Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/286

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


ARD

r.irps est long, sa poitrine étroite, son encolure mince, ses cornes petites, ses jambes Jinés ; son poil est pie, blanc et noir ; sa peau est assez iine. Elle est bonne laitière, mais médiocre pour la boucherie. Le département de la M"-’ise fournit des vaches dites lorraines, dont les unes sont propres h. cette contrée, mais dont les autres proviennent plus ou moins directement de la Franche-Comté ou. de la Suisse. Les bétes à cornes travaillent rarement dans les Ardennes. On les nourrit très-économiquement, avec de la dreche et du son, mêlés à. de menue paille.

lactation, au moyen de reproducteurs choisis dans les familles appartenant aux meilleures laitières. On pourrait aussi la croiser avec la race flamande et la race hollandaise.

Chevaux ardennais. Les Ardennos produisent des chevaux d’attelage, des diligenciers et de petits bidets. Le cheval ardennais proprement dit a la tête très-expressive, l’encolure large, fortement garnie de crins, les extrémités sèches, les hanches saillantes, mais la croupe trop avalée. Lorsqu’il a la taille voulue, ce cheval convient très-liien pour l’artillerie et la cavalerie de ligne. Dans les parties moins fertiles, on élève des chevaux, plus petits, minces, à membres faibles dans les régions supérieures, mais bien d’aplomb. La plupart de ces animaux sont amenés à Paris pour le service des petites voitures, et proviennent surtout des environs de Chimay. Les chevaux ardennais sont forts, rustiques, résistent aux intempéries et aux privations, mais sont moins remarquables quant à la régularité de leurs formes. C’est par la nourriture et les bons appareillements qu’il faut chercher à améliorer cette race ; et, si l’on veut en hâter la transformation par le croisement, on doit rechercher des étalons qui s’en rapprochent beaucoup sous le rapport de la taille.

ARDENNE, ville de Belgique, province et à 12 kilom, S. de Namur, sur la Meuse ; 3,500 hab. Fabriques de porcelaines et poterie.

ARDENNES (dép. des), ainsi nommé d’une vaste forêt, dont les. restes couvrent encore sa partie septentrionale ; situé entre la Belgique au N., le département de la Marne au S., celui de la Meuse a l’E., et celui de l’Aisne à l’O. ; plus grande longueur, 105 kilom. ; plus grande largeur, 102 kilom. ; Superficie, 523,239 hect. Il comprend 5 arrond, (Mézières, ch.-lieu, Sedan, Vouziers, Rethol, Rocroi), 31 cant., 478 comm. ; 329,115 hab. Diocèse de Reims, cour impériale do Metz, . académie de Douai, 4c division militaire.

Les rameaux peu élevés que les monts Faucilles envoient dans ce département, entre la Meuse et l’Aisne, y’forment un vaste plateau qui se rattache à la chaîne des Vosges, et qui est connu sous le nom de plateau de l’Argonrie. Il est arrosé par la Meuse, qui le traverse dans toute sa longueur, du S. au N. ; l’Aisne, le Chiers, la Bar, ïaVence, l’Aire, etc. Le sol, jurassique dans la partie du milieu, calcaire marneux dans les montagnes qui le traversent, contient du fer, du plomb, de la houille, du marbre, des ardoises, dont l’exploitation se fait en grand, de l’argile a creuset, du sable à verre, etc. On y récolte très-abondamment les céréales, mais peu de vin ; l’industrie manufacturière est très-importante : draps de Sedan, casimirs, cuirs laine, chàlescachemires, flanelles, mérinos ; hauts fourneaux, fonderies de cuivre et de zinc, tréfileries, laminoirs, etc. Ce département, dont le climat est très-variable {hivers longs et pluvieux et étés très-chauds), a été formé d’une partie de la haute Champagne et du Hainaut français.

ARDENNES (canal des), un des canaux de France, achevé en 1S35 ; réunit la Meuse à l’Aisne, et par suite la Seine au Rhin. Il a son origine sur la Meuse, à Pont-a-Bar, petit village situé entre Donchéry et Flize, et se termine à Neufchâtcl, sur l’Aisne, après un parcours de 105 kilom., tout entier dans le département des Ardennes.

ARDENNES (forêt des — Arduenna Sylva), la plus vaste et la plus célèbre forêt de la Gaule. Au temps de César, elle s’étendait des bords du Rhin jusqu’au.pays des Ner.viens ; aujourd’hui, cette forêt n occupe plus qu’une étendue de 150,000 hect. On la divise en Ardennes orientales et en Ardennes occidentales ; elle a donné son nom au dép. des Ardennes. Cette antique forêt était autrefois un des principaux séjours des druides ; jusque vers la fin du moyen âge, elle fut l’objet de nombreuses légendes, et elle a conservé longtemps son prestige poétique. C’est dans ses silencieuses profondeurs que les paysans croyaient entendre résonner parfois le cor d’un chasseur nocturne, du grand saint Hubert ; les poètes du xir= siècle en ont fait le théâtre des exploits des quatre fils Aymon : Renaud, Alard, Quichard et Richard ; Pétrarque en parle dans un de ses sonnets ; et, deux cents ans plus tard, Shakspeare place dans la forêt des Ardennes une scène fantastique, où il fait intervenir des lions et des magiciens.

ARDENNES (le Sanglier des), nom sous lequel on désigne quelquefois le fameux comte de la Marek.

ARDENT, E adj. (ar-dan, an-te — lat. ar~ dens ; formé de ardere, brûler). Qui est en feu, qui est enflammé : Brasier ardent. Tison,

ARD

charbon arDSNT. Fournaise ardente. Aux lies Philippines, il y a plusieurs montagnes ardentes. (BufT.) Il regardait l’édifice élevé par ses pincettes avec des charbons ardents. (Balz.) il Qui chauffe, qui brûle, qui consume : Être sous un soleil ardent. L’homme brave les ardentes fureurs de l’été et la sombre rigueur des hivers. (Rivar.)

— Par ext. Se dit de co qui brûle en rongeant, en cautérisant : Je vous ai parlé d’un ardent corrosif que les Indiens emploient pour se tracer sur le corps des marques ineffaçables. (E.’ Sue.) il Qui cause une ardeur, ûrio chaleur interne excessive : Fièvre ardente. Soif ardente. Son sang s’était allumé, une fièvre ardente s’était déclarée. (Volt.)

— Fig., en parlant des personnes, Fougueux, qui se. porte avec ardeur à quelque chose : Un Jeune homme trop ardent. Un ami ardent, uîi ardent adversaire. Femme ardente dès.qu’il s’agit de venir au secours des malheureux. Être ardent au combat, ardent à l’étude, au travail. Ne voyons-nous pas que les plus imparfaits et les plus vicieux sont- les plus ardents à se pourvoir ? (Bourdal.) Les plus riches familles étaient les plus ardentes pour la liberté. (Volt.) C’est un ami ardent pour qui lui a rendu le plus léger service. (B. de St-P.) Il fallait voir M. Joubert, ardent à la poursuite de M. Thiers. (Cormen.) C’est de maître ardent à enseigner qui fait les élèves

availler. "(Maquel.)

Pour i



fen dangereux quanc

La Chaussée. ’ Il On disait aussi autrefois ardent après : Mais le grand Mérovée est un roi magnanime, Amoureux de la gloire, ardent après l’estime.

— En parlant des choses, Vif, violent, véhément : Amour ardent. Dévotion ardente. Haine ardente. Tempérament ardent. Des désirs, des vœux ardents. L’émulation ne

ait être

i plus

i plus

(La Bruy.) Ses expressions ardentes agitent vivement l assemblée. (Villem.) L’amour est un ardent oubli du reste. (V. Hugo.) Une des raisons qui engagent les patriotes à écrire, c’est le désir ardent d’améliorer la condition des peuples. (L.-N. Bonap.) Une haine ardente s’était tout à coup allumée dans leurs cœurs. (Thiers.) Les esprits ardents ont quelque chose d’un peu fou, et les esprits froids quelque chose -d’un peu stupide. (Joubert.)

Une ardente v(

Voltaire.

— Dans un sens. particulier, Porté aux plaisirs de l’amour : Un jeune homme très- ardent. il On", le dit.de même des animaux : Un étalon ardent. Les coqs sont fort ardents. il Signiî. aussi sïmplem., Difficile à maîtriser, a retenir : Cheval ardent. Chien trop

ARDENT.

— Qui approche du roux, en parlant des couleurs : Cheveux d’un blond ardent. Cheval d’un poil ardent, n Houx ardent, Roux qui approche do la couleur du feu : Il avait des sourcils épais, d’énormes favoris d’un roux ardent. (E. Sue.)

Chapelle ardente, Appareil funèbre, composé surtout d’un grand nombre de cierges allumés et qui entoure soit un cercueil, soit un catafalque, dans une église, une chapelle et même un appartement.

Peint. Vif, éclatant : Le peintre adoucit

— Phys. Miroir ardent, Miroir très-poli, disposé de manière à faire converger les rayons solaires, par réflexion, sur un même point, qu’on appelle foyer. Verre ardent, Simple verre convexe ou lentille qui, exposée au soleil, en réfracte les rayons pour les faire converger vers le même foyer brûlant.

— Ane. chim. Esprits ardents, Nom que l’on donnait aux produits alcooliques obtenus par la distillation, des liqueurs fermentées, tels que l’eau-de-vie, l’esprit-de-vin, etc.

— Artmilit. Flèches ardentes, Flèches dont on se servait autrefois pour incendier des machines ou des édifices.

— Mar. Vaisseau ardent, Vaisseau qui a de la disposition à venir au vent, contre le gouvernail et l’effort des voiles d’avant, n Se dit aussi des barils qu’on remplit de matières inflammables, pour être employés sur les brûlots.

— Canotage. S’emploie pour exprimer la qualité d’un bateau qui tient bien le vent en marchant au plus près.

— Techn. En termes de meunerie, Meule ardente, qui est formée d’une pierre très-dure : Le gisant doit être moins ardent que le courant.

— Blas. Se dit quelquefois, au lieu d’allumé, du charbon et des flambeaux, quand de ces pièces sortent des flammes d’un émail particulier. Famille De Sandras de Metz- : d’argent, à trois charbons de sable ardents de gueules.

— Hist. Chambre ardente. V. Chambre

ARD

— Antonymes. Eteint, froid, glacé.— Endormi, engourdi, indolent, inerte, langoureux, languissant, mou, terne, tiède.

ARDENT s. m. (ar-dan— même étym. que l’adjectif). Se dit d’exhalaisons enflammées qui, pendant les chaleurs do l’été, paraissent sur le sol, principalement le long des eaux stagnantes : Je les voyais comme deux ardents qui marchaient toujours devant moi et qui m’éclairaient en me perdant. (Volt.)

— Hist. Malade atteint d’une espèce de charbon pestilentiel nommé mal des ardents ou feu sacre, qui fut un dos fléaux du moyen âge. Ce fléau ravagea, en effet, à diverges reprises, l’Allemagne et la Franco, notamment en 045, où il enleva près du tiers de la population.de Paris, et en 1130. La châsse do

Notre-Dame de, Paris ; on bâtit plus tard, pour la recevoir, une chapelle dite de SainteGeneviève-des-Ardents, et Innocent H institua en l’honneur de la sainte la fête de sainte Geneviève - des - Ardents, qui se célèbre le 26 novembre.

Académie des Ardents, ou Ardenti, Société savante fondée à Viterbe, en Italie, sous le patronage de sainte Rose. Son nom lui vient de ce qu’elle avait adopté pour emblème un creuset rougi sur des charbons ardents. Il y a eu aussi à Naplos une Académie des Ardents, dont l’emblème était un taureau placé sur un autel pour y être brûlé.

— En argot, ardent signifie Chandelle, et, ce qui paraîtra singulier, cette expression faisait également partie du langage des précieuses, tant ridiculisé par Molière. Pour dire : Laquais, mouchez la chandelle, on disait : Laquais, ôtez le superflu de cet ardent.

— Encycl. Méd. Mal des ardents. Le mal des ardents, appelé encore feu sacré, feu SaintAntoine, a sévi à. plusieurs reprises sous la forme épidémique dans’ certaines provinces de France, en Espagne et en Sicile, du x° au xne siècle. Les descriptions qu’en donnent les autours présentent en général une grande analogie.’ « Quantité de monde, dit Sauvai,

Ce mal brûlait petit à petit et consumait

qu’on y pût remédier. »—« C’était, dit Raoul Glaber, un feu caché qui, dès qu’il avait atteint quelque membre, le détachait du corps, après 1 avoir brûlé. Souvent l’espace d’une nuit suffisait au mal pour produire un pareil effet. Quelques-uns restèrent privés d’une partie de leurs membres. » Suivant Adhémar deChabanais, le mal débutait brusquement et brûlait les entrailles ou quelque autre partie du corps qui tombait en pièces ; quelquefois on en était quitte pour la perte d’un bras ou d’une jambe. Sigebert de Gemblours nous montre les gens qui en étaient atteints perdant leurs membres, qui devenaient noirs comme du charbon et se détachaient du corps. D’après le récit que fait Mézeray des épidémies de 1128 et de 1130, le mal présentait les caractères suivants : frissons suivis de chaleur, délire, prostration des forces, douleurs violentes à la tête et aux reins, indurations et abcès des glandes axillaires et inguinales, gangrène des extrémités. Suivant Hugues de Fleury, le mal brûlait les membres ou le corps avec d’affreuses douleurs ; il causait d’abord un froid glacial, bientôt suivi d’une chaleur ardente.

À tous ces traits, la plupart des pathologistes reconnaissent Vergotisme gangreneux. (V. Ergotisme.) Quelques-uns, Tessier, Paulet, Saillant, considèrent le mal des ardents et le feu Saint-Antoine comme deux maladies distinctes ; ils rapportent le dernier seulement à l’ergotisme, et font du mal des ardents une sorte de peste avec bubons, charbons et pétéchies. Ce qui paraît certain, c’est que ces terribles épidémies, dans lesquelles l’homme du moyen âge ne manquait pas de voir des faits

ARDENTE (Alessandro), peintre italien, né à Faenza, ou, selon quelques auteurs, à Pise ou à Lueques. On voit dans les églises de cette dernière ville plusieurs tableaux de lui, entre autres, dans l’église de San-Giovanni, un Baptême du Christ, que Lanzi vanta pour l’originalité de lacomposition. Il travailla longtemps dans le Piémont, principalement à Turin, où l’on conserve quelques-uns de ses ouvrages. Il fut chargé de peindre le portrait do Charles-Emmanuel, duc de Savoie, au service duquel on croit qu’il passa les dernières années de sa vie. Il mourut en 1505.

ARDENTES, ch.-îieudecant. (Indre), arrond. de Châteauroux ; pop. aggl. 635 hab. — pop. tôt. 2,561 hab. Forges considérables, fabriques

ARDER ou ARDRE v. n. Ou intr. (ar-dô, ar-dre —lat. ardere, même sens). Brûler : Hélas ! en serait-il donc de l’amour comme des religions, b’arderait-î7 jamais plus vif et plus fervent que lorsque la Divinité reste mystérieuse et voilée ? (E. Sue.) Si son foie ardait, pour employer une vieille expression, son cœur ne brûlait pas moins. (Balz.)

Bref, il en fut a grand’peine au douzième, Que s’écriant : Haro, la gorge m’ard !

ARD

591

— Mais ce mot appartient à la vieille langue, et ne s’est guère conservé aujourd’hui que dans cotte imprécation populaire : Que le feu Saint-Antoine vous arde ! a peu près analogue à cette autre locution triviale : Que le diable vous brille ! Ce verbe, très-usité au moyen âge, revêtait des formes diverses : Mal se chauffe qui tant se arde. (Ane. prov.) Le papillon à la lumière s’arde et occit. (xtue siècle.) La chandelle ardit tant que le feu se prist dans la touaille. (Joinville.) Il oublia d’éteindre les lampes qui ardoient la nuit dans sa chambre. (Amyot.) 77 ardoit et brusloit de désir qu’il avoit’ae s’en aller vistement à la guerre. (Amyot.) Le feu du cieleust ars toute l’abbaye. (Rabelais.)

ARDERELLEs. f. (ar-de-rè-le). Ornith.Ùn des noms vulgaires de la mésange charbonnière II Oll dit aussi ARDEROLLE et ARDE7.ELLE.

ARDERN (John), l’un des pères de la’chirurgie, en Angleterre, vivait dans loi dernière moitié du xive siècle ; c’était un opérateur habile, auquel la chirurgie doit plusieurs instruments. Son principal ouvrage est un Traité de la fistule à l’anus. ...... •

ARDES, ch.-lieu de cant. (Puy-de-Dome), arrond. d’Issoire, sur la Couze ; pop. aggl. 1,164 hab. ; —pop. tôt. l,40S hab. Commerce do moutons et de cuirs. Belle église gothique du xiic siècle ; ruines de l’ancien château de Merccour.

ARDEUR s. f. (ar-’deùr — du lat. ardor ; formé de ardere, brûler). Chaleur excessive : /^’ardeur du feu. .L’ardeur d’un brasier, //ardeur du soleil y est toujours tempérée par des zéphyrs rafraîchissants, (Fén.) Là jamais on ne ressentit les ardeurs de la canicule. (Fén.) Des vapeurs épaisses modèrent les ardeurs du soleil. (Raynal.)

Contre l’ardeur du jour prends un masque léger. C. Dewwvione. Il Sentiment d’une chaleur trôs-vive, que l’on éprouvo dans ccriaincs maladies : ^’ardeur de la fièvre. Ardeur à la gorge.- Des ardeurs d’entrailles. - • ■ ■>

Une invincible ardeur en mes veines s’allume.

Qui d’un secret effort jusqu’aux os me consume. Rotrou.

— Fig. Désir très-violent : Z’ardeur du gain, /-’ardeur de s’enrichir, de briller dans le monde. Cette suspension d’un jour, que ma aissance lui demande, ne fera qu’auh- 1 f ardeur que j’ai de le satisfaire. (Mol.) j uuuis toutes les ardeurs du monde d’entrer dans votre alliance. (Mol.) Faute d’aliment solide, leur curiosité se tourne toute en ardeuk vers les objets vains et dangereux. (Fén.)

L’ardeur de s’enrichir cl

Boir.i


De l’ardeur d’obéir Son Ame est

Non que l’ardeur du gain et la soif des richesses

Racine.

L’ardeur d’accumuler vient en accumulant.

Fréville.

— Vivacité, fougue, véhémence avec laquelle on se porte à quelque chose : Z/ardeuk de la jeunesse, ^’ardeur au zèle, de la dévotion. i’ARDKURdu combat, de la dispute. Être plein, être dévoré « ’ardeur. 5e livrer à l’étude, aux plaisirs avec ardeur. Exciter, réprimer (’ardeur de quelqu’un. L'ardeur des saints à rechercher ouùpratiquer le bien. (Pasc.) Vous vous êtes un peu corrigé, mais il y a encore trop d’ARDEUR. (Boss.) Ils étaient pleins d’une noble ardeur pour lui plaire et pour réussir. ■ (Fén.).Aroui désirerions peu de chose avec ardeur’, si nous savions ce que nous désirons, (La Rochef.) C’est un homme que Jésus-Christ a choisi lui-même pour répandre dans le monde ta lumière de ses vérités naissantes et tes premières ardeurs de l’amour divin qu’il y venait établir, (Fléch.) Le maréchal de Tallard avait dans le courage toute (’ardeur et la vivacité française. (Volt.) Ce prince nourrissait une ardeur d’ambition et de gloire qui éclata toujours dans sa conduite. (Volt.) H portait (’ardeur de vingt-cinq ans dans les réflexions mélancoliques de la vieillesse. (M’"« do Staël.) Il faut que l’homme puisse transmettre son • héritage à ses enfants, car autrement il ne serait animé que d’une <te»ii-ARDEun pour le travail. (Thiers.) Les hommes aspirent avec ardeur à la fixité. (Bastiat.) Mallet cherchait une voie à ses goûts et à ses ardeurs d’étude et de polémique. (Ste-Beuve.)

gêner,

Écoutez un peu moins ces ardeu :

Une héroïque ardeur brillait sur son visage.

Par Vanlcur de ses sens le jeune homme emporté Dévore le présent avec avidité. Delille.

Son front cicatrisé rend son air furieux. Et l’ardeur du combat étincelle en ses yeux.

O vous donc qui, brûlant d’une ardeur périlleuse, Courez du bel esprit la carrière épineuse....

Boileau.