Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 17, part. 1, A.djvu/171

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


168 ALLE

l’empire deux fois plus d’eau, et dans les Alpes allemandes, trois fois plus que dans l’Allemagne septentrionale. La pluie tombe en Allemagne dans toutes les saisons, mais elle est plus abondante en été ; c’est dans le mois de février qu’il en tombe le moins À partir de ce mois, elle augmente pour atteindre son maximum dans le mois de juillet. Avec le mois de septembre elle diminue, excepté sut les côtes septentrionales. Les pluies moyennes annuelles sont ainsi distribuées :

millimètres.

Wesserling 1.157

Colmar 472

Strasbourg G72

Metz C60

Ratibor 588

Kœnigsberg 6io

Bromoerg 515

Berlin 594

Sommet du Brocken. 1.670 Bayreuth 748

Les pluies, les brouillards et les neiges sont fréquentes dans la partie septentrionale de l’Allemagne, tandis que les rosées, les grêles et les trombes sont plus rares. 11 y a à :

Jours Jours Jours

de pluie de neige de brouillard Klausthal..133 47 99

Brocken... 24 25 87

Trêves.... 153 27 17

Gùtersloh.. 104 31 20

Arnstadt..in 34 13

Berlin.... 120 29 17

Tilsitt.... 104 26 14

Arys 140 52 Il gèle encore à lu fin du mois d’avril dans la partie orientale de la Prusse et au commencement du même mois dans la partie occidentale de l’Allemagne. Dans la Prusse orientale, c’est seulement entre le 17 mai et le 15 octobre qu’on n’éprouve pas de gelée. tandis que dans la partie occidentale de l’Allemagne la bonne saison dure un mois de plus environ. Les ports bien avancés dans les terres, comme Lubeck, Brème, Rostock, Kœnigsberg, etc., à de rares exceptions près, sont tous les ans fermés par les glaces, tandis que les ports de mer proprement dits sont presque accessibles en hiver. Ainsi, pendant douze hivers, de 1857 à 1869, le port de Travemûnde n’a été fermé que quatre hivers et en moyenne 21 jours seulement. De 1860 k 1870 le port de Warneuiùnde n’a été fermé que quatre hivers et pendant 31 jours seulement. Le Tief de Piliau, dans les vingt dernières années, n’a été fermé que douze hivers et neuf jours seulementen moyenne par hiver. Il en est de même à Memel, et bien que la rivière de Swine soit prise presque tous les ans, la naviKation, pendant sept des treize dernières années, a toujours été libre de la mer à Swinemilnde, du moins jusqu’au bureau de navigation, sauf quelques petites interruptions. En 1333, on se rendit en passant sur les glaces de l’Allemagne jusqu’en Danemark ei en Suède, et même on établit des auberges sur cette route extraordinaire. Dans les hivers de 1399, 1423, 1459 et 1709 les glaces couvraient également une grande partie de la Baltique occidentale. 11 y a lieu de croire que le progrès général de la culture en Europe a eu sur la température des influences assez grandes pour que de pareils phénomènes ne puissent plus avoir lieu. En général, depuis le mois de décembre jusqu’au mois d’avril, les ports et les baies sont encombrés de glaces. Le Rhin est pris en moyenne pendant 26 jours de l’année ; le Weser pendant 30 jours, l’Elbe pendant 62 jours et l’Oder pendant 70 jours. Les journées dégelée sont ainsi distribuées : 140 jours à Arys, dans la partie orientale delà Prusse ; 135 jours à Schœberg, sur le plateau occidental de la Prusse ; 110 jours à Ratibor ; 103 jours à Dantzig ; 83 jours à Breslau ; 73 jours à Stettin ; 42 jours à Berlin ; 61 jours à Arnstadt ; 45 jours duns le Mark ; 11 jours à. Gùtersloh ; 10 jours dans la Westphalie, et sur les bords du Rhin 5 jours de gelée en moyenne par année.

Flore. Les forêts tiennent le premier rang : elles occupent 25,5 pour 100 de la superficie de l’Allemagne. De vastes forêts, non interrompues, couvrent les contrées centrales : Sauerland, Taumes, Spessart, Thiiringerwald, Harz, Odenwald, Wasganwald et Schwurzwald ; les Alpes couvrent toute la partie méridionale. Ces forêts se composent d’essences très variées, mais où dominent les différentes espèces de sapins : te sapin commun (pinus picea) ; le sapin argenté (abies) et, dans les Alpes supérieures, l’alvier (pinus timbra). Le sapin sauvage (P. silvestris) se trouve principalement dans les contrées où le sol est sablonneux ; le supin commun trouve en Allemagne sa limite polaire. On voit encore de belles forêts sur les pentes septentrionales de Thuringerwald et dans Oberlausitz ; mais déjà sur le massif du Harz elles deviennent plus chétives. Ce n’est que dans la partie S.-O. du massif qu’on trouve le sapin assez bien développé. Les montagnes de l’Allemagne, d’une faible hauteur, sont couvertes de chênes verts ou yeuses (quercus ilex). Dans la partie orientale de l’empire, on voit sur les vastes plaines sablonneuses de grandes forêts de frênes, de charmes, de bouleaux, de peupliers, de sorbiers et de

ALLE

pruniers. Dans les terrains humides se rencontrent surtout l’aune, le peuplier et les saules. Les essences forestières essentiellement allemandes sont : les tilleuls, les hêtres et les chênes, qui cependant ne sont pas aussi beaux qu’en Danemark. Dans le midi de l’Allemagne, on trouve, sur les pentes septentrionales des montagnes, le sapin et le mélèze, qui s’élève jusqu’à 1.785 mètres ; ces arbres sont remplacés par les hêtres à 1.300 mètres d’altitude. Toutes les hauteurs et les plateaux de la Bavière sont dominés par le pin rouge et le genévrier ; les chênes et les hêtres ne s’y trouvent que dans un état peu développé. Les bouleaux sont répandus sur toutes les pentes des montagnes. La flore de l’Allemagne méridionale etcentrale abonde principalement en plantes ombellifères et cruciformes ; pour les contrées alpines, il faut ajouter les primulacées et les phyteuines. Le sol des montagnes d’une hauteur moyenne est parsemé d’anémones, jacinthes, violettes, muguets. Dans les bois et les haies, on trouve : le sureau à grappes, le cerisier mahaleb, vulgairement appelé « arbre de Sainte-Lucie », le rosier à fruit pendant, le néflier, le baguenaudier, le cornouiller, le rosier cannelle et des églantiers. Parmi les céréales, on cultive principalement le froment, le seigle, l’orge et l’avoine ; on les trouve partout, excepta dans la partie N.-E. de la Prusse orientale. On ne connaît la culture de l’êpeautre que dans la partie S.-O. de l’empire, dans le grand-duché de Bade, dans le royaume de Wurtemberg, sur les bords du Rhin et du Mein. Le maïs ne mûrit que dans la partie méridionale de la contrée. La manne (festuca fluitans) est cultivée entre l’Oder et ses affluents. Les légumes alimentaires sont excellents ; le chou, qu’on vend sous la forme de choucroute (sauerkraut), est exporté au loin ainsi que diverses espèces de carottes, de navets, de pois et de fèves. Le jardinage varie beaucoup selon les climats, et les Allemands tirent une source de revenu assez considérable de la culture des arbres fruitiers et des légumes. Parmi les arbres fruitiers, on trouve dans les contrées les plus chaudes de l’empire : le châtaignier, l’amandier et le pêcher. Les pommiers, les cerisiers et les noisetiers sont répandus partout. La pomme da Borstorf est justement renommée en Europe. On a voulu forcer la culture du mûrier, mais le climat s’y refuse. Parmi les plantes utiles, le houblon est l’objet d’une culture très importante, dont le produit est surtout excellent aux environs de Brunswick et dans la Franconie bavaroise, et qui suffit aux besoins des nombreuses brasseries. La culture du tabac est insuffisante aux besoins ; de plus le tabac indigène est très inférieur à celui de l’Amérique et de la Macédoine. On cultive surtout la garance en Silésie. Le chanvre ne produit pas suffisamment pour alimenter ses fabriques de voiles et cordages. Le chanvre deBade estsupérieuren qualitéà celui de Russie ; il atteint une hauteur de cinq mètres et l’on fait vingt-quatre mètres de toile d’une seule livre de chanvre. Le fin est surtout cultivé dans la partie septentrionale de l’Allemagne. La vigne se voit jusqu’à 52° de lat. N. mais elle ne produit que dans les vallées du Rhin, de la Moselle, du Mein et du Neckar. Il y a quelques siècles la vigne était aussi cultivée dans le N. Les arbres fruitiers sont de plus en plus répandus en Allemagne, ils ont remplacé en partie les peupliers sur les routes nationales et sur celles de petite communication. En général les contrées montagneuses sont couvertes d’arbres à feuilles aciculaires, tandis que les contrées limitrophes de la mer du Nord et de la mer Baltique sont couvertes de hêtres et de chênes. Les plaines intérieures de l’Allemagne sont surtout couvertes de sapins et de bouleaux ; la vallée du Rhin abonde en châtaigniers. Il y a dans l’empire allemand 3.413 espèces de phanérogames et 4.306 espèces de cryptogames. Parmi les cryptogames, il y a 73 espèces de fougères, 585 espèces de mousses, 112 espèces de mousses peltigères, 376 espèces de fucoïdes, 670 espèces de lichens et 2.490 espèces de champignons.

Faune. La faune de l’empire allemand diffère peu sensiblement de celle des contrées limitrophes de l’O. L’ours, le lynx, le chat sauvage, le blaireau, le chamois, le bouquetin et la marmotte se trouvent dans les Alpes. Le loup ne se rencontre que dans la partie occidentale de l’Allemagne à l’O. du Rhin et dans la partie orientale à l’E. de l’Oder ; il vient des Ardennes en France et des Carpathes en Autriche ; mais les loups ne sont que des hôtes de passage dans ces parties extrêmes de la contrée. Le hamster est nombreux en Allemagne et devient parfois le fléau de la contrée de Gotha et des environs du massif du Harz. Ces animaux sont, avec les souris et les rats d’eau, les plus nuisibles du pays. Les renards.les martres et les belettes se rencontrent partout, tandis que les castors sont rares. Dans les parcs et les forêts on voit des daims, des cerfs, des sangliers ; les lièvres et les lapins gîtent partout, depuis le S. du pays jusque sur le littoral de la mer du Nord et de la Baltique. Les forêts et les bruyères abondent en gibier de toute espèce. Les aigles et les vautours habitent dans les Alpes et sur le littoral de la mer

ALLE

Baltique, ainsi que le balbuzard. On trouve une grande quantité d’alouettes dans les environs de Leipzig et presque partout des bécasses, des vanneaux, des pluviers, des avocettes, des huitriers, des cormorans, des sternes, des pétrels, des mouettes. Les palmipèdes sont nombreux dans la partie septentrionale de l’Allemagne, dans les marais et les nappes d’eau douce. Parmi ceux-ci, les plus communs sont les oies, les canards, les harles, les guillemots, les alques ou pingouins, les plongeons et les grèbes. Les oies visitent surtout !a Poméranie et la Westphalie. Parmi les oiseaux voyageurs, la cigogne et l’hirondelle n’apparaissent ordinairement dans les régions de la mer du Nord et de la mer Baltique qu’un mois après leur arrivée en Souabe. L hirondelle arrive à, Giitersloh, en Westphalie, au commencement d’avril ; le rossignol et le coucou, dans la deuxième quinzaine de ce mois. L’empire allemand ne renferme que peu d’amphibies. Parmi les serpents venimeux on trouve deux espèces de vipères. Les grenouilles se trouvent surtout dans le midi, avec descrapauds et diverses espèces de lézards. Sur les côtes allemandes de la mer Baltique et de la mer du Nord on rencontre les phoques et, parmi les cétacés, une espèce de baleine. Les fleuves et les rivières de l’Allemagne renferment 90 espèces de poissons, dont 41 espèces pour le Rhin et le Mein. On compte 200 espèces de poissons tant de mer que d’eau douce, appartenant à l’Allemagne. Ces poissons sont généralement petits et de nuance terne, mais leur quantité est si grande qu’elle n’est dépassée dans aucune contrée. Les carpes et les saumons sont les deux principales espèces parmi celles d’eau douce. Dans le Danube, on trouve d’énormes husos et une foule d’autres poissons, parmi lesquels diverses espèces de C3’prins et de perches. Le Rhin abonde en saumons, ainsi que l’Elbe et le Weser ; on pèche aussi le vairon duns ces derniers fleuves. Les rivières du Harz et de l’Erzgebirge sont riches en truites et en loches, et la murène abonde dans les lacs de la Poméranie et du Mecklembourg. Parmi les poissons renommés, citons : les lamproies de Lunebourg, le saumon argenté du lac de Chiem ; l’ombre bleu du iac Wurm, etc. Les mers qui baignent le littoral allemand sont très poissonneuses ; aussi la pêche a-t-elle été longtemps la ressource principale des habitants de l’Allemagne limitrophe de la mer ; avant qu’ils eussent, à force d’industrie, amené le sol à produire des grains et des légumes, ils faisaient une telle consommation de poisson, qu’ils en contractaient une maladie particulière, lu radesyge, qui règne encore aujourd’hui en Norvège et dans la partie septentrionale de la Suède. On trouve deux espèces de lamproies ; la lamproie marine et la lamproie fluviatile ; la première habite toute l’année au fond de la mer, la seconde y arrive des fleuves voisins vers le printemps. Les fleuves où ce poisson est le plus abondant sont ceux du Mecklembourg. Il y a plusieurs espèces de raies et de squales ; l’esturgeon arrive vers les embouchures de l’Oder et de la Vistule, mais surtout dans le Frische-H ; iff, près de Piliau. La pêche se fait non loin de cette ville k deux époques, aux mois de mars et d’avril et aux mois d’août et de septembre. On trouve près de la côte diverses espèces de syngnathes, le lump ou lièvre de mer, qui se multiplie prodigieusement. Les lançons et l’appât de vase sont très petits ; ils se tien ALLE

lient le long des rivages dans le sable où ils se ronlent en spirales. Les pêcheurs les emploient comme appâts pour prendre d’autres poissons. On trouve deux espèces de gades ou morues ; cependant la grande morue, qui se trouve dans la mer du Nord, ne se rencontre pas dans la mer Baltique. Les meilleures de la Baltique sont pêchées dans les environs de Trawemùnde. On trouve aussi dans la Baltique le pollack, lecapelan, le merlan, etc. Le golfe de Kiel et les eaux voisines fournissent le gobie noir. Le maquereau de la mer du Nord est plus grand que celui de la iner Baltique ; on y trouve surtout le maquereau bâtard. Au printemps les baies de la Prusse sont encombrées par les épinoches. On ne les prend pas pour servir de nourriture, leur goût étant mauvais, mais pour engraisser les terres et pour en retirer une huile bonne à brûler. Le mulet est rare dans la mer du Nord et la Baltique ; mais on y rencontre le surmulet et le biirbarin, le trigle-hirondelle, le scorpion de mer, le cotte quatre-cornes. La Baltique nourrit la pliepleuronecte, la sole, la limande, le turbot, le moineau et le fiez ou fléUn, appelé iiussi flondre ou flundre. On en pêche d’énormes quantités sur les côtes de l’Allemagne. La plus grnndepartie estsalée ou fumée pour servir à l’exportation. Les harengs se trouvent pendant toute l’année dans la Baltique, où ils se montrent en colonnes serrées le long des côtes. Les sardines passent en bandes sur les côtes S.-O. de la Baltique, où les habitants les préparent comme les anchois. La carpe a été acclimatée dans les lacs de la Prusse depuis longtemps, mais elle n’a ni le goût ni la dimension des carpes des pays plus méridionaux. La plupart des rivières de l’Allemagne abondent en saumons, qui, pendant une partie de l’année, habitent les bassins maritimes et pendant l’autre les eaux fluviales. Comme importance commerciale et économique, le saumon peut être plaoé à côté des gades, des pleuronectes et des harengs. L’éperlan de mer est pris en grande quantité le long des côtes allemandes ; les habitants les font sécher pour les vendre. Ajoutons encore à ce résumé l’anguille de mer, qui fréquente la plupart des parages des côtes.

Parmi les animaux domestiques, le cheval allemand est remarquable par sa force et sa beauté. Le cheval de Mecklembourg et de Holstein est recherché pour la remonte de la grosso cavalerie et pour les attelages ; celui d’Ostfrise a les formes plus grossières. Les chevaux des contrées voisines des Alpes sont très robustes ; ceux des bruyères de Sf.nne, en Westphalie, sont testes à la course, mais frêles et sans beauté. Les bêtes à cornes peuvent être divisées en deux races : celles des Alpes allemandes et celles des plaines dans la partie septentrionale du pays. Les plus renommées sont celles du Hanovre, d’Oldenbourg, du Holstein et de Mecklembourg. Les moutons sont de races à laine fine en Saxe et en Silésie. Les porcs, de trois variétés, sont très nombreux en Westphalie, en Bavière et en Poméranie. Les chèvres, les mulets et les ânes se voient peu en Allemagne ; enfin la volaille abonde dans la plupart des provinces.

Géographie politique. Au point de vue de la géographie politique, l’Allemagne est divisée en 26 États souverains, d»nt 1 importance et l’étendue sont très inégales. En voici le tableau :

ETATS.

Prusse

Bavière

Saxe

Wurtemberg

Grands-duchés.

Bade

Hesse

Mecklembourg-Schwerin... Mecklembourg-Strelitz....

Saxe-Weimar

Oldenbourg

Duchés.

Anhalt

Brunswick

Saxe-Altenbourg

Saxe-Cobourg-Gotha

Saxe-Meiningen

Principautés.

Lippe-Detmold.,

Reuss-Greiz

Reuss-Schleiz-Lobenstein...

Schaumbourg-Lippe

Schwartzbourg-Rudolstadt... Schwartzbourg-Sondershausen. Wuldeck et Pyrmont

Villes libres.

Brème

Hambourg

Lubeck

Terres d’Empire. Alsace-Lorraine

SUPERFICIE

en kiloin. carrés.

348 75 15 19 345,1 8G4,1012,7510,4 199,5680,1310.S928,2586,7403,3

2.348,4 3.686,5 1.321,1 1.966,3 2.471,2

1.167,5 316,7 830,9 442,1 942,7 864,0

1.124,9

257,1 410,5 283,0

14.509,6

POPULATION en 1885.

28.313.833 5.416.180 3.179.168 1.995.168

1.600.839 956.170 575.140 100.269 313.668 341.250

247.603 372.580 161.129 198.717 214.697

123.230 53.787

112.118 37.204 83.939 73.623 56.565

166.394

518.712

67.658

1.531.804

HABITANTS

par kil. carré.

SI

71

212

102

105 125 43 34 87 53

105 101 122 101

87

106 170 135 89 89 85 50

644

1.262

246

106

CAPITAL.BS.

Berlin. Munich. Dresde. Stuttgart.

Carlsruhe.

Darmstadt.

Sohwerin.

Neu-Strelitz.

Weimar.

Oldenbourg.

Dessau.

Brunswick.

Altenbourg.

Gotha.

Meiningen.

Detmold.

Greiz.

Schleiz.

Buckebourg,

Rudolstadt.

Naumbourg.

Arolsen.

Brème.

Hambourg.

Lubeck.

Strasbourg.