Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 15, part. 4, Vl-Zz.djvu/360

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


1496

ZOAG

au N. et a l’E., et les cercles de Lemberg, de Brzezany, de Tarnof ol et de Zolkiew ; 5,230 kilom. carrés ; 275,00) hab. Le sol, généralement plat, est asse.j fertile ; mais on y trouve quelques marais et des espaces sablonneux et non boisés. L/ugr.culture et l’élève du bétail sont la principUa occupation des habitants.

ZMEINIGORSKOÏ, bourg fortifié de la Russie d’Asie, gouvernement et à 522 kilom. S. de Tomsk ; 3,000 ha"). Lavages d’or.

ZMYGROD, bourg de l’empire d’Autriche, dans la Galicie, oen le et à 17 kilom. S.-E. de Jaslo, sur la Deinbovka ; 2,200 hab. Blanchisseries de fil ; commerce de toiles et de vins.

Zn. Chim. Abréviation du mot zinc.

ZNAÏM, ville (le l’empire d’Autriche, dans la-Moravie, à 56 ki ora. de Brunn, chef-lieu du cerclé de son nom, sur la Taja ; 7,000 hab. Gymnase ; maison t’éducation pour enfants de militaires, Aux environs, exploitation de terre a porcelaine, fabrication de draps, toiles, faïence, moutarc.e. On y remarque la caserne, autrefois chiteau et résidence des margraves de Moraie ; les églises de Saint-Nicolas et de Saint-Wenzel, et dans les environs l’ancienne abtaye de Luka. Le 11 juillet 1809, les Français :, sous les ordres de Marniont, y remportèrent une victoire sur les Autrichiens commaniés par l’archiduc Charles ; cette victoire fut suivie d’un armistice, qui fut le prélude di la paix, de Vienne. V. plus bas.

Znaïm (armistice dk), conclu entre l’armée française et l’année autrichienno après la bataille de Wagram. Napoléon savait profiter de la victoire, i, e laissant aucun repos aux ennemis qu’il ve luit de battre, les poursuivant sans trêve < : t rendant leur retraite quelquefois plus mejnrière que le combat lui-même. C’est ainsi qu’aussitôt que les derniers coups de eancu eurent retenti sur le champ de bataille dî Wagram, il lança ses soldats sur la trace des Autrichiens, qui, serrés de près dans leur fuite et acculés enfin à Znaïm, perdirent encore prés de 10,000 hommes aux environs de cette ville. La lutte allait même se termi.ier pour eux par un désastre plus eonsidér ible, lorsque le colonel Marbot et le général d’Aspre arrivèrent aux avant-postes en urit.nt : ■ faix I Paixl ne tirez plus. » Voici ce 1 ui était arrivé : le prince Jean de Lichtenstei i, au nom de l’année autrichienne, s’étHit présenté à Napoléon et lui avait demandé me suspension d’armes, promettant au nom de l’honneur militaire qu’on ouvrirait immédiatement des négociations pour la conclus on de la paix. Aussitôt les chefs d’état-niajoi des deux armées, Berthier pour la Fiance, M. de Wimpffen pour l’Autriche, s’étaient tbouohés sur le terrain même du combat, et tvaient commencé à débattre les conditions d’un armistice, qui fut signé à Znaïm le il juillet à minuit (1809) et porta la date du 12. (Jet armistice célèbre devait durer un mois, délai suffisant pour les débats qui allaient s’ouvrir relativement à la conclusion de la paix. Les conditions étaient dures pour l’Autriche, mais le vainqueur lui avait mis le pied su ;1 la gorge ; il lui fallut bien céder.

Napoléon, pour asimrer sa position militaire dans le cas où 1 on ne pourrait pas s’entendre et où l’on reprendrait les hostilités, exigea l’occupation p jrmanente par ses troupes de toutes les provinces qu’elles avaient seulement traversées, c’est-à-dire la haute et la basse Autriche, les districts de Znaïm et de Brunn, comprei ant la moitié de la Moravie ; la Styrie, la Curinthie, la partie de la Hongrie située entre la Raab et Vienne, et une portion de la Camiole qui assurait ses communications avec la Dalmatie et l’Italie. De cette manière, les armées belligérantes avaient pour ligne de séparation Linlz, Krems, Znaïm, Bruni, Gôiling, Presbourg, Raab, Gratz, Laybaci et Trieste. Napoléon voulut, de plus, qu’oL lui laissât ou qu on lui remît immédiatement la citadelle de Brunn, la ville de Presbourg, ainsi que les places de Raab, de Gratz et de Laybach. De cette manière, il occupait plus d’un tiers de l’empire d’Autriche. Appuyé ainsi sur la capitale de cet empire et sur lei principales places, .il pouvait, si la guerre ;.e renouvelait, pousser ses conquêtes jusqu’ai. fond des provinces les plus éloignées. Au rette, la paix allait se signer à Vienne, et nu ure un terme aux conditions de l’armistice de Znaïm.

ZNAÏM (ckrclb db) entre ceux de Brùnn

l’E. et au N.-E., d’Iglau à k’O. et l’archiduché

d’Autriche au S. Il mesure 3,064 kilom. carrés de superficie e ; renferme 20,000 hab. Montagneux dans sa partie septentrionale, il est composé à l’E. et au S. de plaines tresfertiles en blé, fruits, vins, lin, anis, moutarde et fenouil. On y trouve de belles forêts et on y élève beaucoup de bestiaux, surtout des chevaux et des boiufs.

ZNITSCH, idole adorée à Kiev et à Novgorod -, c’était le feu sacré lui-même à la conservation duquel on avait élevé chez les Slaves plusieurs tempUs. On l’adorait surtout au moment des épidénies et quelquefois on lui sacrifiait les prisonniers chrétiens. ZO, préf. qui signifii Animal, V. zoo. ZOAGÈNE s. f. (zoa-jè-ne — du gr. zoa, vie ; gennaô, j’engend : e). Bot. Espèce d’algue, qui croît dans les eaux thermales ; Nous

ZOAR

avons vu la zoagènk reparaître comme une matière glaireuse. (Th. de Berneaud.)

— Encycl. La zoagène, trouvée dans diverses eaux thermales, a été signalée sous les noms différents de glairine, barégine, nérine, plombiérine, spagine, etc., d’après son aspect extérieur et les localités dans lesquelles on l’a rencontrée. Quelques auteurs 1 ont signalée comme une matière animale, donnant les mêmes produits à la distillation, et pouvant fournir, par l’èbullition, une gélatine propre au collage du papier ; on l’a même comparée à de la chair humaine recouverte de son épidémie. On en a fait, dit T. de Berneaud, tantôt une substance gélatineuse, transparente, presque incolore, sans trace d’organisation apparente ; tantôt un amas mucilagineux, formé, par dépôt, d’un grand nombre de particules, provenant, en majeure partie, de la décomposition de végétaux ou d’animaux, la plupart infusoires ; tantôt on y u reconnu ce chaos du règne organisé dans lequel tous les individus puisent directement ou indirectement leur nourriture et dans lequel ils viennent ensuite se confondre ; et mieux encore, pour parler d’une manière plus précise, les nombreux matériaux épars et en désordre d’un édifice qui s’est écroulé et qui n’existe plus. En réalité, la zoagène se présente comme une matière glaireuse, azotée, simplement organique, mais non organisée. Il est probable que 1 on a confondu sons ce nom les premiers états de ces hydropliytes, ou mieux de ces être ambigus, polymorphes, gélatineux, charnus, qui semblent flouer entre les deux règnes organiques.

ZOAGLIO, bourg du royaume d’Italie, province de Gênes, district de Chiavari, mandement de Rapallo ; 3,335 hab.

ZOAMELGE adj. (zo-a-mèl-je — du préf. zo, et du gr. melgô, je trais). Zool. Qui vit en parasite sur les animaux.

— s. m. pi. Entoin. Grande division des insectes hémiptères, comprenant ceux qui vivent en parasites sur les animaux.

ZOANTHAIRE adj. (zo-an-tè-re — rad. zoanthe). Zooph. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre zoanthe.

— s. m. pi. Ordre de polypiers parenchymateux ou antliozoaires, ayant pour type le genre zoanthe.

— Encycl. Les zoanlhaires forment, dans la classe des polypes, un groupe caractérisé par un corps régulier en forme de fleur, plus ou moins allongé, libre ou fixé, très-contractile, pourvu d’un canal intestinal à parois non distinctes, avec une seule et grande ouverture terminale entourée de tentacules creux. Ils se divisent en trois tribus renfermant un grand nombre de genres, dont nous citerons les principaux. I. Zoanlhaires mous.lucernaire, moschate, actinacte, discosome, métridie, actinérie, actinie, actinolobe, aetinocère, etc. — IL Zoaiithaires coriaces : zoanthe, mamillifère, corticifère.—III. Zoaiithaires pierreux : fongie, lurbinolie, méandrine, astrée, agaricie, oculine, madrépore, porite, palmipore, etc.

ZOANTHE s. m. (zo-an-te — du préf. zo, et du gr. unthos, fleur). Zooph. Genre de polypes charnus, type de la famille des zoanthièns, voisin des actinies et comprenant plusieurs espèces, répandues dans les diverses mers : Les zoanthks ont le corps allongé. (E, Baudement.) Le zoanthe d’Ellis vit duns les mers a"Amérique. (A. Rousseau.)

— Encycl. Les zoantlies sont caractérisés par un corps charnu, presque cylindrique ou cunique, allongé, élargi à la partie supérieure en forme de massue, avec une bouche terminale, linéaire, trunsverse, entourée de tentacules courts, rayonnants, rétructiles, tandis que la base esc amincie, pëdonculée, en forme de tube charnu et rampant. Ces animaux ressemblent beaucoup aux actinies ; mais ils en diffèrent en ce que, au lieu d’être libres, ils sont fixés en assez grand nombre sur une base commune plus ou moins élargie. Le zoanthe se sert de ses tentacules pour arrêter sa proie et l’amener k sa bouche. Le zoanthe d’Ellis habite les mers d’Amérique, où les groupes de ses individus pendent aux voûtes des rochers^

ZOANTHIEN, IENNE adj. (zo-un-ti-ain, i-è-ne — rad. zoanthe). Zooph. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre zoanthe. il On dit aussi zoanthinibn.

— s. m. pi. Famille de polypiers anthozoaires, ayant pour type le genre zoanthe.

ZOANTHROFE s. (zo-an-tro-pe — du préf. zo, et du çr. anthrâpos, homme). Pathol. Personne aflectée de zoanthropie : Nouveau Nabuchodonosor, le zoanthropk se trouve tout à coup métamorphosé en béie faune, et s’en va errant au mitteu des cimetières et des àois, où il se sent harcelé par la même et les chasseurs. (Macario.)

ZOANTHROPIE s. f. (zo-an-tro-pî — du préf. zo, et du gr. anthrâpos, homme). Pathol. Hallucination dans laquelle le malade Se croit changé en bête.

ZOANTHROPIQUE adj. (zo-an-tro-pi-kerad. zoanthrope). Pathol. Qui a rapport à la zoanthropie : Hallucination zoaNthropiqub.

ZOARE s. m. (zo-a-re). Antiq. Fût de colonne ou tronc d’arbre poli, qui représentait une divinité chez les Scythes,

zocc

ZOARCÈS S. ni. (zo-ar-sèss — du gr. zoarchès, vital, qui fait vivre). Iohthyol. Genre de poissons acanthoptérygions, de la famille des gobio’ides, comprenant plusieurs espèces, qui hnbitentlesmers d’Europe et d’Amérique. Il On dit aussi zoarcée et zoarqbb.

ZOARQUE s. m. (zo-ar-ke — du préf. zo, et du gr. archos, chef). Antiq. Chef d’une troupe montée sur des éléphants.

— Ichthyol. V. ZOARCÈS.

ZOBEÏDAH ou ZEB1 -EL- KHEWATIN (la

fleur des dames), princesse abbatsside, morte en 831 de notre ère. Elle perdit, toute jeune encore, en 767, Son père Djal’ar, fils aîné du calife Al-Mansour. Zobeïdah devint la femme légitime de son cousin, le célèbre Harounal.-Rasehid, qui monta sur le trône des califes en 787. Cette même année, elle mit au monde Amyn. Ce prince, bien que son père eût d’autres enfants de ses concubines, notamment Mamoun, devint alors l’héritier présomptif du califat ; mais il perdit une partie de l’affection d’Haroun-al-Raschid, et lorsque ce dernier mourut (809), il ne reçut en partage qu’une partie de l’empire musulman. Zobéidah en éprouva un vif chayrin, que suivit une douleur plus grande encore lorsque Amyn perdit à la fois la couronne et la vie. Elle continua néanmoins k résider à Bagdad, où le calife Mamoun la maintint dans tous ses honneurs et où elle termina sa vie. Cette princesse, dont il est fréquemment question dans les Mille et une nuits, se rendit célèbre par sa piété et par sa générosité. C’est à elle que les historiens persans attribuent la fondation de Tauriz ou Tebriz.’une des villes les plus importantes de la Perse (791).

ZOBÉID1 (Abou-Bekr-Mohammed), philologue arabe, né en Espagne, mort à Cordoue en 9-11 de notre ère. Il s’est fait connaître comme l’auteur d’une Grammaire arabe, d’une Histoire des grammairiens, et pour avoir corrigé et disposé dans un meilleur ordre le plus ancien dictionnaire arabe connu, le Kitab elain, dû au célèbre grammairien Khalil. Il a laissé aussi quelques poésies. On croit qu’il était le père d’Aboii-Bekr-Haçnn, fils de Zobéidi, mort en 989. h qui l’on doit une Histoire des jurisconsultes de Cordoue.

ZOBËIK, ville de la Turquie d’Asie, dans le pacbalik et à 15 kilom. S.-O. de Bassora. Elle fut fondée par des familles qui fuyaient les attaques des Wahabites ; son nom lui vient de Zobéir, l’un des premiers disciples de Mahomet, dont le tombeau a été trouvé duns les ruines voisines.

ZOBEI. (Jean-Clmrles-Henn DE), théologien et géographe allemand, né à Grœppendorf en 1773, mort en 1849. Il fut successivement assesseur à la Faculté de philosophie de Wittemberg, professeur à Wiederau (1799), enfin évêque protestant à Borna. Nous citerons, parmi ses ouvrages : Magasin d’interprétation biblique (1805) ; Introduction populaire à l’ensemble des saintes Écritures (1806) ; Principes, opinions et œuvres de Luther en matière d’enseignement (1817) ; Deoraculorum divinorum in concionibus sacris usu inepto eodemque noxio (1S17) ; Aperçu général de la géographie ecclésiastique et de ta statistique du royaume de Saxe (1831).

ZOBL1TZ, ville du royaume de Saxe, dans le cercle et à 52 kilom. de Zwickau, bailliage de Lauterstein ; 2,000 hab. Riches carrières de serpentine ; fabrication de dentelles, de coton, d’ouvrages en bois. Aux environs, ruines du château de Lauterstein et afrinerie d’argent de Grunthal.

ZOBOL1 (Alphonse), astronome italien, né à Reggio vers la fin du xvie siècle, mort à Bologne vers 1640. Il passa la plus grande partie de sa vie dans cette dernière ville, suivit les idées admises par Tycho-Brahé en astronomie, et, à l’exemple de la plupart de ses contemporains, se laissa prendre aux rêveries de l’astrologie. Ses principaux ouvrages sont : Asieometrologia (Bologne, 1619, in-4°) ; Discorso astrologico sopra la mutazione dell’aria e vari aeidenti (Vicence, 1631, in-4°).

ZOCCA, bourg du royaume d’Italie, province de Modèue, district de Pavullo-nel-Frignano, mandement de Modène ; 4,500 hab.

ZOCCOL1 (Charles), architecte italien, né à Naples en 1718, mort en 1771. Après avoir servi pendant quelque temps dans le génie mili’iiire, il donna sa démission pour s’occuper d’architecture, d’hydraulique et de la partie de la jurisprudence qui s’y rapporte.’ Des ouvrages qu’il fit paraître lui valurent bientôt d’être chargé de régler les différends si fréquents entre les riverains des cours d’eau, de voir ses décisions acceptées comme des oracles et d’être nommé contrôleur des bâtiments de la ville de Naples. Comme architecte, il a élevé des constructions solides et d’un aspect agréable. On lui doit notamment la cathédrale, le séminaire et le palais épiscopal de Calvi ; plusieurs couvents ; les jolies villas du marquis de Palomba, à Cesa, près d’Averse, des princes de Supino, à Portici ; les moulins de Capoue sur le Volturne de Scilla, dans la Calabre, etc. Comme écrivain, il a publié un bon traité des servitudes, intitulé :De seroitu, et un traité d’hydraulique, Délia gravilazione dé corpori e delta forza dé fluidi.

ZODI

ZOCHOWSKl (Félix), prélat, homme d’Etat, jurisconsulte et historien polonais, né en 1663, mort à Lo-wicz en 1748. Après avoir suivi les cours de l’académie de Cracovie, il se rendit k Rome, où il étudia le droit civil et le droit canon, la théologie et l’histoire. De retour dans sa patrie, il entra dans les ordres et devint successivement chanoine de Premyst (1G99), évêque de Kujawy, grand référendaire de la couronne (1709), chanoine de Varsovie et évêque d’Infland. Ses talents lui méritèrent la faveur d’Auguste III, roi de Pologne, et celle de Pierre le Grand, czarde Russie. Chargé par son souverain de plusieurs missions diplomatiques fort délicates, il y fit preuve d’autant d’habileté que de savoir et d’éloquence. Zochow»ki se signala surtout pendant son ambassade à Vienne, où il avait été envoyé pour provoquer une entente dans le but d’empêcher les Turcs d’entrer dans le territoire polonais. Son succès fut complet, et, en récompense de ses services, il reçut l’abbaye de Mogilsk (1716) et l’ôvêché de Posen (1717). Comme membre du sénat, il se montra profondément versé dans la connaissance des affaires et fit preuve d’autant de zèle pour le bien public que d’élévation dans les vues. À la diète de Varsovie en 1726, Zochowski fut chargé d’entrer en pourparlers avec les ambassadeurs de l’empereur, de la Suède et de la Prusse, et de s’occuper de la révision de la constitution due à Kozucliowski. Auguste III le nomma- peu après archevêque de Gnesne et primat. L’habile prélat prit ensuite une part active aux affaires de Torun, présida plusieurs fois les assemblées nationales et exerça une grande influence sur les délibérations des diètes de Grodno (1744) et de Varsovie (1746). Nous ci terons, parmi ses ouvrages : Synodus dicece~ sana Posnaniensis (Varsovie, 1720, in-4u) ; Sanctissimi D. N. Clemeutis papis XI dus constitutiones (Varsovie, 1719, in-4°) ; Epistola pastoralis (Varsovie, 1720) ; Monitapastoralia (Brealau, 1727, in-4°) ; Recueil de sermons (Varsovie, 1728), etc.

ZOCHOWSKI (Jean), jurisconsulte et philosophe polonais, né en Galicie en 1803, mort à Cracovie en 1S55. Il se fit recevoir docteur en droit et en philosophie k l’université de Cracovie, dont il devint bibliothécaire adjoint. Zochowski commença par se livrer k la poésie et publia des pièces de vers dans différents recueils, puis il revint à des travaux plus sérieux. Chargé d’un cours de philosophie à l’université^ il professa bientôt en même temps le droit romain, en se servant dus commentaires de Cujas, et le droit civil. Par la suite, il obtint une chaire de droit naturel, de droit pénal, de législation comparée et devint en 1850 professeur de philosophie. Tout en se livrant Si l’enseignement, il exerçait avoc beaucoup d’éclat la profession d’avocat. Elu représentant en 1844, il exerça une grande influence sur lu commission législative, dont il faisait partie. Indépendamment d’un grand nombre de dissertations et d’articles philosophiques et bibliographiques, insérés dans divers journaux et recueils périodiques, on lui doit des ouvrages fort estimés dans son paya. Nous citerons, entre autres : De usuris secundum jus romanum (Cracovie, 1828) ; Esquisse historique du droit romain d’après Gibbon (Cracovie, 1830, in-S<>) ; Traité sur la philosophie en général et sur son état actuel (Cracovie, 1834, iu-8°j ; Esquisse de l’histoire de la philosophie, d’après Tennemann (Cracovie, 1S36-1837, 2 vol. in-8°J ; les Codes civil, de procédure civile et de commerce français, traduits en polonais avec des commentaires sur l’interprétation des textes (Cracovie, 1845) ; Cours de droit criminel (Cracovie) ; Critiques sur le droit international (Cracovie, 1849) ; Traité sur le droit des gens (Varsovie, 1851) ; Des rapports internationaux au point de vue de ta justice (Cracovie, 1849) ; Essai sur te principe de la souveraineté (Cracovie, 1S52) ; Sur les tendances de réorganisation sociale (Cracovie, 1852) ; De la représentation (Cracovie, 1853), etc.

ZOCODON s. m. (zo-ko-don). Zooph. Genre de polypiers, comprenant deux espèces propres à la mer de Sicile.

ZOCOR ou ZOKOR s. m. (zo-kor). Mamiit. Espèce de rat-taupe ouspalax. Il On dit aussi zoca.

ZODARION s. m. (zo-da-ri-on — du gr. zodion, animalcule ; areios, belliqueux). Arachn. Genre d’aranéides, de la-tribu des araignées, formé aux dépens du genre clotho.

ZODIACAL, ALE adj. (zo-di-a-kal, a-lerad. zodiaque). Astron. Qui appartient au zodiaque : Constellations zodiacales. Il Lumière zodiacale, Lueur blanchâtre qu’on aperçoit après le coucher du soleil dans le plan do l’écliptique, sous la forme d’un triangle très-allongé, dont la base semble reposer sur l’astre : C’est Cassini qui a découvert la lumibrk zodiacale, cette lueur blanchâtre qui entoure te soleil comme une lentille aplatie dont il serait le centre et dont les bords s’étendent dans son équateur. (Biot.)

— Numisin. Monnaies zodiacales, Monnaies d’Orient, sur lesquelles est figuré le zodiaque.

— Encycl. Astron. Constellations zodiacales. Ces constellations sont des groupes d’étoiles qui occupaient autrefois les douze si-