Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/390

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1644

ÔUNN

seilleraulique, Gundlirtg, qu’il chargea particulièrement de lui faire un rapport journalier sur le contenu des gazettes, ■ Un extérieur pédantesque, dit, Bernhard, une vanité ridicule, un costume bizarre, surtout un état d’ivresse constant, pendant lequel il se livrait à des accès de colère très-comiques, firent bientôt oublier les vastes connaissances qu’il possédait, et à devint l’objet des mystifications de la cour et du prince, qui n’exigeait pas précisément que les réparties de son fou fussent assaisonnées du sel attique. > Las de ce rôle de bouffon de cour, Gundling quitta furtivement Berlin pour se rendre à Vienne ; mais, à Breslau, il fut rejoint par un envoyé du roi de Prusse, qui lui fit offrir, s’il voulait retourner à la cour, le titre de baron et une augmentation de 1,000 écus sur son traitement. Gundling se sentit désarmé par ces offres séduisantes et retourna à Berlin, où il devint successivement conseiller intime, conseiller de guerre, des finances, de la justice, président de la Société des sciences et chambellan (lSïs). Comme par le passé, il servit d’amusement au roi et aux courtisans, et eut à subir de leur part toutes sortes de tours. Lorsqu’il fut mort, on le plaça dans un cercueil en forme de tonneau, sur lequel se trouvaient de grossières inscriptions bachiques. Gundling a laissé des ouvrages qui attestent son érudition. Nous citerons entre autres : Histoire et actions des empereurs Frédéric ier, Henri VII, Conrad IV, Guillaumelîichard et Conrad III (Halle, 1715-1719, 4 vol. in-8°) •, la Vie et Les actions de Frédéric II, Joachim Ivi, Jouchim II et Jean-Georges, électeurs de Brandebourg (Potsdam, 1725) ; Notice historique de Parme et de Plaisance, et de leur dépendance de l’empire germanique (Francfort, 1723) ; Atlas du Brandebourg (Potsdam, 1714-1724, in-8<>) ; Sur l’origine du titre d’empereur de Ilussie (1724)’ ; Origines marchionalus brandenburgensis ex diplomatibus (Berlin, 1726, in-fol.).

GUNDON s. m. (gheun-don). Entora. Espèce de grosse fourmi d’Afrique.

GUNDUK, rivière de l’Indoustan. V. Gorî BOK.

GUNG’L (Joseph), compositeur allemand, né k Zsanibek, en Hongrie, en 1810. Il fit ses études musicales à Pesth, et entra dans un corps de musique militaire en qualité de hautboïste. À sa sortie du corps, il réunit un orchestre et voyagea de ville en ville, faisant exécuter sous sa direction ses marches, galops et danses. À Berlin, à eut un grand succès à partir de l’année 1843. Ses œuvres se distinguent par l’abondance de la mélodie frappée au coin de l’originalité et par la carrure du rhythme.

GUNGNER, nom de la lance merveilleuse d’Odin, ie père des dieux Scandinaves.

GUNNEL s. m. (gunn-nèl). Ichthyol. Nom vulgaire d’un poisson du genre blennie.

GUNNÉRACÉ, ÉE adj. (gun-né-xa-sé •rad. yunnére). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre gunnère.

— s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre gunnère, et réunie par plusieurs auteurs aux urticées.

— Encycl. La famille des gunnéracées se compose de plantes herbacées, vivaces, aeau-Jes, à feuilles toutes radicales, très-grandes, longuement pétiolèes, hérissées de poils rudes ou de sortes de verrucosités allongées, naissant au sommet d’un gros bourgeon é<»ailleux, simple. Les fleurs, généralement hermaphrodites, verdâtres, disposées en grappes

composées, denses, cylindriques, ont un calice à quatre sépales, alternant sur deux rangs, les deux extérieurs très-petits, les deux intérieurs pétaloïdes ; deux étamines ; un ovaire infère, uniloculaire, surmonté de deux stigmates allongés, plumeux. Le fruit est un drupe monosperme. Cette famille, qui a des affinités avec les urticées, se réduit au genre gunnère.

GUNNÈRE s. f. (gun-nè-re — de Gunner, n. pr.). Bot. Genre de plantes, de la famille des urticées, type de la tribu des gunnérées, ou, selon quelques auteurs, de la famille des gunnéracées.

— Encycl. Les gunnères sont des plantes herbacées, acaules, à feuilles radicales, très-grandes, longuement pétiolèes, dentées, hérissées de poils rudes ; à fleurs sessiles, jaune verdâtre, disposées en grappe dense et compacte, dépourvue de bractées. Ce genre comprend plusieurs espèces, qui croissent dans les régions chaudes de l’Asie et de l’Amérique du Sud, ainsi qu’aux lies Sandwich. Toutes ces plantes sont gorgées d’un suc aqueux très-abondant. La gunnère scabre est la plus connue ; c’est une plante à grandes feuilles, le limbe atteignant plus d’un mètre de tour. Les teinturiers en font usage pour la teinture en noir, et les tanneurs pour la préparation des cuirs. Les gunnères sont recherchées dans nos jardins d’agrément, k cause de l’ampleur et de la bizarrerie de leur feuillage.

GUNNÈRE, ÉE adj. (gun-né-ré — rad. gunnère). Bot. Qui ressemble ou se rapporte au genre gunnère.

— s. f. pi. Syn. de gdnnéracées, d’après les uns, et, suivant d’autres, tribu de la famille des urticées, ayant pour type le genre gunnère.

GUNNERUS (Jean-Ernest), prélat et naturaîiste norvégien, né à Christiania en 1718, mort en 1773. Il professa la théologie à l’université de Copenhague (1755), devint en 1758 évêque de Drontheimet prit une grande part a la création de la Société des sciences de Norvège. Outre des dissertations, des mémoires, une oraison funèbre, etc., o’n a de lui un grand ouvrage : Flora nnrvegica (1766-1776, 2 parties, in-fol.), contenant la description d’environ 1,200 plantes, avec l’indication de leurs propriétés. Ce livre, écrit sans méthode, fut très-utile à Linné, qui a donné, en l’honneur de Gunnerus, le nom de gunnera à une plante du Chili.

GUNNIE s. f. (gun-nt — de Gunn, n. pr.). Bot. Genre de plantes épiphyte3, de la famille des orchidées, tribu des vandées, dont l’espèce type croît dans l’île Van-Diémen.

GCNNLAUG, surnommé Orm.tungo (langue acérée), poète islandais, mort en 1013. Fiancé à Helga, fille d’un des chefs de l’Ile, il dut, avant de l’épouser, faire un voyage de troisannées. Il se rendit successivement à la cour du roi de Norvège Eric Jarl, du roi d’Angleterre Ethelred II (1006), du roi de Suède Olof, reçut, grâce à ses talents poétiques, le plus gracieux accueil de ces-souverains, mais s’attira la haine de son compatriote, le scalde Rafn Aumundsson, qui le devança en Islande et obtint la main d’Helga. De retour dans sa patrie, Gunnlaug provoqua Rafn en duel, fut blessé par lui, et comme le duel fut à cette occasion aboli en Islande, il passa quelque temps après en Norvège avec son adversaire. Là Gunnlaug et Rafn se battirent pour la seconde fois et succombèrent l’un et l’autre dans une lutte à outrance. Ces faits sont racontés dans une saga, qu’on attribue à l’historien Are Frode, et qui a paru sous le titre de Sagan of Gunnlaugi Ormstunga ok SkaldHafni, etc. (Copenhague, 1775, in-4°). V. l’article suivant.

Gunnlaug (saga de), saga islandaise qui semble dater du xm° siècle. Elle est d’une action simple et habilement ménagée. En voici l’analyse : Un jour Thorstein, le fils d’Egil, a un rêve qui l’agite j il lui semble voir sur le toit de sa maison un cygne d’une blancheur éclatante. Deux aigles aux larges ailes, à l’œil de sang, au bec de fer, s’arrêtent près de ce cygne, et jaloux l’un de l’autre s’élancent dans les airs, se combattent, Se déchirent et tombent percés de coups, inanimés. Le cygne les regarde avec douleur et pleure en les voyant mourir. Peu après, un autre oiseau arrive et s’envole avec lui. Ce rêve est expliqué à Thorstein de la façon suivante : « Il lui naîtra bientôt une fille fort belle ; deux hommes puissants se tueront pour elle, mais un troisième l’épousera, » Quelque temps après, la femme de Thorstein mit au monde une fille que l’on nomma Helga.

Helga grandit en beauté et en grâce. Non loin de sa demeure vit le père de liunnlaug : c’est un homme riche et considéré, mais d’un caractère difficile ; Gunnlaug, après une querelle avec lui, vient se réfugier chez Thorstein, et devient amoureux d Helga. Un soir que tous les gens de la maison étaient réunis dans la même chambre, il dit k Thorstein : « Il est une formule importante que je ne connais pas et que je veux apprendre de vous, c’est celle qu’on prononce en se mariant. » Thorstein la lui enseigne. Alors Gunnlaug prend la main de sa bien-aimée et répète avec enthousiasme le serment solennel. « Maintenant, dit-il, vous voyez que nous sommes bien légalement mariés, et j’en prends à témoins tous ceux qui m’ont entendu, s Peu de jours après, il revient avec son père demander formellement la main d’UeJga. Thorstein ne le repousse pas, mais il exige qu’il voyage pendant trois ans, le trouvant encore trop jeune-

Gunnlaug est à la fois un guerrier et un scalde ; il parcourt le Danemark, la Norvège, l’Angleterre et l’Islande. À Upsal, il chante devant Je prince eu concurrence avec un autre scalde nommé Rafn, âme étroite et vindicative, qui, vaincu par sou rival, jure de s’en venger. Il part, en effet, pour l’Islande, va trouverThorstein et lui demande la main de sa fille. Le vieillard répond : « J’ai promis Helga à Gunnlaug ; je dois attendre encore six mois ; s’il ne revient pas à cette époque, nous verrons. » Six mois se passent, puis un an. Le fiancé ne revient pas. Thorstein accorde alors sa fille au tràitre Rafn.

Gunnlaug, qui avait été retenu en Angleterre par une guerre, arrive le jour même des noces. Il assiste au banquet, bien triste et découragé. Pendant que la coupe d’hydromel

circule autour de la table, Helga et lui se refardent et pensent à leur amour à jamais risé. Us étaient trop loin l’un de l’autre pour pouvoir se parler ; mais, b. la fin du repas, Gunnlaug s’approche d’elle et lui donne le vêtement doré qu’il avait reçu d’un roi ; puis il s’en retourne, la mort dans i’âine.

À quelque temps de là, il se rend ù l’althîng (l’assemblée générale du peuple), et il provoque Rafn en un duel k mort. Rafn accepte. Au jour indiqué, les deux adversaires arrivent sur le terrain, Rafn blesse légèrement Gunnlaug, qui veut continuer ; mais leurs amis les séparent, et le lendemain on publie la loi qui interdit formellement toute espèce de duel judiciaire en Islande. (Cette loi fut rendue en 1011.)

Gunnlaug propose alors ù son adversaire de

continuer la lutte en Norvège. Tous deux s’embarquent, et, arrivés en Norvège, se rendent avec deux témoins dans une plaine écartée. Les témoins se battent et tombent les premiers ; les deux scaldes restent seuls. Gunnlaug coupe la jambe à Rafn ; mais celui-ci s’appuie contre un arbre et ne tombe pas. « Te voilà vaincu, dit l’amant d’Helga, je ta fais grâce de la vie. — Je pourrais combattre encore dit Rafn, si je. pouvais apaiser la soif qui me tourmente, j À ces mots, Gunnlaug court à une source, puise de l’eau dans son casque et le lui rapporte en hâte ; mais le perfide Rafn profite de ce moment pour lui allonger un grand coup d’épée. La lutte recommence et tous deux expirent.

La saga rapporte qu’Heiga prit le deuil, à la nouvelle de cet événement ; mais elle ne parla jamais-de Rafn ; souvent, au contraire, elle parla de Gunnlaug. Sa grande joie, quand elle était seule, était de prendre le vêtement que son amant lui avait donné, et de rêver en le regardant. Elle céda plus tard aux instances Je son père et se remaria, mais elle ne tarda pas à mourir. Cette touchante saga a été publiée en 1775, k Copenhague, dans une très-belle édition in-4°, avec un glossaire et des notes.

G UNNLÛEGSSEN ou GUNLADGSSON(Bjoeni), savant islandais, né à Gaarden-Tannstadir en 1788. Il termina ses études à l’université de Copenhague, s’occupa ensuite d’opérations géodésiques sous la direction de Schumacher, reçut, en 1831, la mission de mesurer la partie intérieure de l’Islande et se livra a une série de travaux d’après lesquels a été publiée une belle carte de cette lie (Copenhague, 1845-1849). En 1851, il quitta 1 école de Besessted, où il professait, pour devenir maître supérieur de l’école latine de Reykjavik. Outre plusieurs ouvrages qui traitent d’astronomie, on a de lui : De Mensura et delineatione Islande interioris (1834, in-4°).

GUNNUR, une des déesses Scandinaves qui présidaient aux combats avec Gondula, et qui, éclatantes de beauté, servaient à boire aux héros, dans le paradis d’Odin, le Walhalla.

GUNPOWDER, rivière des États-Unis d’Amérique, dans l’État de Marylaud. Elle prend sa source à l’extrémité N. de cet État, près de la frontière de la Pensylvanie, coule vers le S.-E., et se jette dans la baie de Chesapeake, k 26 kilom. Ë. de Baltimore, après un cours de 450 kilom. Ce fleuve, quoique d’une largeur considérable, n’est navigable que jus qu’à Joppa, à cause des rapides et des cataractes.

GUNS, en hongrois Kœszeg, ville des États autrichiens (Hongrie), coœitat d’Eisenbourg, sur la petite rivière du même nom, à 30 kilom. S. d’Œdenbourg ; 6,858 hab., Allemands en majorité. Tribunal d’appel ; gymnase. Culture d arbres fruitiers ; fabrication active de draps. -Près de la ville on remarque l’ancien château fort des princes Esterhuzy. Guns s’est signalée dans l’histoire par l’héroïque résistance qu’elle opposa en 1532 au sultan Soliman qui vint l’assiéger, k la tète d’une armée de 60,000 hommes. Pendant le siège, qui dura vingt-cinq jours, Nicolas Junsitsch, repoussa dix-neuf assauts, et les ’Jures se virent enfin forcés de se retirer après avoir fait des pertes énormes.

GUNTER (Edmond), mathématicien anglais, né duns le Hertfoidshire en 1581, mort en 1G26. Destiné à l’état ecclésiastique, il étudia la théologie à Oxford, mais s’y occupa en même temps de l’étude des sciences, vers lesquelles l’entraînait une vocation irrésistible. 11 entra cependant dans les ordres et exerça même les fonctions du ministère sacré ; mais il n’en continua pas moins ses travaux favoris et se fit connaître par plusieurs inventions, qui le firent appeler en 1619 à la chaire d’astronomie du collège de Ghresham, vacante par la retraite volontaire de Williams. Il l’occupa.jusqu’à sa mort. On lui doit l’invention de plusieurs instruments, entre autres celle d’un secteur pour tracer les lignes des cadrans solaires et celle d’une règle logarithmique, dite Echelle de Gunter, pour simplifier les opérations qui exigent l’emploi des logarithmes, échelle encore usitée de nos jours. C est aussi à Gunter que l’on attribue d’avoir le premier introduit les termes de cosinus, cotangente, etc., à la place de sinus du complément, etc. Ce qui semble confirmer cette allégation, c’est que, dans la préface de son Canon regulorum, il parle du ■ sinus du complément qui pourrait être appelé d’un seul mot, cosinus, » comme s’il avait lui-même fait usage le premier de ce terme. On doit à ce savant mathématicien les ouvrages suivants ; Canon triangulorum (Londres, 1620, in-8° ; 4" édition, 1C23) ; tables de sinus logarithmiques, etc., à sept décimales, les premières qui aient été publiées sur le système des logarithmes de Brigg ; Sur le secteur, L’arbatète et autres instruments (Londres, 1624 ; 5e édition, 1673) ; Description et usage des cadrans de Sa Majesté au Jardin de While-Uall (Londres, 1624, in-4») ; ces cadrans, détruits en 1697, avaient été construits par Gunter.

GDNTERSDLUM, bourg du grand-duché de Hesse-Darnistadt, près de la rive gauche du Rhin, à 6 kilom. d’Oppenbeim ; 2,400 bab. Vignobles considérables aux environs ; beau château des comtes de Leiningen-Heides ÔUNT

heim. Ce bourg fut, en 1631, le théâtre d’une victoire de Gustave-Adolphe sur les Espagnols.

GUNTHER, comte de Schwartzbourg, empereur d’Allemagne, né en 1304, mort en 1349. Il s’était acquis la" renommée d’un vaillant guerrier et d’un sage administrateur, lorsqu’en l’année 1349 il fut élu à Francfort empereur d’Allemagne, par les électeurs de Mayence, de Brandebourg et de Bavière, qui l’opposèrent à Charles IV, déjà eu possession de fa couronne. Ce dernier eut recours à la ruse et parvint k détacher de Gunther une partie de ses alliés ; mais Gunther n’en persista pas moins à garder la couronne et se prépara à la guerre. Il fut empoisonné au moment où il allait se mettre en campagne et, dans l’intérêt de ses enfants, consentit, avant sa mort, k abdiquer moyennant une somme de 20,000 marcs d’argent.

GUNTHER (Jean-Chrétien), poëte allemand, né à Striegau (basse Silèsie) en 1695, mort en 1723. Encore sur les bancs de l’école, il ût preuve d’un talent poétique remarquable ; mais il dut, en 1715, pour obéir à son père, aller étudier la médecine à Wittenberg. Cependant sa. vocation ne tarda pas à l’emporter, et il se livra bientôt exclusivement a la culture des lettres, menant une vie dissipée, surtout après qu’on lui eut refusé la main d’une jeune fille qu’il aimait. Il fut bientôt criblé de dettes et se brouilla sans retour avec son père. En 1717, il se rendit à Leipzigety trouva un protecteur dans Mencke, auquel il promit de se corriger. Ce fut à cette époque qu’il écrivit son poème sur la Paix de Passarowitx, qui le fit parvenirrapidementà la renommée, sans que cependant sa position s’en améliorât. En 1719, Mencke chercha k lui procurer une place à la cour de Dresde ; mais les efforts de l’envie et peut-être aussi la conduite irrégulière de Gunther empêchèrent ce plan de réussir. Il passa les dernières années de sa vie, errant et vivant du produit de quelques pièces de vers de circonstance, ainsi que des bienfaits des gens dont il gagnait fort vite l’wnitié, bien qu’il ne sût pas Ta conserver longtemps. Plusieurs fois, il-chercha, mais inutilement, a se réconcilier avec son père et mourut avant d’avoir atteint sa vingt-huitième année. Outre ses poésies lyriques, on a de Gunther des satires et des épîtres très-remarquables. Ses Œuvres ne furent publiées qu’après sa mort (Breslau, 1723-1735, 3 vol).

GUNTHER (Antoine), philosophe et théologien allemand, né à Liudenau (Bohème) en 1783, mort en 1863. Après avoir étudié la philosophie et la jurisprudence à Prague, il tut quelque temps précepteur dans une maison princière et se rendit, en 1818, à Raab, en Hongrie, pour s’y livrer aux études théologiques. Il reçut la prêtrise eu 1820 et vécut, depuis cette époque, à Vienne, s’occupant UDJquement de sciences et de belles-lettres. Quelques années plus tard, il fut nommé vicedirecteur de la faculté de philosophie de cette ville. Gunther est du petit nombre des théologiens catholiques allemands qui se soient mêlés aux discussions philosophiques. Il combattit d’abord ce qu’an a. appelé le monisme de la pensée, et devint ensuite l’adversaire déclaré de Hegel, et, . plus tard, d’Herbart. Poi’in, les écrits de Gunther, nous citerons : Introduction d ta philosophie (1828) ; la Festin de Peregrin (1830) ; les Lumières du Sud et du Nord éclairant l’horizon de la philosophie (1832) ; les Têtes de Janus pour la philosophie et ta théologie (1834), en collaboration avec son ami Papst ; Thomas à Saupuiis : la Métamorphose du panthéisme individuel à l’époque moderne (1835J ; les Justes milieux dans la philosophie allemande à l’époque actuelle (1838) ; Eurysthêe et Héraclès (1843). Il avait, en outre, fait paraître, de 1843 k 1854, avec Veit, un annuaire philosophique sous le titre de Lydia. Tous les écrits de Gunther ont été mis à l’index en 1857.

GUNTHER (Charles - Frédéric), jurisconsulte allemand, ne k Leipzig en 1786, mort en 1864. Reçu, en 1808, docteur en droit, il exerça la profession d avocat j.isqu’en 1826, époque a laquelle il fut nommé professeur de droit à l’université de sa ville nutale. Elu représentant du corps académique à la première chambre saxonne, il eut la plus grande part aux réformes législatives qui furent alors introduites. On a de lui, entre autres ouvrages : Traité du droit saxon (1829) ; Commentaire des nouvelles lois pénales du royaume de Saxe (1838) ; Observations sur la loi dans i’L’tat (1858) ; De usuris more in concursu creditorum (1855) ; De herede ex re eerta insliluto, eoque tegaiis vel fîdei-commissis onerata (1856).

GUNTHER (Gustave Biedermann), médecin allemand, né à Schandau, dans la Saxe, en 1801, mort en 1866. Il fut élevé à l’école de Pforta, et alla en 1819 commencer à Leipzig des études musicales, qu’il interrompit 1 année suivante pour accompagner le zoologiste Thienemann dans un voyage d’exploration h travers les régions Scandinaves. Pendant cette excursion, qui dura un an et demi, ils parcoururent tous deux la Norvège et surtout l’Islande, où ils restèrent un an entier, exposés à des fatigues et à des dangers sans nombre. A leur retour, ils publièrent la relation de leur voyage, sous ce titre ; Observations d’histoire naturelle recueillies durant un voyage dans le nord de l’Europe, particulièrement en Islande, pendant les années 1S20 et