiers parti se dessina. Le chancelier de l’Hôpital avait formulé’ d’avance le programme de ce parti, appelé parti des politi-' gùes, et ce programme.consistait à attaquer, dans de nombreux écrits, les déclamations tribunitiennès, ce que Montaigne appelait les

exhortations enragées de la Ligue. Ces écrits avaient pour caractères la modération, -le bon sens, l’esprit, et le ton de la véritable politique. Ce sont précisément ces qui "

distinguent Y Anti-Espagnol, qui était

de ’la part de l’auteur un acte de patriotisme ; car l’Espagne n’avait alors que trop de partisans et de serviteurs d’ans les fanatiques de la Ligue à laquelle la Satire Ménippée devait porter le dernier coup/j

Antl-Guro««e, pamphlet violent dirigé contre . le, célèbre P. Garasse, et imprimé en 1624. C’est une sorte de défense pour Estienne Pasquier contre, les impostures et calomnies de François Garasse. Ce pamphlet est généralement attribué à.Nicolas et à Gui Pasquier, fils d’Étienne Pasquier, " qui voulaient venger la mémoire de leur père violemment attaquée par le P. Garasse, qui ne pouvait pardonner au célèbre jurisconsulte son Catéchisme des Jésuites, où celui-ci avait parlé de la Société et de son fondateur en termes très-outray eants. L’irascible jésuite avait, traité le grand jurisconsulte « desot par nature, sot par bécarre, sot par bémol, sot à la. plus haute gamme, sot à double semelle, sot a double teinture, sot a cramoisi, sot en toutes sortes de sottises. » Les fils répondirent par X’Anti-Garasse, où ils ne mé • nagèrent point à leur adversaire les aménités du même genre. Suivant quelques biographes, ils avaient fait composer cette satire sanglante par un avocat nommé Remy.

Anti-Giion, satire sanglante de Voltaire contre l’abbé Desfontaines. Voltaire dédie cette petite pièce de vers à Ml le Adrienne Lecouvreurpour ’ la consoler des attaques de ce critiqué. acerbe. Anti-Giton est Ici synonyme de Anti-Desfontaines. Giton, on le sait, est le personnage dans lequel Pétrone a personnifié tous les vices-de la jeunesse romaine, et surtout le. plus honteux de tous, le vice contre ■nature. Dans l’Ahti-Giton, l’auteur raconte les charmes de-l’amour naturel et délicat, comme contraste avec les mœurs dépravées qu’on reprochait a l’abbé ; il (l’amour contre nature) H (l’amour) n’a point l’air de ce pesant abbé. Brutalement dans le vice absorbé, Qui, tourmentant en tous sens son espèce, Mord son prochain, et corrompt la jeunesse ; Lui, dont l’œil louche et le mufle effronté Font frissonner la tendre Volupté, ’ '

Et qu’on prendrait, dans ses fureurs étranges, Pour un déœon qui viole des anges. " ’ j

Ce dieu sait trop qu’en un pédant crasseux Le plaisir même est un objet hideux.

La bile de Voltaire s’échauffait surtout au sujet des critiques violentes et injustes dé. Desfontaines, qu’il prétendait avoir sauvé desgalères. ■ •

Aoti-Grotius, titre de plusieurs satires dirigées contre le savant Grotius, à l’époque de Ta confession d’Augsbourg, au moment de vives querelles entre les luthériens et les calvinistes.

Ami-Hermaphrodite, ou le Secret tant désiré de beaucoup, de l’avis proposé au roi pour réparer les désordres, impiétés, injustices, abus, méchancetés et corruptions qui sont en ce royaume, -par Jonathas Petit de Bertigny (ifi06, in-8").

Ami-Lucrèce (l’), poëme philosophique latin composé’ par le cardinal de Polignac, afin de répondre aux objections que Bayle empruntait, pour la plupart, au poème De Natura rerum de Lucrèee. Cet ouvrage renferme neuf livres de mille à treize cents vers chacun. Après avoir combattu dans les premiers livres les erreurs d’Épicure- sur le vide et sur les atomes, et cherché à établir que le mouvement,

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n’étant pas propre à la matière, suppose une cause première, il démontre la spiritualité et l’immortalité du l’âme, en un mot les grandes vérités du spiritualisme chrétien. Amené à parler de l’âme des bêtes, il penche vers le machinisme de Descartes, mais sans se prononcer ouvertement. Les deux derniers livres sont consacrés aux preuves -de l’existence d’un premier être intelligent et juste. L’auteur a peut-être eu tort de s’appuyer sur le système hypothétique de Descartes, quand déjà les iuées de Newton avaient pénétré en France ; mais il faut le louer de ce que, avec des intentions religieuses, il s’est contenté d’invoquer partout la raison, d’avoir embelli les vérités les plus abstraites des charmes de la poésie, et emprunté une foule de détails neufs, ingénieux, aux sciences et aux arts, à la Fable et h l’histoire. Il prend souvent à Lucrèce des traits énergiques ou brillants, qu’il retourne contre lui ; mais il imite Virgile, dont il rappelle la douceur et l’élégance. Toutefois, ’en se faisant poète latin en plein’ dix-huitième siècle, il a diminué, avec le nombre.de ses lecteurs, l’utilité de son ouvrage. VAnti-Lucrèce, laissé inachevé par le cardinal, fut publié par son ami l’abbé de Rothelin, avec un discours préliminaire de Lebeaii-(Paris, 1745, -îvol. in’-8»). Encore inédit, il eutbeaucoup de réputation. La duchesse du Maine se le fit traduire de vive voix par l’auteur lui-même, et léduc du Maine en traduisit le premier livre. Bougainville en adonné une traduction complèterassez bonne (1743). Il existe aussi une.traduction en vers italiens de Fr. M. Ricci (Vérone, 1767, 3 vol.

Voici, s’il faut en croire l’anecdote suivante, ce qui détermina le cardinal de Polignac à composer son Anti-Lucrèce : étant à Rotterdam, il eut avec Bayle une conversation dans laquelle il futquestiond’Épicure, de Lucrèce etd’autres fameux sceptiques. Le prélat demanda’au philosophe ce qu’il pensait de. toutes les sectes en matière de religion. » Je suis bon protestant, lui dit Bayle. — Bon protestant 1 Ce mot-la est bien vague. — 11 est très-positif, car, dans le fond de monJ Unie, en fait de religions, je " proteste contre toutes. »

Cette négation philosophique rappelle une singulière question adressée par l’encyclopédiste Dumarsais au chef d’une très-noble famille, qui voulait lui confier l’éducation de ses enfants : « Dans quelle religion faudra-t-il que je les élève ? ».

Anti-Machiavel (r/) ou Essai de critique sur le Prince de Machiavel, par le grand Frédéric, alors qu’il n’était encore que prince royal. Dès sa jeunesse, Frédéric semblait se proposer pour modèle ce roi philosophe conçu par Platon, et réalisé jusqu’à un certain point par Marc-Aurôle. Il voulut donner-àu monde un

fage de ses sentiments en réfutant le Prince e Machiavel. Le publiciste florentin avait E rétendu qu’un souverain n’est pas soumis a morale qui oblige les particuliers, et qu’il peut se permettre tous les actes utiles à son but, pourvu que ce but soit le bien public. Frédéric pense que.cette théorie est la justification de tous les attentats, et il la repousse avec horreur ; il croit que ce qui est criminel chez un particulier ne saurait être légitime chez un souverain, et que l’iniquité est aussi condamnable chez l’un que chez l’autre. Ces idées n’étaient pas neuves ; mais, professées par un prince royal, elles semblèrent admirables. Voltaire exprima un enthousiasme sans bornes ; il annonça le retour du règne des Antonins (Iiedeunt saturnia régna), et il publia l’ouvrage de son royal disciple ; VAnti-Machiavel parut à La Haye en 1740, l’année même de l’avènement de Frédéric. >

Il serait assez difficile de dire jusqu’à quel point Frédéric était sincère dans l’exposition de ses idées ; le libéralisme est coutumier a tous ceux qui sont placés sur les marches du trône. Ce qu’il y a.de certain, c’est qu’aussitôt que Frédéric fut roi, il voulut arrêter l’impression de son livre, prévoyant

la ligne politique qu’il allait suivre. Mais il était trop tard, et bientôt l’ouvrage fut dans toutes les mains. *

Voici, d’après une chronique du temps, de curieux, détails sur la manière dont cet ouvrage fut publié. Le manuscrit avait été confié à Voltaire, qui se trouvait en ce moment a Bruxelles. Àyanwu par hasard dans une gazette de Hollande le nom de Van Duren, libraire de la Haye, il1 envoya à celui-ci, en pur don, le manuscrit pour le faire imprimer. Sur ces entrefaites, le prince royal étant devenu Frédéric II, Voltaire reçut contre-ordre relativement à l’impression de Y Anti-Machiavel, et su rendit immédiatement chez le libraire, auquel il réclama son manuscrit, lui offrant jusqu’àdeux mille rtorjns de dédommagement. Mais Van Duren refusa obstinément de s’en dessaisir ;-tout ce que put obtenir Voltaire, ce fut de faire quelques corrections dans la’maison même du libraire et sur le comptoir de sa boutique. Piqué d’un tel procédé, Voltaire prit le manuscrit, effaça tout ce qui pouvait déplaire à son royal ami, et remplaça les ratures par des ’ inutilités qui ne formaient aucun sens.’ Le libraire, irritéde voir ainsi mutiler une œuvre laquelle il fondait l’espoir de grands béné fices, 1 arracha des mains de Voltaire, fit rétablir tambien que mal tous les passages effacés, ii£i „ ^ édition.splendide.

et fit exécuter aussitôt u

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Aiiti-Magnedsnie, du Origine, progrès, décadence, renouvellement et réfutation du magnétisme, par Paulet, médecin (1784).

Anti-Mariaun ou Réfutation des propositions de Mariana, pour monstrer que la -oie des souverains doit être inviolable aux subjectset à la république, tant en général qu’en particulier, et qu’il.n’est, loisible de se révolter contre eux, ou attenter à leur personne, sous prétexté de tyrannie ou autre que ce soit ; par Michel Roussel, Paris, 1610, in-8". Dans ce livre, dédié a la reine régente, Marie de Médicis, l’auteur réfute vigoureusement divers jésuites célèbres, et surtout les cardinaux Tolet et Bellarmin,

Ami-Martyre de frère Jacques Clément, avec une belle remonstrance aux ’François, Paris, 1590, in-8<>. C’est la réfutation d’un ouvrage composé à la louange de Jacques Clément, et intitulé le Martyre de frère Jacques Clément, de l’ordre de Sainte Dominique, contenant au vray toutes les particularités les plus remarquables de la sainte résolution et heureuse entreprise à l’encontre d’Henry de Valois..

Anti-Mathôolus ou le Rebours de Mathéolus, Lyon, sans date, in-4°. C’est une réponse au baainage de quelque" railleur du xvc siècle sur le chapitre des femmes et du mariage. ; VAnti-Matnéolus commence par ces quatre

De femmes sommes tous venus,

Autant les gros que les menus,

Pour quoi celùy qui en dit blasme. Doit être réputé infâme. ’"

C’est une paraphrase burlesque, mais heureuse, de ce dicton latin : :

Musticus est vere jui turpia de muliere Diàt, nam vere sùmus omne» de muliere.

Anti-Mcjiaginna, par Jean Bernier, Paris, 1693, in-12. On sait la réputation dont jouit le Ménagiana, recueil des conversations qui se tenaient chez Ménage. UAnti-Ménagiana se propose pour but de prouver que le Ménar giana n’est qu’un recueil de prétendus bons mots. Voici en quels termes U s exprime : ■ Les lions mots, les’ Pensées et, les Jté/lexions, où l’on a cru voir quelque chose de vif et de surprenant, sont tellement venus à la mode depuis quelque temps, que les livres qui les promettent par leurs titres n’ont guère manqué d’avoir quelque cours ; tant on a cru pouvoir se donner de l’esprit par la lecture de ces prétendues finesses de langue et d’esprit. En effet, on a jugé sur l’étiquette et sur t’affiche, sans aller plus loin, au point que les recueils qu’on en a faits, quoique pures rapsôdies et centons mal digérés, n’ont pas laissé de piper les curieux... On cherchait <du fin dans tous ces ana, des douceurs, du bon goût, et de quoi se remplir l’esprit et le contenter, et l’on n’y a trouvé que du, vent. Comme le Scaligèriana, le Perroniana, n’étaient ni bien écrits, ni de la portée de tout le monde, à cause des éruditions et de certaines sécheresses, ils n’ont été lus que par lès savants, qui ont passé doucement sur le style et sur l’ordre... Mais, parce qu’on court toujours aux nouveautés, et qu’il y a bien plus d’esprits superficiels et qui ne vont qu’aux apparences, que do ceux qui cherchent le solide et oui s’y tiennent, il est arrivé que, dès que les Ménagiana, Arlequiniana, Furtériana.f et semblables pauvretés ont paru, on.en a bien plus débité que des Pensées de M. Pascal, des Réflexions de M. de La Rochefoucauld, et autre fine marchandise ; et’qù’oà’nè s est lassé de ces ana, qu’après s’en.être si rempli, qu’on en a enfin eu mal au cœur..., ainsi que les’etffants, et tout le genre friand, qui rencontrent des oublies et où petit-métier.... Ainsi, il ne faudra plus que-nous donner du Pasçariel pour du Pascal et du Pasquier, et enfin du Chevrœana, dont on nous menace fort, pour faire, si ce n’est du coq-à-l’âne, au moins de la chèure-à-l’âne ; afin de nous dégoûter de tant de fausses pensées, de froids discours, de contes fades, d’obscénités et de vilaines turlupinàdes, qui, sous la terminaison d’ana, ont trompé tant de gens qui croyaient y trouver le goût, l’agrément, et le " uolce-ptcante des ananas, et qui n’y ont trouvé *que le -fade et l’insipide des citrouilles et des melons-d’eau. » À la faveur des ana, s’écriait k -peu>, près dans le même temps un assez bon imitateur de La Bruyère, qu’on a fait dire de mauvaises choses à d excellents auteurs 1... Le bon goût est perdu si celui des ana revient... Il commence de nouveau à en pleuvoir : l’orage se forme et couvre tout le Pérha3se. Où donc se mettre à couvert ?

Dans cette critique, il y. a évidemment de l’exagération. S’il est un genre d’ouvrages à l’égard duquel la critique puisse se donner carrière et mettre les rieurs de son côté, c’est évidemment un recueil d’anecdotes et, u’ana. Les recueils de ce genre doivent forcément viser à l’esprit, à la singularité et à la nouveauté. En partant de cette nécessité, qu’y a-t-il de plus facilement critiquable qu’un ouvrage de cette naturq ? Il, y a, toujours moyen de dire à un auteur ’ : Vos prétendues nouveautés ne sont que des vieilleries ; vos traits d’esprit ne sont que.des mots de rebut. C’est en faisant ces réserves, et malgré l’AntiMénagiena, que l’ouvrage attribué au savant littérateur jouit encore d’une estime méritée, et est resté’ le bréviaire de nos chroniqueurs a la mode.-Les quatre, volumes du Ménagiana —occupent le premier rang dans la bibliothèque du célèbre critiquédu Journal des Débats.

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<Anti-Moine, ou Considérations politiques sur les moyens et la nécessité d’abolir les ordres monastiques en France, par M. Grouber de Groubental (17.99).’

Anii-Paméla, ou la Fausse Innocence, déf couverte dans les aventures de Syrène ; Histoire véritable, et attestéé par l’expérience de' tous les jours, écrite pour servir de préservatif aux jeunes gens contré les ruses des ’coquettes', ’ et traduite de l’anglais par M. de M. (de Mauvillon), Amsterdam, 1743, in-12. C’est un roman moral, écrit pour réfuter celui d’à’ Richardson, intitulé Paméla ou la Vertu' récompensée. ’ ' ’ ' ’ ',

Auti-Phuiiioiue, ou la Nouvelle description du pays de Jansénie avec ses confins ; la Cal- « une, la Libertinie, etc. (1688).

Anti-Ruman, ou Y Histoire du berger Lysis, < par Jean de la Lande (Charles Sorel —1635-1653). C’est une critique du roman de VAstrée. V. ce mot.

Ami-Rousseau, par léposte Sans Farfl. (Gacon), Rotterdam, 1712. Dans ce pamphlet, le célèbre lyrique est traité de sodomite, d’athée, d’imposteur, de calomniateur et enph de fade et de mauvais poète. L’auteur avoue lui-même qu’il a ainsi intitulé son ouvrage pourte7 ! moigner son antipathie contre un pareil scélérat. Malgré le peu d’estime que l’on avait à cett’<j’ époque pour Rousseau, les écrivains contemporains furent indignes de cet acharnement grossier et brutal, qui ’était à peine dépri^sè| par le pamphlet du P.’Garasse contré Étienne Pasquier. ’ '.’„

Ami-Tin», ou la Critique de la mode des cheveux coupés pour les femmes, par Rothe de Nugent (1809), i.i

Ami-Triiioi.iun (i, ’), ou Discours surl’estude des toix, par François Hotinon, célèbre jurisconsulte français. Cet ouvrage fut écrit en latin en 1567, et on en publia une traduction française en 1G03 et 1609. Hotmàn appartenait à la religion réformée ; le chancelier de l’Hôpital le tenait en grande estime, et l’on pense que ce fut pour préparer le terrain aux réformes méditées par le chancelier qu’Motmàà composa son Anti-Tribonian. Il y démontre que l’étude des lois romaines, telles qu’elles furent publiées sous le nom et l’autorité de l’empereur Justinien, est à peu près inutilej parce que ces lois supposent des meeurs’.qûi n’ont aucun rapport avec les nôtres. En outre, il appuie fortement sur la nécessité de renoncer, dans les contrats et dans les procédures judiciaires, h des formules surannées qui font du droit une science barbare et presque ridi* cule. Il reproche à Tribonian ou Tribonien, l’un des jurisconsultes qui furent ehàrgés par Justinien de recueillir et de coordonner lès lois romaines’, d’avoir supprimé les ouvrages originaux des grands légistes, d’avoir mutilé, transposé et interpolé une foule de passages, e.t de n’avoir produit qu’un recueil indigeste, tout à fait indigne de servir de base à l’enseignement juridique. Il propose enfin de former une commission de jurisconsultes sages et éclairés, qui rédigeraient un nouveau code dé lois claires, précises, parfaitement appropriées aux mœurs du pays, et qui n’emprunterait aux lois romaines que les principes conformes aux prescriptions de l’équité naturelle. Le style d’Hotman, en latin comme en français, est nerveux et serré ; toutefois, l’auteur ne sait pas’se renfermer dans les bornes d’une modér ration que son siècle d’ailleurs ne connaissait guère : il prodigue trop souvent à ses adversaires des injures que réprouve le bon goût. ANTI s. m. (an-ti). Zool. Syn.de tapir. ÀNTtA àdj.. lat. (an-ti-a).’Antiq’.* rom/Zqi Antia, ’Loi ainsi appelée de Antius Restio^qui la fit promulguer. Elle avait pour but de réprimer le luxo des festins.

ANTI ACADÉMIQUE adj. et s. m. (’anrU-aka-dô-mi-ke

— de ànti, et académie). Qui est opposé aux usages, aux doctrines littéraires do l’Académie française  : Ch. Nàdièr fut an- tlACADÉiiiQUB jusqù au jour où il vit s’ouvrir devant lui les portes de l’Institut, il Simpla’ ? naturel : Style antiacadémiqub. u Peut signifier aussi Contraire aux règles de la grammaire, au dictionnaire do l’Académie, qui est regardé comme le code du bon’ langage : Phrase, construction, tournure antiXcabiïmique.

antiacide adj. et s. m. (an-ti-a-si-dede ami, et acide). -Méd. So dit dos ’substances

Sropres à neutraliser t’èfïot corrosif des acides ans l’estomac :Polion, medicament antiacu&1, Les antiacides sont de véritables absorbants. L’albumine est un AN’m’crbË efficace dans certains cas. Les yeux d’écrevisses ont été fort employés en médecine comme absorbants, antiacideSj etc : (A. Mangin.) n On dit aussi, par abréviation, antacipe.. .-<■•.■■■> :■

ANTIADE s. f. (an-ti-a-de — du gr. antiadés, amygdales). Anat. Nom donné par quelques anatonnstes aux glandes amygdales.

ANTIADIAPHORISTE ddj. ot s. m. (an-ti-aûi-a-fo-ri-ste

— de anti, et adiaphoriste). Hist. ecclés. Membre d’une secte luthérienno opposée à celle des adiaphoristes. Les antiadiaphoristes, q ui apparurent au xvie siècle, rejetaient plusieurs cérémonies de l’Église luthérienne mitigée. — ;(, ;, ,.. ;•’ •,

antiaDITE s. f : (an-ti-a-di-ta — rad. an- tiade). Pathol. Inflammation des amygdales : r.. prjçèfe ou' accompagne souvent les ■■