Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/106

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GOMM

sultant de l’incendie des forêts de mélèzes, dont les sucs résineux passeraient, dit ; on, à l’état gommeux. Il Gomme dit paya, ou de France, ou de cerisier, ou des rosacées, Sorte dénomme qui découle de la tige des pruniers, des cerisiers et des autres arbres de la même famille, il Gomme poison, Gomme qui découle du bohon-upas. i ! Gomme-résine. V. ce mot à son ordre alphabétique. Il Gomme sassa ou fausse aiiragant, Gomme produite par une espèce d’acacia. Il Gomme du Sénégal, Gomme en tout semblable à la gomme arabique, mais qui provient du Sénégal. Il Gomme séraphique, Ancien nom du sngnpéniim. Il Gomme de Siam. Syn. de gomme-gutte. h Gomme turique, Variété de gomme arabique, il Gomme véritable. Syn. de gomme-gutte.

— Chim. Gomme saccho-cickonine, Produit gommeux qui se forme dans un mélange de sirop de sucre et d’infusion de chicorée.

— Miner. Gomme des funérailles, Asphalte ou bitume de Judée, dont les anciens se servaient pour.embaumer les morts.

— Teehn. Nom donné par les parcheminiers à une accumulation de matière grasse, que présentent parfois les peaux, ce qui est on défaut.

— Pathol. Tumeur syphilitique qui se développe dans le périoste.

— Encycl. Bot., Chim, et Techn. À la fin de l’été, à l’époque de la maturité des fruits, on remarque que plusieurs do nos arbres fruitiers, comme les abricotiers, les amandiers, les cerisiers, les pêchers, les pruniers, etc., laissent exsuddr à travers leur écorce un liquide épais et visqueux, qui bientôt se durcit a l’air, en larmes ou en morceaux arrondis, transparents et rougeàtres, d’une cassure vitreuse et d’une saveur fade. Cette matière est ce que les naturalistes désignent depuis longtemps sous le nom de gomme.

Souvent on détermine l’excrétion de ce suc au moyen d’incisions longitudinales qu’on pratique sur l’écorce des arbres. C’est ainsi qu’en Afrique, et notamment au Sénégal, on provoque l’écoulement de la goinme dans les nombreuses espèces d’acacia que possèdent ces contrées, gomme que le commerce nous apporte sous les noms de gomme arabique, gomme du Sénégal.

Le suc gommeux ne se trouve pas seulement dans la tige des arbres : on le rencontre dans les autres organes des végétaux ; niais alors il n’exsude pas naturel IemeiH, efrl’où est obligé, pour l’extraire, de déchirer ou de piler ces organes, et de faire agir Sur eux l’eau froide ou chaude, qui isole Innomme des autres principes en la dissolvant. Il en résulte une liqueur visqueuse ; et gluante, qu’on nomme habituellement mucilage. Les racines de consoude, de mauve, de guimauve et de beaucoup d’autres plantes ; les racines bulbeuses ou oignons de jacinthe, de lis, de tulipe, de colchique, de scille, etc. ; les feuilles charnues et grasses, celles de la mauve, de la guimauve, de la bourrache, etc. ; la plupart des fucus et des lichens ; les semences de lin, de fenugrec, etc. ; les pépins de fruits, de coing, etc., cèdent k l’eau chaude une abondante proportion de gomme ou de mucilage ; aussi le liquide prend-il souvent, par le refroidissement, l’apparence d’une gelée.

Les tubercules desséchés des orchis. qui nous arrivent de la Turquie, de l’Anatolio et de la Perse, sous le nom de salep, se transforment, par une ébullition prolongée, en un mucilage transparent, parce qu’ils sont presque entièrement composés de gomme unie à quelque peu d’amidon.

La gomme est donc très-abondamment répandue dans les végétaux ; mais ce n’est pas un principe immédiat : c’est un mélange de plusieurs principes distincts solubles ou insolubles, qu’on a su isoler dans ces derniers temps.

L un de ces principes gommeux, désigné sous le nom à’arabine, est entièrement soluble dans l’eau, à. laquelle il donne une consistance de sirop épais. C’est lui qui forme la partie soluble et mucilagineuse des différentes gommes et mucilages des graines et des racines, qui constitue la majeure partie de la gomme arabique et de celle du Sénégal.

Un autre de ces principes gommeux, appelé bassorine, est insoluble dans l’eau froide ou chaude ; mais il l’absorbe, se gonfle considérablement, et forme alors une matière gélatinifonne. ou un mucilage très-épais. C’est ce principe qu’on trouve en grande quantité dans la gomme adragant, dans le salep, dans la gomme de Bassora, etc.

Enfin, un troisième principe gommeux, qu’on a distingué des deux autres par le nom de eérasine, est insoluble dans l’eau froide, où il se gonfle, mais soluble dans l’eau par une ébullition prolongée. C’est lui qui constitue la partie insoluble à froid des gommes de Franco ou de nos arbres fruitiers.

Voici la composition de ces trois principes élémentaires des gommes :

Arabina

Carbone.. Hydrogène. Oxygène..

Tous ces principes gommeux ont pour caractères communs d’être solides, incristallisobles, sous forme de morceaux irréguliers,

GOMM

incolores, vitreux et cassants, insipides et fades, inodores. Ils sont tout à fait insolubles dans 1 esprit-de-vin ; aussi, lorsqu’on verse un peu de ce liquide dans une dissolution de gomme, la liqueur devient blanche et trouble comme du lait, parce que la gomme est précipitée en flocons blancs, mous et opaques.

Soumis à l’action de l’acide sulfurique faible, à la température de + 06°, ces principes gommeux se trouvent convertis en sucre de raisin.

Traités par l’acide azotique, ils donnent bien, comme le sucre, de l’acide oxalique, mais, en outre, un autre acide particulier que Scheele a découvert en 1780, et qu’on désigne sous le nom d’acide mucique. Cet acide, qui n’existe dans la nature ni libre ni combiné, ne s’offre qu’en poudre blanche, presque insipide, et a peine soluble dans l’eau. 100 parties d’arabine ou de belle gomme arabique, traitées par 400 parties d’acide azotique à une douce chaleur, produisent de 14 à 26 parties d’acide mucique.

Enfin, ces principes gommeux ne peuvent pas éprouver la fermentation vineuse comme le sucre.

La gomme arabique ou du Sénégal, dont on fait le plus d’usage, se dissout dans cinq fois son poids d’eau froide et dans quatre fois son poids d’eau bouillante. Cette dissolution est mucilagineuse, gluante ; sa viscosité l’empêche de passer à travers le papier non collé, et lui permet de retenir en suspension des corps divisés qu’on y mêle ; c’est pour cette raison qu’on ajoute de la gomme à l’encre

fiour empêcher le dépôt du tannate et du galato de fer. Les corps solubles, tels que le sucro, les sels, ne peuvent plus cristalliser au milieu d’elle. Elle s’acidifie peu à peu au contact de l’air, et se recouvre de moisissures. Voici les résultats que produit l’action des principaux, réactifs sur la gomme, lorsqu’elle est concentrée : les alcalis donnent un coagulum blanc qui se redissout ensuite ; le sous-acétate de plomb, un précipité blanc, abondant, caséifonne ; le sous-silicate de potasse la-trouble, et peu après il se produit des flocons jaunes et épais ; l’azotate mercureux, le chlorure et le cliloride stanniques, môme effet ; l’alcool concentré produit des flocons blancs, mous, opaques, abondants ; avec le chlore a l’état de courant, flocons blancs, acides, ne se produisant qu’au bout de quelque temps ; avec la teinture de noix de galle et celle d’iode, rien ; le sulfate de cuivre et la potasse en excès donnent un précipité bleu, insoluble dans les alcalis, mais soluble dans l’eau pure ; avec le sulfate ferrique neutre, la liqueur se prend bientôt en une gelée fort consistante, rougeàtre et translucide, que les acides et les alcalis font disparaître ; le chloride ferrique neutre a le même effet.

La précipitation de la gomme par les sels de peroxyde de fer peut expliquer les dépôts qui ont lieu dans l’encre au bout d’un certain temps, c’est-à-dire lorsque la couperose entière a été peroxydée par l’air.

Dans les arts, les gommes du Sénégal et d’Arabie Sont consommées en quantités prodigieuses, pour la fabrication de l’encre, du cirage, le gommage des toiles, le lustrage des tissus, des rubans, des taffetas, l’épaississage des couleurs, des mordants des fabricants d’indienne. On s’en sert encore pour rendra plus brillantes les couleurs sur le papier, dans la peinture en miniature et à l’aquarelle. Les gommes de France sont utilisées dans la chapellerie pour l’apprèt»du feutre.

Depuis quelques années, les parfumeurs prépurent, pour le lissage des cheveux, des dissolutions visqueuses aromatisées, qui ont surtout pour base le mucilage des pépins de coings ou do graines de psyliium. C’est ce qu’ils appellent la bandoline.

Le commerce de la gomme, le long du Senégal par les Français, et de la Gambie par les Anglais, s’élève » plus de 20 millions de francs par an.

Dans l’économie domestique, certaines gommes servent d’aliments : tel est surtout le salep, qu’on regarde comme très-nourrissant et restaurant, et qu’on fait manger aux phthisiques, soit en bouillie, soit en gelée, après l’avoir sucré et aromatisé. Incorporé dans le chocolat, il forme le chocolat analeptique au salep, qui a un assez grand débit.

Suivant M. Magendie, les gommes ne seraient point propres à l’alimentation, puisqu’elles ne renferment point d’azote. Cela est vrai quand il s’agit des gommes supposées pures. Mais comme, dans l’état où le commerce les fournit, elles contiennent presque toujours des matières étrangères plus ou moins azotées, on comprend alors comment il peut se faire qu’elles servent d’aliment dans les lieux où l’on n’a pas de nourriture plus savoureuse. Plusieurs voyageurs disent que, dans les pays où l’on récolte la gomme, elle forme la base de la nourriture des habitants. D’après Golbéry, 192 gr. de gomme suffisent pour nourrir un Arabe pendant vingt-quatre heures.

— Arboric. Lorsque l’écoulement de la gomme a lieu en trop grande quantité, il devient pour les arbres une véritable maladie. Les arbres âgés ou malades y sont plus particulièrement sujets ; il en est de même de ceux qui portent beaucoup de fruits. « Ces faits, dit Bosc, semblent annoncer que la surabondance de la gomme est l’effet d’un véritable affaiblissement de la végétation ; ce GOMM

pendant quelques personnes, et principalement les cultivateurs, pensent qu elle est la cause première de cet affaiblissement. Peutêtre pourrait-on concilier ces deux opinions en disant que la formation de la gomme est tantôt cause et tantôt effet.

Quoique la gomme produite par nos arbres indigènes, et qui est connue sous le nom de gomme du pays, ne soit pas très-estimée, elle donne lieu quelquefois à un délit assez grave. Des hommes qui font métier de la récolter parcourent les campagnes et blessent les arbres fruitiers, notamment les cerisiers, afin de provoquer un plus grand écoulement de gomme, ce qui épuise les arbres et finit par les faire périr. Au siècle dernier, il ne fallut pas moins qu’un arrêt du parlement pour arrêter les dommages que ce délit faisait éprouver aux propriétaires dans les environs de Paris.

o C’est principalement, ajoute Bosc, dans la greffe et dans la taille que la production de la gomme a des inconvénients. Aussi les arbres à noyau doivent-ils être conduits différemment des autres dans ces deux circonstances. Lorsqu’on ne choisit pijs le moment convenable pour la première de ces opérations, la greffe est noyée, comme disent les jardiniers, et ne réussit pas. La seconde opération, la taille, peut nuire infiniment à la production du fruit et même à la durée do la vie de l’arbre, lorsqu’elle est faite à contretemps. »

On reconnaît aisément les points où la gomme tend à se faire jour, à la couleur plus foncée de l’écorce et aux protubérances arrondies ou oblongues et accompagnées de fentes, qui ne tardent pas à se produire. Ces points se trouvent bien plus fréquemment à l’exposition du midi qu’à celle du nord. Le tissu ligneux situé au-dessous présente tine teinte qui varie du rouge fauve au brun et au noirâtre. L’écorce ne tarde pas à se décomposer et à laisser écouler la gomme, quand celle-ci est détrompée par la pluie. La plaie peut être facilement guérie ; il suffit d’enlever, à mesure qu’elle se montre, la matière visqueuse, et, quand sa production s’est arrêtée, de laisser sécher le tissu sous-jacent. Mais quelquefois le mal est plus intense ; il faut alors pratiquer des saignées ou môme enlever la partie malade, à l’aide d’un instrument tranchant. Dans tous les cas, la plaie doit être recouverte d’un engluement, tel que la cire à greffer, ou bien la poix appliquée à chaud ; mais il faut que la surface dénudée soit bien séchée ou essuyée avec un linge. A Argenteuil, on emploie un remède beaucoup plus simple, qui consiste à frotter fortement la plaie avec îles feuilles d’oseille, que l’on a soin d’écraser, de telle sorte que le suc pénètre bien dans le tissu du bois. On emploie aussi avec avantage un mélange de 3 parties de terre glaise et de 1 partio de chaux vive. Au bout de temps plus ou moins long, les fibres du bois et de l’écorce se rapprochent, et la plaie est cicatrisée.

GQMMÉ, ÉE (go-mé) part, passé du v. Gommer : Toile gommée. Taffetas gommé.

GOSIMEGNIES, bourg de France (Nord), cant. du Quesnoy, nrfond. et à 22 kilom. d’Avesnes, sur la Rhonelle ; pop. aggl., 878 hab. — pop. tôt., 3,486 hab. Brasserie, moulins à farine, fabriques de toiles.

GOMME-GUTTE s. f. Bot. Sorte de gommerésine produite par plusieurs végétaux de la famille des clusiacées ou guitiféres : La gomme-gutte est un drastique violent. (F. Gérard.) Il Gomme-gutte d’Amérique, Sorte de gomme-résine, analogue à la gomme-gutte, et produite par le millepertuis baecifère.

— Encycl. La gomme- gutle est un sue gommo-résinetix.solide, produit par divers arbres ou végétaux de la famille des guttifères, et formant avec l’eau une émulsion d’une mngnirique couleur jaune. Cette substance nous arrive de Siam et du Cambodge, où on la prépare en rompant les jeunes pousses de l’arbre et recueillant le suc qui en découle goutte à goutte. Celle qui nous vient de Ce3 lan s’obtient en faisant des incisions à l’arbre et y introduisant des chaumes de bambou où elle se dessèche.

On trouve dans le commerce deux sortes de gomme-gutte : l’une est en cylindres de 5 à 6 centimètres de diamètre, creux à l’intérieur, d’une couleur jaune orangé, d’une saveur nulle d’abord et puis très-àcre ; l’autre est en pains d’un poids de 1,500 à 1,000 grammes, présentant une teinte brunâtre. Elle est d’une qualité inférieure à la première.

La gomme-gutte est composée de 71 à 74 parties de résine, de 21 k 24 de gomme soluble et de 5 d’eau. La résine est d un rouge hyacinthe en masse, et jaune en poudre.

On l’emploie en médecine comme purgntif, à la dose de 10 centigrammes à 1 gramme. Elle entre dans la composition des pilules de Bontius.

En raison de la belle couleur jaune qu’elle donne avec l’eau, elle est très-employée en peinture.

GOMMELINE s. f. (go-me-li-ne). Chim. Sorte de gomme artificielle employée dans l’industrie.

— Encycl.. Voici comment on prépare la gommeliiie. On transforme d abord de 1 amidon en dextrine au moyen de la diastase ; puis on évapore la dissolution jusqu’à ce que le liquide bouillant marque 20" Baume, et l’on a

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la gommeline en solution. Lorsqu’on veut la solidifier, on verse ce sirop dans des moules en fer-blanc, que l’on met dans une étuve à 40° ou 50°. Au bout de vingt-quatre heures, elle a une consistance convenable. On prépare d’autres gommelines en traitant

fpar l’acide lactique ou le lait aigri la farino, e sagou, l’amidon, etc. La gommeline sert, dans les arts, à apprêter les indiennes.

GOMMER v. a. outr. (go-mé—rtid. gamme). Enduire de gomme : Gommer de la toile, du taffetas.

— Comm. Gommer dit tabac, L’humecter avec de l’eau dans laquelle on a fait bouillir des côtes de tabac, ce qui attire sur la superficie une espèce de gomme.

— Antonyme. Dégommer.

GOMME-RÉSINE s. f. Bot. Substance qui découle de plusieurs végétaux, et qui tient à la fois des gommes et des résines, par ses caractères et ses propriétés.

— Encycl. On désigne sous ce nom des sucs végétaux mousou solides, composés dégomme et de résine dans des proportions variables. Les gomme-résines résultent de l’évaporation spontanée, au contact de l’air, des sucs laiteux extraits par incision d’un assez grand nombre de plantes. Leur’composition est compliquée ; car, outre la gomme et les matières résineuses, elles contiennent toujours de l’huile volatile et quelques principes très-variés. Les résines qui les constituent sont souvent des mélanges de résines différentes.

D’après leur constitution même, les gommes-résines ne sont pas entièrement solubles dans l’alcool fort, qui ne dissout que les matières proprement résineuses, ni dans l’eau, qui ne dissout que la gomme et ne peut que diviser la résine ; elles se dissolvent ; an contraire, en presque totalité dans l’alcool plus faible.

Les gommes-résines jouissent de propriétés médicamenteuses propres à chacune d’elles. Elles sont généralement aromatiques. On les emploie en pharmacie pour préparer des éinulsions, des teintures, des emplâtres, des pilules et des fumigations.

Les plus employées en médecine sont : l’encens, la myrrhe, la gomme ammoniaque, l’assafœtida, le galbanum, le sagapénum, le bdellium, l’opoponax, l’euphorbe, la gomme-gutte, la scammonée.

GOMMEUX, EUSE adj. (go-meu, eu-zerad. gomme). Qui a rapport à la gomme ; qui est de la nature de la gomme : Consistance gommkuse. Matière gommeuse. Le suc gommi ; ox qui circule dans un arbre vient quelquefois filtrer à travers l’écorce. (Raspail.)

—Pathol. Tumeur gommeuse. Syn. de gomme.

GOMMIDE s. f, (go-mi-de — rad. gomme). Chim. Nom donné à des corps constituant une famille do composés tertiaires organiques, qui ont la gomme pour type.

GOMMIER s. in. (go-mié — rad. gomme). Bot. Syn. d’EUCALYPTE. || Nom donné à plusieurs arbres, qui produisent des substances plus ou moins analogues aux gommes ou aux gommes-résines, tels que les acacias, les mimosas, etc. Il Gommier blanc ou des montagnes, Nom vulgaire de la bursère gommifere ou gommart. Il Gommier bleu, Nom vulgaire des eueal yptes. Il Gommier rouge, Nom vulgaire de la bursère balsamifère. Il Gommier des Malonines, Genre d’ombellifères qui fournit une gomme-résine.

— Encycl. Gommier des Maloûines, Le ffommier des Alalouines est une plante de la famille des ombellifères, qui porte aujourd’hui le nom scientifique de bulax. Il forme une masse gazonnante et touffue, qu’on, a comparée à une motte de terre, d’où’ le nom générique (du gr. bolos, motte). Ses feuilles sont ainplexicaules, très-petites, trilobées et un peu épaisses ; les fleurs, cachées dans la tourte, sont peu apparentes ; le fruit est globuleux, à trois côtes peu saillantes. Les diverses parties de cette plante, et surtout les fruits, contiennent un suc gommo-résiueux, d’une odeur forte, assez aromatique et analogue a celle de la térébenthine. Ce végétal croît dans les régions les plus.australes de l’Amérique, où il a été observé d’abord par Bougainville. Il paraît se plaire sur le penchant des collines et à toute exposition. La gomme-résine qu’il produit est toute employée dans le pays ; les marins, qui passaient dans les lieux ou croît le bolax, se sont quelquefois aussi servis avec succès de son suc pour guérir les blessures légères. Les anciens auteurs ont donné sur ce E

gnent jusqu’il G mètres de tour et om,50 de hauteur, et sur lesquelles on peut monter ou s’asseoir comme sur une pierre. Coupée, retournée à l’air et exposée aux pluies, elle devient très-légère et brûle comme de la paille. Le genre bolax renferme encore cinq ou six espèces, dont les propriétés sont moins connues.

GOMMIFÈRE adj. (gomi-fè-re — àa gomme, et du lat. fera, je porte). Bot. Qui porte, qui produit de la gomme : Végétaux gommiferes. Acacia gommikérb.

GOMMIQUE adj. (go-mi-ke — rad. gomme). Chim. Se dit d’un acide extrait des gommes : Acide GOMMIQUE.

GOMMITE s. f. (go-mi-te — rad. gomme), Chim. Gomme proprement dite.

; ette plante des détails quelque peu fabuleux.

Elle forme, disent-ils, des touffes qui attei-