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sikh, et chacun des dans en avait un quartier ; mais l’érection de la citadelle de Govindghar, qui commande le temple, ne permit plus aux pèlerins sikhs de se présenter autrement qu’en sujets. Le concours des fidèles qui viennent de toutes parts a donné aux foires d’Amritsar une grande importunée. C’est la ville commerciale la plus importante du Pendjab ; elle a pris un grand développement industriel par suite de l’immigration de nombreux ouvriers cachemiriens. Ses maisons de commerce et de banque ont des succursales dans toutes les grandes places de l’Inde, de l’Afghanistan et de la Boukharie. La ville est le dépôt des marchandises expédiées de Bombay et de Calcutta dans le Cachemire et sur les marchés de l’Asie centrale. Les immigrants de Cachemire y ont porté l’industrie des châles, celle des draps d’or et des passementeries ; dans les bonnes années, plus de quatre mille métiers fonctionnent dans la ville. Lors des grandes fêtes, toutes les rues sont tendues de châles et d’étoffes précieuses. La valeur des marchandises qu’on apporte à Amritsar monte à 28 millions de francs pour l’Afghanistan seulement, et cette somme est de beaucoup dépassée par les importations de Cachemire. On évalue a 6 millions environ son principal article de commerce, le châle. L’Afghanistan expédie de la soie rouge pour 8 millions de francs ; la fabrication du coton monte à près de 6 millions ; le sucre et la mélasse, à 2 millions ; l’épicerie et les drogues, à 2 millions ; l’orfèvrerie et la bijouterie, à l million de francs ; le commerce des céréales monte au chiffre de 1 million et la vente des bêtes à cornes à 1 million de francs, etc.

AMRITSAR, province de l’Inde, dans la partie orientale du Pendjab, bornée au N. par le royaume de Cachemire, et comprise entre le Tchinâb et la Bias ; elle est traversée par la rivière Ravt et ses affluents. L’Amritsar est divisée en trois districts : Amritsar, Sialkat et Gourdaspour ; sa superficie est de 13.848 kilom. carrés et sa population de 3.743.680 hab.

AMSAK, chaîne de montagnes du Fezzan, à 600 kilom. environ au S.-O. de la Grande Syrte, se détache du djebel Ahaggar au N. de Ghàt et se dirige vers le N.-E. au N. de Mourzouk. L’Amsak est limité du N. au S. par le désert ; les dunes de sable, d’après Vogel, atteignent parfois une altitude de 162 m. La chaîne, qui présente des pentes à parois abruptes, est en grande partie dévonienne ; sa portion septentrionale a la forme d’un plateau presque uniformément plat, sillonné de crevasses dans lesquelles on a creusé des puits ou qui sont occupées par des oasis : celle de Godva, la plus importante, est traversée par la plupart des caravanes qui se rendent de Mourzouk à la Tripolitaine.

* AMSBERG (Auguste-Philippe-Christian-Thèodore d’), administrateur allemand, né à Eostock le 17 juillet 1789. — Il est mort à Hazburg le 9 décembre 1871.

AMSTERDAM, ville des États-Unis (New-York), à 50 kilom. N.-O. d’Albany et à 230 kil. N.-O. de New-York, sur le chemin de fer d’Albany-Utiea et sur la rive gauche de la rivière de Mohawk ; 11.711 hab. Amsterdam, qui possède d’importantes manufactures, est un grand centre d’exportation de céréales.

** AMSTERDAM, ville de Hollande. Sa population qui ne cesse de s’accroître, s’élevait en 1885 à 366.660 habitants. Une exposition internationale a eu lieu dans cette ville en 1883. V. exposition.

AMSTERDAM, Île anglaise de la mer des Indes, à mi-route environ entre la pointe méridionale de l’Afrique et Celle de l’Australie, à 93 kilom. N. de l’Ile Saint-Paul, par 37° 54’ 30" de lat. S. et 75° 14’ 35" de long. K. Sa superficie est de 66,08 kilom. carrés. Amsterdam est de constitution volcanique et de formation récente ; c’est un bloc unique de lave basaltique, dont le point culminant atteint 1.200 mètres d’altitude. L’Ile, dont la hauteur moyenne est de 600 mètres, affecte la forme d’une ellipse dont le grand diamètre, du N. au S., est de 15 kilom, et le petit, de l’E. À l’O., de s kilom. Elle est partout entourée de falaises à pic de 325 à 650 mètres de hauteur et inaccessibles, sauf dans la partieN.-E., oùl’on trouve parfois une hutte habitée par des pécheurs et ou le terrain s’abaisse jusqu’à la mer. Quand il fait beau, on peut débarquer avec quelque précaution ; mais, dès que la mer se fait tant soit peu houleuse, le débarquement devient une opération très délicate. L’intérieur de l’Ile est en partie couvert d’arbrisseaux, tandis que les falaises sont nues. L’Ile d’Amsterdam fut découverte par Franc Albo, en 1522, dans le premier voyage de circumnavigation du navire «Victoria» ; elle est fréquentée périodiquement par des pécheurs de baleines.

* AMULETTE s. f. — Contrairement à l’Académie, nous avions fait ce mot du genre féminin, suivant en cela l’usage général. L’Académie s’est décidée à le faire féminin dans son édition de 1877.

AMUNATEGUI (Michel-Louis), écrivain et homme politique chilien, né à Santiago en 1826. II n’avait que dix-huit ans lorsqu’à la suite d’un concours il fut nommé proies AMYÔ

seur de latin à l’institut national. En 1848, il fut un des fondateurs de la « Revue de Santiago •, puis il publia divers ouvrages. Agrégé & l’université en 1852, il obtint au concours, cette même année, la chaire d’histoire et de littérature américaines. Il devint ensuite chef de division au ministère de l’instruction publique. Membre du parti libéral, il fut nommé, le 18 septembre 1576, ministre de la justice, du culte et de l’instruction publique dans le premier cabinet formé ’ par le président Anibal Pînto, et il conserva ces fonctions jusqu’au 17 avril 1879. Parmi ses écrits nous citerons la Reconquista espa- »o/a(1850), ouvragecouronné par l’université et écrit en collaboration avec son frère Grégoire ; une Conspiration en 1780 (1851), roman historique et philosophique, avec le même ; Sur la Dictature de O’Higgins (1852) ; les Drùits de la république du Chili sur la souveraineté de l’extrémité australe du continent américain (1853-1855) ; Biographies américaines, en collaboration avec son frère ; etc.

, AMCSSAT (Auguste-Alphonse), chirurgien français, fils du célèbre Jean-Zuléma Amussat, né à Paris en 1820. — Il est mort dans la même ville le 31 mars 1878. Il créa un dispensaire pour les maladies des voies génito-urinaires, perfectionna les méthodes inventées par son père et publia de nouvelles éditions des ouvrages de celui-ci. Outre les travaux déjà cités, il a écrit : Mémoires sur le galvanocaustique thermique (1876, in-8»J ; etc.

AMV (Jean-Barnabé), sculpteur français, né k Tarascon (Bouches - du - Rhône), le 11 juin 1839. Il travaillait à la terre dans une ferme lorsqu’il révéla sa vocation artistique en sculptant sur bois avec un couteau, notamment une pipe qui fut très admirée. ■ Emerveillé, dit Mistral, un bourgeois du voisinage conseilla aux parents d’Awy de le placer chez un marbrier. Amy quitta donc la charrue et s’en vint racler le marbre chez un marbrier tarasconnais. Mais la renommée de la fameuse pipe à chaînette de boi3 se répandit dans la ville et le maire de Tarascon, heureux de susciter un artiste capable d’illustrer son pays, obtint de son conseil municipal une petite pension. » Le jeune homme se rendit à Marseille, où il fit des progrès rapides. Sa pension ayant été portée jusqu’à mille francs, il se rendit en 1861 à Paris, entra dans l’atelier de Bonassieux et fut admis en 1864 à l’école des beaux-arts, où il eut pour maître Dumont. En 1868, Amy débuta au salon par une statue, le Châtiment, et un bas-relief, la Muse de Ponsard, qui lui valurent une médaille. Malgré ce succès, comme il était sans fortune, le jeune artiste, dont la pension avait pris fin, se trouva aux prises avec toutes les difficultés de la vie. Il exposa successivement la Béatitude (1869) ; Baitly (1870) ; le buste de Mistral, l’Innocence (1872) et le médaillon en bronze de M. Thiers (1873). Cette dernière année, il prit part au concours ouvert par M. de Villemessant pour la statue de Figaro. Sur cinquante-trois modèles exposés, le jury choisit 1 œuvre due à la collaboration d’Amy et de Boisseau. Cette statue en bronze à l’expression vivante et spirituelle, et qu’on voit sur la façade de l’hôtel du journal • le Figaro», eut un brillant succès. Elle donna au nom de M. Amy une grande notoriété. Depuis cette époque, cet artiste distingué a exécuté beaucoup d’œuvres remarquables, notamment des bustes pleins de vie et d’expression. Nous citerons de lui ; Mistral, Roumanille et Aubanet, bas-relief en marbre ; Méry (187") ; le poète provençal Soboly (1876) ; îi ? Remords, statue en marbre ; Tête de chien (1877) ; M. Thiers couronné par la Renommée et par l’Histoire, groupe plâtre ; VEnfer, buste terre cuite (1878) ; Basile, buste (1879) ; Henri de Villemessant, Martin de Nimes (1680) ; Frédéric Mistral (1881) ; Vi’en, statue pour la façade du musée de Montpellier (1882) ; la Tarasque, bas-relief bronze (1883) ; Fontaine damour, bas-relief (1884) ; le buste de Frédéric Mistral (1885) ; Enfants au tambour, groupe plâtre et trois esquisses en terre cuite, 1 Apothéose de Victor Hugo, ta Douleur, l’Amour guerrier (1886) ; Don Quichotte et Sancho, terre cuite ; le buste de Mistral (1887). On lui doit encore : une statue de De Thou, » l’Hôtel de ville de Paris ; des bustes : à’Ulpien, à la cour de cassation ; de Cuvier, au Muséum ; un médaillon de Jasmin, etc. M. Amy a obtenu un 4e prix au concours pour le monument de Lamartine, à Mâcon (1874) et une mention au concours pour le monument de la place de la République, à Paris.

AMYÉLENCÉPHAL1E s. f. (a-mi-é-lan-sèfa-lt — du gr. a priv, ; muelos, moelle ; eykepkaton, encéphale), Accouch. Monstruosité produite [jar l’absence de tout le système nerveux central, encéphale et moelle épinière.

« AMYGDALINE s. f. Principe qui existe dans les amandes amères et qui sous l’influence de l’émulsine ou des acides se dédouble en glucose, acide C3’anhydrique et essence d’amandes amères.

— Eocycl. L’amygduline C*>Hî7AzO" a *té dosée par Lehmann dans les amandes ou pépins de divers fruits : pèche 2,35 pour 100, prune 0,96 pour 100, cerise 0,82 pour 100, pomme 0,6 pour cent. D’après Henschen, l’amygda AMYL

fine existe aussi dans les pépins de poire, de coing, de sorbier, dans les vesces, mais non dans les pépins de melon.

11 paraîtrait que l’amygdaline se dédouble sous d’autres influences que celle de l’émulsine et des acides, par exemple dans l’électrolyse de sa solution aqueuse, et par l’action du suc intestinal surtout chez les herbivores, en sorte que cette substance, même pure, serait un véritable poison.

H. Schiff a fait des recherches relatives à la constitution de l’amygdaline ; il a obtenu par l’action de l’anhydride acétique plusieurs dérivés acétylés où l’hydrogène est remplacé jusqu’à’ concurrence de sept atomes, par autant de fois le groupe acétyle (C*H>*0). Il considère l’amygdaline comme étant à la fois un nitrile et un anhydride glucosique et lui attribue la formule :

^/cemofOH)*

u s C61170(OH)3 — O.CH.C8H5).CAz.

On conçoit aisément qu’en fixant deux molécules d’eau (2HsO) ce corps se transforme en

2.C6H1(0H)3 + Clieo + CAzH Glucose. Aldéhyde Acide

benzolque. cyanhydrique.

  • AMYGDAL1QUE adj. (a-mi-gda-li-kerad.

amygdaline). Chim. Se dit d’un acide qui dérive de l’amygdaline.

— Encycl. L’acide amygdalique CwHî8Oi* s’obtient en hydratant l’amygdaline, que l’on fait bouillir à cet effet, en solution aqueuse avec de l’eau de baryte et en décomposant par l’acide sulfurique l’amygdalate de baryum formé. Evaporée au bain-marié jusqu’à consistance sirupeuse, la solution d’acide amygdalique cristallise. Ses cristaux sont incolores, déliquescents, insolubles dans l’alcool et l’éther, La solution a un pouvoir rotatoire gauche égal à — 40°. Il forme des sels gommeux et cristallisables. Cet acide a pour nitrile l’amygdaline et en diffère par la substitution de 0*H à Az(H. Schiff). La formule indiquée autrefois par Liebig et Wœhler contenait HsO en moins, mais ne rendait pas aussi bien compte des réactions de cet acide.

AMYGDALOGLOS3E adj. (a-mi-gda-logloss — rad. amygdale et du gr. glôssê, langue). Anat. Se dit de deux muscles symétriques de la langue, naissant à la base sur la ligne médiane de chaque côté et aboutissant, sur la face externe de l’amygdale du même côté, à l’aponévrose pharyngienne. (Broca.)

    • AMYLALCOOL s. m. Syn. de Alcool

amylique. V. alcool et ahyliqdb, aux tomes I, XVI et XVII du Grand Dictionnaire.

  • AMYLAMINE. Chim. Aminé dérivant de

l’ammoniaque par substitution du radical amyle à l’hydrogène.

— Encycl. L’amylamine C&Hi’AzH* se prépare en faisant agir la potasse sur le cyanate ou le cyanurate d’amyle ou encore sur l’amylurée. Il se forme dans la réaction de l’ammoniaque sur l’iodure d’amyle, dans la distillation de la leucine ou celle d’une matière organique azotée, comme la corne ou la laine en présence de la potasse. C’est un liquide incolore et mobile dont la densité est 0,750, qui bout vers 95°. Il est extrêmement caustique, fixe rapidement l’acide carbonique de l’air, donne un chlorhydrate et un bromhydrate bien cristallisés ; le chlorhydrate donne avec le chlorure de platine un chloroplatinate en paillettes jaune d’or.

La diamylamine (C*Htl)*AzH s’obtient à l’état de bromhydrate en faisant réagir, en vase clos, à 100°, un mélange d’amylumine et de bromure d’amyle ; on la met en liberté par distillation en présence de la potasse caustique. C’est un liquide très volatil, d’odeur à la fois aromatique et faiblement ammoniacale, de saveur acre, peu solubie dans l’eau. Elle bout vers 170° et s’enflamme très facilement. Elle est fortement alcaline et donne des sels cristallisables, assez peu solubles dans l’eau à froid.

La triamylamine (C&HU)3Az s’obtient à partir de la diamylamine, comme celle-ci à partir de l’amylamine ; ses propriétés sont voisines de celles de ta diamylamine ; elle bout à 257°.

Le tétramylammonium s’obtient a l’état d’iodure (C5HU)*AzI en faisant réagir pendant plusieurs jours, à la température de l’ébullition, l’iodure d’amyle avec la triamylaminé. Bouilli en présence de l’oxyde d’argent il donne l’hydrate de tétramylammonium (C&HH)»Az.OH. Cet hydrate très caustique est obtenu à l’état sirupeux par évaporation ; il est décomposable par la chaleur en triamylamine, amylène et eau ; il donne avec les acides des sels cristallisés.

Outre les aminés et l’ammonium composé que nous venons de décrire, il y en a d’autres qui contiennent le radical amyle, qu’on obtient d’une manière analogue et qui ont des propriétéssemblabtes. On connaît notamment : la diéthyl-amylamine (CSHBjîCWl.Az, résultant de l’action de la chaleur sur l’hydrate de triméthyl-amylammonium, obtenu lui-même par la méthode générale de synthèse des ammoniums composés, en partant de l’iodure d’amyle et de la triéthylamine ; et la méthyl-éthyl-amylaroine CH8C*H5C»H»>.Az, résultant de la décomposition par la chaleur de l’hydrate de méthyl-diéthyl-amylammo»

AMïL

nium obtenu lui-même par la méthode gênéraie à l’aide de l’ioduré de méthyle et de la diéthyl-amylamine.

AMYLBENZ1NE s. f. (a-mil-bin-zi-nerad. amyle et benzine). Chim. Liquide aromatique différent de la benzine par la substitution du radical amyle à un atome d’hydrogène.

— Encycl. h’amylbensine C6H»(CSHH) se prépaie en traitant par le sodium un mélange de benzine monobromée et de bromure d’éthyle. U constitue un liquide qui bout à 193°. Oxydé, il donne de l’acide benzoîque. L’amylbenzine peut encore se préparer en faisant réagir le phénylchloroforme sur le zinc éthyle ; on obtient par ce procédé une amylbenzine isomère qui bout k 178°.

  • AMYLE s. m. — Chim. Radical hydrocar»

boné hypothétique, qui entre dans un grand nombre de composés et notamment dans les alcools amyliques.

— Encycl. Le radical amyle C5 ! !11, comme tous les radicaux hypothétiques, n’existe pas à l’état de liberté ; mais on a obtenu ce radical combiné à lui-même sous le nom de diamyle (C^H’i)8(décane, hydrure dedécyle) ; il est susceptible de plusieurs isoméries. Ce radical entre dans plusieurs carbures d’hydrogène saturés isomériques, appelés hydrures d’amyle, ou pentanes.

Hydrures d’amyle C^H1*. La théorie en indique trois et on en connaît trois en effet, qu’on peut obtenir en hydrogénant par le zinc et l’acide chlorhydrique les iodures des alcools amyliques primaires, secondaires, et tertiaires. Sehorlemmer a trouvé l’hydrure normal CH»(CH*)SCH» bouillant à 370-390 dans les pétroles d’Amérique.

Le tétraméthyl-méthane C(CHS)* a été préparé par l’action du triméthylcarbinol sur le zinc-méthyle. Point de solidification, —20". Ebulluion, -f 190,5.

Le dernier CïHBCHtCHSj*, correspondant à l’alcool amylique, doué de pouvoir rotatoire et préparé à l’aide de cet alcool en passant par l’iodure, est peu connu ; on sait seulement qu’il a a pas d’action sur la lumière polarisée.

Chlorures, bromures, iodures d’amyle, C»H» Cl, C^H» Br, CBH«I. Les chlorures, bromures, iodures d’amyle sont les éthers chlorhydriques, bromhydriques, iodhydriques des alcools amyliques. On en obtient plusieurs en faisant agir les hydracides correspondants sur ces alcools ; d’autres s’obtiennent en faisant agir les hydracides sur les carbures divalents (amylènes) correspondants : ce sont des corps liquides d’une odeur étbérée et agréable, insolubles dans l’eau. Le chlorure d’amyle normal bout à 107», le bromure à 129», l’iodure à 156<>. Le chlorure d’amyle correspondant à l’alcool amylique de fermentation inactif s’obtient en faisant passer du gaz chlorhydrique dans l’alcool amylique commercial bouillant ; l’alcool inactif s’éthérifie plus aisément que l’autre ; on sépare le chlorure inactif formé par distillation fractionnée. Sa densité est 0,8859 ; il bout vers 1020 ; sa densité de vapeur est environ 3,8, très voisine de la densité théorique. Le bromure d’amyle et l’iodure d’amyle s’obtiennent en éthérifiant l’alcool amylique ordinaire par le brome ou l’iode en présence du phosphore ; il suffit de laisser digérer à froid pour le brome, à une douce chaleur pour l’iode. Le chlorure, l’iodure, le bromure d’amyle ordinaire sont employés dans la fabrication de certaines matières colorantes telles que la cyanine, etc. L’iodure d’amyle se décompose Sous l’action de la lumière ; mis en contact avec les sels d’argent il donne des éthers amyliques. Quund on le chauffe avec l’amalgame de zinc à 260°, on obtient, en même temps que l’iodure et l’amyliodure de zinc de l’hydrure d’amyle, de l’amylène et du diamyle. Le chlorure d’amyle correspondant à l’alcool amylique laevogyro bout vers 98°, sa densité est 0,886 ; il est lsevogyre et son pouvoir rotatoire est 1°,16 ; le bromure bout entre 117° et 120°, sa densité est 1,54, son pouvoir rotatoire est4°,24 ; l’iodure bout à 134°, sadensité est 1,54, son pouvoir rotatoire 8°,17. On peut remarquer que les pouvoirs rotatoires du chlorure, du bromure et de l’iodure sontsensiblement entre eux comme les nombres 1, 4,8, conforméniantàlaloi deLandolt, à savoir que les pouvoirs rotatoires de tous les dérivés d’un même radical sont entre eux dans un rapport simple. Le chlorure a d’ailleurs sensiblement le même pouvoir rotatoire que l’alcool.

L’iodure qui correspond à l’alcool amylique secondaire, appelé diéthylcarbinol, bout à 145° ; sa densité est, à 0°, 1, 528, Il sert d’istennédiaire pour préparer le diéthylcarbinol pur. On transforme d abord l’alcool en iodure, puis on traite celui-ci par l’acétate d’argent et on saponifie l’acétate d’amyle obtenu par la potasse selon la méthode générale. L’iodure correspondant au métnyl-propylcarbinol bout vers 145» ; sa densité à 0* eat ■de 1,539. On l’obtient en fixant l’acide iodhydrique sur l’un des deux amylènes à chaîne continue, et par conséquent oa peut le préparer à l’aide des produits pyrogenés du pétrole. Le chlorure, le bromure et l’iodure d’amyle correspondant au méthyl-isopropylcarbinol ne peuvent se préparer par l’action des hydracides sur cet alcool, car on n’obtient