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?uelques amis éclairés, il opéra alors des réormes

qu’il avait depuis longtemps conçues. Il s’attacha à diminuer l’influence do la noblesse et du clergé, limita les dotations faites aux couvents, défendit les acquisitions de biens de mainmorte, diminua les jours de jeûne et fit d’excellents règlements pour l’agriculture. Devenu tout-puissant à Zurich,

il acquit une grande influence aux diètes helvétiques, et l’empereur Maximilien, avec qui il traita en 14S7, lui donna une pension et le fit le distributeur de ses grâces en Suisse. La puissance qu’il exerçait et les abus qu’il réprimait lui firent un grand nombre d’ennemis. Une augmentation des impôts et des règlements de police, notamment sur les chiens, parurent vexatoires et furent le prétexte d’un soulèvement contre lui. Des paysans se rendirent en armes à Zurich. Waldmann fut arrêté, jeté en prison et mis à la torture. Ses ennemis triomphants l’accusèrent alors d’avoir vendu le pays, d’aspirer à la tyrannie, etc. À ces calomnies ils en ajou. tèrent une autre, dont l’effet devait être terrible. Une armée d’Autrichiens accourait, disait-on, pour délivrer Waldmann et venait de brûler la ville d’Eglisau. À cette nouvelle, on condamna le bourgmestre à avoir la tète tranchée. Conduit au supplice, Waldmann voulut parler au peuple, mais il en fut empêché par les prêtres qui l’entouraient et ses biens furent distribués aux paysans révoltés.

WALDMUNCHEN, ville de Bavière, cercle du haut Palatinat, à 79 kilom. N.-E. de Ratisbonne, cb.-l. du bailliage de son nom, sur la Schwarza ; 8,300 hab. Filature de fin ; fabrication de toiles, verrerie.

WALDOR (Mêlanie Villenave, dame), feinmt) de lettres française, née à Nantes en 1796, morte en 1871. Fille d’un littérateur estimable, qui, durant la Révolution, mania avec verve la plume du journaliste, elle apprit de bonne heure à aimer les choses de l’esprit. Mariée sous la Restauration, elle commença à écrire vers 1831 et s’essaya un peu dans tous les genres, histoire, roman, esquisse de mœurs, poésie, théâtre. Son premier essai fut un roman historique : VEcuyer d’Auberon ou l’Oratoire de Bon-Secours (1831), après lequel elle fit paraître le Livre des jeunes filles (1834). En 1835, elle se révéla comme poëte, dans un volume qui a pour titre Poésies du cœur, recueil de vers remarquables par le sentiment, le goût et l’élégance ; il eut du succès k cette époque où brillaient cependant du plus vif éclat les maîtres de la poésie contemporaine. On doit encore à Mme Mélanie Waldor : VAbbaye de Fontenelle (1839, in-so) ; Alphonse et Juliette (1839, in-8°) ; ('École des jeunes filles, drame en cinq actes (1841) ; Meures de récréation (1836, in-12) ; Pages de la vie intime (1836, 2 vol.) ; la Hue aux Ours (1837) ; la Coupe de corail (1842, ï vol.) ; André te Vendéen (1843,2 vol.) ; le Château de Jiamsberg (1844, 2 vol.) ; la Tirelire de Jeannette, comédie-vaudeville (Théâtre de l’Ambigu, 16 avril 1859).

Indépendamment des ouvrages que nous venons de citer, Mme Mélanie "Waldor a donné un grand nombre de morceaux a divers recueils littéraires, la Revue de Paris, les Jleures du trouait, Livre des femmes, etc. Elle a aussi collaboré à la Patrie, où elle signait Uu bam bleu.

WALDORP (Antoine), peintre hollandais, né k T Bosch, près de La Haye, en 1803. Il a cultivé spécialement la peinture de marine. 11 débuta par quelques études essentiellement décoratives. La mise à l’aspect, simplement, n’est pas sympathique aux Hollandais, amateurs du détail. Aussi les essais de M. Waldorp furent-ils assez froidement accueillis. Loin de se décourager, le jeune artiste se mit au travail avec une ardeur nouvelle et peu à peu il devint assez fort pour entrer en lice avec les maîtres de Paris. Il n’est guère connu en Fiance que par ses envois aux Salons ; ce sont : une Marine et la. Mer agitée, exposées en 1845 ; les Dunes de Hollande, Ville en hiver (Salon de 1S46), achetées par le musée de Harlem ; Mer houleuse dans le Zuyderzée (1850) ; Port hollandais et l’Eau calme (Exposition de 1855) ; une Marine (1859) ; Traversée du Mardijk par un temps calme au xvue siècle, le Canal du village, Eau calme (1861). Depuis lors, il n’a plus exposé en France. M. Waldorp n’a jamais obtenu de médaille aux expositions françaises ; en revanche, il a été fait chevalier du Lion néerlandais (1843), de la Couronne de chêne (1845) et de l’ordre de Léopold (1848).

WALDPOTT DE PASSEM1EIM (Henri), premier grand maître des chevaliers do l’ordre Teutonique, more en 1200. Il était issu d’une des familles les plus puissantes de l’Allemagne et prit part à la troisième croisade, pendaut luquelle il acquit un grand renom de bravoure et de talents militaires. Aussi, lorsque Frédéric de Souabe et le pape Oélestiu 111 instituèrent l’ordre des chevaliers teutoniques, ce fut Waidpott qu’ils choisirent pour être le grand maître de la nouvelle confrérie. Il reprit aussitôt avec vigueur la guerre contre les infidèles et remporta sur eux plusieurs victoires. Il s’occupa ensuite de 1 organisation de l’ordre, fit bâtir une église et un hôpital à Ptolémaïs, et réussit àtriompher des obstacles que les templiers cherchaient à opposer & 1 établissement du

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nouvel institut. Lorsqu’il mourut, il y avait dix ans qu’il gouvernait l’ordre. Son successeur fut Olhoti de Kerpen.

WALDRADE ou VALDRADE, concubine de Loihaire II, roi de Lorraine, morte après 870. Elle appartenait à l’une des familles les plus illustres de l’Austrasie et avait pour oncle Gonlhier, archevêque de Cologne ; un de ses frères occupait le siège de Trêves. Elle inspira une violente passion à Lothaire et fut probablement la maîtresse de ce prince avant son mariage avec la princesse bourguignonne Teutberge (856). Mais cette union, que Lothaire n avait contractée que par nécessité politique, ne put lui faire oublier Waldrade, et, dès 857, cette dernière avait remplacé l’épouse légitime, chassée de la cour comme coupable d’inceste avec son propre frère. Les évêques lorrains, réunis en 860 à Aixla-Chapelle pour informer sur le crime dont

la reine était accusée, cédèrent à l’influence des métropolitains de Cologne et de Trêves, la déclarèrent coupable et autorisèrent Lothaire à épouser Waldrade. Teutberge en appela de cette sentence au pape Nicolas Ier, qui envoya deux légats, chargés de prendre de nouvelles informations ; mais, gagnés par l’or de Waldrade, ils confirmèrent au concile de Metz (860) la sentence des premiers juges. Nicolas Ier, persuadé de l’innocence de Teutberge et cédant en même temps aux influences secrètes de Charles le Chauve et des seigneurs neustriens, réunit un palais de Latran un concile particulier, ’ formé seulement de prélats italiens, qui cassa les décisions des conciles d’Aix-la-Chapelle et de Mutz et prononça la déposition des archevêques de Cologne et de Trêves. Forcé de se soumettre, Lothaire reprit Teutberge ; mais il ne tarda pas à revenir k Waldrade, dont il ne voulut plusse séparer ; le pape l’excommunia. À la mort de ce pontife (867), Lothaire obtint de son successeur, Adrien II, l’autorisation de se rendre à Rome et réussit à faire lever l’excommunication ; mais il mourut peu de jours après à Plaisance. À la nouvelle de cette mort, Waldrade se retira au monastère de Remiremont, où elle éleva les trois enfants qu’elle avait eus de Lothaire et qui étaient exclus, comme illégitimes, de 1 héritage de leur père. Le fils, Hugues, dit le Lorrain, eut les yeux crevés en 835, par ordre de Charles le Gros, alors qu’il cherchait à reconquérir le royaume de son père ; l’une (les filles, Gisèle, devint l’épouse de Godefrid, qui fut assassiné à l’époque où son beau-frère perdait la vue ; l’autre fille fut Berthe, marquise de Toscane, aussi célèbre par son ambition que par sa beauté et ses galanteries.

WALDSCHMIDIE s. f. (val-schmi-dl). Bot.

V. WALSCHMIDIE.

WALDSCMH1DT (Jean-Jacques), médecin allemand, né k Rudelsheim en 1644, mort à Marbourgen 1687. Ilfitses études aGiessen, à Vienne, à Prague et dans plusieurs autres universités d’Allemagne. Reçu docteur aGiessen en 1667, il fut appelé, sept ans plus tard, à occuper une des premières chaires de l’université de Marbourg. Waldschmidt fut un professeur éloquent et un écrivain fécond. Voici la liste de ses nombreux ouvrages : De chytificatione (1064) ; De phthisi (1675) ; De epilepsia (1676) ; De cotica (1676) ; Monita medica circa opii et opiatorum usum (1676) ; De febribus maliguis (1677) ; De mania (1677) ; De sanilatis studwsorum tuends méthodo (1681) ; De seusibus (1684) ; De thea (1685) ; De chylo et sanguine (1686) ; De hsmorrhagia narium (1686) ; Medicus cartesianus detegens aliquot in chirurgia errores (16S7, in-4°) ; Institutions médians rationatis (1688, in-12), Praxis medieins rationalis (1690, in-4°) ; Opéra medica praclica (Francfort, 1695, in-4°).

WALDSCHMIDT (Guillaume-Ulrich), médecin allemand, fils du précédent, né à Hanau en 1669, mort à Kiel en 1731. Il fitses études médicales à Marbourg, à Giessen, à Zurich et parcourut ensuite la Hollande et l’Angleterre. De retour dans sa patrie, il fut nommé médecin des troupes de liesse, puis devint, en 1691, professeur d’anatomie et de botanique à l’université de Kiel. En 1693, il réunit à ces deux chaires celle de physique expérimentale, qu’il conserva jusqu’à sa mort.

Parmi ses nombreux écrits, nous citerons : De cupro et argento (Marbourg, 1685, in-4») ; De corporis humani statu naturati et prseternaturati (1690, in-4°) ; De cura mentis per corpus (Kiel, 1692) ; De usu et abusu thew in génère, pnecipue vero in hydrope (1692) ; De rebits medicis et philosophicis variis (1693) ; De his qui diu vivunt sine alimento (1711) ; De ■morbo convulsivo (1714), De hominis vita et génératione (1720) ; De fractura ossium’ sine causa violenta exteraa (1721) ; Devalure chemis hodiems (1729) De dyssenteria (1730), etc.

VALDSCHMIDTIE s. f. (val-schmi-dtî).

Bot. V. WALSCHMIDT1E.

WALDSEE, ville du Wurtemberg, cercle du Danube, ch.-l. du bailliage de son nom, à 60 kilom. S.-O. d’Ulm, sur la Steinach ; 2,500 hab. Fabrication de broderie sur mousseline. C’était autrefois une des cinq villes dites villes du Danube ; elle fut réunie au Wurtemberg en 1806. On y remarque le château seigneurial, résidence des princes de Waldburg-Wolfegg-Waldsee, et l’église de Sainte-Berthe, où l’on se rend en pèlerinage.

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WALDSEEMOLLER (Martin), en latin Hjr-Iscomiiuy, géographe allemand, né vers 1470 à Fribourg en Brisgau, mort vers 1530. Il fit ses études au collège de Saint-Dié en Lorraine, et y devint plus tard professeur de géographie et libraire. L’ouvrage le plus connu que l’on ait de lui a pour titre : Cosmographis introductio cum quibusdam géometris ac astronomie} principiis ad eam rem necessariis, insuper quatuor Americi Vespucii navigationes (Saint-Dié, 1507, in-4°, avec fig. ; Strasbourg, 1509, in-4°). Dans ce livre, le nouveau monde se trouve, pour la première fois, désigné sous le nom d Americi terra vel America, et Waldseemuller y soutient que c’est au navigateur florentin qu’appartient l’honneur de donner sou nom à la quatrième partie du monde. Comme son livre fut plusieurs fois réédité, il ne contribua pas médiocrement à accréditer cette injustice commise envers Christophe Colomb, que l’usage a consacrée depuis. On ne connaît guère Ie3 autres travaux de Waldseemuller, maison le croit l’auteur d’un manuel de scénographie et de perspective appliquée au théâtre, qui fut inséré dans l’une des rééditions de la Margarita philosophica de Georges Reisch.

WALDSIIUT, bourg du grand-duché de Bade, cercle du haut Rhin, ch.-l. du bailliage de son nom, à 45 kilom. S.-E. de Lorrach, sur le Rhin ; 2,500 hab.

WALDSTjETTES, littéralement État des forêts, dénomination par laquelle on désigne quelquefois les quatre cantons suisses de Schwitz’, d’Uri, d’Unterwalden et de Lucerne. Le lac de Lucerne ou des Quatre-Cantons, qui les baigne, porte aussi le nom de lac de Waldstaettes.

WALDSTE1N (Albert-Veneeslas-Euseuo, comte du), célèbre général allemand. V.

Wallenstkin.

WALDSTEIN1E s. f. (val-sté-ni). Bot. Genre de plantes de la famille des rosacées, tribu des uryadèes, comprenant des espèces qui habitent la Hongrie et la Transylvanie.

WALDUISG (Wolfgang), médecin allemand, né k Nuremberg en 1554, mort en 1621 à Altdorf, où il était professeur de physique et où il exerçait la médecine, bien qu’il n’eût jamais pris aucun grade. On a de lui, entre autres écrits, un ouvrage aussi rare que curieux, qui est intitulé : Lagographia seu de nalnra teporum, qux prisci auctores et recentioresprodidere, quidveutilitatis inre medica ab isto quadrupède percipiatur, liber sinyularis (Aniberg, 1619, in-4<>).

WALDWOLLE s. f. (oual-douo-le). Comm. Laine de bois. V. laink (tome X, page 83).

WALE ou VILE, que l’historien Saxo appelle Bo, est dans la mythologie Scandinave le fils d’Odin et de la princesse russe Rinda. C’était un vaillant guerrier et un habile tireur. D’après la Votuspa, il n’était âgé que d’une nuit quand il tua Hodur ou Hoder. Il ne faut pas oublier que Hoder est la nuit et que Wule, le jour, vint le punir lorsqu’il eut tué Balder, le soleil. Wale habitera la nouvelle terre après l’extermination d’Odin et des principaux Ases par les géants et les esprits du feu.

WALE (Antoine db), en latin Walœu», théologien protestant, né à Gand en 1573, mort en 1639. Il fit ses premières études à l’école de Middelbourg, sous la direction du célèbre Gruter, puis suivit à l’Académie de Leyde des cours de théologie, de philosophie, de philologie classique et orientale, et parcourut ensuite les principales universités de la France, de l’Allemagne et de la Hollande. En 1602, il devint ministre d’une petite paroisse des environs de Middelbourg, puis, un peu plus tard, il fut nommé l’un des pasteurs de cette ville, où il acquit une grande réputation comme prédicateur et comme professeur. Il prit, en outre, une part active aux discussions religieuses qui agitaient la Hollande à cette époque et devint le chef du parti opposé aux remontrants. En 1618, ce l’ut lui qui reçut la mission de préparer à la mort l’infortuné Barneveldt, et, l’année suivante, il fut appelé à une chaire de théologie k l’université de Leyde. Il l’occupa jusqu’à sa mort. Nous citerons parmi les écrits de Wale : L’office des ministres ; l’autorité et surintendance qu’un souveruin magistrat chrétien doit avoir sur iceluy (Middelbourg, 1025), traduit du flamand en français par J. Crucius (Harlem, 1628) ; Dissertatio de sabbatâo sioe de vero sensu atque usu tertii prscepti (Leyde, 1628, in-8°) ; Œuvres théoloyiques (Leyde, 1643-1647, 2 vol. in-fol.).

WALE (Jean de), médecin hollandais, fils du précèdent, né à Koukerke, près de Middelbourg, en 1604, mort à Leyde en 1649. Il fit ses études médicales dans cette ville, où il passa son doctorat en 1631, et y devint professeur. Wale s’occupa beaucoup de recherches anatomiques, d’expériences sur les animaux vivants, et non-seulement il adopta la découverte de la circulation du sang, mais il prétendît même en trouver des traces dans l’airtiquité. Il en attribua la connaissance parfaite à Fra Paolo Sarpi et à

Fabrizzio d’Aquapeûdente, et il ne laissait à Harvey que l’honneur d’avoir rendu ce point de doctrine incontestable et de l’avoir enseigné le premier publiquement. Voici la liste de ses écrits : Epistols de motu chyli et sanguinis ad Thomam Dartholinum Gasparis

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filium (Leyde, 1641, in-8°) ; Instilutiones compendiosx medicinx ; Methodus medendi brevissima ad circulationem sanguinis adornata (Ulm, 1660, in-12) ; Opéra medicaomnia (Londres, 1660, in-8°).

WALE (Charles), général anglais, né en 1763, mort en 1845. Entré en 1779 dans l’armée, il combattit successivement à Gibraltar, en Irlande, en Hollande, fut envoyé, comme lieutenant-colonel, à la Jamaïque et aux Indes orientales, et promu brigadier général, fut chargé, en 1810, de l’attaque de la Guadeloupe et s’empara de cette lie, dont il reçut le commandement. Nommé, en 1812, gouverneur de la Martinique, il conserva ces Fonctions jusqu’à l’époque où Vite nous fut rendue, après les traités de 1815. Sept ans avant sa mort, Wale fut promu au grade de général. ■

WALEF (Biaise-Henri db Cortb, baron de), poëte et intrigant politique, né k Liège en 1652, mort en 1734. Il fut officier successivement au service du prince-èvêque de Liège, de l’Espagne, de la France, de la Hollande et de l’Angleterre, assista, en 1706, k la bataille de Ramillies, où il conquit le grade de maréchal de camp, et, revenu en France après lu paix d’Utrecht, y fut plus tard (1717) un des agents subalternes employés par la duchesse du Maine dans la conspiration de Cellamare. En 1719, il obtint le grade de lieutenant gérai des armées d’Espagne et l’emploi de gouverneur militaire du royaume de Valence. En 1728, il résigna ces fonctions et se retira à Liège, où il fut nommé peu après feld-maréchal lieutenant de l’empire. Walef a laissé une quantité considérable de poésies, qui sont des plus médiocres, bien que quelques-unes aient été louées par Boileau. Nous citerons, entre autres : les Titans ou l’Ambition punie et les Jumeaux (Liège, 1725, 2 vol. in-8°) ; Œuvres nouvelles (Liège, 1731, 5 vol. in-S°) ; Cat/iolicon de la basse Germanie (Cologne, 1731, in-S°) ; les Augures ou la Conquête de l’Afrique, poëme (Liège, 1734). Un recueil des Œuvres choisies de Walef a été publié près d’un demi-siècle après sa mort par de Villenfage (Liège, 1779, in-8°)

WALES, nom anglais de la principauté de Galles. V. ce mot.

WALES (Guillaume), astronome anglais, né en 1734, mort en 1798. En 1770, il fut envoyé à la baie d’Hudson, pour y observer le passage de Vénus devant le disque du soleil, et accompagna le capitaine Cook dans ses deux expéditions. L’illustre navigateur ayant été accusé par plusieurs savants d’avoir déguisé la vérité sur beaucoup de points, dans un intérêt purement national, Wales chercha à le justifier dans plusieurs mémoires, notamment dans ses Observations sur le voyage du capitaine Cook (Londres, 1777) et dans se3 Remarques sur la relation du dernier voyage de Cook autour du monde, par Forster (Londres, 1778). On a encore de Wales : Observations générales faites à la baie d’Hiïdson (Londres, 1772, grand in-4") ; Observations astronomiques faites pendant le Cours d’un voyage au pôle sud et autour du monde de 1772 à 1775, etc. (Londres, 1777, in-4°) ; Traité des longitudes (Londres, 1794), etc.

WALEWSKI (Alexandre - Florian - Joseph Colonna, comte), littérateur et homme politique français, né au château de Walewice (Pologne) le 4 mai 1810, mort à Strasbourg en septembre 1808. Il était fils d’une Polonaise, fut élevé k Genève, puisk Varsovio et montra durant toute son éducation une grande précocité d’esprit. Dès l’âge de dix-neuf ans, il s’enfuit de son pays pour aller à Londres solliciter les hommes d’État les plus éminents de l’Angleterre en faveur de la Pologne. De Londres il vint en. France, où il se trouvait au moment de la révolution de juillet 1830. Il fut amicalement accueilli par le duc d Orléans, qui, devenu roi, le chargea d’une mission en Pologne. Lorsque, en 1831, les Polonais se soulevèrent con ire les Russes, Walewski devint aide de camp du général en chef de l’armée nationale et prit part à la bataille de Grochow. Député à Londres par le gouvernement insurrectionnel, il ne put accomplir sa mission désormais sans but, les Russes ayant repris Varsovie, et il vint do nouveau chercher un refuge en France. Il se fit naturaliser Français et, "grâce à ses hautes relations, prit rang dans l’armée en qualité d’officier d’ordonnance du maréchal Gérard. Ensuite il devint capitaine dans la légion étrangère, passa au 4" régiment do hussards et fut chargé des fonctions de directeur des affaires arabes à Oran. Rappelé en Fiance et fatigué de la vie oisive des garnisons, désireux d’ailleurs de briller dans le monde, il donna -sa démission en 1S37, acheta le Messager des Chambres et entreprit de se faire connaître duns la société parisienne de cette époque comme homme éléfant, comme pubiieiste et comme auteur ramatique.

Après avoir écrit quelques brochures politiques, Un mot sur la question d’Afrique (1837, in-32) et l’Alliance anglaise (1S3S, in-32), il voulut aborder le théâtre, où il passa pour avoir collaboré avec M. Alexandre Dumas k Mademoiselle de Belle-Isle (183 !>). Le 8 janvier 1840, il fit jouer au Théâtre-Français, avec un luxe d’ameublement peu

ordiuaire sur cette scène, l’École du monde ou la Coquette sans le savoir, comédie en cinq