Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/296

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fortune de son père, il participa a, la restauration du couvent des Conleliers et composa d’une plume facile des vers latins et des anagrammes. Nous citerons parmi ses écrits : la Slire de vie à l’amour parfaict, poëme en octaves (Lyon, 1614, in-4") ; Anagrammata embtemalica (Lyon, 1675, in-4°). — Son fils cultiva comme lui la poésie latine et épigrammatique et publia, eu même temps que le recueil précédent, dû à son père, un recueil du même genre, intitulé : Anagrammata emblematica in aliquorum sanctorum laudem excogitata.

GROS-ARGENTIN s. m. Icbthyol. Nom vulgaire du gymnote de Lacépède.

GROS-BEC s. m. Ornith. Genre de passereaux, de la famille des conirostres : Les gros-becs sont des oiseaux migrateurs. (Z. Gerbe.) On trouve le nid du gros-bec sur les arbres. (P. Gervais.) il Gros-bec cardinal, Nom vulgaire d’une espèce de cardinal, il Gros-bec bleu, Espèce de gros-bec de l’Amérique du Sud. || Gros-bec padda, Nom vulgaire d’une espèce de padda.

— Encycl. Ce genre de passereaux renfermait autrefois un grand nombre d’espèces, qui pour la plupart rentrent aujourd’hui dans de nouveaux types génériques. Tel qu’il est réduit actuellement, il est caractérisé par un bec court, robuste, droit, conique, pointu, à mandibule supérieure renflée et entamant à peine les plumes du front ; des narines rondes, ouvertes un peu en dessus, très-près de la base du bec et en partie cachées par les plumes frontales ; un corps fort trapu ; des ailes et une queue courtes ; quatre doigts, trois devant, entièrement libres, et un derrière. Le3 gros-becs sont migrateurs et voyagent par bandes nombreuses. Leur bec, très-robuste, leur permet d’entamer les graines et les fruits les plus durs ; aussi sont-ils essentiellement frugivores et granivores ; toutefois, dans certaines circonstances, et surtout dans leur jeune âge, ils se nourrissent d’insectes. Ils sont généralement d’un naturel méchant. Il faut les tenir dans une cage particulière ; car, sans paraître hargneux et sans mot dire, ils tuent les oiseaux plus faibles qu’euxavec lesquels ils se trouvent enfermés ; ils les attaquent, non en les frappant de la pointe du bec, mais en pinçant la peau et emportant la pièce. Pris jeunes, ils deviennent si familiers, qu’ils vont prendre leur nourriture dans la main des personnes qui les soignent. Si on les laisse aller dehors, ils ne s envolent pas pour toujours, mais reviennent au logis. Ils nichent sur les arbres de moyenne grandeur ; leur nid est fait très-négligemment et sans art. La femelle pond

quatre ou cinq œufs un peu allongés, d’un blanc cendré ou gris sombre, avec des raies et des taches veineuses ou marbrées d’un bleuâtre foncé et d’un brun olive noirâtre. Les parents dégorgent à leurs petits une nourriture qui a déjà subi dans leur jabot un commencement de décomposition.

Le gros-bec commun, espèce type du genre, a om,18 environ de longueur totale, le corps court et renflé ; la tête, le cou, le dos d’un marron plus ou moins foncé ; le croupion grisâtre, ainsi que le dessous du cou ; des taches noires sur la tête et sur la gorge, et des taches rougeâtres sur le reste du corps ; le bas-ventre et les couvertures inférieures de la queue tirant sur le blanc. La femelle diffère du mâle par ses teintes moins vives. Le gros-bec, un des plus jolis oiseaux que nous possédions, est répandu dans toute l’Europe ; on le désigne, dans les diverses provinces de la France, sous les noms de pinson royal, pinson à gros hec, geai de bataille, coche-pierre, grossetête, malouasse, pinson maillé, gros pinson, dur-bec, pinson d’Espagne, etc. Il arrive à l’automne dans les régions méridionales ; le nombre des individus, d’abord faible, augmente à mesure que le froid devient plus rifoureux. Les gros-becs se tiennent, en été, ans les pays élevés, sur les montagnes et dans les bois ; en hiver, ils descendent dans les plaines et se rapprochent des lieux habités.

Le gros-bec vit solitaire ou par couples. Son chant, qu’il fait entendre rarement, et seulement lorsqu’il vole ou qu’il se perche h l’extrémité de quelque rameau d’un arbre élevé, peut s’exprimer par les syllabes zir, zir ; il devient semblable au bruit d’une lime lorsque l’oiseau est blessé ou en colère. Il devient, au contraire, plus faible, plus doux et Îilus caressant à l’époque des amours. Dans e jeune âge, il se nourrit ou plutôt il est nourri d’insectes par ses parents ; plus tard, il recherche les amandes des petits fruits et casse avec son bec robuste les noyaux les plus durs, tels que ceux de l’olive, de la cerise, de la noix ou des pins et autres conifères. On dit qu’il mange aussi des graines de chènevis et de panic, et même des bourgeons, notamment ceux des pruniers ; on ajoute qu’il en coupe ordinairement jusqu’à dix avant d’en manger un, ce qui le rend fort nuisible, au printemps, dans les vergers, où sa présence se décèle par les nombreux bourgeons qui jonchent le sol. Le gros-bec niche sur les arbres, à la hauteur de 3 à 4 mètres ; son nid est formé de menues racines et de lichens ; la femelle pond de quatre à six œufs bleu verdâtre, tachetés de noir et de brun. On prend assez souvent cet oiseau à l’abreuvoir, mais il ne vient jamais k la pipée j c’est surtout au fusil qu’on le chasse. Sa chair n’est point estimée.

GROS

Le gros-bec rose-gorge est un fort bel oiseau qu’on trouve aux États-Unis, où il est assez rare. D’autres espèces ont formé les genres moineau, tisserin, cardinal, paroare, pinson, linotte, tarin, etc.

GROS-BILL s. m. Ornith. Un des noms du loxia curvirostre.

GROS-BLANC s. m. Techn. Mastic de blanc de craie et de colle.

GROS-BLEU s. m, Ornith. Nom vulgaire d’une espèce de gros-bec.

GROSBLIEDERSTROFF, bourg et comra. de France (Moselle), cant., arrond. et à 7 kilom. N.-O. de Sarrègnemines, sur la Sarre ; pop. aggl., 1,989 hab. — pop. tôt., 2,115 bab. Fabriques de tabatières de carton vernissées, de pianos ; huileries, moulins. Haut fourneau et forges.

GROSDOIS - EN - MONTAGNE, village et coinm. de France (Côte-d’Or), cant. de Pouilly, arrond. et à 49 kilom. de Beaune, sur la rive droite de la Vienne j 380 hab. Beau château. Réservoir destiné a alimenter le canal da Bourgogne. Sa profondeur près du barrage est de plus de 20 mètres ; il a 2 kilom. de longueur. C’est un des plus beaux travaux d’art que la France puisse offrir en ce genre.

GROSCHEN s. m. (gross-chen — mot allemand qui signifie gros). Métrol. Monnaie d’argent à bas titre du royaume de Prusse.

— Encycl. On donne généralement au groschen la dénomination de silbergrosc/ien (gros d’argent), pour le distinguer du gros de compte ou bon gros, gutegroschen. Le titre de cette monnaie est à 354 millièmes de lin seulement, et son poids est de 2gr,300. Ce n’est, à proprement parler, qu’une monnaie de billon. Elle ne sert d’ailleurs que pour faire les appoints, et personne n est obligé d’en recevoir pour une somme supérieure à 1/6 de thaler (62 cent, et demi). Il circule aussi en Prusse d’anciennes pièces de 4 et de 8 groschen, d’un titre plus élevé que le silbergroschen. Les pièces de 8 groschen sont au titre de 10 loths 12 grains (667 millièmes), du poids de 8gr,300 ; elles ont pour type l’effigie du roi et au revers l’écu aux armes de Prusse couronné et soutenu par deux Hercules, armés chacun d’une massue, sans légende ; quelques pièces très-anciennes présentent, au lieu de l’écu, un aigle sur un trophée. La valeur de ces pièces correspond à l fr. 25 de notre monnaie environ.

Les pièces de 4 groschen, au titre de 8 loths 6 grains (591 millièmes) ont pour empreintes l’effigie du roi et au revers l’écu à 1 aigle ou l’indication de la valeur de la pièce au-dessus d’un trophée.

GROSCHUF ouGROSCHUFF (Fabien), philologue allemand, né à Dantzig en 1693, mort en 1783 Après s’être adonné assez longtemps h. l’enseignement privé, il devint secrétaire du prince Guillaume de Hesse-Philippsthal, qui lui donna le titre de conseiller de justice. Par la suite, il fut membre du sénat de Schleitz, où il termina sa vie. On lui doit un certain nombre d’écrits, dont les principaux sont : Courte dissertation sur le langage des mains, en tant que les indices s’en trouvent dans les anciens auteurs (Cassel, 1750, in-8<>) ; Dissertation historique sur les Druides des Germains (Erfurt, 1759, in-8°), etc.

GROSCLAUDE (Louis), peintre français, suisse d’origine, né au Locle, près de Neufchàtel, en 1786. Une grande vivacité d’intelligence, beaucoup d’esprit, d’humour et de franche gaieté ont fait de M. Grosclaude un artiste à part, qui a touché avec bonheur k presque tous les genres.

Venu à Paris de très-bonne heure, il entra dans l’atelier de Regnault, où il passa plusieurs années, livré tout entier à l’étude ; sa fortune indépendante lui permettait d’attendre l’heure juste où l’artiste doit quitter les lisières de l’enseignement. Des croquis, des esquisses sans prétention révélèrent qu’il possédait, dans des proportions peu communes, l’instinct du pittoresque. Ce sont : les Bulles de savon, les Buveurs, le Toast à la vendange (Musée du Luxembourg), le Salut militaire, la Tireuse de cartes, les Trois commères, l’Oiseau mort, la Prise de tabac, toiles charmantes exposées de 1827 à 1838, et que les amateurs se disputèrent. Jamais on n’eût supposé l’auteur de ces petits poèmes de la vie intime capable de tracer de grandes pages historiques ou religieuses ; M. Grosclaude donna un démenti à cette croyance générale : son Marina Faliero, remarqué au Salon de 1842 ; la Madeleine, la Norma de 1845, la Sainte Cécile de 1848, sont des morceaux sérieux, pleins de science et de talent. Revenu à sa première manière, il exposa la Lecture d’un bulletin de l’armée française annonçant la prise de Malakoff (1856), et aux Salons suivants : les Deux petits amis, Madame Pipelet, Intérieur d’une étable, etc.

Le roi de Prusse et M. de Rothschild sont les deux amateurs qui possèdent le plus de tableaux de M. Grosclaude. Le célèbre banquier en a près d’une douzaine. Les récompenses n’ont pas manqué à ce maître si sympathique et si naïf. Il obtint une 3" médaille en 1835, une 2’o en 1838, une im en 1845. Il est, depuis 1827, membre de l’Académie royale des beaux-arts de Berlin. Son style n’est pas moderne à la façon de nos peintres de genre actuel ; il procède un peu des traditions de l’ar(flamand. Sa couleur chaude, dorée, in GROS

tense, offre l’imitation souvent heureuse des gammes trouvées par les vieux maîtres hollandais.

Son fils, Louis-Frédéric Grosclaude, s’est fait connaître comme portraitiste. Il a exposé, depuis 1849, quelques portraits au pastel et des tableaux de genre : la Famille indigente (1S55), un Chartreux (1861).

GROS-COLAS s. ra. Ornith. Nom vulgaire du goéland à manteau noir.

GROSE, rivière d’Australie, dans la Nouvelle-Galles du Sud, qui prend sa source au

mont Caermarthen, sépare le comté do Westmoreland de celui de Northumberland, et se jette dans le Népeau, après un cours de 67 Kilom. La réunion de ces deux cours d’eau forme le Hawkesbury, fleuve principal de la contrée.

GROSE (François), savant archéologue anglais, né à Greenford (Middlesex) en 1731, mort en 1791. Il abandonna l’emploi de héraut de la maison de Richemond pour prendre du service dans l’armée (1763), devint payeur général et hérita, à la mort de son père, riche joaillier, d’une fortune que sa prodigalité et son manque d’ordre lui firent bientôt dissiper. Grose demanda alors des ressources à sa plume et k son crayon, car il était un dessinateur habile, et composa des ouvrages qui eurent du succès. Il joignait, à un esprit jovial et plein de spirituelle bonhomie, une figure grotesque et une corpulence énorme, ce qui l’a fait comparer fréquemment à Falstaff. Grose a laissé, sous le titre général d’Antiquités, une série d’excellents ouvrages sur les monuments anciens de la Grande-Bretagne : Angleterre {1773-1787, 8 vol. in-4°) ; Écosse (1790, 2 vol. in-4°) ; Irlande (1794, 2 vol. in-4°). On a encore de lui : Traité sur les armes et sur les armures anciennes (1785-1789, in-4°) ; Antiquités militaires de l’Angleterre (1788, 2 vol. in-4<>) ; Méthode pour graver les caricatures (1788, in-go) ; Collection d’essais (1793, in-8°), recueil de piquantes facéties.

GROSEILLE s. f. (gro-zè-lle ; Il mil. — du germanique : hautallem. kraushere ; holland. kruisbezie, de feraus, crêpé, et beere, baie ; allem. grosselbeere, de grossel, nom du végétal, et beere, baie). Fruit du groseillier : Gelée de groskili.es..Sirop de ghoseilf.es, Il Sirop fait aveu ce fruit : Un verre de groseille, il Groseille à maquereau, Fruit vert ou rougeâtre du groseillier épineux, ainsi dit parce qu’on l’emploie vert dans une sauce usitée pour le maquereau.

— Adjectiv. Qui a la couleur de la groseille rouge : Itubans groseille.

— Encycl. La groseille est une baie charnue, plus ou moins volumineuse, formée de deux carpelles, et couronnée par les restes du calice. L’intérieur présente une seule loge, renfermant un petit nombre de graines. Ce fruit présente des caractères et des propriétés qui diffèrent suivant les espèces, ha groseille à maquereau atteint quelquefois la grosseur d’une prune ordinaire ; à 1 état sauvage, elle ne dépasse guère celle d’un grain de raisin. Quand elle est bien mûre, elle est jaunâtre et a une saveur douce, fade et vineuse. Verte, elle est plus ou moins acide. On l’emploie dans les ragoûts, en guise de verjus ; on s’en sert surtout pour assaisonner le poisson, d’où son nom vulgaire. On fait peu de cas de cette espèce pour l’alimentation. En médecine, elle est rafraîchissante et astringente, guérit les nausées, arrête les flux de ventre et même les hémorragies peu intenses ; elle excite l’appétit, et on la donne souvent aux femmes enceintes lorsqu’elles ont du dégoût pour les aliments. Cuite dans le bouillon, elle est bonne contre les fièvres. On en emploie beaucoup en Angleterre et en Hollande. Son suc devient vineux par la fermentation. En Angleterre, on fait du vin avec ces fruits mûrs, en les mettant dans un tonneau et jetant de l’eau bouillante par-dessus. On bouche le tonneau, et on le laisse pendant vingt à trente jours dans un endroit d’une température constante et modérée, jusqu’à ce que la liqueur soit bien imprégnée du suc des fruits. Puis on verse cette liqueur dans des bouteilles, on y met du sucre, et on bouche exactement. Au bout de quelque temps, la fermentation a opéré la combinaison intime du sucre, et on obtient une boisson agréable, pénétrante et assez analogue au vin. Les ; pâtissiers et les confiseurs emploient aussi la groseille à maquereau pour faire des tartes et autres friandises.

La groseille ordinaire présente un grand nombre de variétés, qui peuvent se rapporter à deux races principales, les unes à fruit rouge, les autres à fruit blanc. Ce fruit bien connu a une saveur plus ou moins acide, mais très-agréable ; on en fait une grande consommation pendant l’été. On mange les groseilles fraîcnes, seules ou avec du sucre. Le jus de groseilles, mélangé avec du sucre et de l’eau, forme une boisson agréable et rafraîchissante, excellente pour les fébricitants.

En médecine, la groseille est astringente, calmante, tonique, rafraîchissante, propre à I arrêter l’effervescence de la bile, les diarrhées | et les hémorragies, à tempérer les ardeurs du sang, etc. L’acidité des groseilles, plus intense dans les variétés rouges, résulte de l’abondance des acides raalique et citrique. Ces fruits sont justement vantés contre les embarras gastriques, la dyspepsie, les vomis GROS

sements spnsmodiques, les affections scorbutiques, les fièvres, les contestions cérébrales, la dyssenterie, etc. C’est encore un excellent diurétique.

D’une manière générale, on peut dire que la groseille est un aliment médicamenteux qui nourrit et rafraîchit beaucoup. Elle convient dans le régime des malac les chroniques et dans la convalescence des maladies aiguSs. Mais il faut se rappeler eue certaines personnes supportent difficilement les acides ; h celles-là il ne faut donner qu’une eau de groseilles très-peu chargée de suc, ou même simplement la gelée ou le sirop. On ne doit les administrer qu’avec beaucoup de circonspection quand il existe des maladies du poumon qui déterminent de la toux. Enfin, on ne doit pas permettre une trop grande consommation de groseilles aux personne :» dont la digestion est paresseuse ou qui ne fent pas d’exercice, aux enfants, aux vieillards, aux scrofuleux, aux femmes faibles, pâles et nerveuses.

La groseille commune joje aussi un grand rôle dans l’économie dômes ; ique. La confiture de groseilles surtout est c ille dont il se fait la plus grande consommation, parce que c’est celle dont le prix est le p us a la portée de toutes les bourses.

Cette confiture peut être rouge ou blanche, suivant la couleur des fruits qu’on a employés ; jamais on ne les mélange. Les groseilles s’épluchent à l’aide d’une fourchette ; elles doivent être bien mûres ; on les met dans un sirop de sucre cuit au lissé, en employant moitié groseilles et moitié liucre. Lorsque le tout, placé sur le feu, est assez cuit pour que l’on voie le mélange faire 11 nappe quand on élève l’écuinoire, la confiture est faite ; on aura eu soin de remuer pendant la cuisson.

Pour la gelée, les groseiltes, égrenées, sont écrasées dans la proportion de 1/3 de blanches pour 2/3 de rouges et 1/5 de ce mélange en framboises. On les met sur le feu, où elles crèvent et rejettent tout le jus que l’on n’aurait pu obtenir par l’écrasement ; on peut y ajouter un verre d’eau, en les mettant dans la bassine. Lorsqu’elles ont jeté un bouillon, ou les retirs, on les passe au tamis, on presse pour fairsi tomber tout le jus, de manière que les pulpes et les pépins restent seuls dans le tami ;.. On pèse ce jus et on y ajoute 3/4 de livre do sucre cassé par livre de jus. On met sur le feu, on écume, on laisse bouillir environ dix minutes et on empote. Quelques-uns mettent kilogramme de sucre par kilogramme de jus ; ce système est bon lorsque le fruit n’est pas très-mûr.

La gelée obtenue à froid est de beaucoup supérieure, pour le goût, à. celle que l’on a fait cuire ; mais elle est sujette à fermenter, si on n’a pas le soin de la conserver dans des endroits très-frais. Pour la préparer, on écrase les groseilles, on les presse dans un linge, et 1 on mêle au jus le double de son poids de sucre en poudre ; on porte le mélange dans une cave où l’on loit le remuer de temps en temps. Au bout de vingt-quatre heures, on verse dans de petits pots contenant 500 grammes au plus.

Pour les conserves, on choisira les plus belles groseilles rouges, que l’on détachera de la grappe au moyen de oiseaux, en laissant à chaque grain un bout de la queue. On en remplit des pots de verre. On exprime ensuite le suc d’une certaine cuantité de groseilles blanches, et l’on y ajoute un poids égal de sucre candi pulvérisé. O.i met au bainmarié pour obtenir un sirop réduit ; on verse ce sirop sur les groseilles, de façon qu’elles en soient bien recouvertes ;..orsque le sirop est converti ’en gelée, on cauvre les pots, après avoir appliqué sur la surface de la gelée un papier imbibé d’eau-de-vie.

GROSEILLIER s. m. (gro-sè-llé ; Il mil.rad. groseille). Bot. Genre d’a.-brisseaux, type de la famille des ribésiées, comprenant uno trentaine d’espèces : Tous Ifs groseilliers réussissent dans les régions septentrionales. (Th. de Berneaud.) Le groseillier est un arbrisseau qui se contente de toute espèce de terrain et d exposition. (Raspail.)

— Encycl. Le genre groseillier renferme des arbrisseaux à. feuilles alternes, pétiolées, palmées et diversement décou Dées ; les fleurs, solitaires ou réunies engrapptis, axillaires ou terminales, présentent un calice adhérent, ordinairement à six divisions égales ; une corolle à quatre ou cinq pétales petits, insérés sur la gorge du calice ; des étamines incluses, en nombre égal k celui des pétales et alternant avec eux ; un ovaire infère, à une seule loge pluriovulée, surmonté de deux styles terminés chacun par un stigmate simple ; le fruit est une baie, et une loge polysperme. Ce genre comprend plus de trente espèces, répandues dans les diverses régions de l’Europe, de l’Asie et des deux Amériques. Les fruits da ces arbrisseaux, acidulés et rafraîchissants, ont une assez grande importance en économie domestique et en médeciie ; aussi plusieurs espèces sont-elles l’objat de cultures assez étendues.

Le groseillier épineux ou à maquereau atteint l mètre à l’i,5o de hauteur. Ses tiges, robustes et épineuses, porter t des feuïïlea larges et de petites fleurs vsrdâtres, auxquelles succèdent des fruits globuleux ou ovoïdes, les plus gros du genre.

Cet arbrisseau est répandu dans presqus toute l’Europe j il croit surtout dans les lieux