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enveloppe de mousseline, qui remédie à l’inégalité des orifices et favorise ]a multiplication des bulles d’air.

Revenons à l’aquarium du Havre, que nous prenons comme type des installations de ce genre. Les bacs sont éclairés par une galerie placée en arrière, et combinée, nous apprend M. Beaugrana, de telle sorte que l’eau ne reçoit jamais perpendiculairement les rayons du soleil, la chaleur solaire favorisant le développement rapide, dans l’eau, d’organismes microscopiques qui la corrompent et en altèrent ia limpidité.

Dans le bac no 1 sont placés ces curieux crustacés.les limules, qui semblent les.derniers vestiges de crustacés fossiles, ouhjiés par les révolutions du globe ; dans le n° 2 sont de petits requins ; le n<> 28 contient des actinies ou anémones de mer et autres animaux rayonnes.

En 1882, une station de physiologie, annexe du laboratoire de physiologie expérimentale de la faculté des sciences de Paris, fut fondée par les soins de MM. Raphaël Blanchard et P. Regnard, sous la haute direction de Paul Bert. Un laboratoire fut installé, commode et spacieux, bien outillé. À la suite du laboratoire situé dans un chalet viennent deux salles très vastes, l’une renfermant les collections d’histoire naturelle comprenant les animaux marins de la faune locale et quelques petits aquariums, l’autre servant de magasin pour les produits chimiques. Le fond du laboratoire est occupé par deux pièces contenant la bibliothèque, les instruments de précision, les microscopes.

Un cabinet noir est aménagé pour la photographie.

« Il n’y a rien de si parfait qui n’ait quelque défaut, disait la « Revue scientifique ». La station du Havre en a un qui est heureusement bien facile à corriger. Il est certain que dans la ville même, ou dans les villages environnants, la pêche est peu aisée, il faut

Eouvoir aller au-dessus de la Hève ou en deors de la baie de Seine. La station du Havre devrait donc posséder, comme tous les autres laboratoires maritimes, un petit bâtiment de pêche. Les amis des sciences lui en prêtent bien un quelquefois ; mais on ne peut compter indéfiniment sur la complaisance des autres. Aussi avons-nous quelque espoir de voir bientôt cette acquisition compléter notre installation. »

AQUINCUM, nom latin d’OFFEN-BuDE.

ARABAT-EL MADFOUNEH, village de la moyenne Égypte, à 80 fciiom. À l’O. de Kenneh et à 140 kilom. au N.-E. de Siout, sur la rive gauche du Nil. Le village s’élève sur les ruines d’Abydos, qui occupent une superficie de 7 kilom. de tour.

  • " ARABE adj. et s. — Encycl. Ethnogr.

L’Arabe de race pure, comme l’a fort bien remarqué Larrey, le célèbre chirurgien de l’armée d’Égypte, est d’une taille un peu au-dessus de la moyenne. Robuste et bien fait, il a la peau hâlée ou brune, le visage ovale, le front large et haut, les sourcils noirs, les yeux noirs et vifs, le nez droit, la bouche bien faite, les dents blanches et bien plantées, l’oreille légèrement recourbée en avant, le conduit auditif parfaitement parallèle à la commissure externe des paupières. Les femmes sont remarquables par les contours gracieux de leurs membres, les proportions régulières de leurs mains et de leurs pieds, leur démarche superbe. Aujourd’hui, cette description ne s’applique plus guère qu’aux nomades, c’est-à-dire aux Arabes de l’Arabie. Ces indépendants vivent groupés en tribus sous l’autorité d’un cheik ; leur occupation habituelle consiste dans l’élevage des troupeaux et dans les combats qu’ils, se livrent sous le moindre prétexte. Sanguinaires, superstitieux, irascibles, pillards, rebelles à la civilisation et à la vie sédentaire, ils sont, par un singulier contraste, hospitaliers, entreprenants, obséquieux, pleins de libéralité ou de générosité. « Peut-être, dit Desvergers, le trait le plus saillant du caractère arabe est-il ce mélange intime, qui met tour à tour en relief les qualités les plus opposées et appelle vingt fois sur la même tête, dans le cours d’un récit, l’admiration et le blâme. On aurait peine à se rendre conipte de ces inconséquences perpétuelles, si on ne se plaçait au point de vue exceptionnel d’une nation isolée de tout contact par Sa position et devant se suffire à elle-même sur le sol le plus ingrat. La pauvreté de leur territoire était pour eux l’excuse du pillage ; déshérités des moissons abondantes ou des riches pâturages qui suffisaient aux besoins des autres peuples, ils réparaient l’injustice du sort a force ouverte et croyaient reprendre sur chaque caravane attaquée par eux la portion de biens qui aurait dû leur être assignée dans le partage de la terre. Ne faisant plus de différence entre la guerre et le guet-apens, le vol à main armée leur semblait un droit de conquête : dépouiller le voyageur était à leurs yeux aussi méritoire que prendre une ville d’assaut ou réduire une province... Ce même guerrier que la soif du pillage, le désir de la vengeance, l’amour-propre offensé portait a des actes d’une cruauté inouïe, devenaient sous sa tente un hôte libéral et plein de courtoisie. L’opprimé qui recherchait sa protection ou se confiait a son honneur était reçu non seulement comme un ami, mais comme un membre de la famille. > Voilà le

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caractère du véritable Arabe, de l’Arabe qui j renierait presque ses frères des villes, parce que s’attacher à la terre, c’est à ses yeux renoncer à la liberté, « l’homme fixé au sol étant fatalement destiné à avoir bientôt un maître >.

Civilisation. Nous avons, aux tomes Ier et XVI du Grand Dictionnaire, donné des renseignements détaillés sur l’histoire, la langue, la littérature, etc., en un mot, sur le développement social et intellectuel des Arabes. Nous voudrions donner ici comme une vue d’ensemble de ce développement, comme un tableau sommaire de 1 État arabe, ou plutôt musulman, car c’est dans l’Arabie, berceau de l’islamisme, que l’on rencontre le moins de vestiges de létat social qui atteignit son apogée sous le Khalifat.

« Mahomet a été le plus intelligent, le plus religieux, le plus clément des Arabes de son

temps. Il n’a dû son empire qu’à sa supériorite.

La religion prêchée par lui a été un I immense bienfait pour les races qui l’ont adoptée» Ainsi s’exprime un savant chrétien, M. Barthélémy Saiut-Hilaire, sur l’homme

qui devait être pour sa race la cause déter-I

minante d’une évolution sociale devant la-I quelle l’esprit demeure étonné. Cette évolu-I tion fut rapide, et cela s’explique aisément | si l’on considère que la religion musulmane est monothéiste par excellence : de ce monothéisme pur dérive la simplicité de l’isla-I misme ; de cette simplicité découle toute sa force.

Le Coran fut le point de départ de la civilisation musulmane. Ainsi que le remarque Stanislas Guyard, c’est pour conserver et pour mieux comprendre la lettre du texte sacré que les premiers croyants fondèrent la grammaire et qu’ils recueillirent des poésies pour y trouver l’explication des termes peu connus employés par le Prophète ; c’est du Coran que sortit la jurisprudence ; c’est pour élucider les questions soulevées par l’étude de ce livre que dès le premier siècle de l’hégire des écoles furent établies en Chaldée ; c’est enfin dans le Coran que les institutions politiques et sociales trouvèrent la base et le point d’appui de leur développement. Sous les quatre premiers successeurs de Mahomet, ces institutions demeurèrent à l’état rudimentaire : élu par la communauté musulmane, le khalife réunissait entre ses mains tous les pouvoirs et les ommâl qui le représentaient dans les provinces n’étaient que des délégués, ne pouvant rien par euxmêmes. Les revenus de l’État se composaient alors de la dîme (zakât) due par tout croyant, du quint prélevé sur le butin de la guerre, de la contribution personnelle (djizya) et foncière (kharâdj) dont étaient frappés les seuls rayas (non musulmans). La comptabilité de ces redevances nécessita, dès le khalifat d’Omar I«r, la création d’un bureau spécial ou Divan, nom qui s’étendit plus tard a l’ensemble de l’administration. Avec les ûrameyades, le mécanisme de l’État se complète et se complique : Moawiya se fait construire un palais à Damas et imite l’étiquette des cours étrangères ; violant l’esprit de l’islamisme, il fonde le principe d’hérédité en faisant de son vivant reconnaître son fils Yêzid comme héritier présomptif ; il étend les attributions administratives des ommâl, mais leur enlèye les fonctions de câdi et celles A’imâm pour en revêtir des agents spéciaux ; il institue un bureau des sceaux (Divan ai akthâm) ; il crée la poste par courrier. Dans la suite, Abd-al-Malik décréta l’emploi exclusif de la langue arabe pour les fonctionnaires, ce qui était un moyen de priver de leurs emplois les agents persans et grecs. C’est le même khalife qui fonda le système monétaire musulman.

Sous les Abbassides, Bagdad remplaça Damas. Par imitation des rois de Perse, les khalifes confièrent à des vizirs le soin des affaires et perdirent toute influence directe sur leurs sujets, ce qui ce fut pas une des moindres causes de la décadence du khalifat d’Orient.

L’organisation de l’État musulman était alors la suivante : au sommet de la hiérarchie, un khalife, chef des croyants, déléguant une partie de son pouvoir aux ministres et aux fonctionnaires, ayant droit de vie et de mort sur ses sujets, juge suprême dans les questions de dogme ; au-dessous des ministres, dont le premier avait le titre de vizir, des ommâl pour représenter le chef des croyants dans les provinces, des généraux chargés de le défendre contre les infidèles, des câdis pour assurer le bon fonctionnement de la justice, des mohtasibs pour faire la police des mœurs et des marchés, des maréchaux de la noblesse préposés à la surveillance des descendants de la famille du Prophète, des imâns chargés de réciter à la mosquée les cinq prières quotidiennes et de diriger l’office religieux du vendredi. Les fonctions. d’émir -al- hadj ou émir du pèlerinage étaient généralement remplies par le khalife lui-même, qui tenait à honneur de conduire à La Mecque le pèlerinage annuel.

Les lois édictées par Mahomet dans le Coran pouvaient suffire aux Arabes tant qu’ils demeurèrent confinés dans leur péninsule. Mais à la suite de leurs conquêtes, il se présenta des cas nouveaux qui n’étaient point prévus dans le livre sacré. Les succès ARAB

seurs de Mahomet recoururent alors aux décisions prises par le Prophète dans des cas analogues, mais qu’il n’avait pas cru devoir inscrire dans le CoraD. Les premières sources du droit furent donc, outre le Coran, les traditions de Mahomet ou Eadiih, traditions dont l’ensemble constitue ce que l’on nomme sunna ou coutume. Ces traditions pendant longtemps n’avaient été conservées que dans la mémoire des compagnons du Prophète et de la génération qui les suivit. Au commencement du second siècle de l’hégire, on sentit le besoin de les fixer, et ce fut à Médine que le jurisconsulte Mâlik-ben-Anas en forma le premier recueil. Ce recueil, intitulé le Mowattâ, c’est-à-dire « les difficultés aplanies • contient environ 1.700 traditions soigneusement triées et rangées

dans l’ordre des matières. Après M&lik vint le célèbre Bokhâri, dont le recueil appelé Saàift est près de quatre fois plus étendu que celui de son prédécesseur. On voit par là quelle quantité de traditions apocryphes durent se glisser dans cet ouvrage ; aussi s’estil créé chez les musulmans toute une science des Hadlth, où l’on enseigne à estimer le degré d’authenticité qu’il convient d’accorder à telles paroles ou à tel fait attribué au Prophète. Les traditions n’offraient pas toujours le moyen de trancher les questions pendantes. Les quatre premiers khalifes durent souvent recourir à leurs propres lumières et leurs décisions personnelles soigneusement recueillies sous le nom d’afAdr vinrent grossir le trésor de la matière juridique, » (S. Guyard, la Civilisation musulmane.) Il ressort de là que le droit musulman a une base essentiellement religieuse et qu’il ne se sépare pas du Coran ; les codes s’occupent de fa purification, de la prière légale, des funérailles, de la dîme et de l’aumône, du jeûne légal, du pèlerinage à La Mecque, des transactions commerciales, des successions, du mariage et du divorce, de la foi, des délits, de la justice, du pouvoir temporel et spirituel, des rapports du sujet avec son souverain, etc. Il y a, on le voit, dans ces livres, un enchevêtrement des matières civiles et religieuses ; celles-ci pénètrent les premières, les expliquent, leur donnent leur raison d’être.

Nous n’avons pas à insister sur le développement des sciences et des lettres, le

Grand Dictionnaire ayant consacré de longs développements à la culture dont l’islamisme fut le point de départ ; rappelons seulement que le monde mulsulman eut ses lexicographes, ses grammairiens, ses métriciens, ses poètes, ses historiens, ses voyageurs, ses géographes, ses astronomes, ses mathématiciens ; seules les sciences physiques, chimiques et naturelles demeurèrent sans représentants dignes d’être notés. De tout temps, les Arabes avaient été adonnés au commerce ; on les avait vus, dès l’époque phénicienne, I servir d’intermédiaires entre l’Inde et la Mé- ! diterranée, et la diffusion de l’islamisme sur une grande partie de l’Asie et sur tout le nord de l’Afrique ne favorisa pas médiocrement cette disposition : ■ Chez aucune nation de l’ancien inonde ou des temps intermédiaires jusqu’à la découverte de l’Amérique, les relations commerciales n’ont eu un développement qui se puisse comparer à ce qu’elles furent chez les Arabes du khalifat. On voit leurs marchands et leurs caravanes pénétrer dans les pays les plus lointains du monde alors connu : à l’orient jusqu’aux ports de la Chine, à travers les archipels asiatiques ; au N.-O. chez les nomades de l’Asie intérieure, dans le pays encore à demi-sauvage des Slaves (Russie d’Europe) jusqu’aux territoires qui bordent la Baltique ; au S., sur tout le littoral de l’Afrique orientale jusqu’à Madagascar ; à l’O. et au S.-O. dans l’immense étendue de la Nigritie jusqu’aux rives de l’Atlantique. » (Vivien de Saint-Martin, Bisl. de la géographie.)

Comment les Arabes, après avoir rallié à leurs institutions la Syrie, la Perse, l’Inde, l’Égypte, l’Afrique septentrionale, l’Espagne ; après avoir occupé dans l’histoire de la civilisation la place des Grecs et des Romains, perdirent-ils leur influence au point d’être considérés aujourd’hui comme un obstacle au progrès ? Les causes qui expliquent leur grandeur expliquent en partie leur décadence. Mahomet était venu à l’heure propice, alors que l’ancien monde agonirait, et il avait donné à ses disciples l’idéal qui leur manquait ; il put ainsi les grouper en un faisceau unique par des croyances uniques, puis les mener à la conquête des infidèles : un grand empire fut fondé. Mais il arriva un jour que la loi rigide du Coran ne fut plus en rapport avec une civilisation dont la marche avait été rapide et que cette loi, tenue pour sacrée, ne put être soumise à une régénération nécessaire ; la décadence commença pour ne

plus s’arrêter.

Exploration de l’Arabie. La première exploration scientifique de l’Arabie a été faite par Carsten Niebuhr, père de l’illustre historien de Rome, en 1772 ; sa Description de l’Arabie, publiée à Copenhague en 1772 et sa Relation, publiée en 177-1 sont encore aujourd’hui le fondement principal de notre connaissance du Vémen. Depuis cette époque,

Lewis Burckhardt lit en 18U, déguisé en pèlerin, un pèlerinage à La blecque (l’ravels in Arabia, Londres, 1829, in-4°) ; le capitaine

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Sadlier, dans une rapide traversée d’une côte à l’autre (1819), aida beaucoup à la construction delà carte ; Louis Arnaud, visita le site deMareb, dans la contrée des anciens Himyarites (■ Journal asiatique », 1845) ; Augustus Wallin, après une première tentative en 1845, traversa la péninsule du sud de la Syrie au bas Euphrate en 1848 ; George Palgrave, coupa l’Arabie de la Syrie à l’Oman et nous fit connaître le Nedjed ; M. Halévy fut chargé en 1869 par le gouvernement d’une mission dans les régions explorées par Arnaud, Parmi les derniers voyageurs qui ont visité ce pays nous mentionnerons : Charles Doughty, qui de 1875 à 1877 fit un voyage au centre de l’Arabie ; sir ■Wilfrid Blunt et Iady Anne Blunt, qui rectifièrent sur quelques points la relation généralement très fidèle de Palgrave (1879) ; Charles Hùber, qui de 1880 à 1882 recueillit des inscriptions dans l’Arabie centrale et trouva la mort dans une seconde exploration entreprise en 1833 en compagnie de l’épigraphiste allemand Euting. Citons aussi les excursions scientifiques de Botta dans l’Yémen et de Wiede dans l’Hadramaut.

— Bibliogr. Niebuhr, Voyage en Arabie (Amsterdam, 1776, 2 vol. in-4°) ; Aboulfaradj, Histoire universelle, trad. allem. (Leipzig, 1785) ; Aboulféda, Annales musulmanes, trad. lat. par Adler (Leipzig, 1794,5 vol. in-4°) ; Ibn Haukal, Géographie orientale, trad. angl. par Ourseley (Londres, 1800, in-4°) ; Humbert, Anthologie arabe (Paris, 1819, in-8») ; Laborde et Linant, Voyage dans l’Arabie Pêtrée (Paris, 1830, in-fol,) ; Crichton, History of Arabia (Édimbourg, 1833, 2 vol. in-8°) ; Burckhardt, Travels in Arabia (Paris, 1835, in-so) ; Fresnel, Lettre sur l’histoire des Arabes avant tislamisme (Paris, 1836, in-S<>) ; Edrisi, Géographie, trad. Jaubert (Paris, 1836-40, 4 vol. in-4°) ; Sédillot, Recherches pour servir à l’histoire des sciences mathématiques chez les Orientaux (Paris, 1837, in-4») ; Wellsted, Travels in Arabia (Londres, 1838, 2 vol. in-8°) ; Girault de Prangey, Essai sur l’architecture des Axabes (Paris, 1842, in-8°) ; Schmolders, Essai sur les écoles philosophiques chez les Arabes (Paris, 1842, in-8») ; Noôl des Vergers, l’Arabie (Paris, 1847, in-8°) ; Caussin de Perceval, Essai sur l’histoire des Arabes avant l’islamisme et sous Mahomet (Paris, 1847-49,3 vol. in-8") ; Reinaud, l’Art militaire chez les Arabes (Paris, 1848, in-8°) ; Du Caurroy, Législation musulmane sunnite (Paris, 1848, in-8°) ; Aboulféda, Géographie, trad. Reinaud (Paris, 1848, 2 vol. in-4°) ; Clément-Muilet, Recherches sur l’histoire naturelle et la physique des Arabes (Paris, 1858, in-8») ; V. Langlois, Numismatique des Arabes avant l’islamisme (Paris, 1859, in-4t>) ; Playfair, Histoire de l’Arabie Heureuse (Paris, 1859, in-8°) ; Moeldeke, Geschichte der Qàran (Gœttingue, 1860, in-8") ; A. deChristianovitsch, Esquisse historique de la musique arabe aux temps anciens (Paris, 1863, in-4«) ; Salvador Daniel, la Musique arabe (Paris, 1863) ; L. de Mas Latrie, Traités de paix et de commerce, et documents concernant les relations des chrétiens avec les Arabes d’Afrique (Paris, 1865, in-4°) ; Barthélémy Saint-Hilaire, Mahomet et le Coran (Paris, 1865, in-8°) ; Palgrave, Voyage dans l’Arabie centrale (Paris, 1866, 2 vol, in-8») ; A. d’Avril, l’Arabie contemporaine (Paris, 1868, in-8) ;Goeje, i ?io/i’otAeca géographorum arabicorum (Lugd. Batavorum, 1870-79, 4 vol. in-go) ; Guerry, Législation musulmane schyite (Paris, 1871, 2 vol. in-s») ; J. Halévy, Rapport sur une mission archéologique dans l’Yémen (Paris, 1872, tn-8°) ; Recueil des historiens des croisades, publ. par l’Acad. des Inscr., Documents arabes (Paris, 1872-1876, 2 vol. in-fol.) ; Ibn Batoutah, Voyages, trad, franc, par Defrémery (Paris, 1873-79, 4 vol. in-so) ; Santagra et Cherbonneau, Droit musulman (Paris, 1873-74, S vol. in-8<>) ; Delaporte, Vie de Mahomet (Paris, 1874, in-8») ; Leclerc, Histoire de la médecine arabe (Paris, 1876, 2 vol. in-8°) ; Guyard, Théorie de la métrique arabe (Paris, 1877, in-8") ; Sédillot, Histoire des Arabes (Paris, 1877, 2 vol. in-8°) ; Perron, l’Jslamisme (Paris, 1870, in-18) ; Prisse, l’Art arabe (Paris, 1878, in-fol.) ; Dabry de Thiersant, le Mahomëtisme en, Chine et dans le Turkestan oriental (Paris, 1878, 2 vol. in-8») ; Dugat, Histoire des philosophes et des théologiens musulmans (Paris, 1878, in-8°) ; Ci. Huart, Notices sur les tribus arabes de Mésopotamie (Paris, 1879, in-8°) ; Babelon, Commerce des Arabes dans le nord de l’Europe {Paris, 1882, in-8°) ; Lady Anna Blunt, Voyage en Arabie, pèlerinage au Nedjed, berceau de la race arabe, trad. de l’anglais par Derôme (Paris, 1882, in-8") ; Dereabourg, les Manuscrits arabes de l’Escurial (Paris, 1883, 2 vol. in-8») ; Basset, Contes traduits de l’arabe (Paris, 1883, in-18) ; Longpérier, Archéologie orientale, monuments arabes (Paris, 1883, in-8<>) ; Guyard, la Civilisation musulmane (Paris, 1884, in-18) ; Le Bon, la Civilisation des Arabes (Paris, 1884, gr, in-8°) ; Huber, Voyage dans l’Arabie centrale («Bulletin de la Société de géographie de Paris*, 1884).

Arabes (la civilisation des), par le docteur Gustave Le Bon (Paris, 1884, in-4°). La civilisation arabe est une de celles dont le cycle est le plus complet et dont on peut sans trop de peine embrasser les manifestations d’une fidèle vue d’ensemble. Si. en effet,