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SCAP

core ainsi que Dionis, de Milan, directeur dé troupe, jouait les rôles de valet en 1630.

En îassant sur la scène française, avec Molière et Kegnard, il se fond avec les Beltrame, les Turluliin, les Jodelet. Il quitte le musqu î, prend des vêtements raves vert et blanc, ses couleurs traditionnelles, et devient Gros-René au visage enfariné, Mascarille, La Violette, Sganarelle.

Le ’Jcapino italien qui parut sur la scène ilali ’D le de Paris en 1716 reprit le costume de Bri^hella, un peu rajeuni, et continua les rôles créés par l’ancien Briguelle et par Mezzetin.

Cet emploi était rempli, dans la troupe de 171G, par Giovanni Bissani, qui tint cet emploi ju : qu’à sa mort, arrivée en 1723. Alessandro Ciavarelli, de Naples, débuta dans le même rôle le 2 septembre 1739. C’est sur lui que fus fait le quatrain suivant : Ciavarelli met tant de grâces Quand il représente Scapin, Qu’à ses lazzis, & ses grimaces On le prendrait pour Arlequin.

C’est un autre Scapin, Camerani (1769), qui a prononcé ce mot célèbre : » Messieurs, prenez-y garde 1 11 y a longtemps que je vous l’ai dit : tant qu’il y aura des auteurs, la comédie ne pourra pas aller. »

Molière, que l’on querellait à propos des Fonrbtries de Scapin (on connaît le vers de Boilea’j), répondit à ce sujet : « J’ai vu le public quitter le Misanthrope pour Scaramouche : j’ai chargé Scapin de le ramener. «Consulter l IasqueS et BOUFFONS de Maurice Satid.

SCAPINELLI (Louis), philologue et poëte italien, né à Modène en 1585, mort dans la même ville en 1634. Bien qu’il fût aveugle, il lit d’excellentes études et devint précepteur du fils du duc de Modène, qui lui fit obtenir, en 160’), une chaire d’éloquence a l’université de Bologne. De cette ville, Scapinelli revint à Modène (1617), passa ensuite à l’université de Piso (1621) et enfin fut rappelé à Bologne avec le titre de premier professeur d’éloquence (1628). Ses ouvrages ont été publiés pour li première fois sous ce titre : Opère del dottore Lodovico Scapinelli (Parme, 1801, 2 vol. in-8°). Ils consistent en poésies latines et ital ennes, en quinze dissertations sur Tite-Live, en morceaux de prose. Scapinelli échappa en partie au mauvais goût du temps. On trouve dans son style moins de subtilités pédantssques que dans les écrivains de son époque.

SCAPOLITE S. f. (ska-po-li-te). Miner. Silicate d’aluminium et de calcium naturel, appelé aussi WERNÉRITE, PARANTHINE, ÉKIiBER-GITB, rOTTALLITE, TÉTRACLASITE, GLAUCOLl-THK, ATHÉRIASTITE, TÉRÉN1TE et STROGANOWITK.

— Encycl. Les anciens ont désigné sous le nom do scapolite une substance blanc grisâtre nacré, rayant le verre, cristallisant en longs prismes droits rectangles ou presque octogones, d’une densité égale à 3,680,et formée essentiellement de silicate alumineux ds chaux et de fer. Mais ces caractères varient beaucoup, et la scapolite, que Haùy rangea.t parmi les minéraux de nature mal connue, a été rapportée ou rattachée successivement à l’aretizite, a l’ekebergite, à l’éléolite, à la glaucolithe, au micarelle, à la nuttallile, à la paranthine, à la wernérite, etc. La scapolite, d après les travaux les plus récents, .ie saurait donc constituer une espèce minéra.e. Il semble même que ce nom doit disparaître de la nomenclature minéralogique, oi tout au plus servir à désigner une Bimple variété de la wernérite. V. ce mot.

SCAI’TE s. m. (ska-pte — du gr. skaptô, }e fouis). Kntom. Genre d’insectes coléoptères hétéromères, de la famille des taxioomes, tribu des diapériales, comprenant deux espèces, qui vivent à la Guyane et aux Philippines.

SCAFTÉ-HYLÉ, pays de l’ancienne Thrace, près d’Abdère, non loin de la côtéseptentrionale de la mer Egée. Il était célèbre par ses mines d’or et d’argent, qui appartenaient à la famille de l’historien Thucydide.

SCAI’TEIRE s. m. (skap-tè-re — du gr. skaptêr, fouisseur). Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la tribu des ptïstidactyles, dont l’espècii type vit en Afrique.

SCAPTÈRE s. m. (ska-ptè-re — du gr. skaptêt, fouisseur). Entom. Genre d’insectes coléoptères petitanières, de la famille des carabiques, tribu des scaritides, dont l’espèce type ht bite l’Inde.

SCAPTÉROMYS s. m. (ska-pté-ro-missdu gr. skaptêr, fouisseur ; mus, rat). Mamm. Genre de mammifères rongeurs, de la famille des rats.

SCAITINE s. f. (ska-pti-ne). Chim. Matière extraite de la digitale.

SCAI’TOBIE s. m. (ska-pto-bî — du gr. skaptô, fouir ; bina, je vis). Entom. Genre d’insec.es coléoptères pentamères, de la famille d ; s lamellicornes, tribu des scarabées mélitophiles, comprenant trois espèces, qui habitent l’Afrique australe.

SCAl’TOCORISE s. f. (ska-pto-ko-ri-zedu gr. skaptô, je fouis ; koris, punaise). Enloin. Gsnre d’insectes hémiptères hétéroptères, de la famille des scuteliériens, tribu des cyduites, dont l’espèce type habite le Brésil.

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SCAPTODÈRE s. m. (ska-pto-dè-re — du gr. skaptô, je creuse ; deré, cou). Entom. Genre d’insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées coprophages, formé aux dépens des copris, et comprenant deux espèces.qui vivent dans l’Inde.

SCAPULA (Jean), philologue allemand, qui vivait dans la seconde moitié du xvis siècle. Employé dans l’imprimerie du fameux Henri Estienne, il revit les épreuves du Thésaurus lingual grses et pilla ce magnifique ouvrage pour en extraire un abrégé qu’il présenta comme un travail original. Estienne réclama vivement, mais inutilement, contre ce plagiat qui lui causait un grave préjudice. En effet, la compilation, d’un prix moindre que le Thésaurus, se vendit bien plus facilement. Le Lexicon grseco-latinum de Scapula a été imprimé à Bâle (1579, in-fol.), et on en a fait plusieurs éditions, parmi lesquelles on cite celle des Elzevir (Leyde, 1652, in-fol.), celle d’Oxford (1820, in-fol.) et celle de Londres (1820, in-4°). Scapula a laissé, en outre : Primogenix voces seu radiées tingus grxcs (Paris, 1612, in-8o).

SCAPULAIRE adj. (ska-pu-lè-re — du bas latin scapulare, vêtement qui recouvre seulement les épaules ; du latin scapula, épaule). Anat. Qui appartient à l’épaule ou à l’omoplate : Aponévrose SCAPULAIRB. Artères, vêtues scapdlaires. Dans les quadrumanes, l’os ecapulaire antérieur est une clavicule forte, résistante, longue et parfaite comme dans l’homme, (lsid. Geoffroy St-Hil.)

— Ornith. Plumes scapulaires, Plumes de l’humérus les plus voisines de l’articulation de l’épaule.

— s. m. Partie du vêtement de certains religieux, qui se met sur l’habit pour le préserver pendant le travail, et se porte sur les épaules, pendant par devant et par derrière jusque vers le bas de la robe. Il Objet de dévotion composé de deux petits morceaux de drap bénits, réunis par des rubans, que les personnes dévotes portent sous leurs habits, et qui passe, à leurs yeux, pour procurer certaines grâces religieuses et écarter les dangers et les.maladies :

Au lieu d’un bouclier, je veux un scapulaire.

A. Soumît. Un joli sein, dont le doux mouvement Semble appeler les baisers d’un amant, À ces baisers oppose un scapulaire.

Pardi. ... Je pourrais citer des milliers de vauriens Qui, chargés d’un çtissel, parés d’un scapulaire. Des Garasses nouveaux ne quittent plus la chaire.

VlENNET. — Chir. Bande de toile qui, passée sur les épaules, maintient et empêche de glisse* un bandage établi autour du corps.

— Tecbn. Partie façonnée qui se trouve au commencement et h la fin d’un châle long ou d’une écharpe : La hauteur du scapulaire est ordinairement d’une dimension à peu près égaie à la moitié de la largeur du chàte. (Palcot.)

— Encycl. Aponévrose scapulaire. Elle se fixe d’une part à l’épine et au bord spinal de l’omoplate, de l’autre à la crête qui sépare les muscles souS-épinèux et grand rond.

Artères scapulaires. Celles qu’on désigne sous ce nom sont : 1° ta scapulaire commune, qui naît de l’artère axillaire, au niveau de ta partie inférieure de l’humérus, tantôt seule et tantôt par un tronc commun avec la. circonflexe postérieure, la circonflexe antérieure, la thoraoique longue et l’humérale profonde. Son volume surpasse alors celui da la brachiale. D’abord située entre le nerf radial et la principale branche d’origine du nerf médian, elle se dirige eu bas et en dehors le long du bord inférieur du sous-scapulaire, et, quand elle est parvenue au-dessous de l’insertion de ce muscle, elle se divise en deux branches, l’une descendante ou thoracique, l’autre scapuluire proprement dite. 2° La scapulaire postérieure ou transacrse, qui s’étend de la ious-claviére au bord spinal de l’omoplate en passant a travers les nerfs du pie v.us brachial et quelquefois à travers le scaléne postérieur. Elle naît souvent par un tronc commun avec la thyréoïdienne inférieure. Au niveau du muscle angulaire de l’omoplate, elle se divise en deux branches appelées, d’tiprès leur direction, cervicale ou ascendante et scapulaire ou descendante, 3» La scapulaire supérieure, qui naît de la partie nntèrieure de la sous-clavière, longe la clavicule, s’enfonce dans la fosse sus-épineuse, Croise le bord concave de l’épine de l’omoplate et pénètre dans la fosse sous-épineuse, où elle se termine, après avoir donné des rameaux anastoniotiques nombreux et des branches au trapèze, ainsi qu’aux tissus périostiques, osseux et musculaires des fosses sus et sous-épineuses.

— Relig. Saint Benoît donna à ses religieux pour le travail un vêtement qu’il appela scapulaire. Il était beaucoup plus large et beaucoup plus lourd qu’il n’est aujourd’hui ; il servait, comme le poite son nom, k familles épaules pour les fardeaux et à. conserver la tunique. Il avait son capuce comme la cuculle, et ces deux vêtements se portaient séparés, le scapulaire pendant le travail, la cuculle k l’église et hors de la maison. Depuis, les moines ont regardé le scapulaire

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comme la partie la plus essentielle de leur habit. Aussi ils ne le quittent point et mettent le froc ou la cuculle par-dessus.

Dès que le scapulaire est devenu inutile, on a perdu de vue son but primitif et il n été l’objet d’une superstition. Cet ancien vêtement de travail s’est transformé en un signe de dévotion particulière envers la Vierge, et le port s’en est généralisé chez les dévots. Cette imagination est due à un nommé Simon Stock, carme anglais et général de son ordre, vivant au milieu du xm« siècle. Ce Simon Stock prétendit que, dans une vision, la sainte Vierge lui avait donné le scapulaire comme une marque de sa protection spéciale envers tous ceux qui le porteraient et qui garderaient la virginité, ou la pureté, ou la chasteté conjugale, selon leur état, et qui réciteraient le petit oflica de Notre-Dame. Mosheim, qui traite k bon droit cette vision de Stock de fable ridicule et impie, de fraude notoire, de sottise superstitieuse, dit que les carmes, afin de répandre l’usage du sc«puiaire, n’ontpas craint de publier que la Vierge avait promis à Stock que tous ceux qui mourraient avec l’habit de carme ou avec le scapulaire seraient à couvert de la damnation éternelle. Divers auteurs catholiques blâmèrent la superstition attachée au scapulaire, mais la cour de Rome se prononça en sa faveur. Les’papes Paul V, Pie V, Clément VIII, Clément X, Benoit XIV l’ont approuvé.

Les laïques ne pouvaient guère porter le vaste et lourd scapulaire des premiers bénédictins. Aussi, pour leur rendre cette dévotion facile, on a réduit le scapulaire à deux fietits morceaux d’étoffe sur lesquels est brodé e nom de la sainte Vierge. On porte ce sertpulaire attaché au cou, sur la poitrine et sous la chemise. On voit quelquefois des mères dévotes mettre un scapulaire à leurs enfants dès les premiers jours de leur naissance.

SCAPOLALGIEs. f. (ska-pu-lal-jl — du lat. scapula, épaule, et du gr. algos, douleur). Pathol. Douleur à l’épaule.

SCAPULALGIQUE adj. (ska-pu-lal-ji-kerad. tcapulalgie), Pathol. Qui a rapport à la scapulalgie : Douleur scafulalgique.

SCAPULO-CORACO-RADIAL, ALE adj, (ska-pu-lo-ko-ra-ko-ra-di-al, a-le). Anat, Se dit d’un muscle qui s’étend de l’omoplate et de l’apophyse coracoïde au radius : Muscle SCAPULO-CORACO-RADIAL.

— Substantiv. : Le scapulo-coraco-ra-

DIAL.

SCAPULO-HUMÉRAL, ALE adj. (ska-pulo-u-iné-ral, a-le — du lat. scapula, omoplate ; humérus, épaule). Anat.’ Qui appartient à l’omoplate et à l’humérus : Articulation sca-

FULO-HUMÉRALB.

SCAPULO-HYOÏDIEN, IENNE adj. (skapu lo-i-o-i-di-ain, i-è-ne). Anat. Se dit d’un muscle qui s’étend de l’omoplate à l’hyoïde : Muscle scapulo-hyoiïmen.

— Substantiv. ; Le scapulo-hyoïdiën.

SCAPULO-RACHIDIEN, IENNE adj. (skapu-lo-ra-chi-di-ain, i-è-ne). Anat. Qm appartient à l’omoplate et au rachis.

SCAPULO-RADIAL, ALE adj. (ska-pu-lora-di-al, a-ie). Anat. Se dit d’un muscle qui s’étend de l’omoplate au radius : Muscle Sca-

PULO-RADIAL.

— Substantiv. : Le scapuloradial. SCAPULTjM s. m. (ska-pu-lomm — du lat.

scopu^i, épaule). Anat. Nom scientifique de I’omoplatu.

SCARABE s. m. (ska-ra-be — du gr. skara/tos, scarabée, par allusion à la forme). Aloll. Genre de mollusques gastéropodes pulmones, de la famille des uuriculés, comprenant plusieurs espèces, dont le type habite l’Inde et les Moluques.

— Encycl. Moll. Les scarabes ont la tête large, munie de deux tentacules ; la bouche armée d’une dent supérieure, la langue munie de crochets ; le corps en colimaçon, la cavité pulmonaire située obliquement sur le dos et s’ouvrant à droite par un oritice arrondi. Ils sont monoïques. La coquille est ovalaire, déprimée, à tours de spire nombreux et serrés ; l’ouverture ovale, aigus et munie de dents nombreuses. Ces mollusques, qui sont voisins des auiicules, vivent sur les plantes qui croissent au bord de la mer ; ils peuvent rester immergés quelque temps s-ans en souffrir, mais ils ne sont pas essentiellement marins. Ils s’éloignent peu des rivages. Ce sont des animaux apathiques, qui fuient la lumière et restent le plus souvent renfermés dans leur coquille. Les espèces de ce genre habitent l’Inde et l’archipel Indien. Elles sont très-peu nombreuses ; la plus remarquable est Je scarabe aveline, vulgairement nommé gueule de loup.

SCARABÉ s. m. (ska-ra bé). Entom. Se dit quelquefois pour scarabée, : Les tarées des scarabes ne sont pas connues. (H. Lucas.)

SCARABÉE s. m. (ska-ra-bè — latin scarabxits, qui représente lui-même le grec skarabaios ; de skarabos, scarabée, lequel n’est sans doute qu’une variante de karabos, karabis, en latin carabus, langouste, homard. Karabos est lui-même pour Ituraplios, comme l’indique le.synonyme kêrupliis. Lasscn rapproche le grec karabos, pour karaphos, du hanscrit carabha, qui, connue le latin locusta, désigne à la fois la lansrouste et la saute SCAR

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relie. La racine pourrait être car, blesser, d’où çara, mal, dommage, blessure, flèche, etc. Le nom peut se rapporter snit aux piquants de la langouste, soit aux déprédations de la sauterelle. Il est plus difficile d’expliquer pourquoi le nom sanscrit est aussi celui du chameau. À la même racine paraît se lier le grec karts, karidos, crevette, car bha n’est qu’un suffixe très-usité. Le latin carabus a passé a l’anglo-saxon krnbba, Scandinave krabbi, ancien allemand krebaso, chrepazo, comme le montre l’identité de la gutturale, il est difficile de séparer de ce groupe l’irlandais cruban, erse crubog, kymrique crwban, bien que le verbe crubaim, courber, suggère le sens d’animal tortu. Peut-être le terme ancien a-t-il été ino iiflé en vue de l’étymoiogie). Entom. Genre d’insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, type de la tribu des scarabéides, comprenant une centaine d’espèces, répandues dans les diverses régions du globe, mais surtout en Amérique : Les jambes des scarauées sont garnies de pointes écailteuses. (V. de Boinare.) Les plus grands scarabées se trouvent dan$ l’Amérique méridionale. (Buff.)

On voit briller d’un éclat pur

Les corsages d’or et d’osur Des scarabée !.

Th. db Banville. Il Scarabée aquatique, Nom vulgaire des dytiques et hydrophiles. Il Scarabée à ressort, Nom vulgaire des taupins. Il Scarabée à tarière ou à vrille, Scarabée pulsateur. Noms vulgaires des vrillettes. Il Scarabée à trompe, Nom vulgaire des charançons. uScarabéeà une corne, Scarabée monocéros, Oryctès nasicorne. Il Scarabée cornu, Nom vulgaire des cerfsvolauts ou lucanes. U Scarabée de. Caycnne, Nom vulgaire des blattes. Il Scarabée des lis, Nom vulgaire du criocère du lis. Il Scarabée disséqueur, Nom vulgaire des dermestei. Il Scarabée enferreur. Nom vulgaire des nécrophores. Il Scarabée onctueux, Nom vulgaire des escarbots et des méloés. il Scarabée pilulaîre, Nom vulgaire de l’escarbot. il Scarabée tortue, Scarabée sphérique, Noms vulgaires des cassides et des coccinelles.

— Archéol. Pierre gravée qui porte l’empreinte du scarabée sacré, chez les Egyptiens. Il Bijou étrusque qui a la forme d’un scarabée.

— Géom. Courbe formée par les lieux des pieds des perpendiculaires abaissées d’un point de la bissectrice d’un angle.droit sur une ligne d’une longueur constante, dont les extrémités glissent sur les cotés de cet angle.

— Crust. Nom vulgaire des monocles.

— Encycl. Entom. Le nom de scarabées a été et est encore souvent pris pour signifier la tribu tout entière des scarabéides (v, ce mot) ; mais les naturalistes l’ont restreint au genre qui a donné son nom k la tribu. Ce genre, qui compte dans ses espèces les géants de l’ordre des coléoptères, se signale par un corps lourd, massif, solidement cuirassé ; par un labre imperceptible, des mandibules puissantes, une tête et un prothorax presque toujours pourvus, chez les mâles, de prolongements eu forme de cornes. Les espèces de ce genre de scarabée ont des mâchoires garnies de dents, et tout montre chez ces insectes un appareil buccal construit pour la trituration de feuillages durs et même de tissus ligne-ix. Les cornes que portent les mâles leur donnent une physionomie étrange. Dans l’état actuel de la science, on cherche en vain quel peut être le rôle de ces prolongements qui présentent une grande diversité selon les espèces. Rien dans la vie de ces animaux ne fait soupçonner leur usage et on est conduit il les regarder comme de simples parures. Les grandes espèces habitent exclusivement les contrées tropicales, les Antilles, l’Amérique du Sud, les Moluques. Les larves de ces énormes insectes vivent dans les vieux troncs et font une consommation effrayante de végétaux. Parmi ces gros scarabées, les plus remarquables sont : le scarabée hercule, au corps noir, avec des élytres olivâtres, "brillants, tachetés de noir, et le front portant, chez le mâle, une corne prodigieusement longue -, le scarabée Jupiter, do la Nouvi’lle-Greuade, espèce voisine de la précédente, aux élytres noirs comme les autres parties du corps ; le scarabée actéon, du Brésil, tout couvert d’un fin duvet ; le scarabée allas, de l’île d’Amboine, ayant la teinte et le brillant du bronze. Les scarabées de notre pays sont les oryctès, distingués des vrais scarabées pur l’absence de dents aux mâchoires. Le scarabée des Égyptiens est un ateuche. V. ces mots.

— Archéol. Les scarabées antiques, dont la maiiere varie infiniment, réunissent en général le travail des intailles à celui des caillées. Leur surface inférieure, plate et gravée en creux, renferme soit des hiéroglyphes, soit des figures diverses. La partie supérieure, au contraire, toujours eovwexe, est sculptée en relief et représente d’une manière plus ou moins fidèle le scarabée sacré («teuc/tus sacer), espèce de bousier, dont l’original s’est trouvé dans plusieurs cercueils du niiiuiios et dont il. Cailliaud a découvert en Nubie in type vivant. Cet insecte attira do bonne heurs l’attention des Égyptiens. Son instinct remarquable et différentes particularités de sa vie, auxquelles on ne manqua pus.