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y prononcer un discours sur les conclusions de la commission des Trente, et il n’avait remporté qu’un demi-succès, tout à fait disproportionné avec l’espèce de renommée que lui avaient faite ses amis. Mais l’éloquent discours qu’il prononça le 21 janvier 1874, au sujet du régime de la presse sous le cabinet de Broglie, eut un succès complet et le rangea définitivement parmi les meilleurs orateurs de là Chambre. Le 16 mai suivant, il contribua à la chute du ministère de Broglie, puis il vota la proposition Périer (23 juillet 1874) et la proposition de dissolution faite par M. de Maleville (29 juillet). Le 23 décembre suivant, il prononça un très-brillant discours sur les menées bonapartistes et produisit sur l’Assemblée une grande impression. Au commencement de 1875, il a beaucoup contribué a la formation d’une majorité nouvelle, comprenant les trois groupes de la gauche et une partie du centre droit, majorité qui a enfin doté la France d’une constitution et reconnu la république comme forme de gouvernement (25 février). Le 1 « mars suivant, M. Ricard a été élu vice-président de l’Assemblée nationale à la place de M. Benoît d’Azy.

RICARDE s. f. (ri-kar-de). Moll. Nom vulgaire des bucardes.

RICARDEAU s. m. (ri-kar-do). Moll. Nom vulgaire d’une espèce du genre peigne, appelée aussi (ricardot et coquille de Saint-Jacques. Jacquus, ^

RICARDO (David), économiste anglais, né à Londres en 1772, mort à Gatcomb-Park (comté de Gloucester) en 1823. Il était fils d’un israélite hollandais, qui s’était établi en Angleterre comme courtier de change et qui lui fit embrasser la même profession. Des opérations financières et commerciales, menées avec autant d’habileté que de prudence, lui procurèrent une fortune qu’on évaluait à 12, 500, 000 francs, lorsqu’il se retira des affaires en 1818. Tout en s’occupant de questions de finance, Ricardo étudiait les mathématiques, la minéralogie, la chimie et prenait part à la fondation de la Société géologique de Londres. Ayant lu, en 1799, le traité d’Adam Smith : Sur la richesse des nations, il se prit de passion pour l’économie politique et s’adonna dès lors avec ardeur à l’étude de cette science. Peu après, il se fit connaître par divers écrits : le Haut prix du lingot, preuve de la dépréciation des billets de banque (1819) ; Réplique à M. Bosanquet sur le rapport du Bullion committee (1811), excellent morceau de controverse ; Essai sur l’influence du bas prix du blé sur les profits, ou le cours des fonds publics (1815) ; Recherches sur la nature et les progrès de la rente (1825).

Ayant abjuré le culte de ses pères pour se faire protestant, il fut élu, en 1819, membre de la Chambre des communes, où il vota avec l’opposition et se montra partisan des réformes, aussi bien dans la politique que dans les finances. Sous ce dernier rapport, il montrait une prédilection très-grande pour le système des banques ; mais il voulait que les escomptes se fissent dans une sage mesure, afin que les billets fussent à l’abri de toute dépréciation, et la production industrielle maintenue dans les bornes que les besoins de la consommation lui assignent, bornes que les fabricants sont toujours disposés à franchir quand ils trouvent de l’argent avec trop de facilité. En économie politique, son principe fondamental est que la propriété doit se vendre ou se louer d’autant plus cher qu’elle rapporte davantage et à moins de frais, et que le prix des marchandises se fonde sur la quantité de travail qu’elles exigent. Ces théories sont exposées dans ses Principes de l’économie politique et de l’impôt (1817), trad. en français par Constancio, avec des notes de J.-B. Say (1819, 2 vol. in-8o). On lui doit divers écrits sur le numéraire et le papier-monnaie, les fonds publics, le commerce des grains, etc. Ses Œuvres complètes, traduites pur Fonteyraud (1846, 1 vol. gr, in-8o), font partie de la collection des économistes publiée par Guillaumin.

RICARDOS-CARILLO (Antonio, comte de), général espagnol, né à Séville en 1727, mort à Madrid en 1794. Il obtint le grade de colonel à vingt ans, par sa bravoure à la bataille de Plaisance (1746), prit part à la malencontreuse expédition contre Alger en 1775 ; fut nommé plus tard capitaine général et, en mars 1793, mis à la tête d’une des trois armées espagnoles levées contre la France. La plupart de nos places frontières, prises au dépourvu, tombèrent en son pouvoir ; il avait déjà bloqué Perpignan, lorsque l’armée des Pyrénées-Orientales, organisée à la hâte, l’obligea de battre en retraite. Il parvint pourtant à se maintenir dans le Roussillon. Mandé à Madrid en janvier 1794, pour y concerter un nouveau plan de campagne, il retournait à son armée lorsqu’il mourut subitement en route. Il avait bu, dit-on, chez Godoï, une tasse de chocolat empoisonné qui était destinée à ce dernier.

RIC-À-RIC loc. adv. (ri-ka-rik, — Ce mot vient probablement du radical rig, qui est dans le latin rigor, rigueur, ou peut-être du provençal rie, puissant, fier, rigoureux). Avec une exactitude rigoureuse, sévère, exagérée : Compter ric-à-ric. Il n’a qu’à dormir et faire ric-à-ric son service. (St-Sim.)

— Avec parcimonie, sou à sou, par très-petites sommes données péniblement : Payer


ric-à-ric. Vous comptes avec moi bien ric-àric, et vous ne m’écririez jamais si ce n’était en réponse. (Mme Du Deffant.)

RICASOLI (le baron Bettino), homme d’Etat italien, né le 9 mars 1809.11 descend d’une ancienne famille toscane, originaire de la Lombardie. L’un des membres de cette famille, un évêque, qui a joué un rôle important dans l’histoire de Florence, fut envoyé à Paris par la seigneurie pour demander l’extradition de Strozzi, et il emporta, en cas de besoin, du poison pour s’en débarrasser. Un autre Ricasoli, Bettino Ricasoli, qui, vers le milieu du xive siècle, termina victorieusement une guerre dans la Romagne, était chef du parti guelfe et s’efforça d’éloigner les gibelins du gouvernement. Pour obtenir l’exclusion de deux membres de ce parti, il avait plusieurs fois, mais inutilement, remanié le conseil des Vingt-Quatre, qui devait approuver ce décret. A bout de patience, Bettino le convoque un jour dans son palais ; là, il fait fermer les portes et s’en fait apporter les clefs ; puis il jure que personne ne sortira que le décret ne soit signé. Le conseil résiste. Bettino présente vingt-deux fois le décret. Enfin, pendant la nuit, de guerre lasse, les "Vingt-Quatre cèdent et approuvent l’exclusion. Le baron Bettino Ricasoli qui vit aujourd’hui, tout en étant incapable de la moindre violence, a cependant quelque chose de l’énergique audace du premier Bettino.

Élevé à Pise et à Florence, il y connut Tito Manzi, ancien ministre de la police du royaume d’Etrurie, les exilés Poerio, Colletta, Pepe et d’autres partisans de l’indépendance et de l’unité de l’Italie, les réformateurs Niccolius Salvagnoli, de Potter, et épousa, fort jeune encore, une fille de l’illustre maison des Bonaccorsi. Jusqu’à, l’époque du réveil de l’Italie en 1847, il passa sa vie en voyages ou dans son château féodal de Brolio, étudiant l’agriculture, qu’il améliora beaucoup en Toscane et sur laquelle il écrivit des mémoires spéciaux. Il se fit donc agronome, dans un but de progrès, de science et d’humanité, pour améliorer le sort de ses fermiers. Il obtint, pour ses excellents vins de Chianti, une médaille a l’Exposition de Paris et la croix de la Légion d’honneur. Il eut le mérite de prouver, par son exemple, que les maremmes toscanes pouvaient Être assainies. En 1S47, il envoya au grand-duc une sorte de mémoire dans lequel il exposait la situation difticjle de la Toscane et demandait des institutions monarchiques selon l’esprit des temps. Quelque temps après, des difficultés s’étant élevées entre le duc de Modène, l’Autriche et la Toscane, au sujet du duché de Lucques, Léopold II, ayant choisi Charles-Albert pour arbitre, lui envoya le baron Ricasoli, qui remplit sa mission avec succès. Sur ces entrefaites, la Révolution éclata, Ricasoli fonda alors, de concert avec Salvagnoli et Lambruschini, un journal intitulé la Palria, dans lequel fut adopté le programme fuori à Barbari. Ricasoli développa son programme unitaire d’une monarchie nationale et de l’Italie délivrée du pape et de l’a domination autrichienne. Néanmoins, il refusa de s’unir avec Montanelli et Guerrazzi. Nommé gonfalonier (maire) de Florence, il résigna cette charge lorsqu’il vit le grand-duc prendre des ministres dont la politique était contraire à la sienne. Il se tint à l’écart du mouvement républicain et, lorsque Montanelli et Guerrazzi ne furent plus au pouvoir, il devint membre de la commission exécutive. Il eut la faiblesse de croire aux promesses du grand-duc et fit partie de la commission de gouvernement qui se forma bientôt après pour le rappeler. Lorsque le prince, manquant k sa parole, revint avec les Autrichiens, le fier baron renvoya au grand-duc ses décorations et alla se renfermer dans son château de Brolio. Puis, comme Léopold II, sous le prétexte de dessécher les maremmes, se contentait de dessécher, selon le mot de Giusti, les poches de ses sujets, le seigneur de Brolio, voulant lui donner une leçon, acheta une partie de ces marais, se rendit en Angleterre où il se procura des machines et des instruments perfectionnés, revint en Italie, se rendit sur les lieux avec ses paysans et, bravant les dépenses et les fièvres, vint à bout de fertiliser ces terrains pestilentiels. Au printemps de 1859, les libéraux modérés avaient rédigé une brochure, XAutriche et la Toscane, qui était une déclaration de guerre à la maison de Lorraine. Mais on n’osait pas la publier ; on proposait, au lieu de cette brochure, une adresse au prince, pour lui demander des réformes. Ricasoli repoussa ce mezzo termine. 11 ajouta son nom à celui des rédacteurs et le manifeste parut. Le grand-duc, mis au défi, lit appel a l’armée ; mais l’armée se mit du côté du peuple et Léopold partit pour l’Autriche. Le baron Bettino fut, après ce départ, ministre de l’intérieur dans le gouvernement constitué par le commissaire du roi Victor-Emmanuel, M. Boncompagni. Après le départ de celui-ci, il resta gouverneur général de la Toscane. Se roidissant contre les stipulations de Villafranca, il ne prit le pouvoir qu’avec la résolution immuable de tout sacrilier à la grandeur et à l’indépendance de sa patrie. Il éconduisit tous les diplomates officiels ou officieux qui avaient pour mission de sauvegarder l’autonomie de la Toscane: MM. de La Perrière, de Reiset, Pietri, Poniatowski. Au moment où la Fiance parais-


sait s’opposer le plus vivement à ses projets, il dit, une nuit, k M. Dali’Ongaro.qui prenait congé de lui en partant pour Paris ; « Dites k ces messieurs que j’ai dix siècles d’existence, que je suis le dernier de ma race, et que je donnerai jusqu’à la dernière goutte de mon sang pour maintenir l’intégrité de mon programme politique. » Sur ces entrefaites M. de Cavour fit accepter son programme à Paris et aplanit ainsi les plus grandes difficultés extérieures. Le comte Walewski dut se retirer et Ricasoli eut la victoire. En même temps, il prit des mesures pour empêcher tout trouble intérieur, toute agitation du parti avancé, et sa conduite, a cette occasion, donna lieu à quelques accusations de despotisme ; toutefois, ses ennemis eux-mêmes ne purent s’empêcher de lui rendre justice et de reconnaître qu’il n’eut qu’un but, le triomphe de l’unité italienne.

Lorsque la réunion de la Toscane au Piémont fut accomplie (mars 1860), le baron Ricasoli voulait se retirer; mais, cédant aux instances du gouvernement, il resta quelque temps encore aux affaires et empêcha l’expédition projetée sur Rome par un lieutenant de Garibaldi, Nicotera. Quand il se retira du pouvoir, le baron Ricasoli, élu député dans trois collèges électoraux, alla représenter Florence au parlement italien. Il y lut incontestablement l’homme le plus considérable de la droite jusqu’au moment où la mort de M. de Cavour l’appela k la présidence du conseil des ministres (juin 1861). Je continuerai, dit-il dans son programme officiel, la politique du comte de Cavour. » Tel fut, en effet, le but qu’il se proposa pendant les huit mois qu’il fut au pouvoir:aller à Rome et à Venise, sans trop compter sur une alliance étrangère et en s’appuyant sur les forces vives de l’Italie et sur le parti d’action. Ce fut cette dernière partie de son programme qui, en lui donnant à gauche les voix qu’il perdit à droite, déplaça la majorité parlementaire, ce qui amena sa démission (1er mars 1862).

En quittant la direction des affaires, dans laquelle il eut pour successeur M. Ratlazzi, le baron Ricasoli fut élu président de la Chambre; mais il refusa de remplir ces fonctions, auxquelles son manque de souplesse le rendait peu propre, et il continua à. siéger, comme simple député, jusqu’au 20 juin 1866. À cette époque, le gouvernement italien, marchant d’accord avec la Prusse, déclarait la guerre à l’Autriche. Appelé k succéder au général Lamarmora comme président du conseil, M. Ricasoli constitua un nouveau cabinet et prit le portefeuille de l’intérieur. Après cette courte guerre, qui valut à l’Italie, malgré ses échecs, de rentrer en possession de la Vénétie, le ministre essaya, mais inutilement, d’obtenir la cession du Trentin, s’attacha à calmer l’agitation qui régnait dans le •pays et chargea le général Cadova de mettre fin. aux troubles qui venaient d’éclater en Sicile. Ce fut également dans un but d’apaisement, en un moment où les esprits étaient vivement surexcités par la question de Rome capitale, qu’il rappela dans leurs diocèses les évêques qu’on avait dû éloigner, écrivit des circulaires pour recommander la modération et déclara que le gouvernement’s’efforcerait de mettre en pratique la formule chère k Cavour: « L’Église libre dans l’État libre. » En outre, il régla la question relative k la dette pontificale, qui fut prise à la charge du royaume d’Italie, en proportion des territoires annexés.

Le 11 février 1867, la Chambre des députés ayant repoussé le projet de loi Langrand-Dumonceau relativement aux biens ecclésiastiques, le baron Ricasoli donna sa démission; mais Victor-Emmanuel ne voulut pas l’accepter, et le gouvernement fit appel au pays en décrétant la dissolution de la Chambre et de nouvelles élections. Bien que, dans la Chambre nouvelle, le cabinet eût la majorité, M. Ricasoli pensa qu’il lui serait fort difficile de faire passer le projet de loi Lun grand et, au mois d’avril, il se démit irrévocablement de ses fonctions ministérielles, laissant encore une fois à M. Rattazzi la direction des affaires. Depuis cette époque, il a continué de siéger k la Chambre et de donner sou appui à lu politique gouvernementale sous les ministères Menabrea, Lanza-Sella et Minghetti. Lors de la discussion sur le projet de loi des corporations religieuses, en mai 18.73, il proposa, relativement aux maisons génêralices, un amendement qui fut voté par la Chambre et qui est ainsi conçu : ■ Sur le reste des biens ecclésiastiques, déduction faite du capital des pensions, en raison de seize fois leur montant, il sera alloué au saint-siége une rente jusqu’à concurrence de 400, 000 fr. pour pourvoir k l’entretien des représentants des ordres religieux existant à l’étranger. Jusqu’à ce que le saint-siégô dispose de ladite somme, le gouvernement pourra en confier temporairement l’administration à des corps ecclésiastiques juridiquement existants à Rome. »

RICAUD ou RIGAUD (Jean), écrivain français, qui vivait au xvi<= siècle. Pasteur à Lyon lots du massacre de la Saint-Barthélémy, il se réfugia alors k Monfaubah, où il écrivit la relation des massacres commis, en quelque sorte, sous ses yeux. Cette relation, qui a pour titre : Discours du massacre de ceux de la religion réformée fait à Lyon par


les catholiques romains le 28 du mois d’aoust et jours ensuivants de l’an 1572, etc. (1574, in-12), a été réimprimée par M. Gonon (Lyon, 1848, in-12) et reproduite avec de légers changements dans le Martyrologe de Crespin.

RICAUDY (Louis-Anselme-Alphonse de), marin français, né en 1789, mort à Perpignan en 1856. À douze ans, il entra dans la marine, fit partie de l’expédition de l’amiral Villeneuve aux Antilles, prit part au combat livré aux Anglais à la hauteur du cap Finistère (1805), à la bataille de Trafalgar, où il fut fait prisonnier, et passa dix ans sur les pontons de l’Angleterre. Enseigne en 1815, lieutenant de vaisseau en 1824, il dut à l’intrépidité dont il fit preuve lors de la prise d’Alger le grade de capitaine de frégate (1830). Nommé capitaine de vaisseau en 1837, il’fut chargé successivement de fonctions importantes à Rochefort et àToulon, reçut, en 1848, le commandement d’une escadre chargée de croiser dans les eaux de Venise et fut nommé cette même année contre-amiral. Peu après, il prit sa retraite.

RICAUT (sir Paul), historien anglais. V. Rycaut.

RICAVETZ, lac de la Turquie d’Europe, en Albanie, dans le N.-O. du sangiac de Scutari ; il a 12 kilom. du N. au S. et 5 kilom, de largeur. Ses eaux s’écoulent au S. par une "petite rivière tributaire de la Bojana.

RICCARDI (Nicolas), théologien et prédicateur italien, né à Gênes en 1585, mort à Rome en 1639. Il entra dans l’ordre des Dominicains, devint, en 1013, professeur de théologie k Valladolid et acquit bientôt une telle réputation comme prédicateur, qu’il fut appelé k la cour de Madrid. Après l’avoir entendu, Philippe III déclara que Riccardi était un prodige, un monstre, et depuis lors on l’appela familièrement il Podre miwiro. A Rome, ses succès oratoires ne furent pas moins grands qu’en Espagne. Ses mouvements passionnés et la hardiesse des pensées l’entraînaient quelquefois jusqu’aux limites de l’hérésie ; ce qui ne l’empêcha pas de trouver bon accueil auprès du pape Urbain VIII, qui le nomma professeur de théologie au collège de la Minerve (1621) et maître du sacré palais (1629). Outre plusieurs ouvrages restés manuscrits, on a de Riccardi:Ragionamenti sopra le. litanie dî Nostra Signora (Ronae, 1626j 2 vol. in-fol.) ; Ilistorin concilii Tridenlimemaeulatse synopsis (1627, in-16).

RICCATI (Jacques-François, comte), mathématicien italien, né à Venise en 1670, mort k Tvévise en 1754. Il est surtout connu par l’équation qui porte son nom. Il se fît recevoir docteur en 1696, s’adonna avec passion à l’étude des mathématiques et s’attacha à propager les idées de Newton. Comme délassement à ses travaux, il cultivait les belles-lettres, la poésie, l’histoire, l’archéologie, et il avait acquis en hydraulique des connaissances telles, qu’à plusieurs reprises le sénat de Venise le chargea de faire exécuter des travaux pour empêcher ie débordement de cours d’eau. Riccati avait beaucoup écrit dans les divers recueils scientifiques publiés en Italie. Ses mémoires ont été rassemblés par son fils Jourdain et publiés à Lucques de 17C4 k 1774, sous ce titre •. Opère del conte Jacopo Riccati (3 vol. in-4°). L’équation dont il avait proposé l’intégration aux géomètres

est axmyfdx-r-by’xndx = dy ; lui-même, les Bernoulli et Goldbach s’en occupèrent activement et parvinrent à l’intégrer dans quelques cas particuliers. Il s’est principalement occupé des méthodes d’abaissement des équations différentielles.

RICCATI (Vincent), mathématicien et physicien, fils du précédent, né k Castel-Franco en 1707, mort à Trévise en 1775. Après avoir étudié les mathématiques avec son père, il se fit jésuite en 1726. Il professa successivement les belles-lettres k Plaisance, à Padoue, k Parme, et fut nommé, en 1739, professeur de mathématiques; à Bologne, où il professa avec succès, pendant trente-quatre uns, l’analyse transcendante. Il était chargé de la surveillance des fleuves dans le Bolonais et les États vénitiens, et fit exécuter de grands travaux sur le Reno, le Pô, l’Adige et la Brenta, pour prévenir des inondations périodiques dont les riverains avaient beaucoup k souffrir. Les Bolonais et les Vénitiens firent, séparément, frapper des médailles d’un grand prix en son honneur, pour lui témoigner leur reconnaissance. On a de Riccati:De usu motus tractatorii in constructione œquationum differentialium commentarius (Bologne, 1752, in-4°) ; Opuscula ad res p/iysicas et mathematicas pertinentia (Lucques, 1757-1702, 2 vol. in-4°) ; Distitutiones analyliae colleclB (Bologne, 1765-1767; Milan, 1775, 3 vol. in-4°).

RICCATI (Jourdain, comte), mathématicien et architecte italien, frère du précédent, né k Castel-Franco en 1709, mort à Trévise en 1790. Il se fixa k Trévise, après avoir pris le diplôme de docteur en droit (1731), cultiva avec un égal succès les sciences et les beaux-arts et donna, comme architecte, les dessins de plusieurs monuments, notamment de l’église de Saint-André et de la cathédrale de Trévise. Outre de nombreux mémoires, on lui doit:Saggia sopra le lèggi del contrappunio (1762); Délia forza.cenlri-