Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 14, part. 4, Suj-Testadon.djvu/3

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SUJE

et reste sous-entendu, soit parce que l’ensemble de la phrase fait aisément comprendre que le verbe à l’infinitif a le même sujet qu’un verbe précédemment exprimé, soit parce que le verbe est pris dans un sens abstrait qui rend inutile la désignation du sujet, quoique celui-ci existe réellement. Dans cette phrase : Nous voulons tous être heureux, le sujet de l’infinitif être est le même que celui de voulons. Dans cette autre phrase : Il est honteux de mentir, l’infinitif meutir exprime une action qui certainement doit toujours être faite par quelqu’un ; mais comme cette action est considérée d’une manière abstraite, en elle-même, indépendamment de celui qui la fait, la désignation du sujet par un mot vague, comme quelqu’un, (<ar exemple, est inutile, et il vaut mieux supprimer cette désignation pour rendre la phrase moins traînante. Ce que nous venons de dire de l’infinitif peut s’appliquer aussi au participe présent.

Les grammairiens appellent sujet simple celui qui ne comprend qu’un seul être ou plusieurs êtres compris dans la signification d’un seul mot au pluriel ; ils appellent coinposé le sujet qui comprend des êtres dont les uns sont désignés par un mot, les autres par un ou plusieurs mots. Soleil et animaux sont des sujets simples dans : Le soleil échauffe la terre, Les animaux servent de nourriture à l’homme. On trouve un sujet composé ou multiple dans : Le printemps et l’été sont les plus belles saisons de l’année. Les grammairiens disent encore que le sujet est complexe quand il est exprimé au moyen de plusieurs mots dont quelques-uns servent à compléter la signification du mot principal ; ainsi dans : L’amour du plaisir est souvent funeste aux jeunes gens, le sujet amour du plaisir est complexe, parce que le mot amour y est complété dans sa signification par du plaisir. Quand il n’y a aucun complément de ce genre, le sujet est dit iucomplexe.

On sait qu’en général le verbe et les qualificatifs placés après le verbe s’accordent en genre et en nombre avec le sujet. Cette règle ne souffre aucune difficulté quand le sujet est simple et iucomplexe ; mais l’accord avec un sujet composé donne lieu à beaucoup de règles particulières, selon que les différente^ parties du sujet sont unies par telles ou telles conjonctions, ou selon que l’idée de multiplicité domine plus ou moins ; l’accord avec un sujet complexe est lui-même assez difficile a déterminer quand le mot principal est un collectif. Ces règles ont été exposées ailleurs, et nous ne les rappelons ici que pour mémoire.

— Politiq. Le i janvier 1832, un orage éclata à la Chambre des députés à propos des expressions roi de France et sujets, employées par un ministre à la tribune.

Ce curieux épisode de l’histoire parlementaire se produisit au milieu des débats extrêmement vifs qu’avait fait naître le projet de^ loi sur la liste civile du nouveau roi. Le gouvernement demandait 18 millions ; la commission, de son côté, en accordait 12 ou 14, indépendamment de la dotation immobilière et mobilière. La fraction libérale du parti conservateur, poursuivant son utopie de la royauté à bon marché, luttait avec une persévérance qui devait rester sans succès pour amener la réduction do ce dernier chiffre, pendant que les ministres et leurs adhérents plaidaient cette thèse fallacieuse que, plus une nation dote richement son souverain, plus elle s’enrichit elle-même. C’est en développant ce paradoxe ministériel que M. de Moutalivet laissa tomber ces paroles, au moins imprudentes : ■ Il faut que le luxe, qui fait la prospérité des peuples civilisés, ne soit pas banni de l’habitation du roi de France, car il le serait bientôt de celle des sujets.... » 11 ne put achever sa phrase ; une clameur formidable couvrit sa voix, et un frémissement d’indignation parcourut l’Assemblée. ■ Les hommes qui font des rois, s’écrie un député, ne sont pas des sujets.1’ Au milieu d’un tumulte inexprimable, les apostrophes les plus véhémentes sont adressées au ministre, qu’on veut faire rappeler à l’ordre ou obliger à une rétractation, «Depuis la Révolution, il n’y a plus de sujets en France ; il n’y a que des citoyens ; nous ne sommes sujets que de la loi, » crie-t-on de tous côtés. Le président, impuissant à calmer l’effervescence de l’Assemblée, fut obligé de suspendre la séance.

À la réouverture, le ministre essaya d’expliquer ses paroles, mais ne fit aucune concession réelle ; il ajouta même que, « par rapport au roi, tous les Français sont inférieurs.» Cette prétendue atténuation souleva une nouvelle tempête qui troubla le reste de la séance. Le lendemain, la lutte recommença à propos de l’adoption du procès-verbal, mais on n’en put faire rayer les expressions qui avaient blessé un grand nombre de députés, et la majorité, habilement ralliée, vota l’ordre du jour sur l’incident. Cent quatre députés se retirèrent alors dans la salle des conférences, et M. Odilon Barrot rédigea en leur nom une protestation formelle contre la double expression employée par le ministre, Inconciliable, disait-il, avec le nouveau droit français et le principe de la souveraineté nationale, et qui avait été, avec raison, rayée de la charte de 1830. Cette protestation finit par réunir environ cent soixante-cinq si SULA

gnatures. L’affaire n’eut pas d’autres suites ; mais la plupart des journaux, même dynastiques, tonnèrent contre « l’injure» adressée par M. de Montalivet à la nation, et l’on remarqua, quelques jours après, que le garde des sceaux, en présentant au roi le compte rendu de la justice criminelle en 1830, avait terminé son rapport par la formule de » très-humble et très-fidèle serviteur. ■ L’opposition avait en définitive gagné son procès.

On remarqua aussi que les principaux signataires de la protestation, MM. de Tracy, Odilon Barrot, La Fayette, etc., figuraient, lions calmés, parmi les invités du bal splendide qui fut donné quelques jours après aux Tuileries.

Parmi les cent soixante-cinq signataires de la protestation, peut-être aussi ne seraitil pas impossible d’en retrouver un bon nombre qui, plus tard, n’éprouvèrent aucune répugnance à se parer eux-mêmes de ce titre de sujet qui avait excité si fort leur indignation.

— Mus. L’intérêt d’une fugue dépend en grande partie du choix que l’on fait de son sujet.

Comme ce dernier se reproduit sans cesse, il s’ensuit qu’il communique à la fugue toutes les qualités qu’il renferme. Un sujet vigoureux donnera de l’énergie à la fugue ; un sujet original la rendra neuve ; un sujet gai lui communiquera sa légèreté ; un sujet gracieux la rendra gracieuse elle-même.

Le sujet d’une fugue doit être court, pour que les auditeurs puissent le saisir et le retenir sur-le-champ ; il ne doit pas surpasser huit mesures dans un mouvement allegro, et quatre mesures dans un mouvement adagio ou modérato. Il est important que le sujet renferme un trait de chant franc, qui se grave facilement dans la mémoire. Les sujets de plain-chant sont rarement heureux. Le sujet ne module ordinairement que de la tonique à la dominante. Les sujets chromatiques font seuls exception a cette règle. Les sujets de fugue, dans ce style rigoureux, sont d’ordinaire peu variés ou peu saillants ; les sujets, dans les fugues modernes, sont, au contraire, très-variés, neufs et saillants.

SUJÉTION s. f. (su-jé-si-on — rad. sujet). État de celui qui est sujet ; état de dépendance astreignant à certaines obligations, à certaines nécessités : Vivre dans la sujétion. 2’entV dans la sujétion. S’affranchir de la sujétion. Quelque désagrément qu’on ait à se trouver chargé d’un indigent, on goûte à peine les nouveaux avantages qui le tirent de la sujétion, (La Bruy.) La Révolution française a délivré l’agriculture des sujétions féodales. (Mignet.) La Grèce préférait les inconvénients de ta liberté à ceux de la sujétion légitime, quoiqu’en effet beaucoup moindres. (Boss.) La cour aurait pour moi d’assez puissants appas, Si la sujétion ne me fatiguait pas.

REGN.MID.

— Assiduité fatigante, pénible : Cette place impose, une grande sujétion. Le monde fait payer aux maris leur toute-puissance par un préjugé plus lourd que toutes les sujétions de l’épouse. (E. Legouvé.)

— Ce qui astreint, assujettit, gêne la liberté : Tous les besoins de la vie sont de grandes sujétions. (Acad.) Il est dangereux de se faire certaines habitudes, elles deviennent ensuite des sujétions. (Acad.) Il s’est fait une sujétion de se lever tous les jours à la même heure. (Acad.)

— Incommodités, servitudes auxquelles une maison est sujette : Maison où il y a de grandes SUJÉTIONS.

— Abusiv. Domination : // mettra tout sous sa sujétion. (Pasc.)

— Syil. Sujétion, assujettissement, dépendance, etc. V. ASSUJETTISSEMENT.

SUK (François), chef de Cosaques, mort en 1579. Pendant que le roi de Pologne, Étienne Bathory, assiégeait Polotsk (157S), Suk, à la tète d’un corps de Cosaques, s’empara par surprise de la ville de Krama, située dans les environs de Polotsk, et quelques jours après de Kossiana. Il mourut pendant le siège de Pskof.

SUKIAS SOMAL (le révérend abbé), archevêque tu partibus de Siunia ou Siouriik, né à Constantinople le 6 février 1776, mort le 10 février 1846, Il fut sacré évêque de Siunia en 1826 et présida, en 1845, à la translation de Padoue à Paris du collège arménien Moorat. Il fit imprimer toute une collection d’auteurs classiques arméniens et en traduisit quelques-uns en langues européennes. On a de lui : un tableau de la littérature arménienne (en arménien) et un extrait de ce tableau traduit en italien (1839) ; un Dictionnaire arménien-anglais (l vol.) ; un Dictionnaire anglais-arménien (l vol.) ; un Dictionnaire turcanglais (l vol.) et une Grammaire turqueanglaise, restée manuscrite.

SUKOTYHO S. m. (su-ko-ti-o). Mamm. Nom donné par les Chinois à un ruminant qui parait être l’aurochs. Il On dit aussi sucotahio,

SULA s. m. (su-la). Ornith. Nom scientifique des fous.

SULAC s. m. (su-lnk). Mamm. Syn. de snak.

SULAKA ou SULTAKAAM, religieux de Saint-Basile. Il fut tiré malgré lui du couvent d’Hormisdas et nommé patriarche in

SULE

partibus des pays situés entre l’Indus etl’Euphrate. En 1553, il vint à Rome et présenta à Jules III une profession de foi, en treize articles, qui fut trouvée orthodoxe. Il revint ensuite en Orient.

SULAMITE, nom de la femme en l’honneur de qui a été composé le Cantique des canti-

?ues (v. cet article). On a quelquefois conondu ce nom avec celui de la Sunamite, qui convient proprement à Abisag, de Sunam, épouse de David.

SULCATURE s. f. (sul-ka-tu-re — du lat. sulcare, sillonner). Géol. Trace en forme de sillon.

SULCIGOLLE adj. (sul-si-ko-le — du lat. sulcus, sillon ; collum, cou). Zool. Dont le col ou le corselet est marqué de sillons.

SULCIDENTÉ, ÉE adj. (sul-si-dan-té — du lat. sulcus, sillon ; dens, dent). Zool. Dont les dents sont marquées de sillons.

SULCIFÈRE adj. (sul-si-fè-re — du lat. sulcus, sillon ; fera, je porte). Hist. nat. Marqué de sillons.

SULCIFORME adj. (sul-si-for-me — du lat. sulcus, sillon, et de forme). Hist. nat. Qui est en forme de sillon.

SULCIPENNE adj. (sul-si-pè-ne — du lat. sulcus, sillon ; pennà, plume). Zool. Dont les ailes sont marquées de sillons.

SULCIROSTRE adj. (sul-si-ro-stre — du lat. sulcus, sillon ; rostrum, bec). Zool. Dont le bec est inarqué de sillons.

SULCULÉAIRE s. f. (sul-ku-lé-è-re). Acal. V. sulculéolaire

SULCULÉOLAIRE s. f. (sul-ku-lê-o-lè-re). Acal. Genre d’acalèphes béroïdes ou diphyides, comprenant trois espèces, qui vivent dans la Méditerranée. || On dit aussi sulculéaire.

SULEAU (François-Louis), célèbre journaliste et pamphlétaire royaliste, né en Picardie en 1758, massacré le 10 août 1792. De tous les ennemis des institutions nouvelles, de tous ceux qui, dans le journalisme et dans les pamphlets, ont mis la verve voltairienne au service de la contre-révolution, Suleau fut peut-être le plus spirituel et le plus original, à coup sûr l’un de.s plus courageux. Son père était négociant. Il commença ses études à Amiens et les termina au collège Louis-le-Grand. Adix-huit ans, il était maître es arts en l’Université de Paris ; il servit quelque temps dans les hussards et acquit en 1784 lu charge lucrative d’avocat aux conseils du roi ; tuais il se ruina dans l’agiotage et fut obligé de vendre sa charge pour solder très-incomplétement ses créanciers.

Il partit ensuite pour la Guadeloupe, visita Saint-Domingue et plusieurs des Etais de l’Amérique du Nord. Il avait recueilli la démission du sénéchal de la Guadeloupe, mais il ne pouvait prendre possession de cet office de judicature sans avoir l’agrément du roi, et il revint en France, où il tomba en pleine révolution, au mois d’août 1789. Après tant d’aventures, au milieu des orages d’une jeunesse fort dissolue, il allait se précipiter avec une insouciance folle dans de plus terribles agitations. Écrivain par occasion, pamphlétaire par nature, un peu militaire, un peu robin, aventurier surtout, brave et fanfaron tout à. la fois, plein de gaieté cynique et de verve effrontée, il se jeta tête baissée dans la mêlée, dirigea d’abord un pamphlet contre les districts de Paris (Lettre d’un citoyen) et publia peu après un opuscule intitulé : Un petit mot à Louis XVI sur les crimes de ses vertus. Sou royalisme ne se montrait pas encore absolument inconciliable avec les institutions nouvelles. Mais il ne tarda pas à se jeter, avec son tempérament guerroyeur, dans les divagations violentes des ultra-royalistes, et probablement dans leurs intrigues. Ayant tenté d’agiter la Picardie, dans le même temps ou fut découvert le complot de Favras, il fut arrêté par ordre du comité des recherches et traduit devant le Châtelet.

Son procès fut une véritable comédie judiciaire ; il y prit le ton railleur, et d’une verve enragée, avec une impertinence spirituelle, une abondance intarissable, il se moqua de l’accusation, de ses juges, de la nation, de l’Assemblée, etc.

Il y avait d’ailleurs moins de danger qu’on ne croit dans cette singulière défense, qui pendant huit jours ne fut qu’une longue et inconvenante gaminerie, car les juges du Châtelet étaient encore les magistrats royaux. Suleau était si peu gêné, si bien soutenu, que de la prison du Châtelet il lançait impunément au dehors de nouveaux pamphlets, et que, pendant toute sa détention, il menait la vie la plus joyeuse, ne se refusant même pas les consolations de la galanterie.

Malgré ses bravades, il fut mis en liberté le 7 avril 1790 et n’en reprit qu’avec plus d’ardeur sa guerre contre les institutions et les hommes de la Révolution. Sa verve, trop souvent diffamatoire et venimeuse, s’épancha dans divers journaux soldés par la cour et l’aristocratie, et particulièrement dans une feuille trop fameuse, les Actes des apôtres. V. l’article spécial consacré à cette feuille.

En outre, recherchant tous les genres d’excentricités, il agissait de sa personne, maltraitant dans les rues les colporteurs d’écrits et journaux patriotiques, provoquant tout le monde et se livrant a toutes sortes de mani . SULF

festations extravagantes, mettant une Sirte de coquetterie charlatnnesque à se conquérir une bruyante impopularité. Dans son parti même, il passait pour un casse-cou, un homme compromettant, et M’i« de Coi^ny l’avait surnommé le Chevalier do la difficulté. Il n’en joua pas moins un rôle dans les négociations de Mirabeau avec la cour, et publia ensuite le Journal de M. Suleau, qui n’eut qu’un faible succès, quoiqu’il contint des renseignements curieux sur la petite cour de Coblentz et les plans de l’émigration.

Dans les intervalles, il était souvent incarcéré, ce qui le garantissait pour un moment des huissiers, car dans sa vie do désordre ses créanciers étaient pour lui des ennemis encore plus cruels que les jacobins.

De novembre 1791 à. février 1792, il séjourna à Coblentz et sur les bords du Rhin, parmi les émigrés, intriguant, conspirant, s’adressant aux souverains et aux princes et poussant à l’action contre la France. Ces coupables manœuvres, dont il se vantait dans son journal, augmentaient con tre lui la haine d es patriotes, mais sans parvenir a le faire prendre au sérieux par les princes et les émigrés, qu’il voulait régenter et qui le traitèrent avec as^ez de dédain. Il revint à Paris, mortifié dans sa vanité, et se réfugia un moment, par réaction, dans des idées plus modérées. Il tenta même de se rapprocher de son compatriote et ancien condisciple, Camille Desmoulius, avec qui il avait été autrefois très-lié.

Mais cette transformation, née du dépit de l’orgueil blessé, n’était pas bien sérieuse. Le tempérament de Suleau le portait naturellement aux extrêmes. Il s’était d’ailleurs fait tant d’ennemis par ses diffamations et ses invectives, que sa demi-conversion ne pouvait paraître sincère, et elle ne l’était pas en effet.

Dans la nuit qui précéda le 10 août, il sa rendit aux Tuileries en uniforme de garde national, excita les grenadiers des bataillons royalistes à la résistance et contribua à retenir le maire de Paris, Pétion, comme otage. Avec son audace habituelle, il se montrait partout, bravant la haine dont il était l’objet. Il fut arrêté vers le matin, puis reconnu pur la fameuse Théroignede Méiicourt, l’amazone révolutionnaire, qu’il avait souvent et cruellement outragée dans ses feuilles et qui excita la foule contre lui et le fit massacrer dans la cour des Feuillants.

Le malheureux, marié depuis peu de temps à la tille du célèbre peintre suédois Hall, laissait sa femme enceinte d’un fils, qui fut nommé vicomte par Louis XVIII, sous-préfet de Gannat, et qui devint dans la suite préfet de Marseille, enfin sénateur sous Napoléon III,

Les écrits de Suleau, un peu dans la manière de ceux de Camille Desmoulins, mais bien inférieurs, sont devenus fort rares. Outra ceux que nous avons cités, nous mentionnerons : Interrogatoires de M. Suleau (1790) ; les Pâques de M. Suleau (1790) ; Nouvelle conspiration de M. Suleau (1790) ; Lettre impartiale de AI. Suleau à M. Neclcer (1790) ; Nuuoeltes p/iiti/ipiques, contre le duc d’Orléans (1790) ; Lettre au duc d’Orléans (1790) ; Philippe d’Orléans traité comme il le mérite (1790) ; Avis aux vrais Français ; le Réveil de M. Suleau ; Voyage en l’air (1791), etc.

SULEIMAN. V. Soliman.

SULF ou SULFO préfixe qui désigne le soufre, et qui vient du latin sulfur. V. soufre.

SULFACÉTATE s. m. (sul-fa-sé-ta-te —du préf. suif, et de acétate). Chili). Nom donné aux sels qui renferment les éléments des acétates et de l’acide sulfurique anhydre ou anhydride sulfurique.

SULFACÉTIQUE adj. (sul-fa-sé-ti-ke — du préf. suif, et de acétique). Chim. Se dit d’un acide qui dérive de l’acide acétique par la substitution du résidu monoatomique de l’acide sulfurique à l’hydrogène.

— Encycl. L’acide sulfacélique

CH2

SO*OH CQ2H

représente de l’acide acétique CH5, C02H où 1 atome d’hydrogène du méthyle est remplacé par le groupe SO*, OH, résidu monoatomique de l’acide sulfurique. On obtient son sel de potassium en faisant bouillir le monochloracétate potassique avec une solution de sulfate de potassium.

CH2

Cl

COSK Monochloracétate de potassium.

SOî

OK

CH2

S02QK

I C02K Sulfacétate potassique.

OK

Sulfate potassique.

KC1

Chlorure

de potassium.

SULFACÉTONE s. f. (sul-fa-sé-to-ne — du préf. suif, et de acétone). Chim. Composé qui représente de l’acétone ou un de ses polymères, où l’oxygène est remplacé par du soufre.

— Encycl. La suif acétone, qui répond à la formule CHI^S, ou plus exactement à un polymère de cette dernière, C611131S*, se forme lorsqu’on fait agir une molécule de trisulfure de phosphore sur 6 molécules d’acétone. L’action commence a la température ordinaire