Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 3, part. 4, Chao-Chemin.djvu/188

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18581er juill,

— 1er juili.

— 1" juill,

— 12 juill.,

— 15juill..

— 17 juill.,

— 19 juill..

— 22 juill.

— 30 juill.,

— 14 août, ,

— 30 août.,

2 sept., 15 sept.. 20 sept.. 20 oct...

3 nov... 20 nov.., 11 déc... 14 iléc... 28 déc...

1er févr. 3 mai.., 7 mai..,

1859

10 mai.. 17 mai..

24 mai..

J" juin 12 août.

25 août. 14 sept. 22 sept. 24 sept.

1er uov 7 nov..

— 24 nov... 1860 jerjanv,

— 4 févr..

— l" mai.

— 3 juin..

— 24 juill..

— 14 août..

— 17 sept..

— 16 oct...

— 27 oct...

1861

5 nov. 2 janv.

2 févr. 11 mai., 13 mai,

— 1er juin

— 3 août.,

22 août.

1862

— 2 juin, ,

— 3 juin..

— 9 juin.,

— 14 juin..

— 7 juin..

— 20 juill.. —r 1er août, — 9 août.. -r- 15 août..

iot sept. r— 21 sept..

— 21 sept..

— îq nov..

— 15 nov..

— is, iwv.,

CHEM

kilom.

Piquepierre à Grenoble.. 3

Raccordement à Cette.. 4

Hautmont à la frontière. 9

I.e Vernet à Perpignan.. ’ 4

Busigny à Somain 49

Caen à Cherbourg1 131

Tours au Mans 94

Chalindrey à Gray 45

Montauban au Lot et prolongement 171

Traversée de Féeainp, .. 2

Montauban au Lot et pro-.

longeaient 171

Culoz à la frontière.... 2

Réthel h Charleville, ... 48

Béziers k Bédarieux.... 42

Marseille k Aubag-ne... 16

Traversée de Roanne... 3

Traversée de Fécarop... 2

Longueville à Provins.. 7

Charleville à Donchéry.. 15

Bédarieux à Graissessac. 9

Argenton à Mézidon.... 43

Aubagrce k Toulon 50

Embranchement de la Juliette....’ 3

Saint-Denis à Creil.... 43

Donchéry à Sedan 4

Saint-Étienne (le Clapier)

à Firmiuy 12

St-Clair aux Brotteaux.. 3

Thionville k la frontière. 16

Mont-de-Marsan à ïtiscle 48

Charleville k Nouzon... 7

Paris à Vincennes 17

Riscle àTarbes....... 51

Couliboeuf à Falaise.... 7

Moutluçon à Moulins et embranchement sur Bé zenet 80

La Guillotière aux Brotteaux 5

Raccordement de Maubeuge l

Port-u’Atelier à Aillevillere-Plombières..... 30

Lison k Saint-Lô 18

Paris à Sevrau....... 14

Pontarlier à la frontière

suisse il

Moret k Montargis 51

Périgueux à Brive 72

Lens à Ostricourt 17

Raccordement des gares d’Orléans et du Midi à

Bordeaux 4

Saint-Christophe à Rodez. 29 Iseaux au Grand- Lemps

’ (Dauphinè)........ 7

Gretzk Mortoerf iti

Strasbourg àKehl s

Raccordement de Villiersles-Pots l

Oiigney à Rans 10

Raccordement direct à Bordeaux des lignes

d’Orléans et du Midi„. 2 Bourgoin k Saint-André du-Gaz 22

Limoges à Périgueux... 90

Sevrai) à Villers-Cotterets 60

Béthune k Hazebrouck.. 33 Chagny à Montceau-Ies Mines 45-

Montargis à Nevers.... 135 Raccordement du Guétin

à Saincaize a

Sedan à Carignan 23

Lens à Béthune 19

Toulouse à Pamiers.... 62

Arvant à Massiac 24

Traversée de Mortcerf.. 2 Bourges k Moutluçon et

raccordement JOO

Arras à Lens »

Lens k Béthune. 19

Hazebrouck k Béthune.. 33

Lens à Ostricourt 17

C’habonsauGrand-Lemps 5

Livron à Privas 32

Saint- Jean-de-Maurîenne

à Saint-Michel 12

Pamiers k Foix. is

Reims à Soissons 54

Nouzon k Givet et raccordement Vers Alorialmé. 58 Carignan k Muntmédy.. 20 Embranchement de Saint-Germain-des-Fossés k

Vichy 9

Villers-Cotterets k Soissons as

Lyon à la Croix-Rousse. 502 m. Portet - Saint - Simon à

Montrejeau 92

Châlon k Saint-André du-Gaz, 16

Pont-l’Evêque à Honneur 25

Troyes à Bar-sur-Seine.. 29

Montmédy k Pierrepont. 30

Chantilly k Sentis.., .. u Tarbes à Bagnères-de-Bi « gorre 22

Toulon aux Arcs es

Savenay k Lorient 150

Rennes à Redon 70

Brives au Lot et raccor — dément ; 97

Mouchard k Pontarlier/. 61 , Mouchard à Lonsrlè-Saunier,, , ’.', ., 50

CHEM

kilom Du chemin d’Ougney au

Boubs 3

Givet k la frontière belge 3 Longwy (bas) à la frontière belge 5

Dax à Pau, ...., .., . 82

Le Mans k Sablé 4 8

Mortcerf k Coulomaniers, 16 Agde k Clermont - l’Hé rault, 39

Les Arcs kVence-Cagnes 77

Pierrepont k Thionville. 39

Sorgues k Carpentras... 17 Villeneuve-Saint-Georges

k Juvisy 7

Pont-l’Evêque à Trouville 11

Colombes k Argetiteuil.. 2 La Croix-Rousse k Sathonay 7

Argenteuil à Ennont et

■ raccordement 5

Embranchement de Pontoise et raccordement. 4 Périgueux (Nïversac) à

Agen, 140

Clermont-l’Hérault k Lodève 18

Reims k Mounnelon.... 28

Longuyon à Longwy... 16

Rennes k Guingamp.... 130

Lorient k Quimper 05

Epinal à Aillevillers.... 43

Vesoul (Vaivre) k Gray.. 53 Firminy au Pont-du-Lignon 26

Thann à "V/esserling.... 13

Sablé k Angers., 47

Puyoo (Mousserolies) k

Bayonne 46

Rans à Fraisant....... 3

Bayonne k[run (Espagne) 36

Valence k Moiruns 78

Lunéville k Raon-l’Etape Laneuveville 33

Saint-Cyr k Dreux 59

Saint-Just-sur-LoirekAndrézieux et raccordement des deux gares

d’Andrézieux 5

Rennes à Saint-Mulo... 79

Arc-Senans k Franoy... 27

Bourg k Lons-le-Saunier. 63

Grenoble kMontmélian., 50 Nuits - sous - Ravi£res à

Châtillon-sur-Seine... 36

Strasbourg k Barr 33

Vence-Cagnes à Nice... 11

Les Arcs k Draguignan. 13

Toulouse k Lexos 87

Tessonnières à Albi.... 18

Epinal k Remiremont... 24

Raon-1’Etape à Suint-Dié. 17 Saint-Sulpice-Laurière à

Busseau-d’Ahun 59

Avricourt h Dieuze 22

Quimper k Châteauliu... 30 Moisheim à Mutzig et à

Wasselonne ie

Auray k Napoléonville.. 51 Niederbronn k Haguenau 20

Montluçon kFournaux, . 77 Sehelestudt k Sainte-Marie-aux-Mines. 21

Corbeil à Maisse 33

Busseau-d’Ahun à l’embranchement d’Aubusson 1

Castelnaudaiy à Castres. 55

Guingamp à Brest 118

Serquigny k Rouen.... 57

Agen k Aueh 64

Lille à Tournai 13

Bening-Merlebach k Satrègnemines 22

Brétigny à Vendùme.... 144

Soissons à Laon....... 34

Boussens k Saint-G irons. 31

Perpignan k CoUioure... 27

Tarbes k Lourdes 20

Langon k Bazas 19

Castres à Mazamet 19

Le Puy au Pont-du-i.ignon 45

Tarare kSaint-Germainau-Mont-d’Or 33

Cercy-la-Tour à Nevers, 53

Choudy k Voglans 10

Enghien k Montmorency. 3

Argentan k Fiers 43

Annecy k Aix-les-Bains.. 39

Montbrizon k Andrézieux 18 Roanne (coteau) k Amplepuis 26

Mousserolies à Bayonne. 2

Massiac k Murât 35

Sathonay k Bourg 51

Chktillon - sur - Seine a

Chaumont......... 43

La Poissonnière k Cholet. 41

Dreux à Làigle 60

Gray k Oagney 27

Decazeville kDecuzuviiie

(nouvelle gare) 2

Laigle k Couches 33

Mayenne à Laval 20

Aurilïac’k Figeac 65

BilUère k Pau. s

’ Briôude k Langeac 32

kilom.

Fougères à Vitré. 37

Orsay k Limours 18 Fiers k Vire 29

Autun k Etang 1*

, Montceau-les-Mines à

Digoin 47

Montchanin k Cercy-la-Tour 81

Cognac k Angoulême... 47

Chateaulin k Landerneau 53

Poitiers k Limoges 111

Lunel à Arles 44

CHEM CHEM 1133

kilom.

Nantes k Napoléon-Ven- 1867 25 août,

dée 75 — 26 août.

Napoléon - Vendée aux — 16 sept,

Sables-d’Olonne 36 — 16 sept.

Boulogne k Calais 40 — 16 sept.

Ceinture (r. g.) 10

Rochefort k Saintes.... 43 — 16 sept.

Rouen k Amiens et embranchement 131

Saint-Pierre k Louviers. 7

Mâisse k Montargis.... 60

Saintes k Cognac 27

Lourdes k Pau 39

Montrejeau à Tarbes... 49

Amiens àTergnier et raccordement 72

Andelot à Champagnolle. 13

Saiut-Hilaire k Sainte-Menehould et raccordement 46

— 5 août.. Violaines k Haubouruin

et raccordement 20

— 5 août.. Vendôme k Mettray.... ss

— 5 août.. Laigle k Surdon 41

— 12 août.. Villefort k la Levade... 31

— 14 août.. Bologne k Neufchâteau.. 49

— 18 août.. Collioure à Port-Vendres 3

DÉVELOPPEMENT DES CHEMINS DE KER EN FRANCK DEPUIS 1852.

.. 7,453 kilom. .. 8,359k. 502 m.

— 22 OCt..

— 16 déc.

— 23 déc. 1868 28 janv.

En 30 ans, de 1S28 h 1858. En 10 ans, de 1858 k 1868,

C’est comme l’arbre géant de la Californie (Wellingtoniagigantea), qui atteint deux mètres k peine durant les dix premières années de sa végétation, pour s’élancer ensuite et croître de trois mètres par année.

En examinant le relevé ci-dessus, on voit que, si le développement de nos chemins de fer n’a pas été rapide dans les trente premières années, il a pris, depuis 1850, une activité remarquable.

Pour rendre ce progrès sensible à l’œil, nous crovons utile de donner le tableau suivant :

(*) l«r trimestre, qui est sauvent le plus faible.

Nous allons inaintenantemprunteraM. Adol Ehe Joanne un passage où il raconte les déuts de la Compagnie d’Orléans, devenue aujourd’hui l’une de nos plus puissantes compagnies.

« Ce serait une intéressante et instructive histoire que celle de l’établissement des chemins de fer en France ; véritable drame, dont le dénoûment a satisfait tout le monde, sauf quelques égoïstes et quelques sots, mais dont les émouvantes péripéties resteront de tristes témoignages de la légèreté, pour ne pas dire de la sottise française : tant d’espérances absurdes, tant d’engouements irréfléchis, tant de découragements insensés, tant de catastrophes inutiles. Heureusement il s’est trouvé dans ce pays, si simple parfois, malgré sa réputation d’esprit, des hommes assez sages, assez résolus, assez fermes, assez dévoués pour résister avec succès k tous ces dérèglements de l’opinion publique, pour la ramener peu k peu k la vérité, a la réalité d’où elle tendait toujours k s’écarter, pour doter enfin leur patrie de ces nouveaux chemins, qui, dans un temps peu éloigné, sont destinés k opérer sur toute la surface du globe, k l’aide de la télégraphie électrique, la plus grande révolution politique, économique et sociale dont les annales de l’humanité aient jusqu’à ce jour gardé le souvenir.

Cette histoire, ce n’est pas ici le lieu de l’écrire ; je dois me borner a résumer aussi sommairement que possible l’origine, les développements successifs et la situation actuelle de la Compagnie d’Orléans, qui, en 1845, ne possédait encore que 132 kilom., et qui, en 1867, en a exploité 3,525, avec un produit annuel de 114,266,125 fr.

Le 17 septembre 1840, la ligne de Paris k Corbeil avait été inaugurée ; le 2 mai 1843 eut lieu l’inauguration solennelle de la ligne de Paris k Orléans. Parmi les heureux invités qui assistaient k cette fête brillante de l’industrie, bien peu songeaient assurément aux nombreuses et incroyables vicissitudes qu’avait dû subir, avant de pouvoir la leur donner, la Compagnie dont ils avaient la satisfaction d’être les hôtes. Quand on a recouvré la santé, on oublie promptement les souffrances et les angoisses de la maladie.

« Les premières études d’un chemin de fer de Paris à Orléans dataient de 1830 ; mais ce fut seulement le 26 mai 1838 que le ministre des travaux publics concéda la ligne de Paris k Orléans, avec l’embranchement de Corbeil, pour soixante-dix ans, k M. Casimir Leconte, qui s’offrait à l’exécuter k ses frais, périls et risques, sans subvention. Le 16 juin suivant, la Chambre des députés adoptait à la majorité de 207 voix contre 29 le projet de loi présenté par le ministre des travaux publics, et amendé pa ; la commission ; mais, k l’embranchement de Corbeil, elle ajoutait deux nouveaux embranchements obligatoires, l’un sur Pithlviers, l’autre sur Arpajon.

■ La Compagnie Leconte, formée au capital

de 40 millions, se mit aussitôt k l’œuvre. Dès ses premières études plus sérieuses, avant même que les travaux fussent entrepris, elle s’était assurée que les devis présentés par les ingénieurs de 1 État devaient être plus que doublés. Cette première déception fut suivie de beaucoup d autres. Les capitaux anglais, effrayés de tant de dépenses imprévues, se retirèrent ; les capitaux français s alarmèrent k leur tour. Dès le 23 décembre 1838, lu Compagnie concessionnaire crut devoir demander au gouvernement d’importantes modifications k son cahier des charges. Elle obtint, peut-ou le croire maintenant : le droit de pouvoir renoncer jusqu’au 1er janvier 1841 k la concession pour toute la partie du chemin au delkde Juvisy-, tout en restant tenue de terminer l’embranchement sur Corbeil. • U faut, avant tout, disait le ministre des travaux publics, dans l’exposé des motifs du projet de loi, rendre la confiance k l’esprit d association, et le l’aire sortir victorieux d’une première etpériileuse épreuve... Le courage de la Cotjipagnie d’Orléans n’a pu la sauver du discrédit général. L’argent s’est resserré, les « capitaux hésitent k prêter leur indispensable « concours... » Ces premières concessions no donnèrent pas aux capitaux l’assurance et l’esprit qui leur manquaient. C’était, U faut le dire, k une époque où les actionnaires, toujours prêts k porter leur argent aux tréteaux des charlatans qui font le plus de bruit, venaient d’être rançonnés, dévalisés, pillés dans une foule d’entreprises impossibles. S’ils n’avaient pas vidé complètement leur bourse, ils en serraient les cordons avec une sorte de frénésie, tant ils étaient outrés de leur sottar confiance, si cruellement déçue. Le deuxième versement’qui devaitêtre fait k la Compagnie d’Orléans se montait k 4 millions ; il ne produisit que 584,000 fr. La baisse amenait la baisse, aucune somnambule n’ayant eu l’intelligence de prédire l’avenir. Pour relever le crédit abattu de la Compagnie d’Orléans(dont les ressources n’étaient pas du reste épuisées, l’État^ après de longues discussions parlementaires inutiles k rappeler ici, garantit k cette Compagnie, par la loi du 15 juillet 1840 ; un minimum d’intérêt de 4 pour 100 sur 40 mitlions, pendant quarante-six ans et trois cent vingt-quatre jours, k dater du jour où le chemin de fer serait terminé et livré k la circulation dans toute son étendue, k la charge par la Compagnie d’employer annuellement 1 pour 100 k l’amortissement de son capital. La même loi, qui modifiait en outre Sur des points secondaires la loi de concession, supprimait les embranchements onéreux d’Arpajon et de Pithiviers, et prolongeait k quatrevingt-dix-neuf ans le délai de la concession ; mais la garantie par l’État d’un minimum d’intérêt, garantie qui fut toujours nominale, suffit aux capitaux. Les actionnaires, remis d’ailleurs de leur panique et de leur indignation bien légitime contre les fripons dont ils avaient été les trop complaisantes victimes,