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rendu son nom excessivement populaire en Allemagne en éditant le Grand Dictionnaire universel complet de toutes les sciences et de tous les arts (Leipzig, 1731-1750, 64 vol. ; supplément, 1751-1754, 4 vol.), ouvrage qui, pour certaines parties, est encore excellent a consulter.

ZEDLITZ (Charles-Abraham, baron de), homme d’État prussien, né près de Landshut (Silésie) en 1731, mort en 1793. Il était étudiant en droit k Halle, lorsque Frédéric le Grand, ayant eu occasion de remarquer la vivacité de son intelligence, lui conseilla d’apprendre la philosophie de Locke et lui fit donner des leçons par Meyer. En quittant l’université, Zedlitz fut nommé référendaire a la chambre des comptes de Berlin (1755), puis il devint conseiller de régence à Breslau (1759), président de la cour suprême de Silésie (1764) et chef du consistoire supérieur à Brieg. En 1770, Frédéric le Grand lui confia le portefeuille de la justice, avec la présidence du tribunal de cassation et l’inspection spéciale de la justice dans diverses parties du royaume. L’année suivante, Zedlitz devint ministre des affaires ecclésiastiques et de l’instruction publique, directeur des caisses des pauvres, de la bibliothèque royale, inspecteur des universités, puis président du tribunal des

douanes (1772), directeur des collèges de médecine et de chirurgie.

Plein de zèle, d’activité, de vues élevées, cet éminent homme d’État s’attacha à apporter des réformes dans ia justice criminelle, améliora le régime des prisons, introduisit en Prusse la liberté de la presse, fonda de nouvelles chaires, des écoles préparatoires, développa partout l’instruction publique et donna la mesure de son indépendance et da son amour pour la justice, lors du procès ’du meunier Arnold, en refusant de signer, malgré les ménaces du roi, l’ordonnance qui dépouillait ce dernier de son moulin. Lorsque Frédéric-Guillaume II monta sur le trône (1787), Zedlitz reçut la direction du département supérieur des écoles ; mais, deux ans plus tard, le favori du roi, Wœllner, étant arrivé au pouvoir, il ne crut pas devoir rester dans un cabinet où ses vues étaient contrecarrées ; il se démit de ses emplois et alla terminer ses jours dans la retraite en Silésie. Zedlitz était membre de l’Académie de Berlin. On trouve plusieurs lettres de lui dans l’Histoire des études théologiques de Balle, par Sohutz.

ZEDLITZ (Jean-Joseph-Chrétien, baron de), potSle allemand, né k Johannisberg, Silésie autrichienne, eu 1790, mort en 1862. Entré en 1806dans un régiment de hussards, il prit, comme officier d’ordonnance du prince do Hohenlohe, une part brillante à la campagne de 1809 ; mais il quitta peu après le service et ne s’occupa plus que de littérature. Il s’était depuis longtemps acquis la réputation d’un poëte éminent, lorsqu’on 1837 il obtint un emploi au ministère des affaires étrangères k Vienne. Là, il se lia étroitement avec le prince de Metternich, et mit sa plume au service de ce diplomate. C’est à lui que l’on attribue les articles à sensation que le cabinet Metternich rit paraître pendant plusieurs années dans YAllgemeine Zeitung d’Augsbourg. De 1850 jusqu’à sa mort, outre ses fonctions au ministère, il représenta près la cour d’Autriche les duchés île Saxe-Wehrtar et de Nassau, avec le litre de ministre résident, et le duché de Bruiib-wick, en qualité de chargé d’affaires. La première œuvre importante de Zedlitz lut un recueil de poésies, intitulé : les Couronnes des morts (1827), où il ’ a célébré, dans un style noble et harmonieux, la mémoire des morts illustres, il fit paraître ensuite un recueil de Poésies lyriques (1S32 ; 4e édit., 1855), qui, entre autres pièces, renferme la fameuse Hernie nocturne, dont nous avons donné une double traduction l’une en prose, l’autre en vers, à notre article ballade (tome II, pages 121 et 122). Purmi ses Œuvres dramatiques (Stuttgard, 1830-1836, 4 vol. ; 2e édit., 1860), celles qui obtinrent le plus de succès furent l’Étoile de Séville, tragédie imitée de l’espagnol, et Chaîne et couronne, drame qui a pour sujet les derniers jours du Tasse. On accueillit avec moins de faveur ses poëraes épiques, tels que la Jeune fille de la. forêt (Stuttgard, 1856, 4<= édit.) et les Tableaux de l’ancienne Scandinavie (Stuttgard, 1850, 2 vol. ; 1859, 20 édit.). Plus de popularité était réservé à son Petit livre du soldat (1848), qui renferme une série de chansons destinées à relever le moral de l’armée autrichienne. Mentionnons encore, parmi ses publications, une traduction du Childe Harold de lord Byron (1836), qui est l’une des meilleures que possède la littérature allemande. Dans toutes ses compositions, Zedlitz a fait preuve d’une imagination brillante et d’un talent des plus fins ; son style est d’une rare pureté, son vers plein de rhythme et d’harmonie ; mais il ne sait pas peindre les passions avec assez d’énergie, et l’on sent qu’il ne croit pas k ce qu’il écrit ; il lui manque la conviction et le sentiment.

Vinci en quels termes M. Saint-René Taillandier a apprécié, dans la Revue des Deuxilondes, les poésies de Zeulitz : • On ne peut reprocher k l’auteur de s’être attaqué k des sujets trop éievés ; ce n’est ni un poëme

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philosophique ni un drame emprunté aux pages les plus vivantes de l’histoire que le poète nous donne ; c’est simplement une histoire de bonne femme ; il est clair qu’il n’a désiré qu’un cadre pour mille petits détails descriptifs. La poésie de Zedlitz n’est pas autre chose ; le style, n’étant pas soutenu par la pensée, ne gayne rien aux soins particuliers qu’on lui donne : il devient tourmenté, précieux. L’écrivain, pour relever l’insuffisance du fond, est forcé de prêtera la forme toutes sortes d’ornements inutiles, de la parer, de l’ajuster sans cesse. Rien ne fatigue plus que cette minutieuse coquetterie de tous les instants. »

ZÉDOAIRE s. f. (zé-do-è-re — du malais sadura, nom de la plante). Bot. Syn. de KjEmpférie, genre de scitaminées.

— Pharm. Nom donné k des racines, ou mieux à des rhizomes dekœmpféries, de curcumas ou d’ainomes.

— Encycl. On distingue les zëdaaires dans la droguerie, sous des noms spécifiques qui les caractérisent essentiellement. Les zédoaires ont été inconnues des anciens. Il est probable cependant que la zédoaire longue était le costus cyriaque de Dioscoride. La zédoaire ronde a été succinctement décrite par Sérapion, sous le nom de zérumbel. La zédoaire longue est probablement le gedwar d’Avicenne.

Zédoaire longue. Cette racine arrive de l’Inde, en morceaux desséchés, un peu plus longs et moins gros que le petit doigt, ordinairement obtus aux deux extrémités, recouverts d’une écorce ridée, d’un gris blanchâtre. À l’intérieur, elle est comme cornée, d’une saveur arnère, camphrée, d’une odeur aromatique analogue à celle du gingembre, auquel, du reste, elle ressemble assez. La zédoaire longue est produite, d’après Guibourt, par le kua de Rheede, amomum zedoaria de Wildenovv, qui est un curcuma, curcuma serumbet de Roxburgh, cureuma zedoaria de Roscoe.

Zédoaire ronde. C’est le zérumbet de Sérapion, Pomet et Léinery. Elle arrive de l’Inde orientale. Elle est ordinairement coupée en deux ou en quatre parties, représentant des moitiés ou des quartiers de petits œufs de poule. La partie convexe est souvent anguleuse et toujours garnie de pQintes épineuses, qui sont des restes de radicules. L’épi.ierme, dans les morceaux qui n’en sont pas privés, est comme foliacé et marqué d anneaux circulaires semblables à ceux du souchet et du curcuma rond. La. zédoaire ronde est d’un blanc grisâtre au dehors, pesante, compacte, grise, cornée aussi à l’intérieur. Son odeur et sa saveur sont celles de la zédoaire longue, mais affaiblies. Plusieurs naturalistes la disent fournie par la plante de la zédoaire longue. Cependant, les auteurs anglais s’accordent pour l’attribuer à une autre espèce de curcuma, curcuma zedoaria de Roxburgh, que Roscoe a nommé curcuma aromatica, d’après son opinion que la plante qui produit la zédoaire longue doit seule porter le nom de curcuma zedoaria.

Zédoaire jaune, appelée aussi racine du Bengale. Elle provient, selon Fée, du zinziber ou curcuma xanlorhizon de Roxburgh. Guibourt lui assigne pour synonyme le cassumuniar de Geoffroy. C’est le tommon bezaar de Rumphius. Cette racine est peu connue. On la trouve mêlée en petite quantité k la zédoaire ronde, k laquelle, du reste, elle ressemble entièrement par sa forme, ses radicules et la disposition de ses prolongements cylindriques. Elle en diffère par sa couleur, sa saveur et son odeur.

Les zédoaires renferment une essence analogue au camphre. On les emploie comme médicaments stimulants dans les mêmes circonstances et aux mêmes doses que le gingembre, le galanga et autres racines de la famille des amotnacées. La zédoaire ronde entre dans les recettes de l’élixir de longue vie et du baume de Fioraventi. Selon Lémery, elles sont emménagogues.

ZÉDOABINE s. f. (zé-do-a-ri-ne — rad. zédoaire). Chim.’ Substance extraite d’une espèce de zédoaire.

ZÉE s. m. (zé). Ichthyol. Genre de poissons, de la famille des scombéroïdes, type du groupe des zéides, comprenant deux espèces qui habitent les mers de l’Europe.

— Encycl. V. dosée.

ZEELAND, province de Hollande. V. ZÉ LANDE.

ZEEMANN (Rémi Nooms, dit), peintre et graveur hollandais. V. Nooms.

ZÉEN adj, m. (zé-ain). Bot. Se dit d’une espèce de chêne qui croît en Algérie, et qu’on appelle aussi chêne zang.

ZEGEDIN ou SZEGED1N (Étienne Kis de), théologien protestant hongrois. V. Kis.

ZEGERS (le Père Tacite-Nicolas), théologien belge, né à Bruxelles vers la fin du xve siècle, mort à Louvain en 1559. Il entra dans l’ordre des franciscains, remplaça en 1536 Titelman comme professeur de théologie au couvent des récollets de Louvain et abandonna en 1548 l’enseignement pour s’occuper de rédiger des ouvrages dans lesquels il a fait preuve d’une sulide instruction, d’un esprit judicieux et sagace. Les principaux sont les suivants : Proverbia teu-

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1 tonica latinitate donata (Anvers, 1550) ; Schulion in omnes Novi Testamrnti libres (Cologne, 1553, in- !2) ; Epanorthotes, sive castigationesNovil’estamenti (Cologne, 1555, in-12), dont les notes sont très-estimées ; Inventoriant in Testamentum Nooum(Anvers, 1558, in-12) ; Testamentum juxla veterem Ecclesis éditionem (Louvain, 1559, 2 vol. in-16), édition très-rare, accompagnée de notes courtes, mais excellentes. On lui doit encore des traductions d’ouvrages ascétiques, un catéchisme en flamand, etc.

ZEGERS (Gérard), peintre flamand, né à Anvers le 17 mars 1591, mort dans la même ville le 18 mars 1651. Inscrit comme élève de la confrérie de Saint-Luc en 1603, sans indication de maître, il fréquenta, dit-on, successivement l’atelier de H. van Balen le

vieux et celui d’Abraham Janssens. En 1608, il fut reçu franc-maitre, n’ayant encore que dix-sept ans. Il partit alors pour l’Italie, où il s’appliqua à imiter la manière du Caravage et de Msnfredi ; puis il se rendit en Espagne, muni de lettres de recommandation du cardinal Zapata, ambassadeur de ce pays à Rome, et peignit plusieurs tableaux pour le roi Philippe III, qui l’attacha à sa cour. En 1620, il était de retour à Anvers, où il se maria, l’année suivante, avec Catherine Wouters, dont il eut onze enfants, trois garçons et huit filles. En 1631, il fut admis dans la gitde des romanistes, c’est-adire des artistes qui avaient visité Rome, et, en 1637, il exerça les fonctions de doyen ou consul de cette confrérie. Zegers sut se faire une place dans l’école flamande, k côté de ses deux illustres contemporains, Rubens et Van Dyck. Celui-ci peignit son portrait ; au bas de la gravure que Paul Pontius en a faite, on lit que Gérard était attaché comme peintre au cardinal infant Ferdinand d’Autriche. Zegers s’était, en outre, peint lui-même, et ce portrait fut gravé par Pierre de Jode le jeune.

« Gérard Zegers est un peintre éminent, dit Waagen. Sans échapper complètement a la puissante influence de Rubens, il sut néanmoins, par sa tendance k l’idéal, se faire une position à part. Ses compositions sont bien équilibrées, ses têtes d’une forme élevée, quoique rarement expressives ; ses figures élégantes, ses attitudes gracieuses ; sa palette, sans avoir l’éclat de celle de Rubens, ne laisse pas d’être transparente et chaude, souvent nourrie et toujours harmonieuse ; sa touche est ample et large. » Anvers conserve un assez grand nombre de tableaux de Zegers ; le musée en a sept, dont trois, le Mariage de la Vierge, YExtase de sainte Thérèse et la Vierge au sapulaire, proviennent de l’église des carmes déchaussés ; le Christ revenant des limites et le Saint Louis de Gonzague renonçant au monde décoraient autrefois l’église des jésuites ; la Sainte Claire adorant l Enfant Jésus provient de la cathédrale, et le Saint Norbert recevant l’habit religieux, de l’église abbatiale de Saint-Michel. L’église Saint-André, k Anvers, conserve un Saint François-Xavier adorant l’Enfant Jésus, l’Éducation de la Vierge et l’Erection de la croix. La cathédrale de Liège possède une Descente de croix ; l’église Saint-Pierre, à Gand, la Résurrection de Lazare et Jésus guérissant l’aveugle ; l’église Saint-Bavon, dans la même ville, le Martyre de saint Liévin ; l’égiise Notre-Dame, k Bruges, une Adoration des bergers et une Adoration des mages. Au musée de l’Académie de Bruges est une Sainte Trinité ; au L’ouvre, un Saint François d’Assise en extase, qui a été gravé parL. Vorsterraan ; au musée du Belvédère, à Vienne, deux tableaux de l&Vierge avec l’Enfant Jésus et saint Jean et un Saint François de Borgia (dans un paysage peint par’j. van Arthois) ; au musée de Madrid, Jésus dans la maison de Marthe et Marie ; au musée de Copenhague, la Cène ; au musée de Rotterdam, Vénus et Adonis. Des biographes assurent que Zegers peignit avec succès des joueurs, des musiciens, dans le goût de Manfredi ; ses ouvrages en ce genre sont devenus excessivement rares. Les anciens auteurs français ont souvent écrit le nom de ce peintre Seghres, conformément à la prononciation. L’orthographe Seyhers, adoptée par beaucoup de biographes, n’est pas justifiée par les documents ; le maître signait Zegers. Il n’était pas parent de Daniel Scghers, dit le jésuite d’Anvers, qui vécut dans le même temps (1590-1661) et se rendit célèbre comme peintre de fleurs (v. Skghers). C’est à tort que le nom de ce dernier est écrit quelquefois Zegers ou Zeghers ; à signait Daniel Seghers.

ZEGEHS (Hercule), peintre et graveur allemand, né vers 1625. Cet artiste, qui vivait du temps de Paul Potter, dont il égalait presque le talent, s’adonna au paysage et exécuta des tableaux extrêmement remarquables par de beaux effets de perspective et par des oppositions de lumière et d’ombre. Malgré tout son talent.il n’obtint point, tant qu’il vécut, la réputation qu’il méritait et mena une existence misérable. Dans l’espoir de trouver plus de ressources dans la gravure, il fit des estampes dont on n’apprécia pas davantage le mérite. Profondément découragé, il noya ses chagrins dans le vin, tomba dans son escalier un jour où à était ivre et mourut des suites de cette chute.

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Zegers avait inventé un procédé pour imprimer des paysages en couleur sur toile.

ZÉGRIS s. m. (zé-griss— mot ar.).Entom, Genre d’insectes lépidoptères diurnes, de la tribu des piérides, dont l’espèce type habite le midi de l’Europe.

— Encycl. Les zégris ont la tête assez petite, courte, velue ; les antennes courtes, brusquement terminées en massue aplatie ; le corselet robuste et très-velu ; l’abdomen assez gros et court ; les ailes d’une texture délicate, les inférieures embrassant un peu le dessous de l’abdomen. Les chenilles sont épaisses et pubesoentes. La chrysalide est courte, contractée, gibbeuse, attachée par sa queue, qui est arquée, et par un lien transversal, et enveloppée dans un réseau soyeux. Ce genre renferme trois ou quatre espèces, qui habitent l’Europe. Le zégris euphème se trouve dans les régions méridionales. C’est un très-beau papillon, qui vole très-rapidement, est fort rare et très-diftioile à prendre. Sa chenille vit sur la moutarde sauvage.

ZEG-ZEG, vaste contrée de l’Afrique centrale, dans le Haoussa, entre le Kano au N., le Djakoba au S., le Niffé et le Gouari k l’E. Ch.-l., Zaria.

ZEHDEMCK, ville de Prusse, province de Brandebourg, régence de Potsdam, à 56 kilom. N. rie Berlin, sur la rive droite du Havel ; 2,900 hab. Chantiers de construction de bateaux. Fabrication de draps et de tabac. Navigation active.

ZEHETEH (Matthieu), écrivain allemand, né en 1788, mort en 1849. Il se livra k renseignement k Wasserbourg, puis k Eichstœdt, et composa plusieurs ouvrages pédagogiques, parmi lesquels nous citerons :

Quelques principes d’éducation et d’enseignement à l’usage des professeurs et éducateurs (1817) ; Méthode de lecture calquée sur la nature et les principes (1819-1821) ; Guide pour l’enseignement oral du calcul (1S20) ; Théorie sommaire d’éducation et d’instruction (1S38) ; Théorie générale de ta musique (1838).

ZEHETMAYER (Franz), médecin autrichien, mort k Lemberg en 1346. Après avoir fris le diplôme de docteur, il entra dans enseignement et professa successivement la pathologie et la clinique a l’université de Vienne et k celle de Lemberg. Indépendamment d’articles insérés dans des journaux de médecine, on a de lui : Principes de percussion et d’auscultation et de leur application à la diagnostique (1843)-, les Maladies du cœur (1«44).

ZEUNER (Louis-Édouard), littérateur et historien allemand, né k Brunn en 1735. Il devint en 17S4 professeur d’histoire à l’université de Lemberg et écrivit plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Anecdotes (Vienne, 1775, in-8u) ; Réflexions sur tes sciences et les arts (Vienne, 1776, in-8°) ; Livre élémentaire pour te cours de l’histoire littéraire (OUnutz, 1776, in-8°) ; Matériaux pris dans l’histoire littéraire des anciens temps (Olmutz, 1777, in-8°) ; Manuel pour les leçons publiques sur l’histoire littéraire (Breslau, 1777, m-8°) ; Evénements remarquables pris dans l’histoire ancienne (Saint-Pétersbourg, 1787, iu-8u). On ignore la date de sa mort.

ZEHNÉRIE s. f. (zô-né-rî — de Zehner, savant alleni.). Bot. Genre de plantes, de la famille d. s cucurbitacées, tribu des cucurbitées, comprenant une dizaine d’espèces, qui habitent les régions chaudes de l’Asie et de l’Afrique.

— Encycl. Les zehnéries sont des plantes herbacées vivaces, k feuilles anguleuses, dentées ou lobées, k fleurs monoïques ou dioïques, axillaires, les fleurs mâles en grappes, les fleurs femelles solitaires ou agrégées. Endlicher en a décrit huit espèces, parmi lesquelles nous citerons la zehneria bauerians et la zehneria Ecklonis.

ZEHNLING s. m. (zènn-lingh). Métro !. Poids usité dans le duché de Bade, et valant 50 grammes.

/ElAU, célèbre capitaine arabe, né à Taïefa vers 623 de notre ère, mort en 673. Il était fils naturel d’Abou-Sofyan et frère du calife Moawyah. Sous le califat d’Omar, il se fit remarquer par son éloquence, fat nommé cudi, puis devint secrétaire et trésorier du gouverneur de Koufah-al-Magheïah, dont il avait gagné la faveur eu le renvoyant absous d’une accusation d’adultère, et fut ensuite lieutenant d’Abdallah, gouverneur de Bassora. Zeiad remplissait ces fonctions lorsqu’il vainquit, sous le califat d’Ali, le général que Moawyah avait envoyé pour s’emparer de Bassorah (659), et" il donna de telles preuves de son courage et de son habileté, qu’il reçut le gouvernement de la Perse, où il se fit aimer par la sagesse de son administration. Moawyah, étant parvenu au califat, résolut d’attirer à son parti son frère naturel, de le détacher du parti des enfants d’Ali. Dans ce but, il reconnut publiquement Zeiad pour son frère, obtint qu’il lui prêtât serment de fidélité, lui donna le gouvernement de la ville de Bassorah, infestés par les voleurs, et lorsque Zeiad, par des mesures pleines de vigueur, y eut rétabli la sécurité, il l’investit du commau-