Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 10, part. 4, Mard-Memmonium.djvu/234

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très-relâché dans ses mœurs et peu sévère à l’endroit des sept péchés capitaux, il n’en était pas moins un citoyen zélé ; 1k politique était son fort. Mayeux patriote à tout casser, chaud garde national et don Juan en diable, un volcan en amour comme en politique ; Mayeux libertin, déluré, jovial, sacripant et futé, entonnant la gaudriole après boire, jurant au corps de garde, pinçant le menton aux fillettes, s’égaruut dans les cabinets particuliers et ailleurs..., mais ne transigeant jamais avec la Charte, Mayeux amusa longtemps nos pères sous ces aspects multiples.

Le créateur de ce type bizarre fut Charles Traviès, un dessinateur presque ignoré aujourd’hui, qui s’amusa surtout à symboliser en lui la vanité et la bêtise du petit bourgeois, fier d’avoir coopéré aux trois glorieuses..., en se cachant dans sa cuve, et plus fier encore d’être, depuis 1830, garde national. Mayeux a presque toujours le chef couvert du tromblon de voliigeur ou du bonnet à poil de grenadier. Après Traviès, d’autres dessinateurs s’emparèrent de ce type qui avait réussi et poursuivirent ses aventures ; on eut Mayeux confiseur, Mayeux charcutier, boulanger, cordoniiierpour daines, etc., et toujours on lui

Ïirêta les mots les plus drôles. Souvent aussi es personnages qu’on mettait en rapport avec lui s’égayaient à ses dépens par des jeux de mots fort plaisants, tels que celui dont il est l’occasion lors d’une entrevue qu’on lui fait avoir avec l’archevêque de Paris, à Comment se porte votre Eininence ?

— Très-bien, monsieur Mayeux ; et la vôtre 1 ’ riposte l’archevêque

Mayeux, en dehors des albums de caricatures, aeu aussi sa vogue littéraire. M. Champfleury a. relevé, dans les catalogues de ta Bibliothèque, un certain nombre d’ouvrages et de journaux qui ont paru sous ses auspices : Du nouveau... Attention, nom de D..., Mayeux.1 journal hebdomadaire, que le célèbre bossu était censé rédiger et qui a paru du S juillet 1631 au 30 mai 1832 ; Œuvres de M. Mayeux, de son vivant chasseur de ta garde nutiomde, etc. (1832), recueil d’ana et de chansons ; la France, M. Mayeux et te choléra (1833, br. in-18) ; Moyeux à la Société des droits de l’homme (1843) ; le Mayeux, journal politique (17 juin-10 juillet 1848) ; Voyage de M. Moyeux eu lcarie ; ses aventures curieuses dans le pays de M. Cabel (1848, br. in-18) ; Moyeux l’indépendant, etc., suivi de quelques payes sur l’événement du 2 décembre (1851, in-12).

MAYGRIER (Jacques-Pierre), médecin français, né à Angoulême le 11 juin 1771, mort à Paris en 1835. Il commença ses études médicales à Brest en 1787, et fut successivement sous-aide, puis chirurgien de seconde classe, et eutin chirurgien-major de la marine de l’Eut jusqu’en 1797, époque à laquelle il abandonna cette carrière pour venir continuer ses études à Paris. Nommé au concours interne des hôpitaux, il remplit ces fonctions à l’hôpital Coehin et à l’Hotel-Dieu. Une lois docteur, il se livra k l’enseignement et ht des cours particuliers d’anatomie et de physiologie. En 1814, il se livra aux accouchements, et ni des cours d’obstétrique ; il a laissé les ouvrages suivants :JJes qualités physiques et morales de l’uccuuclleur (Paris, 1801, h, -S°) ; Dissertation sur ta délivrance (Paris, 1802) ; Manuet de t’anatomiste ou Traité méthodique et raisonné sur la manière de préparer tuides les parties de l’anatomie, suivi d une description complète de ces mêmes parties (Paris, 1S07J ; Nouvelle méthode pour manœuvrer les accouchements (Paris, 1802) ; Nouveaux éléments de la science et de l’art de& accouchements (Paris, 1813) ; Annuaire médical (Paris, 1809-1810) ; le Ouide de l’étudiant en médecine ou Essai d’une méthode analytique, appliquée à toutes les branches de la médecine (Paris, 1818) ; Nouvelle démonstration d accouchements, avec planche en taille-douce, accompagnée d’un texte raisonné propre à en faciliter l’explication (Paris, 1822-1S27 in-fol.).

MAV11EW (Harry), écrivain anglais, né à Londres en 1812. Il faisait ses études au collège de Westminster, lorsque son père, pour dutnpter son caractère insubordonné, le plaça comme mousse k bord d’un bâtiment. De retour en Angleterre, Mayhew étudia le droit, puis alla occuper un emploi dans l’administration des mines du pays de Galles. Une fois débarrassé du joug paternel, M. Mayhew revint à Londres et se fit journaliste. Après avoir fondé le Figaro anglais, il devint, avec son ami Beekett, directeur du Queen’sTheatre, où il lit représenter une pièce fort amusante, le Ménestrel errantt <xâ se joue encore aujourd’hui. Eu 1841, il lit paraître le premier numéro du Punch (Polichinelle), le Charivari anglais, qui a eu pour collaborateurs Thackeray, Albert Smith et tant de charmants esprits, et qui compte environ 10,000 abonnés. Quelque temps après, M. Mayhew abandonna le journalisme pour écrire îles livres auxquels il doit une réputation devenue populaire. Loue d’une imagination fècunde, il a publié d’abord dans les magazines, puis eh volumes, un nombre inea.uuiuble de romans, de nouvelles et d essais, qui, uccuiupagnés le plus souvent de dessins coin.ques et écrits avec une verve et une humour tout anglaises, se sont tirés à un irt.s-grmid nombre d’exemplaires. Citons, entre autres ; la lJtus grande plaie de la vie, aventures d’une dame

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& la recherche d’une bonne domestique ; Lequel épouser ; C’est le portrait de son père ; les Modèles ; le Paysan philosophe ; les Merveilles de la science ; la Magie de l’industrie, etc. M. Mayhew a publié un ouvrage fort important et fort estimé, intitulé Londres travailleur et Londres mendiant, qui parut dans le principe au Morning-Chronicle sous forme de lettres adressées au rédacteur. Cet ouvrage est le produit d’une sorte d’enquête exécutée avec autant de courage que d’intelligence par M. Mayhew sur le paupérisme à Londres, ses causes et ses effets. — Son frère, Thomas Mayhew, né à Londres en 1810, a passé sa vie à étudier les moyens de publier des journaux et des livres k bon marché, afin qu’il fût possible au peuple de les acheter. Il a fondé ainsi le Poor ntan’s Guardian, qui se rendit si redoutable au pouvoir, que le ministère a essayé d’acheter son silence lors du bill de réforme parlementaire. Il a entrepris plus tard une encyclopédie h deux sous le volume, la National Library, qui n’a pas coûté moins dé250,000 francs k ses actionnaires, mais qui a eu un excellent résultat pour l’instruction du peuple. — Un frère des précédents, Édouard Mayhew, né en 1813, lit pendant un certain temps partie d’une troupe de comédiens qui parcouraient l’Angleterre, puis se fixa à Londres et entra dans le journalisme. Collaborateur du Morning-Post et de divers magazines, il ne tarda pas à s’occuper d’une façon toute particulière de tout ce qui concerne le sport. On lui doit un certain nombre de pièces comiques et une édition de VArt vétérinaire de Blair (1854).— Enfin, deux autres frères des précédents, Horace et Auguste Mayhew, ont été longtemps collaborateurs du Punch, et ont signé avec leur frère Henry quelques-uns de ces romans comiques dont la célébrité est si grande en Angleterre.

MAY-KONG, MEl-KOIVG, MÉNANG-KONG

ou CAMBOGE (dans l’empire d’Annam), LAN-TSAiS-KIAiNG (eu Chine) et SZATCHOU (dans

le Thibet), fleuve de l’Inde Trunsgangëtique, qui se forme dans la partie orientale du Thibet, à peu de distance de la source de l’Yantsé-kiang, traverse la partie occidentale de la province chinoise d’Yun-Nan, le Laos, le Camboge annamite et se jette dans la mer de Chine par un grand nombre d’embouchures, sous 10° de latit. N. et 104° de Iongit. E., après un cours de 2,600-kilom., navigable pour les plus gros navires jusqu’à une distance considérable. Le cours de ce fleuve a été exploré, de 1866 k 1868, par une expédition française commandée par M. Doudart de La Grée, capitaine de frégate.

MAYNARD (François), poëte français, un des meilleurs disciples de Malherbe, né à Toulouse en 1582, mort à Auriilaceu 1646.11 fut d’abord secrétaire de la reine Marguerite de Navarre, alors divorcée d’avec Henri IV. Son père, conseiller au parlement de Toulouse, désirait le voir entrer dans la magistrature, et le jeune homme fit les études nécessaires pour pouvoir suivre cette carrière honorable ; mais son goût pour la poésie l’emporta pendant longtemps. De 1605 à 1611, période durant laquelle il résida à Paris, près de Marguerite, il composa un certain nombre de petites compositions poétiques, où il marqua surtout son goût et l’art avec lequel il est possible d’exprimer des émotions simples ; en cela, il rompt plus que Malherbe, encore très-emphatique à ses uébuls, avec les tentatives ambitieuses et les sonorités de rhythme de la pléiade. En 1619, il publia un poëuie de Philandre (in-16), qui eut plusieurs éditions et Commença sa réputation. À cette époque, il venait d’être nommé président au siège présidial d’Aurillac, mais il laissa les louelions de cette charge a un subdélégué, afin de pouvoir rester près des beaux esprits dont la société lui plaisait, Desportes et Bertaud principalement. Quoiqu’il n’eût pas à se plaindre de la fortune, il sollicitait sans cesse, trouvant que son emploi de président était fort au-dessous de sou mérite. Sur la fin de sa vie, il obtint le titre de conseiller d’État.

Comme écrivain, Muyuard est un des plus corrects, des plus châtiés et des plus élégants de son époque. Malherbe, d’après Tallemant des Reaux, disait que ■ Maynard estoit celui de tous ses élèves qui faisoit le mieux des vers, mais qu’il n’avoit point de force, et qu’il s’étoit adonné a. un genre de poésie, voulant dire l’épigiamme, auquel il n’estoit pas propre, parce qu’il n’avoit pas assez de pointe d’esprit ; pour Racan, qu’il avoit de la force, mais qu’il ne travailloil pas assez ses vers ; que bien souvent, pour mettre une bonne pensée, il prenoit de trop grandes licences, et que de ces deux derniers ou ferait un grand poète. »

Eu 1634, Maynard fit un voyage à Rome, à la suite de François de Nouilles, comte d’Ayen, ambassadeur de France auprès du saint-siége. Là, il se lia avec le cardinal Bentivoglio, réputé pour son esprit, et fut traité avec considération par le pape Urbain VIII, qui le gratifia d’uii exemplaire de ses poésies latines, li est probable que tout ceci excita lu jnlousie du cardinal de Richelieu, et fut une des causes de son mauvais vouloir envers le puëte de Toulouse. Maynard le sollicita vainement. Dans un placeten vers, feignant d’eue près de mourir et de rencontrer, près du Cocyte, les âmes des héros qui ne manqueront pas de lui demander des nou MAYN

velles du cardinal, il se suppose un entretien tout particulier avec François Ipr, et termine par cette invite à la générosité du cardinal :

Mais s’il demande à quel emploi Tu m’as occupé dans ce monde

Et quel bien j’ai reçu de toi.

Que veux-tu que je lui réponde t

Rien, s’écria brusquement Richelieu, à qui le poëte lisait sa pièce. Richelieu ne voulut jamais protéger notre poëte, parce que, selon Tallemant, ■ il le trouvait trop caymand, « c’est-à-dire trop quémandeur, trop mendiant. Cependant Maynard avait à cœur le « rien » du cardinal, et il rima, par manière de représailles, un sonnet sur le Bonheur de vivre sans emploi ;

Et si le ciel, qui me traite si bien, Avoit pitié de vous et de la France, Votré bonheur seroit égal au mien. Nous lui pardonnons cette épigramme, en faveur de sa pointe malicieuse, mais il nous est impossible de nous apitoyer beaucoup sur le sort d’un personnage qui, investi d’une charge assez importante, devait avoir de quoi vivre ; apparemment, il souhaitait de devenir ministre ou quelque chose d’approchant. Comment s’intéresser a pareille ambition ?... Certes Gombauld, qui ne se plaignait pas, était cent fois plus à plaindre. Scarron ne pensait point comme nous, témoin ce quatrain : Maynard, qui fit des vers si bons, Eut du laurier pour récompense. O siècle maudit ! quand j’y pense-On en fait autant aux jambons.

Mais peut-être y a-t-il quelque moquerie dans ces regrets burlesques. Maynard trouve de meilleurs accents quand il s’inspire de la misère des poètes qui n’ont ni feu ni lieu ; c’est le sujet de la pièce si connue :

Muses, Parnasse est une terre

Où désormais nos nourrissons,

Soit dans la paix, soit dans la guerre.

Feront de petites moissons.

Mais les vers ont perdu leur prix,

Et pour les excellents esprits

La faveur des princes est morte ;

Malherbe, en cet âge brutal,

Pégase est un cheval qui porte

Les grands hommes & l’hôpital.

Ces deux derniers vers ont passé en proverbe. Un vaudevilliste ou un faiseur d’opéras-comiques a poussé le sans-façon jusqu’à s’en emparer et à les intercaler à la fin d’un couplet dont l’air était bien connu des anciens habitués du théâtre Feydeau.

Du reste, le Toulousain ne se rebuta pas facilement, et la vieillesse seule le contraignit k « faire la retraite, » comme, a dit son contemporain et émule Desportes ; ce fut après un second voyage k Rome, sous la régence d’Anne d’Autriche, que, • las d’encenser en pure perte les idoles au jour, il dit adieu à Paris » pour aller mourir sur son siège présidentiel d’Aurillac. Il plaça ces vers, en manière d’inscription, sur la porte de sa bibliothèque ou de son cabinet de travail :

Las d’espérer et de me plaindre Des Muses, des grands et du sort. C’est ici que j’attends la mort Sans la désirer ni la craindre. Nous jugeons inutile de reproduire les jugements portés sur notre poëte par La Motte, Laharpe et Voltaire. Comme de raison, l’éloge y domine, un éloge mérité. Maynard était bien doue au physique et au moral : figure as ?ez belle et noble, physionomie sympathique, caractère honorable et sûr. Sun admission à l’Académie française date de 1632. Il fut nommé membre de l’Académie des Jeux floraux, bien qu’il n’eût pas remporté les trois prix de rigueur. Ou lui décerna une Minerve d’argent ; ■mais, soit uég igence, soit mauvaise volonté de la part de ceux qui étaient chargés de lui faire ce présent, il ne le reçut pas, et s’en p.aignit dans une èpigrainine qui a pour titre : Sur une Minerve d’argent promise et non donnée. »

« On a toujours remarqué uans les vers de Maynard, dit B. de La Martinière, beaucoup de facilite, une clarté, une élégance et un certain tour qui ne se peut imiter que ditrioilement. Deux choses ont produit ce bel effet : premièrement, Maynard affecte de détacher tous ses vers les uns des autres, d’où vient qu’on en trouve fort souvent cinq ou six de suite dont chacun a son sens parfait. Secondement, il observe partout une construction simple et naturelle, où il n’y a ni transposition ni contrainte ; et, quoiqu’il travaillât avec un soin incroyable, il semble néanmoins que les mots se soient venus placer d’eux-mêmes dans les endroits où ils sont... Ses vers (épigrammes) sont ordinairement pleins de sel et de délicatesse. Il est un de ceux’qui ont le plus contribué k la poésie de la langue françoise, en recherchant toujours ce qui étoit plus naturel. »

Les œuvres poétiques de François Maynard ont été imprimées à Paris eu 1646, in-4". On possède aussi de lui une collection de Lettres (Paris, 1653, in-4"). Il avait encore composé des Priapées, qui n’ont point été livrées à l’impression ; c’étaient pour la plupart des imitations de Martial, et Ménage en posséda le manuscrit uaiis ses papiers. Nous avons mentionné, plus haut, ie poëme de Philandre (1619, in-16). Les recueils si nombreux de l’époque ont tous été friands des vers de

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Maynard. Mentionnons les recueils de Sercy, de Barbin, de Bruzen de La Martinière, de Blin de Sainmore, le Cabinet satirique (où les obscénités ne manquent pas), le Pamtsse des meilleurs poètes de ce temps, les Lélices satiriqties, le Séjour des Mui.es ou la Cresme des bons vi : rs, vieux, rare et curieux petit bouquin de 16Î6 ; les Poêles françois depuis le su» siècle jusqu’à Malherbe (6 vol. iii-8°). Maynard y occupe une place importante.

MAYNARD (Félix), littérateur et voyageur français, né à Melle (Deux-Sèvres) en 1813, mort en 1858. Lorsqu’il eut pris le grade de docteur en médecine à Paris (1834), il se fit chirurgien dans la marine du commerce pour se livrer à son goût pour les voyages, et rit deux fois le tour du monde sur un baleinier. Il a.publié des essais poétiques dans l’Echo du peuple, fait paraître, avec M. Edmond Texier, un recueil de vers intitule En avant ! (1S35, in-8g), et donné au Siècle et au Moniteur de la flotte des articles sur ses voyayes, notamment une étude qui a paru en 1852 sous le litre de Souvenir des colonies pénales de l’Angleterre. Enfin, on lui doit les ouvrages suivants : Impressions de voyaye. de Paris à Sébaslopol (1855, in-12) ; Souvenirs d un zouave devant Sébastopol (1855, 2 vol. in-8») ; Voyages et aventures au Chili (1858, in-12) ; les Baleiniers, voyage aux terres autipodiques (1858, 3 vol. in-8") ; De Delhi à Cavmpore, journal d’une dame anglaise (1S58, in-12) ; un Drame dans les mers boréales (1859, in-12).

MAYNARÉTINE s. f. (mè-na-rô-ti-ne — de maynas, et du gr. reiiné, résine). Chim. Syn. de MAYNAS.

MAYNAS s. f. (mè-nass). Chim. Résine extraite d’un arbre d’Amérique. Il On l’appelle

aUSSi MAVNAIiÉTINE.

— Encycl. La résine maynas s’écoule des incisions faites au tronc du cotophyllum colobo, qui croît dans les plaines de San-Mnrtino et sur les bords de l’Orénoque. Purifiée par dissolution dans l’alcool, elle cristallise en petits prismes transparents, et même en très-beaux cristaux d’une couleur jaune légère, lorsqu’on soumet sa dissolution alcoolique a une évaporation très-lente.

La résine maynas se mssoui. dans les alcalis à la manière d’un ucide. L’eau ne la dissout pas. L’alcool, l’éther, les huiles et les essences la dissolvent. Sa densité égale 1,12. Elle fond à 105° en un verre transparent. Lorsqu’elle" est tout k fait fondue, elle éprouve le phénomène de la surfusion ei ne se solidifie de nouveau qu’à 90°. D’après les analyses de Lewy, elle répondrait à la formule C’*Hls04 qui manque de contrôle.

L’acide sull’urique et l’acide acétique dissolvent cette résine ; la solution est rose ; l’eau en précipite la résine inaltérée. L’acide azotique fumant la transforme en un acide nitré incristariisable. L’acide azotique étendu la convertit en un acide volatil qui présente les caractères de l’acide butyrique, -et eu acide oxalique ; il se forme en même temps un acide liquide dont la nature n’a pas été uéiermiuée. La résine, chauffée avec un mélange d’acide sull’urique et de dichromate potassique, dégage de l’anhydride carbonique et de l’acide l’oriiiique. Le chlore et le bruine agissent aussi sur ce corps, mais sans donner ne produits defiuis.

MAYNDIEH s. m. (main-di-ê). Procession qui accompagne les fêtes que les musulmans de l’Inde célebient kl’oocasiùu ues mariages.

MAYNE (Jasper), théologien et poëte anglais, né k Hiiiherlugh, comté de Dovoli, en 160J, mort à Oxford en 1672. Il prit ses degrés en théologie k l’université d’Oxford. Pendant le séjour de Charles Ier dans cetto Ville, il prononça un discours contre les faux prophètes, discours qui le jeta dans une controverse latitle pour lui. Eu 1648, il fut dépouille de sos bénéfices et devint chapelain du comte de Devoushire. À la restauiation, la faveur lui revint : il fut nommé chanoine de Ohristehurch’, archidiacre de Chichester et chapelain de Charles II. Maigre la gravité réche de Sun caractère, Mayne aimai» à plaisanter et il eu laissa une marque sensible dont sou domestique fut la dupe. Il lui laissa une boite renfermant, disait-il, de quoi le faire boire après sa mort. Quand le domestique ouvrit le coffre, espérant y trouver un trésor, il ne découvrit qu’un hareng saur. On a de Mayne les ouvrages suivants : ’O^iojurçia ou la Guerre du peuple, examinée conformément aux principes de la raison et de l’Écriture (Uxford, 1647, in-4<>j ; Poè’me sur la victoire navale remportée sur tes Hollandais par te duc d’York ; la Guerre d’amour, tragi-comédie (1648) ; Recueil d’épiyrammes mêlées ou Traduction des épigrammes latines de John Donne (Londres, 1652, m-8°) ; Sermons ; Traduction de quelques Dialogues de Lucien (Londres, 1633).

MAYNEAU s. m. (mè-nô). Ane. fortif. Tour basse appliquée contre les murs extérieurs d’une ville.

MAYNE-RE1D, littérateur anglais. V. Reid.

MAYNO (Fray Juan-Bautista), peintre espagnol, né à Tolède vers 1585, mort k Madrid eu 1665. Il était devenu un très-habile artiste sous la directiuii ne Téotocopuli, die le Oreco, lorsque, poussé par une urdeute dévotiou, il se fit dominicain k Tolède. Toutefois, il n’en continua pus moins k jieiudre, ma, s seulement des tableaux religieux, fut charge d’euseigner la peinture k l’Lulanl qui, devenu roi sous le