Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/105

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6e trouvait dans un champ avec quelques compagnons, comme lui Sans armes, lorsqu’une bande de Maures vint les assaillir. Dans un aussi grand péril, Goinez se souvint de Dieu, dit la chronique, et fit vœu de changer désormais de conduite si lui et ses ami3 échappaient à la mort. Un poirier se trouvait à leur portée ; ils en brisèrent les branches, et, à l’aide de ces armes improvisées, ils mirent en fuite les assaillants, après en avoir tué un grand nombre. Pour perpétuer le souvenir de" ce combat, Gomez fonda l’ordre du Poirier (1170), dont il devint grand maître, et mena, à partir de ce moment, une conduite exemplaire. L’ordre du Poirier (det Parai) subsista sous ce nom jusqu’au xivc siècle ; à cette époque, il devint 1 ordre d’Alcantarn, en souvenir de la façon brillante dont les chevaliers du Poirier avaient défendu la ville de ce nom.

GOMEZ (Louis), jurisconsulte et canoniste espagnol, né ù Oiique la (royaume de Valence) en 1484, mort en 1543, . Il entra dans les ordres, se rendit à Rouie en qualité d’auditeur de Rote, puis devint directeur delà Pénitencerie et évêque de Sarno. Ses principaux ouvrages sont : In régulas cancellarix aposiolicœ commentnria (Paris, 1546) ; Ùecisionum Buts libri duo (Lyon, 1546, in-4°).

GOMEZ (Antoine), jurisconsulte espagnol, né a. Tavijdura au commencement du xvie siècle. Il acquit beaucoup de réputation comme firofesseur de droit à Salainanque. On a de ui deux ouvrages, qui ont eu de nombreuses éditions : Vuriorum résolutiouum jnris ciuilis communis et regii lit/ri III (Salamanque, 15d2, in fol.) ; In leges Tauri commentarius (Salamanque, 1555, in-fol.).

GOMEZ (Juan), peintre espagnol, né vers ir.50, mort en 1507. Il étudia son art à Madrid ; ■ se lit remarquer par des œuvres d’un style gracieux, et d’un coloris plein d’éclat, et devint, en 1593, peintre du roi Philippe II. I/Eseurial possède un assez grand nombre de toiles de cet artiste. Il y a peint notamment des traits de la vie de saint Jérôme, le Martyre de sainte Ursuleet de ses compagnes, d’après les dessins de Luca Cambiaso, etc.

GOMEZ (Sébastien), dit le Mulâtre de Murillo, peintre espagnol, mort à Séville vers 1680. Il était esclave de Murillo, et se forma à la peinture en voyant travailler son illustre maître, qui probablement l’aida de ses conseils et dont il imita la manière avec beaucoup de succès. Ses œuvres les plus remarquables sont une Vierge et l’Enfant Jésus, et un Christ à la colonne, à Séville. — Son frère, Martin Gomez, étudia également la peinture, et se fixa à Cuença. Philippe II fit à cet artiste une pension de 3,000 réaux. On cite parmi ses œuvres : Saint Matthieu, Saint Michel, Saint Laurent, etc., dans la cathédrale de Cuença.

GOMEZ (Magdeleine-Angélique PoiSSON, Mme ok), femme auteur, née à Paris en 1BS4, morte à Saiut-Germain-en-Laye en 1770. Fille du comédien Paul Poisson, elle épousa, bien jeune encore, un certain don Gabriel de Gomez, gentilhomme espagnol sans fortune, et qui s’était donné pour posséder de grands biens. Réduite à vivre du produit de sa plume, Mi«c do Gomez composa un grand nombre d’ouvrages généralement médiocres : les Journées amusantes (1723 et suiv., s vol. in-12) ; Anecdotes ou Histoire secrète de la maison ottomane (Amsterdam, 17221, que l’on joint assez ordinairement aux Anecdotes persanes (1727, 2 vol. in-12) ; Histoire secrète de la.conquête de Grenade (1723, in-12) ; Entretiens nocturnes (1731) ; Histoire du. comte d’Oxford, avec celle d’Eustache de Saint-Pierre au siège de Calais (Paris, 1765, in-12) ; la Jeune Atcidiane (1733, 3 vol. in-12) ; la Nouvelle mer des histoires (1733, 2 vol.) ; les Cent nouvelles nouvelles (1735-175S, 18 vol. in-12), son meilleur ouvrage ; le Triomphe de l’éloquence (1730,

I vol.). Elle a produit aussi plusieurs tragédies : Habis, Sémiramis, Cléarque, Marcidie, re- présen lues vers 1711.-Aucune de ces pièces, pas même îa première, qui fut cependant reprise en 1732, n’est restée au répertoire. Quant aux romans de cet auteur, on ne les trouve plus même dans les bibliothèques. ■

GOMEZ (Jean-Baptiste), poëte dramatique portugais, né à Porto, -mort en 1803, avant l’âge de trente ans. Il est l’auteur d’une tragédie intitulée : A nova Castro, qui a pour sujet les amours d’Inès de Castro et de dom Pedro. Cette pièce, où l’on trouve un vrai sentiment dramatique et qui obtint un succès populaire, a été publiée en 1806, plusieurs fois rééditée et traduite en fiançais par M. F. Denis, qui la fit paraître dans la collection des Chefs-d’œuvre des théâtres étrangers (Paris, 1S23). On doit encore à Gomez des traductions en vers de Fuyct, tragédie d’Arnaud, et des Macchabées, tragédie de Lamotte.

GOMEZ (Jean-François de), écrivain danois, né à Saint-Thomas (Antilles) en 1808.

II vint se fixer en !S2fi à Copenhague, où, trois ans plus tard, il devint lieutenant des chasseurs de la garde. Il a publié : la Grande semaine à Paris en -1830 (Copenhague, 1831) ; État militaire des îles danoises dans les Indes occidentales (Copenhague, 1S3G).

GOMEZ DE BECERRA (D. Alvaro dm), jurisconsulte et homme d État espagnol, né à

Caceres, Estramadure, en 1771. Il était avocat quand éclata la guerre de l’indépendance

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contre la domination française. Nommé membre de la junte du gouvernement en 1809 et do la régence en 1812, il devint, l’année suivante, chef politique supérieur de l’Estramadure, et fut appelé plus tard au gouvernement de cette province, puis de la province de Tolède, par Ferdinand VII. Lors de l’insurrection libérale de 1821, Gomez lit partie des cortès, dont il devint d’abord fiscal, ensuite président (1823). L’intervention française, qui ramena en Espagne le régime de l’absolutisme, força Gomez à quitter son pays. Il gagna Gibraltar, d’où il se rendit, » Malte, puis habita Marseille, de 1830 à, 1834. À cette époque, il retourna à Madrid, où il exerça quelque temps la profession d’avocat. Le rétablissement du gouvernement constitutionnel

lui permit bientôt de prendre part de nouveau aux affaires publiques, et, depuis lors, il fut nommé successivement procureur et président d’audience, ministre du tribunal suprême, ministre de la justice a, trois reprises différentes/tjprésident des cortès et sénateur.

GOMEZ DE CASTRO (Alvarez), poète et littérateur espagnol. V. Castro.

GOMEZ DE ClUDAD-REAL (Ferdinand), médecin espagnol, né à Ciudad-Real en 13S&, mort en 1457. Devenu médecin de Jean II, il jouit de la plus grande faveur auprès de ce prince, gagna l’amitié des plus grands seigneurs de la cour, et se retira cependant presque pauvre dans sa ville natale, après la mort du roi. Outre plusieurs ouvrages de médecine, on a de lui : Centon circulaire du bachelier Ferdinand Gomez, médecin du trèspuissant et sublime roi Jean II, dont la meilleure édition est celle de Madrid (l’G5)’ Ce livre est un curieux recueil de 105 lettres, où l’on trouve l’histoire secrète du règne du roi Jean II. *•

GOMEZ DE CIUDAD-REAL (Alvarez), poète et théologien espagnol, né à Guadalaxara en 1488, mort en 1533. Il fut d’abord enfant d’honneur ou menin de l’infant don Carlos, depuis Charles-Quint, avec qui il fut élevé, puis suivit la carrière des armes, prit part aux campagnes de Naples (1506) et de Toscane, fut blessé à la bataille de Pavie (1512), puis se retira avec une pension dans sa ville natale, où il s’adonna entièrement à la culture des lettres. Gomez a composé plusieurs ouvrages en vers qui, par la pureté et l’élégance du style, lui ont valu le surnom de Virgile espagnol. Nous citerons notamment : Thalia christiana (Alcala, 1522), poème héroïque sur les mystères de la religion ; De militia principis Burgundi, quam Vetteris Aurei vacant (Tolède, 1540, in-4), poëme sur la Toison d’or, regardé comme le chef-d’œuvre de Gomez ; Teoïogica description de los mysterios sagrados, en douze chants (1541, in-4°).

GOME2-FERRE1UA (Louis), minéralogiste portugais, né à San-Pedre-de-Rates, province de Minho, en 1680, mort à Lisbonne en 1741. Il exerça la chirurgie à Lisbonne peu -’ dant plusieurs années, s’occupa avec passioTi de minéralogie, et se rendit, en 1720, dans l’Amérique méridionale, où, pendant environ vingt ans, il remplit les fonctions d’inspecteur et de directeur des mines de l’Amérique portugaise. On a de lui : Erario minerai diuidido in duce tratados (Lisbonne, 1735, in-fol.), ouvrage estimé.

GOMEZ-PERE1RA, philosophe portugais ou espagnol du xvie siècle. Il est 1 auteur d’un ouvrage intitulé Margarita Antoniana (Medina-del-Campo, 1554), qui attira l’attention

des savants par les idées qu’il émit sur l’âme des bétes, et qui se rapprochent de celles de Descartes sur ce sujet.

GOMEZ DE VALENCE (Philippe), peintre espagnol, né à Grenade en 1634, mort dans celte ville en 1694. Il prit- des leçons de J. Ciesa et exécuta un grand nombre de tableaux et de dessins à la plume fort estimés.

GOMEZ DE VASCONCELLE, femme de lettres française. V. Gillot de Beaucour.

GOMÈZE s. f. (go-mè-ze — de Gomez, savant espagnol). Bot. Syn. de rodriguézie.

GOMICOURT (Augustin-Pierre Damib.ns de), écrivain français. V. Damiens.

GOMIDAS (Khéomurdjian), écrivain arménien, décapité a. Constantinople en 1707. Il était premier pasteur de l’église de Saint-Georges dans cette ville, lorsqu’il fut traduit comme rebelle devant le grand mufti par Jean de Smyrno, patriarche de sa communion, qui était fatigué do trouver en lui un censeur sévère. Bien qu’innocent, Gomidas fut condamné à la peine capitale. Il eût pu se sauver en embrassant l’islamisme, mais il préféra rester fidèle à sa foi. On a de lui quelques écrits, notamment des Mémoires historiques sur les troubles et les dissensions des arméniens de Constantinople.

GOMI EN (Charles), peintre français, né et Villers-lès-Naney (Meurthe) en 1808. Il se rendit en 1827 à Paris, où il étudia sous la direction d’Hersent, puis de Paul Delaroche. M. Gomien s est adonné surtout au genre du portrait depuis 1831, époque où il exposa ses premières toiles, et il a peint particulièrement des personnages officiels ou aristocratiques. Outre le Jeune Clonis retrouvé par des pécheurs (1839) et la Mente de chiens (1842), nous citerons de lui les portraits suivants : Granoille, le Comte de Chabrol (1838) ; la Mar-

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guise de Confions (1841) ; le Comte de Bougé, le Prince Henri de Ligne, le Duc d’Argentré, Mme Pellier, Mme la marquise de Pastorelet sa fille (1853) ; léPrince de Croï, la jeune princesse Eugénie Murât, etc.

GOMIS (Joseph-Melchior), compositeur espagnol, né à Anteniente, dans le royaume de Valence, en 1793, mort à Paris en 1836. Il devait le jour à une famille peu aisée de la bourgeoisie. Dès l’âge de sept ans, il était enfant de chœur dans ufie maison de chanoines réguliers. En 1808, à quinze ans, il devint professeur de chant dans cette maison. Le Père Pons, moine catalan, lui enseigna la composition. En 1814, Gomis fut nommé chef de musique de l’ariillerie à Valence. Il songea alors à étudier les ressources et les effets des instruments à vent. Ce nouveau genre de travail lui inspira bientôt des idées opposées à celles qui avaient d’abord charmé son esprit. Il écrivit alors plusieurs petits opéras, et, en 1817, il donna sa démission pour se livrer entièrement à la composition dramatique. Il se rendit a. Madrid, où il lit représenter YAdenna (la Paysanne), dont le succès valut à Gomis la place de chef de musique de la garde royale. Mais le musicien avait des idées libérales ; il devint suspect au gouvernement de Ferdinand VII ; abandonna sa patrie en 1823, et vint se fixer à Paris. Rossini l’accueillit de la façon la plus amicale et le recommanda aux directeurs. Mais ceux-ci firent la sourde oreille, et, après trois ans de tentatives infructueuses pour obtenir un libretto, Gomis se rendit à Londres, où il se fit professeur de chant. Il publia des romances, des boléros, des airs espagnols dont le succès fut complet ; on exécuta au Concert philharmonique un guatuor intitulé l’/(iuenio, et il donna une méthode de musique dont une édition fut publiée à Paris. Gomis revint dans cette ville vers 1827 et obtint enfin ce livret si désiré.nDe retour à Londres, raconte M. Fétis, il se mit immédiatement à l’ouvrage, et bientôt il envoya sa partition au directeur de i’Opéra-Comique. Peu de temps après, il reçut 1 invitation de venir diriger les répétitions ; mais à peine furent-elles commencées, que le directeur du théâtre refusa de faire jouer la pièce ; un procès fut la suite de ce refus, eff le directeur fut condamné à payer à Gomis une somme de 3,000 francs, à titre de dommages-intérêts. » 11 se décida alors à rester à

Paris. En 1831, l’Opéra-Comique joua enfin le Diable à Séville. Trois autres opéras succédèrent ù celui-là, mais eurent peu de succès. M. Cave, alors chef de la division, des beaux-arts au ministère de l’intérieur, fit obtenir à Gomis une pension dont il avait grand besoin, mais dont il ne jouit pas longtemps. Il mourut avec le regret de n’avoir pu donner la mesure de son talent.

Voici la liste des opéras de Gomis : la Paysanne (Madrid) ; le Diable à Séville, opéracomique en deux actes, paroles de MM. Hurtadoec Cave (Opéra-Comique, 29 janvier 1831). La musique avait de la couleur et de l’originalité. On distingua surtout un chœur de moines écrit de main de maître ; le Revenant, opéra fantastique en deux actes et cinq tableaux, paroles de M. de Calvimont (Opéra-Comique, 31 décembre 1833) ; le-Portefaix, opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe (Opéra-Comique, 16 juin 1835) ; Bock le Barbu, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Duport et Deforges (Opéra-Comique, 13 mai 1836).

GOMMAGE s. m. (go-ma-je — rad. gommer). Techn. Action de gommer ; résultat de cette action : Le gommage des étoffes. Un Gommage bien fait. Il Défaut des étoffes de soie, consistant dans l’adhérence des fils entre eux.

GOMMART ou GOMART s. m. (go-margomme). Bot. Genre d’arbres appelé aussi bursèrb, et qui est le type de la famille des burséracées.

— Ëncycl. Le genre gommart renferme des arbres à feuilles imparipennées ; les fleurs, disposées en grappes axillaires ou terminales, ont un calice petit, caduc, à trois divisions ; une corolle à trois pétales étalés ; six étaurines ; un ovaire simple, surmonté d’un style très-court, terminé par un stigmate en tête ; le fruit est une capsule trigone, à trois valves charnues, à une seule loge contenant une graine à tégument pulpeux. Ce genre comprend un petit nombre d’espèces, qui croissent pour la plupart dans l’Amérique centrale et méridionale.

Le gommart gommier, bursera gummifera do Linné, est un arbre de grande dimension, qui croïr, sur le continent américain, depuis la Guyane jusqu’au Mexique et aux Antilles. Ses fleurs sont petites et polygames ; ses fruits, de la grosseur d’une noisette, sont rouges, résineux, odorants, et n’ont qu’un seul noyau. Cet arbre laisse suinter, par des incisions faites à son écorce, une grande quanflté d’une résine jaunâtre et aromatique, qui nous arrive dans des états différents, suivant les pays dans lesquels on l’a récoltée. Colle qui vient de la Guyane ou de la Colombie est nommée dans le commerce résine chibou ou cachibou ; elle est en masses aplaties, de 150 grammes environ, enveloppées dans des feuilles de maranta lutea, .plante nommée ■ par les indigènes chibou ou cachibou, d’où le nom donné à la résine. Elle est sèche, dure, translucide, blanche ou jaune, et possède une

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odeur forte et désagréable, ainsi qu’une saveur amère. D’après M. Guibourt, elle a une composition analogue à celle de la résine élémi. Il en arrive parfois des échantillons qui ne sont pas enveloppés de la même manière, mais bien dans une feuille de monocotylédone, et que l’on vend à tort Comme de l’élémi. On en a apporté également d’Afrique et de Madagascar ; mais il n’est, pas certain que ces réaines soient produites par le même végétal ; il semble même plus probable qu’elles viennent d’autres espèces du même genre. Les naturels emploient les feuilles de gommart k faire des ouvrages de vannerie, notamment des paniers ou sacs pour renfermer les aromates. Le bois est blanc, mais dur et difficile à travailler ; on en fait des canots d’une seule pièce.

gommart baumier, bursera balsamifera de persoon, hedwigia balsamifera de Swartz, est un grand arbre très-analogue au précédent, mais qui en diffère par la couleur rougeàtre de son bois, par ses fleurs à quatre pétales soudés par le bas, et par ses fruits à osselets multiples. On le nomme aux Antilles, où il croît abondamment, sucrier de la montagne, parce que son bois est employé à fairo les tonneaux à sucre, ou bien encore pareeque son fruit est très-sucré ; on l’appelle aussi bois de cochon, à cause d’une opinion généralement répandue parmi les nègres, laquelle attribue aux cochons sauvages la connaissance des propriétés du suc balsamique de cet arbre pour guérir leurs blessures et l’intelligence nécessaire pour se le procurer en déchirant son écorce avec lertrs défenses. Ce végétal laisse suinter, en effet, un suc résineux, liquide, rougeàtre, doué d’une odeur et d’une saveur analogues a celles du copahu. Ce suc renferme, d’après M. Bonastre, sur 100 parties : 12 d’huile volatile, 74 de résine solubfe dans l’alcool froid, 5 de bursérine, résine insoluble dans l’alcool froid, 2,8 d’extrait amer, 0,8’de matière organique combinée à la chaux et 0,4 de sels à base de potasse et de magnésie, l’analyse laissant une perte de 5 pour 100. Ce suc se dessèche k l’air et fournit alors une résine connue dans le commerce sous le nom de résine de gommart balsamifère. Il est préconisé contre la dyssenterie et les coliques néphrétiques ; on 1 emploie il l’intérieur et à l’extérieur. Comme ces arbres se propagent très-facilement par le bouturagédes rameaux, on s’en sert, aux Antilles ; pour faire des haies de clôture.

On rapporte également à ce genre le gommart paniculé, dont le tronc sert à faire des pirogues et^qui fournit une gomme-résine assez analogue à la colophane.

GOMME s. f. (go-me — lat. gummi, gr. kommi, copte cama, même sens). Bot. Substance mucilagineuse, transiucida, .d’une saveur fade particulière, qui exsude et Se solidifie sur la tige de certains arbres ou arbrisseaux : Les gommes sont très-variées par leurs caractères et leurs propriétés. (F. Gérard.) il Gomme acajou, Gomme produite par l’acajou ou anacarde d’Occident. Il Gomme adragant ou adragante, Gomme produite par diverses espèces d’astragales, qui croissent au pourtour du.bassin méditerranéen : La gomme adragante sert à préparer des mucilages. (F. Gérard.) il Gomme animé. Syn. do résine animé. Il Gomme ammoniac ou «mnioninque, Sorte de gomme-résine produite par une espèce do férule qui croit en Orient. Il Gomme arabique, Gomme produite par diverses espèces d’acacias qui croissent duns les régions chaudes de l’Afrique et de l’Australie. Il Gomme de Bagdad ou de Bassura, Gomme produite, comme la. gomme arabique, par unacacia, mais se rapprochant plutôt, par ses propriétés, de la gomme adragante. Il Gomme cachibou ou gomme chibou, Sorte de goininerésine produite par la bursère gommifère ou gommart, qui croit aux Antilles. Il Gomme carugne. Syn. de résine cauagne. Il Gomme cancame, Variété de gomme-résine. Il Gomme de cèdre, Matière résineuse produite par le codro et qui est analogue à la térébenthine.’ On l’appelle aussi ckdria. Il Gomme copal. Syn. do résine copal. H Gomme élastique. Syn. de caoutchouc, h Gomme élémi. Syn. d’ÉLÉMi ou résine élémi. h Gomme de fenouil, Liqueur blanche et épaisse qui, dit-on, exsuderait du fenouil dans certaines circonstances exceptionnelles. Il Gomme de Gatam, Gomme regardée comme une variété de gomme arabique, il Gomme de gaîac, Syn. de gaïacine. u Gomme de Gedda ou Giddah, Variété de gomme arabique. Il Gomme-gulte. (V. co mot à son ordre alphabétique.) Il Gomme hucuré ou hycaye, Produit du spondias pourpre. Il Goinpie feino. V. kino. il Gomme laque. V. laque. Il Gomme en larmes, Nom donné quelquefois au galbanum. Il Gomme de lierre. Syn. d’HÉDÉnÉK ou HÉDÉitiNE. il Gomme liynirode, Produit particulier qui se trouve mêlé aux gommes de l’Inde et du Sénégal", et qui présente dans son intérieur des cellules paraissant résulter du travail des insectes, il Gomme look. Syn. do kino. Il Gomme xn marrons, Variété présumée de gomme arabique. Il Gomme mini, Gomme que l’on récolte près de Mozambique. Il Gemme mombin, Gomme rougeàtre ou jaunâtre, transparente et très-agglutinative. Il Gomme d’olivier ou de Lecce. Syn. il’oliviniî. il Gomme apoculpasum, Gomme d’Abyssinie, assez analogue à la gomme adragante. Il Gomme éfopoponax, Gomme-résine fournie par une especa de panais. Il Gomme d’Orenbourg, Produit ré-