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dyssenterie, par exemple, ou à des excès de toute uaiure, joue un rôle très-important dans le développement, lu marche etl’intensilé des accidents de l’intoxication saturnine. On comprend ainsi comment, en présence de cas de colique offrant tous les caractères de la colique saturnine, se produisant, sous forme épidémique, à bord des navires naviguant dans les mers des contrées chaudes du globe, on ait pu, la constatation du composé plombique étant naturellement impossible, soutenir l’existence d’une entéralgie spéciale qui reconnaîtrait pour cause les variations de température, le miasme palustre ou même un miasme nautique provenant des cales des navires. (Valleix.)

Cette intoxication se dénote par une modification remarquable qu’elle imprime à l’organisme et pur des effets spéciaux, c’est-à-dire par des maladies déterminées qu’elle suscite.

Les changements qui surviennent dans l’ensemble de l’organisation sontles suivants :

1° Un liséré gris ardoisé se montre au collet des dents ; la membrane gingivale prend une teinte livide, brunâtre, plombée, qui peut s’étendre sur divers points de la muqueuse buccale. Les gencives s’amincissent, semblent s’atrophier ; les dents se déchaussent, le goût se déprave ; une saveur styptique sucrée ou fétide se fait sentir ; l’haleine est alors imprégnée d’une odeur désagréable, que les niuludes distinguent eux-mêmes.

2° La peau présente, surtout à lu l’ace, une coloration un peu jaunâtre, sale, terreuse ; aux conjonctives, cette teinte est mêlée d’une nuance bleuâtre. Celte altération de la couleur de la peau a recule nom d’ictère saturnin.

3" L’iniiividu chez lequel ces phénomènes ont lieu maigrit, s’affaiblit ; son pouls se ralentit et tombe parfois à 55, 50 et même 45 pulsations par minute. Ces modifications générales, constituant une sorte de dinlhùse lajtuniiie, précèdent ou accompagnent des états morbides plus marqués, mieux caractérisés, lesquels consistent en : des coliques ou douleurs abdominales intenses, avec constipation, crampes, eto. ;2u des douleurs vives dans les membres, le tronc ou la tète ; 3° la paralysie du mouvement, qui affecte surtout les membres supérieurs ; 40 i’aneslhésie affectant surtout les organes des sens, celui de la vue en particulier ; 5° des lésions profondes des fonctions encéphaliques, se produisant sous les formes délirante, comateuse ou convulsive. (Uintrac.)

Un grand nombre d’auteurs se sont successivement occupés de l’étude de l’intoxication saturnine. Tauqueul des Planches, dans son remarquable Traité det maladies de plomb, a prouvé que les effets délétères des composés plombiques étaient connus dès les temps les plus éloignés ; mais l’insuffisunce des connaissances chimiques et physiologiques ont empêché longtemps les médecins de connaître au juste les effets de cette maladie. Encore aujourd’hui est-on loin d’être d’accord sur la nature de cette utfeciion. Cependant la plupart des médecins la considèrent, avec Tauqueul des Planches, comme une névralgie des organes digestifs.

L’intoxication saturnine a été successivement uuunné colique saturnine, colique de plomb, des peintres, des plombiers, des fondeurs, des potiers, etc.

Lu colique de plomb peut débuter d’une manière assez soudaine. Cependant presque toujours elle a des prodromes ; co sont tous les phénomènes d’intoxication précédemment décrits et auxquels se joignent bientôt un état de malaise, des douleurs dans les membres, do l’inappétence, une langue blanche, des selles de plus en plus rares et formées presque exclusivement ne matières noires et ovillees. La maladie déclarée, les individus éprouvent une douleur plus ou moins vive, siégeant ordinairement à l’ombilic, moins souvent à l’épigUbtre ou kl’hypogastre ; cette douleur occupe parfois plusieurs de ces régions à la fois ; e.le s’irradie même vers les lombes, vers les parties génitales. Elle est tantôt obtuse, contusive, plus souvent elle est aiguë et dilucerante. Elle est continue, mais sujette à des exacerbations irtégulières pendant lesquelles les malades sont dans la plus grande anxiété ; leurs yeux se cavent, la ligure se grippe, ils poussent des cris lamentables, se roulent dans leur lit et prennent les positions les plus bizarres pour se soulager ; beaucoup se couchent surtout à plat ventre, appuyant souvent leur poing sur l’ubdomen, car un des caractères tes p.us remarquables de cette douleur est de se calmer ordinairement par la pression ; mais pour que cet effet soit produit, il faut que la compression soit faite, non par secousses et avec l’extrémité des doigts, mais doucement et pur degrés, avec la paume de la main tendue à plut. En procédant de la sorte, ou soulage les malades dans plus des deux tiers des cas ; chez d’autres malades, la pression est tresinditièrenie ; dans quelques cas très-excepitouittiis et de quelque manière qu’un procède, on réveille les douleurs. Les muscles abdominaux, spécialement les muscles droits, sont le plus souvent le siège d’une hypéresthésie ; on la réveille en pressant les muscles avec l’extrémité des doigts ou bien en grattant légèrement. C’est la un point curieux, que Briquet a signalé il y a quelques années.

Le tiers des malades atteints de colique saturnins a le ventre plus ou moins rétracté ;

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chez les autres, l’abdomen a sa forme ordinaire. La rétraction du ventre se voit surtout dans les coliques violentes. Ce phénomène remarquable nous parait tenir à une contraction spasmodique des muscles abdominaux, qui s’appliquent instinctivement sur les viscères comme pour en atténuer les souffrances.

Presque tous les malades dont nous parlons sont constipés, et cette constipation est le plus ordinairement très-opiniâtre. Plus des trois quarts d’entre eux ont des nausées ; celles-ci sont, chez la plupart, suivies de vomissements o, ui parfois sont aqueux, mais qui presque toujours sont bilieux, amers et d’un vert porrace ; quelques-uns sont en même temps tourmentés par des éructations et par des hoquets. Chez ces individus, la langue est nette et le plus souvent blanchâtre ; la soif est variable, l’appétit complètement nul ; l’haleine exhale ordinairement une odeur saburrale ; la sécrétion uriuaire est presque toujours diminuée, et chez quelques malades la niioiiou est douloureuse et s’accompagne de ténesme.

Le plus souvent il existe des douleurs dans différentes parties du corps, telles que de la céphalalgie (chez un quart), des crampes, un sentiment d’engourdissement ou bien des douleurs lancinantes et dilacèrantes dans les muscles des membres inférieurs (chez les trois quarts), ou des supérieurs (chez la moitié) ; quelques-uns (un septième) éprouvent un son liment de constriction pénible vers le thorax. Au milieu de ces souffrances si vives, la peau conserve sa température et le pouls sa fréquence normale ; souvent même il est plus lent que de coutume ; en un mut, la colique de plomb est une affection tout à fait apyiétiquu, mais les malades sont fatigués, leurs forces sont anéanties, ils sont privés de tout sommeil, ce qui dépend surtout de la vivacité et de la continuité des douleurs.

La colique peut se compliquer d’autres affections saturnines, notamment de divers accidents cérébraux et des différentes formes de paralysies dont nous parlerons plus loin. Elle peut aussi s accompagner de toute autre ma.adie survenant indépendamment de l’action du plomb. La chose pourtant est raie ; nous en exceptons néanmoins l’ictère, qui se declaro dans un huitième des cas environ ; mais il a rarement une grande intensité. (Grisolle.)

L’intoxication saturnine peut être divisée, suivant Tanqueul des Planches, en trois périodes : période d’invasion, d’une durée extrêmement variable ; elle est marquée par des malaises, de l’inappétence et du resserrement de ventre ; puis les malades sont pris d’une douleur plus ou moins Vive siégeant à l’ombilic et s’irradiant vers les lombes et les parties génitales, tantôt obtuse et contusive, tantôt aiguë et déchirante. Alors commence ladeuxiè.ne période, période d’augmentation. Cette période est coutume, mais la maladie est alors sujette à des exacerbations plus ou moins violentes et plus ou moins éloignées ; la uerniere peut Se terminer brusquement par la disparition de tous les symptômes ; il n’y a alors que deux périodes ; mais le plus souvent ces exacerbations s’éloignent les unes des autres et diminuent d’intensité jusqu’à leur disparition complète. Celte dernière période est la période de déclin. Les rechutes et les récidives sont extrêmement fréquentes. Dans l’immense majorité des cas, lorsque la maladie est bien soignée, sa durée moyenne est d’une ou de deux semaines.

De tous les symptômes constituant la colique de plomb, pus un seul, pris isolément, n’est caractéristique ; ce n’est que par leur réunion que le diagnostic peut s’établir. Le liséré, dans les intoxications aiguës, n’exjSte pas toujours ; d’un autre côté, il existe dans quelques affections autres que l’intoxication saturnine. 11 est vrai qu’il est différent. Ainsi, dans la stomatite mercurielle, il est livide ; il ne saurait non plus être confondu avec Je tartre ou le liséré des individus à circulation languissante et phtliisicjue. Aug. Frédérieq signale, en effet, chez tous les tubercuieux une strie de couleur rouge brique existant toujours au inoins au uiveau des deux incisives inférieures et médianes. Le liséré signalé par Thompson, décrit aussi par le docteur ûuicher comme signe prodromique de tuberculisatioii, a plus d’analogie. Mais les autres signes ne permettront jamais ne confondre le liséré de Thompson avec le liséré de Burton.

Les douleurs de ventre, les nausées, les vomissements, la constipation, l’ictère sont des symptômes communs à un grand nombre de maladies viscérales ; ta.gastrite, la gastralgie, i’entérite, la péritonite, l’étranglement interne, la néphrite, les coliques hépatique et néphrétique, la cqlique de cuivre, les coliques causées par le mercure, l’arsenic présentent ces symptômes à divers degrés et pourraient iuduire eu erreur si l’on ne consultait qu’un seul symptôme ; mais leur ensemble rend la méprise à peu près impossible. (Vaullegeard.)

Les médications préconisées contre l’intoxication saturnine sont très-nombreuses. Nous ne pouvons les énumérer ici. La plus célèbre et celle qui a donné les meilleurs résultats est connue sous le nom de traitement de ta Charité. Nous le donnons ciaprès.

Traitement de la Charité. Ce traitement

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célèbre a procuré un grand nombre do guérisons.

Formule du traitement de 1» Charité

Premier jour. 10 Dans la journée, eau de casse avec les grains, ainsi composée :

Casse en bâton concassée.... 60 gr. Faites bouillir dans :

Eau 1,000

Ajoutez :

Emétique 0,15

Sel d’Epsom 30

20 Dès l’entrée, lavement purgatif des peintres :

Feuilles de séné 15 gr.

Faites bouillir dans :

Eau 1,000

Ajoutez :

Sulfate de soude 15

Vin emétique 120

30 Le soir, lavement anodin des peintres :

Huile de noix 10 gr.

Vin rouge, .... 300

40 À huit heures, bol calmant :

Thériauue 4à6

Opium Ogr. 5ii7

Deuxième jour. 1° Le matin, eau bénite :

Tarte stibié 0,30

Eau tiède S50

A prendre eu deux fois, à une heure de distance.

£0 Le reste du jour, tisane sudoriflque simple :

Gaïae 30gr.

Sqnine 30

Salsepareille 30

Faites bouillir une heure dans :

Eau 2,000 gr.

Jusqu’à réduction a 1,000

Ajoutez :

Sassafras 30

Hégliase 15

Faites bouillir encore légèrement et passez. 3° À cinq heures du soir, le lavement anodin des peintres, ut supra. 40 À huit heures, le bol calmant, ut supra.

Troisième jour. 1° Deux verres de la tisane sudoriiique iaxative suivante :

Tisane sudoriflque simple, ut

supra l,000gr.

Séné 30

Faites bouillir légèrement et passez. 20 Dans la journée, tisane sudoritique simple,

ut supra. 3° À quatre heures, lavement purgatif des

peintres, ut supra. 40 À six heures, lavement anodin, ut supra. 50 À huit heures, bol calmant, ut supra.

— Quatrième jour. 10 Le matin, purgatif des peintres :

Follicules de séné sgr.

Eau 240.

Réduisez par l’ébulUtion à.... 180 Ajoutez :

Sel de Glauber 30

Sirop de nerprun 30

Jaiap eu poudre 4

2» Après l’administration du purgatif, tisane sudnrilique simple, ut supra.

3° À cinq heures, lavement anodin, ut supra.

40 À huit heures, bol calmant, ut supra.

Cinquième jour. 10 Tisane sudoriiique Iaxative, ut supra.

2" À quatre heures, lavement purgatif des

peintres, ut supra. 3° À six heures, lavement anodin, ut supra. 4° À huit heures, bol calmant, ut supra.

Sixième jour. Reprendre le traitement du quatrième jour,

Septième jour. Reprendre le traitement du cinquième jour et, de plus, la tisane sudoriiique simple dans la journée.

Régime. Ou prescrit la diète pendant le traitement ; seulement, dès le cinquième jour, on peut permettre du bouillon.

Après ce traitement complet, le malade est ordinairement guéri. On se contente alors de continuer pendant quelques jours l’usage de la tisane sudoriiique simple, et parfois un bol calmant.

Si les accidents n’étaient pas complètement dissipés, on pourrait reprendre le traitement des derniers jours, k partir du troisième, du quatrième ou du cinquième, suivant le cas ; s’ils conservaient cette gravité, ou ne déviait pas hésiter à recommencer tout le traitement, et c’est ce qu’il faut faire dans les cas de rechute. V. COLIQUli.

SATURNIN-D’APT (SAINT-), village et commune de France (Vaucluse), cant., arrond. et à 10 kilom. N. d’Apt ; pop. uggi., I 964 hab. — pop. 10t., 2,252 fcab. Commerce. de truffes. Dans l’église paioissiule, construite au xie siècle, on remarque une chaire en bois admirablement sculptée. La même église possède un tableau miraculeux qui attira, en 1852, un grand concours de tideles. Il laissait suinter du sang toutes les fois qu’une femme du pays, fort connue par son

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exaltation religieuse, se mettait en prière dans l’église. Les autorités civiles et religieuses tirent grand bruit de l’événement, mais l’affaire Se termina par la condamnation de la thaumaturge en police correctionnelle.

SATURNIN-D’AVIGNON (SAINT-), village et commune de France (Vaucluse), cant. de l’Isle, arrond. et à 11 kilom. d’Avignon ; pop. aggl., 1,837 hab. — pop. tôt., 2,013 hab.

SATURNIN ou SERNIN (saint), premier évêque de Toulouse, né à Patras, en Grèce, mort vers la fin du 1e siècle de notre ère. D’après des hagiographes, il connut Jésus-Christ, après la mort duquel il parcourut diverses parties de l’Orient, puis se rendit en Gaule avec saint Martial. Après avoir parcouru la Provence et le Languedoc en s’adomtant à la prédication, il se rixa à Toulouse, dont il devint le premier évêque, et y réunit tes chrétiens’dans une petite église. Passant un jour devant le Capitole, il fut arrêté par des prêtres païens qui lui demandèrent de sacrilier à leurs dieux. Sur son refus, on l’attucha par les pieds à ta queue d’un taureau sauvage, qui le traîna par lus rues et lui brisa la tête sur les marches du Capitole. L’Église l’honore le 20 novembre. — Un autre saint du même nom fut prêtre en Afrique et subit le martyre eu même temps que suint Datif, vers 304. On célèbre sa l’été le 11 février.

SATURNIN, philosophe gnostique, né à Antioche dans la seconde moitié du 1er siècle de notre ère. Tout ce qu’on sait de lui, c’est qu’il était disciple de Simon le Mage et de Ménandre. Ce fut en 115 que son "système philosophique commença à être connu. Pour l’exposé de la doctrine, v. saturnien. Hist. relig.

Malgré son aftinité avec les doctrines de Simon le Mage et de Ménandre, Saturnin avait beaucoup emprunté à Platon et 11 Phi-Ion. C’était, au surplus, un homme renferma en lui-même qui ne communiquait pas volontiers sa doctrine. Il ne sortit point de Syrie, où ses disciples se concentrèrent aussi. Ils eurent peu d’adhérents et disparurent bientôt, mais leurs idées circulèrent et firent désormais partie intégrante de la philosophie gnostique.

SATURNINBS (Lueius Apuleius), tribun romain du parti de Marins, mort l’an 100 avant notre ère. Il remplissait, en 104, les fonctions de questeur lorsqu’il fut destitué par le sénat pour avoir négligé de veiller sur les approvisionnements de Rome. Saturninus se jeta alors dans le parti de Murius et devint un ennemi acharné de l’aristocratie. Nommé tribun en 102, Saturninus entra eu lutte avec le censeur Metellus, qui voulut le faire expulser du sénat. En 101, il posa de nouveau sa candidature au tribunal et fut élu par la violence. Saturninus contribua alors a faire donner à Marins un nouveau consulat, fit passer une loi agraire pour la distribution des terres reprises aux Cimbres dans la Cisalpine, avec une clause nouvelle qui obligeait le sénat à eu jurer l’exécution sous peiua d’exil. Metellus, vieil ennemi de Murius, ayant refuse son serment à ce plébiscite, fut banni. Peu de temps après, aux élections consulaires, le parti populaire portait Gluucia, collègue de Saturninus dans le tribunal, et il y eut de nouveaux troubles au milieu desquels le concurrent de Gluucia fut tue. Toute l’aristocratie, sénateurs, patriciens et chevaliers, se concerta pour frapper un coup décisif et profiter habilemeut de l’opposition qui se manifestait entre le peuple de Rome et celui de la campagne. Murius, comme consul, fut sommé de marcher contre les tribuns. Ceux-ci, ne pouvant tenir avec leur cohue d’Iialiens, se réfugièrent au Capitole. Ils y furent bloqués par Murius lui-même, o, ui coupa les conduits alimentant tt’euu la forteresse. Saturninus et ses amis, comptant sur l’appui secret du consul, se rendirent à discrétion. Mais le vainqueur des (Junbres ne put ou ne voulut pas les sauver, et ils furent immolés sur-le-champ. Au reste, cette duplicité tourna au détriment do Marius. Après le triomphe de l’aristocratie, les lois de Saturninus furent abolies ; ou ménagea un retour triomphal à Metellus, et Murius, après avoir contribué à èciaser la l’action qui le soutenait, dut s’éloigner de Rome pour cacher sa contusion,

SATURNINUS (Publius Sempronius), l’un des trente empereurs dits les trente tyrans, mort vers 267. Saturninus avait remporte plusieurs victoires sur les barbares et avait été élevé par Valerien aux premiers emplois militaires. Il fut proclamé empereur par ses soldats l’an 263 et leur dit à cette occasion, s’il faut eu croire Trebellius Pollion : « Vous avez perdu un bon général en vous donnant un assez mauvais empereur. » Il déploya cependant des qualités remarquables pendant son règne, qu’on croit avoir duré quatre années. Il fut massacre par ses soldats, mécontents de la discipline sévère qu’il leur avait imposée.

SATURNINUS (Sextus Julius), général romain, Gaulois d’oiigiue, mort en 2S0. Remarquable orateur et homme de guerre habile, i’ gagna toute la confiance d’Aurelieu, pacifia les Gaules et l’Espagne, et expulsa les Maures de la province d’Afrique. Lieutenant en Orient, sous Aurélieu et bous Probus, il