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tive dont s’entoura le prince. Au mois de janvier suivant, il fut récompensé de ce concours par sa nomination au conseil d’État. Un an s’était à peine écoulé qu’il était élevé à la dignité de sénateur (mars 1853). Depuis plusieurs années, M. Dariste est président du conseil d’administration des chemins de fer de l’Est, où il a remplacé M. Drouyn de Lhuys.

DARIUS le Mcile, roi de Babylone, monta sur le trône vers 560 av. J.-C. Il partagea le royaume en 120 satrapies, dont il subordonna les chefs à trois princes, intendants généraux. C’est lui que l’Écriture appelle Cyaxare II, et qui éleva le prophète Daniel à une des plus hautes dignités de Babylone.

DARIUS 1er, roi de Perse, fils d’Hystaspe, de la race des Achéménides, né en 550 av. J.-C, mort en 485. Il fut l’un des sept nobles qui détrônèrent, après que sa fraude eut été reconnue, l’usurpateur Smerdis le Mage. On dit qu’après la mort de ce dernier les sept nobles, ne sachant qui d’entre eux élever au trône, convinrent d’élire celui dont le cheval hennirait le premier au lever de l’aurore : l’éouyer de Darius, ayant conduit d’avance une cavale au lieu du rendez-vous, donna ainsi la couronne à son maître (521). Il songea d’abord à s’affermir par des alliances. Dans ce but, il épousa deux filles et une petite-fille de Cyrus, Atossa, Artystone et Garmys, ainsi que Phédime, fille d’Otanes, un des chefs qui avaient renversé Smerdis, puis il divisa son empire en 20 satrapies et comprima l’esprit d’indépendance qui se manifestait parmi les satrapes. Bientôt après, Darius eut a réprimer la révolte de la Babylonie ; mats, grâce au dévouement de Zopyre, il entra dans Babylone, après vingt mois de siège (516). Vers 513, il déclara la guerre aux Scythes, afin de s’ouvrir, par la conquête de la Thrace, la route de la Grèce, dont il voulait s’emparer, et s’avança dans leur pays. Les Scythes, toujours fuyant, et ra ageant tout autour de lui, le forcèrent par la famine à battre en retraite, le harcelèrent et lui tuèrent presque toute son armée. La conquête d’une partie des Indes, celle de la Thrace, celle de î’ionie, qu’il soumit par ses généraux, le consolèrent de cet échec. Les Grecs ayant soutenu contre lui l’ionie révoltée (soi), Darius résolut de conquérir la Grèce, et alors’commença la première guerre médique. Il envoya sur leur territoire une immense armée, conduite par Datis et Artapherne. Ces deux, généraux rencontrèrent Miltiade à Marathon, où ils éprouvèrent une Banglante défaite et perdirent plus de 201, ii}(i hommes (490 av. J.-C). Darius faisait de nouveaux préparatifs contre la Grèce, et s’occu- uit en même temps de réduire l’Égypte, qui s’était soulevée, quand il mourut, après trente-six ans de règne.

DARIUS II, surnommé Noihu* (bâtard), fils naturel d’Artaxerxès Longue-Main, succéda, en 423 av. J.-C, àXerxès II, dont il fit étouffer le meurtrier Sogdien. Il fit périr du même supplice ceux que lui désigna la cruauté de sa femme Parysatis. Il guerroya contre les Grecs, et son général Tissapherne reprit une •partie de l’Iome. Il mourut l’an 406 av. J.-C, aissant pour successeur son fils aîné, Artaxerxès II Mnémon. Ce faible prince abandonna le pouvoir à sa femme et a trois eunuques, Artoxarès, Artibaxanès et Anthous. Son règne fut signalé par de nombreuses révoltes, dont les plus graves furent celles de l’Egypte et de la Médie.

DARIUS 111, Cotiomnn, roi de Perse, de 336 av. J.-C. À 330, était frère d’Artaxerxès Mnéinon. L’eunuque Bagoas, ayant voulu régner sous le nom dArtaxerxès Ochus, et n’y ayant pas réussi, empoisonna celui-ci et fit élire Darius Codomaji, qu’il ne trouva pas plus docile : il voulut donc l’empoisonner à son tour, mais Darius le força de prendre le poison à sa place." Malgré sa bravoure, Darius, chef d’une nation amollie, ayant pour ennemi Alexandre le Grand, fut toujours malheureux. Vaincu sur les bords du Granique, vaincu vers le détroit du mont Taurus, vaincu à Arbelles, il perdit en trois batailles le plus grand empire du monde. À la seconde de ces batailles, sa mère, sa femme et ses enfants tombèrent entre les mains d’Alexandre ; après la troisième, il s’enfuit en Médie, où il périt assassiné par Bessus, gouverneur de la Bactriane. Il avait régné six ans, et la monarchie persane en avait duré 230 depuis Cyrus.

DARIUS, fils aîné d’Artaxerxès Mnémon, roi de Perse, naquit vers 415 avant notre ère. Son père le désigna pour héritier de la couronne ; mais, malgré les supplications de son fils, il refusa de lui donner la belle courtisane Aspasie, et, pour contraindre celle-ci à vivre désormais dans la chasteté, il en fit une prêtresse de Diane. Darius en conçut une si vive irritation, qu’il entra dans un complot contre A’rtaxerxès et fut mis à mort vers 365.

Darius (la famille ou la TENTE de), tableau de Lebrun, faisant partie de la célèbre série de peintures connues sous le titre de Batailles d’Alexandre ; musée du Louvre (n<> 72). Alexandre, maître du camp des Perses après la sanglante victoire d’Issus, fit prévenir la famille de Darius, demeurée prisonnière, qu’il viendrait la visiter en personne. Laissant derrière lui son escorte, il se présenta à la tente des princesses, accompagné seulement d’Ephestion. Celui-ci avait le mémo âge qu’Alexandre, mais sa taille était I

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beaucoup plus haute. Les princesses le prenant pour le vainqueur l’honorèrent à la façon des Perses. Mais, ayant reconnu son erreur, Sisygambis, mère de Darius, se jeta aux pieds d’Alexandre en le priant d’excuser sa méprise. Alexandre lui tendit la main pour la relever et, montrant Ephestion qui se tenait à une petite distance derrière lui, il répondit avec douceur à la suppliante : « Mère, vous ne vous êtes pas trompée, celui-ci est aussi Alexandre. » Telle est la scène que Lebrun a retracée. Le roi et son compagnon, vêtus de riches armures, sont debout à l’entrée de la tente ; de la main gauche, Alexandre fait un geste bienveillant, en s’adressant aux princesses, et de la droite il prend le bras d’Ephestion. Sisygambis, prosternée, embrasse les pieds du héros ; derrière elle, Statira, épouse de Darius, présente en pleurant son jeune fils au vainqueur ; les autres princesses, agenouillées comme la précédente, sont diversement émues ; les esclaves, les eunuques, les ujis debout, les autres prosternés, témoignent par leurs gestes, leur physionomie et leur attitude, la curiosité, la crainte, l’étonnement dont ils sont saisis. À gauche, au premier plan ; près d’Ephestion, une femme accroupie écarte les mains en signe d’admiration. Au fond, on aperçoit d’autres tentes.

Ce tableau, d’un coloris lourd et insipide, comme tous ceux de la série des Batailles d’Alexandre, se fait remarquer par la beauté de l’ordonnance, la variété et la vérité des expressions. Perrault, dans son Parallèle des anciens et des modernes, n’a pas hésité à le déclarer bien supérieur aux Disciples d’Emmaus, chef-d’œuvre de Paul Véronèse, en face duquel il était placé, dans le grand cabinet de Louis XIV, aux Tuileries. Nous ne pouvons mieux faire, du reste, que de reproduire, l’appréciation de ce zélé défenseur des modernes. Selon lui, la Famille de Darius est un véritable poème où toutes les règles sont observées, o L’unité d’action, c’est Alexandre qui entre dans la tente de Darius. L’unité de heu, c’est cette tente où il n’y a que les personnes qui s’y doivent trouver. L’unité de temps, c est le moment où Alexandre dit qu’on ne s’est pas beaucoup trompé en prenant Ephestion pour lui. parce qu’Ephestion est un autre lui-même. Si l’on regarde avec quel soin on a fait tendre toutes choses à un seul but, rien de plus lié, de plus réuni, do plus un, si cela se peut dire, que la représentation de.cette histoire ; et nen en même temps n’est plus divers et plus varié, si l’on considère les différentes attitudes des personnages et les expressions particulières de leurs passions. Tout ne va qu’à représenter l’étonnement, l’admiration, la surprise et la crainte que cause l’arrivée du plus célèbre conquérant de la terre, et ces passions, qui n ont toutes qu’un même objet, se trouvent différemment exprimées dans les diverses personnes qui les ressentent. La mère de Darius, abattue sous le poids de sa douleur et de son âge, adore le vainqueur, et, prosternée à ses pieds qu’elle embrasse, tâche de l’émouvoir par l’excès de son accablement. La femme de Darius, non moins touchée, mais ayant plus de force, regarde, les yeux en larmes, celui dont elle craint et attend toutes choses. Statira, dont la beauté devient encore plus touchante par les pleurs qu’elle répand, paraît n’avoir pris d’autre parti que celui de pleurer. Parysatis, plus jeune et par conséquent moins touchée de son malheur, fait voir dans ses yeux la curiosité de son sexe, et en même temps le plaisir qu’elle prend à contempler le héros dont elle a ouï dire tant de merveilles. Le jeune fils de Darius, que sa mère présente à Alexandre, paraît soupirer, mais plein d’une noble assurance que lui donne le sang dont il est né et l’accoutumance de voir des hommes armés comme Alexandre, Les autres personnages ont tous aussi leur caractère si bien marqué, que non-seulement on voit leurs passions en général, mais la nature et le degré de ces passions, selon leur âge, leur condition et leur pays. Les esclaves y sont prosternés la tête contre terre, dans une profonde adoration ; les eunuques, faibles et timides, semblent encore plus saisis de crainte que d’étonnement, et les femmes paraissent mêler à leur crainte un peu de cette confiance qu’elles ont dans l’honnêleté qui est due à leur sexe. D’ailleurs, quelle beauté et quelle diversité dans les airs do tète de ce tableau 1 Ils sont tous grands, tousjnobles, et si cela se peut dire, tous héroïques en leur manière, de même que les vêtements que le peintre a recherchés avec un soin et une étude inconcevables. » Un des interlocuteurs que Perrault a mis en scène dans son ouvrage ne trouve rien de mieux à répliquer à cet éloge de la Famille de Darius que ces paroles dignes d’un courtisan : s Je vous avoue que ce tableau m’a toujours semblé le chef-d’œuvre de M. Lebrun, et peut-être que l’honneur qu’il a eu de le peindre sous les yeux du roi (Louis XIV) est la cause qu’il s’y est surpassé lui-même ; car il le fit à Fontainebleau, où Sa Majesté prenait une extrême plaisir tous les jours à le voir travailler. » Guillet de Saint-Georges, dans ses Mémoires sur la vie et les ouvrages des membres de l’Académie royale, nous apprend que ce fut en 1660 que Lebrun exécuta cette peinture, par ordre de Louis XIV, qui lui avait fait donner au château un logement très-rapproché de son appartement, et qui venait à l’improviste le voir travailler. Florent Lecomte ajoute que, désirant juger I

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« jusqu’où pouvait aller la force du génie de Lebrun, le roi l’obligea de peindre, sur-lechamp, la tête de Parysatis, ce qu’il fit bien et du premier coup. » Nous savons enfin, par Félibien, que la Famille de Darius, placée d’abord à Versailles, dans le salon de Mars, fut ensuite transportée aux Tuileries, où elle était du temps de Perrault. C’est dans l’admirable gravure de Gérard Edelinck et dans celle de Gérard Audran qu’il faut voir la composition de Lebrun ; elle y apparaît avec toutes ses qualités et débarrassée de tous les défauts de la peinture. Elle a été gravée par plusieurs autres artistes, notamment dans le Musée Filhol, et au trait dans les recueils de Landon et de Réveil.

DARIVETTE s. f. (da-ri-vè-te). Navig. Perche qui sert à construire les trains flottants. Il On dit aussi Darivotte.

DARJÈS ou DARIÈS (Joachim-Georges), philosophe allemand, né à Gustrow (Meckiembourg) en 1714, mort à Francfort-sur-1’Oder en 1791, Également versé dans la connaissance de la philosophie, de la théologie, du droit et de l’économie politique, Darjès professa pendant vingt-cinq ans la philosophie à Iéna avec le plus grand éclat. En 1763, Frédéric le Grand l’appela à occuper une chaire de droit à Francfort-sur l’Oder, et le nomma conseiller intime. Cet érainent professeur, à qui Francfort dut la création d’une société des arts et des sciences, a exposé dans son enseignement et dans ses ouvrages plusieurs idées qui se rapprochent beaucoup de celles de Wolf. Comme ce dernier, il aimait à employer, en philosophie, la méthode géométrique, et, comme lui, il faisait du perfectionnement de soi-même et d’autrui la base du droit naturel. Ajoutons qu’à ses yeux le premier

Erincipe de la politique consiste à fournir aux ommes les moyens propres à leur faire atteindre la double fin du droit et de la morale. Darjès a écrit de nombreux ouvrages, dont les plus remarquables sont les suivants : Elementa metaphysica (Iéna, 1743-1744, 2 vol.) ; Institutiones jurisprudentiœ vniversalis (Iéna, 1745) ; Loisirs philosophiques (1749-1752) ; Premiers fondements de la philosophie morale (1755) ; Premiers principes des finances (1756) ; Bibliothèque philosophique (1759-1760, 2 vol.) ; Améliorations dans l’économie rurale (l 754), etc.

Darjieling, établissement civil remarquable par sa salubrité, créé par les Anglais dans le nord de l’Inde. Darjieling est situé dans le pays de Sikkim, au pied de l’Himalaya, à une distance de cent lieues, à vol d’oiseau, de Lhassa, la capitale du Thibet. Cette station est le Cauterets, le Baréges, les Eaux-Bonnes des cioilirins et des officiers de la Compagnie des Indes, qui vont rétablir ou fortifier leur santé près de cette heureuse position. Par son élévation de 2,100 à 2,400 mètres au-dessus de la mer, Darjieling est incomparablement plus sain que le Bengale inférieur ; il ne l’est pourtant pas encore autant que la France et l’Angleterre. Les hivers y sont froids, les étés y sont pluvieux, ce qui les rend moins agréables pour les Européens. La hauteur moyenne de l’eau qui tombe chaque année dans le pays de Sikkim n’est pas moindre de 3m,66. Il est vrai qu’à cette altitude (2,100 ou 2,400 mètres au-dessus du niveau de la mer) les inconvénients de cet état hygrométrique sont considérablement atténués par la puissance du soleil. C’est en 1840 que les Anglais commencèrent leur établissement dans le district de Darjieling ; il était alors presque sans habitants. Huit ans après, il en comptait près de cinq mille, et les deux dernières de ces huit années, 1847 et 1848, avaient suffi pour doubler la population. Aujourd’hui l’établissement sanitaire de Darjieling est l’un des plus fréquentés de l’Inde.

DARKEIIMEN, ville de Prusse, prov. de la Prusse orientale, régence et à 32 kilom. S.-O. de Gumbinnen, ch.-l. du cercle de son nom, sur l’Ongerapp ; 2,308 hab. Fabrication de tissus de laine ; tannerie. Commerce de grains.

DAR-KOULLA, c’est-à-dire État de Koulla. État de la Nigritiê, tributaire du Bournou, au sud de cet empire, du Dar-Baghermé et du Darfour. Ce pays paraît être fort étendu ; mais il est encore peu connu.

DARLASTON, ville d’Angleterre, dans le Straiford, à 26 kilom. de Derby ; 6,000 hab. Canal qui joint le Trent, l’Humber et d’autres cours d’eau. Cette ville possède beaucoup de fabriques.

DARLEY (George), écrivain anglais, né en Irlande au commencement de ce siècle, mort en 1846. Il se rendit tout jeune à Londres, où il collabora bientôt au London Magazine. Un défaut de prononciation l’éloigna de la carrière politique et l’engagea à se confiner dans la retraite, où il s’occupa exclusivement de littérature et de science. Il était un admirateur enthousiaste des poètes et des auteurs dramatiques du siècle d’Elisabeth. Son œuvre la plus connue est an poème intitulé : Thomas Becket, chronique dramatique. On cite également son introduction à la belle édition de Beaumont et Fletcher de M. Moscou. Darley a écrit en outre des articles d’art dans l’Athenmttm, et publié divers manuels populaires d’astronomie, de géométrie et d algèbre.

DARL1NG (sir Ralph), officier anglais, né en 1775, mort en avril 1858, Il entra dès l’année 1793 comme enseigne au 45e régiment d’in DARM

fanterie de ligne, et servit aux Antilles jusqu’à la paix d Amiens (1802). Envoyé ensuite dans l’Inde, il n’y resta que peu de temps et passa en Espagne, où il se distingua, à la tête du 5ie de ligne, dans l’affaire de la Corogne. Nous le voyons, en 1809, prendre part à la courte expédition de Hollande et assister au siège de Flessingue. Nommé, neuf ans après, commandant des forces de terre à l’île Maurice, il montra dans ce poste d’éminentes qualités d’administrateur, et reçut, en 1825, le titre plus lourd à porter de gouverneur général de la Nouvelle-Galles du Sud et de la Tasmanie. Rappelé à Londres en 1831, il fut créé chevalier en récompense de ses services. Dix ans après, il obtint le titre de lieutenant général, et fut nommé, en 184S, colonel honoraire du 69° de ligne.

DARL1NGTON, ville d’Angleterre, comté et à 2S kilom. S.-E. de Durham, sur la Skerne, à 340 kilom. N.-N.-O.’de Londres, sur le grand chemin de fer du Nord, par 540 si’ de lat. N. et 3o 52’ long. deO. ; 15,789 hab. École de sciences appliquées ; eaux minérales ; fabrication active de tissus de laine, de toiles connues sous le nom de huckabacks, de cuirs, etc. Tanneries, brasseries, corderies, fonderies de fer ; machine à polir les verres d’optique. Commerce important. La ville, bien bâtie et bien percée, est arrosée par la rivière, qu’on traverse sur un beau pont de trois arches ; on y remarque une jolie église construite en 1160 et surmontée d’une flèche très-élevée ; le vieux palais des évêques de Durham sert aujourd’hui de maison de travail. L’acte de réforme de 1S67 a élevé cette ville au rang de bourg parlementaire, avec droit d’élire un député à la Chambre des communes.

DARLINGTON, ville donnant son nom à un district de la Caroline de Sud, au N.-E. de cet État, dans la région alluviale bornée au N. par le grand Pedee, au S.-E. par Lynch’s Creek et au N.-O. par Cedar Creek ; 16,300 hab. La capitale est située sur le Swiflis Creek. Sol fertile aux environs des fleuves, et boisé sur les hauteurs. Récolte de coton, de maïs, d’avoine, de patates. Manufactures et tanneries. Églises et écoles publiques. Jonction des chemins de fer de Wihnington et de Manchester. Cette contrée a été colonisée par les Virginiens en 1750.

DARLINGTONIE s. f. (dar-Iin-gto-nî — do Darlington, ville anglaise). Bot. Genre da plantes, de la famille des légumineuses, tribu des mimosées, comprenant cinq ou six espèces qui croissent dans l’Amérique boréale.

DARLUC (Michel), médecin et naturaliste français, né à Grimaud en 1717, mort à Aix, en Provence, en 1783. Étant devenu secrétaire d’un prince allemand, il l’accompagna en Italie et en Allemagne, puis visita seul la Corse, l’Espagne et diverses autres contrées. Ces voyages, qui ne durèrent cas moins de dix ans, développèrent son goût pour l’histoire naturelle. Déjà riche de connaissances, il so rendit à Aix, où il étudia la médecine et la botanique, puis à Paris, où il suivit les leçons de chimie de Rouelle. De retour dans son pays natal, il y exerça la médecine. Sa réputation de science lui fit donner, quelque temps après, une ohaire de botanique à l’université d Aix. Darluc fonda dans cette ville un jardin d’histoire naturelle, et, tout en continuant à pratiquer la médecine, se livra à la composition de divers ouvrages. Le plus remarquable est sa belle et importante Histoire naturelle de la Provence (1782-1786, 3 vol. in-8°).

DARMAGNAC (Jean -Barthélémy- Claude-Toussaint, vicomte), général français, né à Toulouse le 1er novembre 1766, mort en 1355. Il entra au service dans le 1er bataillon de la Haute-Garonne, le 15 septembre 1791, devint capitaine le 8 décembre de la même année, et passa à l’armée d’Italie. Ayant fait plus de prisonniers qu’il n’avait de soldats, sa bello conduite lui valut, le 25 janvier 1794, le grade de chef de bataillon dans la 21 e demi-brigade, qui devint plus tard la célèbre 32e, et à la tète de laquelle Darmagnac fut placé en qualité de colonel après la bataille des Pyramides. Il déploya une telle valeur au siège de Saint-Jean-d’Acre, que le général Kléber le récompensa en lui envoyant un sabre- d’honneur, et que Menou le nomma général de brigade le 27 avril 1801. Après son retour en France, il fut chargé du gouvernement de la Carinthie, et en 1806 et 1807 nous le trouvons à la tête des trois corps dont se composait la garde de Paris. En 1808, il surprend Pampelune et s’en empare sans combat ; toujours à la tête de la 32e, il conquiert, au combat da Médina de Rio-Seco (14 juillet), le grade de général de division. Il devint successivement gouverneur de la Galice, de la Vieille-Castille, de la Manche et de Cuença. Nous le retrouvons bientôt aux combats de Vittoria et de Toulouse, où à se distingue d’une manière toute particulière contre les Anglo-Espagnols, auxquels il fait subir des pertes considérables en tués, blessés et prisonniers.

Pendant la première Restauration, il fut créé chevalier de Saint-Louis. Il était déjà chevalier de la Couronne de fer et commandeur de la Légion d’honneur. Au retour de Bonaparte, il reçut le commandement de la lie division militaire (Bordeaux), qu’il conserva à la rentrée des Bourbons. En 1821, Louis XVIII lui conféra le titre de vicomte, en échange de celui de baron que lui avait donné l’empereur et, le 13 août 1823, il fut