Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/57

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prince Wladislns Sanguzko et celui de l’artiste peint par lui-même. Les œuvres de Glowaeki sont aujourd’hui fort recherchées en Pologne.

GLOXIN1E s. f. (glo-ksi-nî — de Gloxin, n. pr.j. Bot. Genre de plantes, de la famille des gesnériacées, dont l’espèce type habite l’Amérique du Sud.

— Encycl. Les gloxinies sont de très-belles plantes vivaces. À feuilles d’un beau vert velouté, souvent pourpres à la face inférieure ; les Heurs, qui sont très-grandes et solitaires à l’extrémité de hampes dressées, ont un calice à cinq divisions, une corolle oampanulée, régulière ou irrégulière, ventrue à la base, k limbe divisé en cinq lobes, quatre élamines didynames fertiles, accompagnées d’une cinquième nidiuiontaire. Ce genre renferme plusieurs espèces, originaires de l’Amérique du Sud. ut qui ont produit de nombreuses variétés, remarquables par l’élégance de leur port et par le brillant coloris de leurs fleurs. On les cultive dans nos serres chaudes, dont elles forment un.des plus beaux ornements.

GLOZA s. f. (glo-za). Litt. Sorte de paraphrase en vers, qui était autrefois eu usage chez" les Espagnols. V. GLOSE.

GLU s.-f. (glu — du latin glus, glutis, colle, ou bien de yluten, même sens, qui appartiennent tous deux à la munie fuinille que ijlis, glitis, terre tenace). Matière visqueuse et tenace, qui sert particulièrement k prendre les oiseaux : La glu est ta plus adhérente de tout-ci les matières collantes. (Balz.) La mei.leure glu s’obtient de l’écorce intérieure du houx épineux. (T. de Berueaud.)

— Eig. Ce qui retient, ce qui séduit, ce qui captive et subjugue : Les courtisans ont bien de la glu aut.uu.i- d’eux. (Mme de Sév.) Le plaisir est une glu gui cotte et attache l’âme à sou objet. (Nicole. J

Qui dans la i/tu du tendre amour s’empêtre, De s’en tirer n’est pas toujours le maître.

Kit. DE Nëufchâteau.

Non, pour les cours, Dieu ne m’a pas fait naître i Oiseau craintif, je fuis la ylii des rois.

Bérancer.

— Loç. fa m. Il a de la glu entre les doigts, Se dit d’un homme qui, ayant des fonds en maniement, s’en approprie une partie.

Glu marine, Sorte de colle pour les bois, form. e de caoutchouc, d’huile de goudron et de gomme laque, et qui est particulièrement employée dans les travaux de la marine. Il Enduit pour les murs ou les bois, composé d’huile de goudron, de brai et de blanc de zinc : Glu marink noire. Glu marine blonde. H faut enuirun un kilogramme de glu marinu pour rectiuorir de deux couches un mètre superficiel. (Th. Château.) La glu-marine a été employée au grand hôtel du Louore, pour combattre l’humidité des parties inférieures. (Th. Château.)

— Encycl. La glu est une substance de nature résineuse, molle, visqueuse, d’une odeur peu agréable, d’une couleur jaune verdâtre et noircissant à l’air. On la retire de plusieurs plantes ; la première qui fut obtenue provenait du gui ; ou en retire aussi des racines de la viorne ; mais celle que l’on emploie le plus généralement et qui est la plus estimée est retirée du houx épineux, arbrisseau de ia famille des rhamnées. On ne Se sert pas indifféremment do telle ou telle partie de la plante ; c’est de la seconde écorce que l’on extrait la glu. La préparation de ce produit exige un travail assez compliqué : on enlève d’abord l’écorce du houx, en ayant soin de choisir des branches qui ne soient ni trop dures ni trop tendres. Ou monde l’écorce de la partie la plus extérieure, I epidenne. Il reste alors le derme et le liber, que l’on pile dans un mortier, de manière à l’amener k consistance de pâte ; on fait bouillir cette pâte quelque temps dans l’eau ; on porte dans des cuve-.de bois, où’on laisse la matière euirer en putréfaction. Dans cène espèce de fermentation, il s’est formé une matière visqueuse que l’on enlève : c’est ce qui constitue ia glu. Mais, avant de ia livrer au commerce, on la débarrasse de toutes les impuretés qui la souillent, c’est-à-dire des débris de tissus végétaux. Pour cela, on lui fait subir des lavages k l’eau repétés et assez longs. La composition de la glu n’est, pas encore connue ; ou sait cependant qu’elle contient de l’azote. Elle est complètement insoluble dans l’eau ; 1 ether acétique, les alcalis n’ont point non plus d’action sur elle ; au contraire, l’éiher sulfurique, 1 ether nitrique, .les huiles de térébenthine, de romarin la dissolvent parfaitement. La gtu n’est pas d’un emploi bien fréquent ; on n’<în fait usage que pour prendre les petits oiseaux ou les insectes. On se sert alors de petites baguettes que l’on a soin d’entourer de filasse de chanvre et d’enduire de glu ; ces petits bâtons portent le nom de gluaux. L’oiseau qui s’y vient reposer s’y embarrasse tellement les pattes qu’il ne les peut quitter, et qu’on le prend alors facjleinent à la main.

On prépare dans le "commerce une autre espèce de glu provenant de l’huile de lin. Pour l’obtenir, on l’ait bouillir l’huile de fin en vase clos, en ayant soin d’agiter continuellement. Par l’action de la chaleur et do l’agitation, l’huile se convertit en une masse très-agglutinanto, ayant une couleur et une consistance analogues à celles de la glu de houx. Cette dernière glu est très-répandue.

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On peut se la procurer à un prix moins élevé que la précédente.

Glu marine. On désignésous ce nom une espèce de colle particulière, donnant les meilleurs résultats, et surtout employée dans la

, marine pour le calfatage des vaisseaux. Elle sert également à raccommoder les objets brisés, ceux de bois spécialement ; cette glu a tant d’adhérence et de solidité que les pièces raccommodées avec elle se brisent le plus souvent à côté des soudures. Voici la manière de la préparer, d’après M. Jeffery, qui en est l’inventeur. On prend du naphte brut ou huile essentielle de goudron, du caoutchouc et de la gomme laque ; plus 3 parties de caoutchouc, que l’on découpe en lanières aussi minces que possible ; ces lanières sont ensuite placées sur un feu doux, dans une chaudière de fonte ou une bassine de cuivre contenant 34 parties d’huile essentielle de goudron ; on agite jusqu’à complète solution du caoutchouc ; on retire du feu ; on prend G2 parties de gomme laque, que l’on réduit en poudre fine et que l’on ajoute au soluté de caoutchouc ; on coule, et la matière se prend en une masse brune et dure. Veuton faire usage de cette colle, on la place dans une chaudière de fonte ; on chauffe jusqu’à fusion, et l’on en badigeonne les parties à recoller, après les avoir préalablement chauffées. On aura soin d’appliquer l’une contre l’autre, aussitôt que possible, les parties enduites ; car cette colle ne tarde pas à durcir, même à une température assez élevée.

Glu translucide. Pour les objets transparents, la glu précédente serait d’un mauvais emploi ; aussi M. Leuher, de Philadelphie, a-t-il proposé de la remplacer par la suivante, dont le prix de revient est, il est vrai, plus élevé. Il fait fondre dans 50 ou 60 parties de chloroforme 75 parties.de caoutchouc ordinaire ; la solution étant complète, on ajoute environ 15 parties de mastic et on laisse macérer à peu près huit jours. Cette glu a sur la précédente l’avantage de garder, sous une faible épaisseur, une transparence assez grande et de pouvoir, par conséquent, servir dans les soudures ou collages d objets eux-mêmes transparents, tels que ceux dé verre ou de porcelaine.

. GLUANT, ANTE adj. (glu-an, an-te — rad. gluer). Qui englue, qui poisse, qui colle comme la glu : Liquide gluant. Deux assiet les suivaient, dont l’une (Hait ornée D’une langue en ragoût de persil couronnde, L’autre, d’un godiveau tout brûlé par dehors, Dont un beurre gluant inondait tous les bords.

1301LEAU.

— Fig. Tenace, persistant : La pauvreté est si gluante, nu’on ne saurait s’en dépêtrer. (D’Ablanc.)

— Syn. Gluant, visqueux. Gluant exprime une qualité de fait, dont la réalisation frappe les yeux. Visqueux marque la méine qualité comme tenant à la nature même, à la constitution physique des substances.

GLUAU s. m. (glu-ô — rad. glu). Petite branche, petit bâton enduit de glu, pour prendre les oiseaux : On prend les ortolans aux filets et aux gluaux. (Bulf.)

— Encycl. Les gluaux se font avec toutes sortes de petites branches, mais principalement avec celles du saule commun. Ces branches doivent être coupées en automne et choisies avec soin. On préfère généralement les brins qui poussent sur le tronc et les

f rosses branches, parce qu’ils sont minces, roits, bien filés et suffisamment flexibles. Les gluaux doivent avoir dillérentes longueurs, suivant l’usage auquel ou les destine. Pour la pipée, on leur donne oai,40 à O^-IS de long. On taille les gros bouts en forme de coins, pour les placer plus aisément dans.les entailles faites aux branches de l’arbre de pipée. Pour i’arbret, les gluaux ne doivent pas avoir plus de ûai,20 à oi»,25 de long ; mais ils sont plus gros que ceux de la pipée. Le gros bout est taillé en pointe, afin qu’il puisse s’implanter dans la moelle des brins de sureau. On peut employer plusieurs méthodes pour étendre la glu sur toutes les parties des branches qui servent de gluaux ; mais le meilleur travail est encore celui qui se fait à la main. Seulement, pour empêcher que la glu ne s’attache aux doigts, on doit avoir soin de tremper préalablement ses mains dans l’huile. Une fois préparés, les gluaux peuvent attendre assez longtemps avant d’être employés. Il suffit pour cela de les entourer d’un morceau de cuir, de toile cirée, d’écorce de tilleul ou de cerisier frottée d’huile, et de les déposer dans un lieu frais. La sécheresse ferait pe.dre à la glu Sa visquosité et rendrait les gluaux cassants.

GLOCICO-HVDRIQUE adj, (glu-si-ko-i-drike ~ de glucique, et du gr. fiuddr, eau). Chim. fie dit d’un sel glucique combiné avec un hydracide.

GLUCICO-POTASSIQUE adj. (glu-si-ltopo-ta-si-ke

— de glucique et de potassique). Chim. Se dit d’un sel glucique combiné avec un sel potassique.

GLUCINE s. f. (giu-si-ne).Chim. Oxyde de

gluciuium.

— Encycl. Chim. La combinaison du glucinium avec l’oxygène fournit la g lutine ; elle se présente sous la forme d’une poudre blanche douce au toucher, insoluble dans l’eau et

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infusible à la température de nos fourneaux ; sa densité est 3 environ. Elle se dissout dans une solution concentrée de potasse et de soude ; mais l’ammoniaque n’en dissout pas sensiblement.

La glucine se prépare généralement avec l’émeraude. Les principaux minéraux qui la contiennent sont : l’émeraude, le béryl, l’aigue-marine, l’euclase et la eymophane ou

chrysobéryl. V. g’lucintom.

GLUCINIUM s. m. (glu-si-ni-omm). Chim. Métal particulier que l’on rencontre dans l’émeraude.

— Encycl. Le glucinium, encore appelé gluclum et bérylium, a pour symbole Gl, et pour poids atomique 14 ou 9,4. C est un métal rare, qui a été découvert par Vauquelin en 1"98 ; on le rencontre à l’état de silicate, soit seul, comme dans ia phénacile, soit’mélangé avec d’autres silicates, comme dans l’émeraude, l’euclase, la leucophane, l’helvite, etc.

— I. Extraction. Wôhler et Bussy, en 1828, obtinrent pour la première fois le glucinium métallique à l’état impur et sous forme pulvérulente, en fondant le chlorure de ce métal avec du potassium dans un creuset de platine. Plus tard, Becquerel le réduisit par l’électrolyse d’une dissolution du même sel et l’obtint ainsi «n écailles cristallisées d’un gris d’acier. Enfin Debray, en 1854, eut du gluciuium très-pur à. l’état compacte. Il soumit, pour cela, le chlorure de glucinium a. l’action du sodium en employant la méthode imaginée d’abord par M. Deville pour l’extraction de l’aluminium. On introduit une petite nacelle pleine de chlorure de glucinium dans un tube de verre comme ceux dont on se sert dans l’analyse organique ; on fait passer un courant d’hydrogène à travers ce tube pour en chasser l’air, puis on y introduit une deuxième nacelle qui renferme des fragments de sodium que 1 on a eu soin de bien presser dans du papier pour le débarrasser complètement d’huile de naphte. On chauffe alors d’abord le sodium, puis, lorsque ce métal est fondu, le chlorure glucique. Ce chlorure se volatilise et ses vapeurs se décomposent au contact du métal en fusion. On obtient ainsi une masse noire qui est un mélange de chlorure de sodium et de glucinium ; on fond cette masse dans un petit creuset après y avoir ajouté une nouvelle quantité de chlorure de sodium, et on lave k l’eau le produit de cette fusion. Le glucinium reste sous forme de globules. La nouvelle méthode de réduction de l’aluminium ne parait pas applicable au glucinium.

— II. Propriétés. Le glucinium obtenu par le procédé’ de Debray est un métal blanc de 2,1 de densité ; on peut le forger et le laminer comme l’or. Il fond à une température un peu plus basse que l’argent. On peut le fondre dans la flamme extérieure du chalumeau sans qu’il présente le phénomène d’incandescence et de combustion ^ue l’on observe dans les mêmes circonstances avec le fer ou le zinc. On ne peut même pas l’enflammer dans une atmosphère d’oxygène pur. Dans certaines conditions, il se recouvre cependant d’une fine couche d’oxyde qui parait le protéger contre une oxydation ultérieure. Le soufre ne se combine avec lui dans aucune condition, mais le chlore et l’iode s’unissent directement à lui sous l’influence de la- chaleur. Le silicium se combine au glucinium en formant une espèce d’alliage dur, cassant et susceptible de prendre un beau poli ; cet alliage prend naissance toutes les fois que l’on opère la réduction du métal dans des vases de porcelaine. Le glucinium ne décompose pas l’eau, même au rouge blanc. L’acide sulfurique et l’acide chlorhydrique étendus le dissolvent en dégageant de 1 hydrogène. L’acide azotique, qu’il soit ou non concentré, est sans action sur lui à la température ordinaire ; à l’ébullitioii, il l’attaque, mais lentement. L’ammoniaque n’agit pas sur lui ; la potasse le dissout avec facilité.

Le métal qu’avait obtenu WChler différait beaucoup par ses propriétés, du métal pur préparé par M. Debray. C’était une poudre grise très-réfractaire, mais beaucoup plus apte que le métal de AI. Debray à se combiner avec l’oxygène, le soufre et le chlore. Ces différences paraissent dues d’abord à.ce que l’état physique du inétai n’était pas le même et aussi à ce que le. produit de M. Wohler renfermait du platine et du potassium.

— III. Composés de glucinium. Le glucinium forme une seule classe de composés. Berzélius avait donné à ces comppsés la formule Gl^X3, qui serait devenue aujourd’hui G1SX.6, en donnant au métal le poids atomique 7, qui pour nous^serait H. Il avait été ( conduit k cela par les analogies qu’il avait cru remarquer entre les composés aluininiques et gluciques, qu’il supposait pouvoir se remplacer l’un l’autre en proportion indéterminée dans les minéraux. Ces vues de Berzélius ne se sont pas confirmées ; il résulte des travaux de Damour et d’Awdejew que le glucinium et 1 aluminium ne se remplacent pas en toute proportion, mais que les minéraux qui renieraient l’un et l’autre métal les renferment en proportion tout k fait définie. En outre, la glucine ressemble beaucoup plus aux protoxydes qu’aux sesquioxydes. Elle est susceptible de former un carbonate neutre et un bicarbonate, ce que ne fait pas l’alumine, fortement chauffée ; elle se volatilise sans fondre, comme la magnésie, tandis que l’alumine fond. Enfin, elle ne fond pas lorsqu’on la chauffe

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seule avec de la chaux, tandis que l’alumine peut fondre sans qu’il Soit nécessaire d’ajouter au mélange un autre corps comme la silice. Ces diverses raisons, auxquelles M. Debray a ajouté.la propriété qu’a le chlorure glucique de ne pas former de composés définis avec, les chlorures alcalins, comme le fait le chlorure aluminique, ont porté ce chimiste à considérer ia glucine comme un protoxyde. Le glucinium serait, d’après cela, un métal diatoinique, et son poids atomique serait 9,4. La glucine serait représentée par la formule GIO, comme la chaux, lu baryte, la strontiane, la magnésie, etc. Ces nouvelles formules, non-seulement paraissent plus vraies, mais encore sont plus simples que celles de Berzélius. Disons cependantque H. Rose est porté à envisager la glucine comme un sesquioxyde, partie k cause de considérations déduites du volume spécifique de ce corps, partie parce qu’elle décompose les carbonates alcalins à chaud, tandis qu’on ne connaît aucun protoxyde qui jouisse de cette propriété ; il faut ajouter a cela que si le glucinium est diatoinique, un grand nombre de ses composés deviennent semblables, par leur constitution, aux composés analogues d’autres iné ? taux, sans être cependant isomorphes avec ces derniers. La glucine n’est isomorphe ni avec la chaux ni avec la magnésie. Le chrysobéryl, si sa formule est Au’GIO4, se rapproche par sa composition de la classe des spinelles, et diffère cependant essentiellement, par sa forme cristalline, de tous les minéraux de cette classe. Ordway a trouvé, en outre, que la glucine a une grande tendance à former des sels basiques, et tire de ce fait un argument en faveur de la formule Gls03, attendu que le fer et l’aluminium ont la même tendance. Ce dernier argument toutefois est sans valeur, puisque le plomb, qui appartient à la même classe que fa magnésie, forme un grand nombre de sels basiques. Il résulte de tous ces arguments que la question de la constitution des composés gluciques est encore indécise. Toutefois, la balance parait incliner du côté de la formula G12X6. Le glucinium serait, d’après cela, un métal tôtratomique, comme le fer et l’aluminium.

L’affinité de la glucine pour les acides est moindre que celle des terres alcalines et de" l’yttria, mais elle est plus forte -que celle de l’alumine, car son hydrate décompose les sels ammoniacaux k la température de l’ébulhtion L’hydrate glucique se dissout très-promptenieut dans ie.s acides ; l’oxyde anhydre calciné s’y dissout au contraire avec difficulté, mais on peut l’y rendre facilement soluble en le fondant avec du sulfate de potassium. Les sels qui prennent naissance sont toujours incolores, k moins que l’acide ne soit lui-même coloré ; plusieurs d’entre eux cristallisent avec facilité. Un grand nombre de sels gluciques sont solubles dans l’eau ; leurs solutions ont une saveur astringente et sucrée et rougissent toujours ie tournesol. Plusieurs de ces sels, qui sont insolubles dans l’eau comme le borate, le phosphate, le carbonate, se dissolvent facilement dans les acides. Les silicates ne sont attaqués par les acides qu’après fusion préalable avec du sulfate de potasse ; lorsqu’on les fond avec des alcalis caustiques ou avec des carbonates alcalins, la glucine se sépare et devient par cela même soluble dans les acides. Les sels de glucine qui renferment des acides volatils, même le sulfate, abandonnent leur acide lorsqu’on les calcine. Le chlorure se volatilise, au.contraire, sans décomposition.

Nous avons déjà dit que la glucine a uno extrême tendance k former des sels acides.. Suivant Ordway, l’azotate neutre (A.20»)»Gr" + CH*0 ou (Az03j6Glî + 91120 laisse, lorsqu’on le maintient au bain-mario pendant vingt heures, un résidu d’azotate basique

(Az03)2Gl", Gl"0-|-3H2 0

ou

G18VI(Az03)6, Glï03 + 91-1*0.

Le même sel reste en solution lorsqu’on traite k froid le sel neutre par le carbonate barytique ; mais, si l’on fait bouillir le mélange, il se forme un sel fortement basique qui se précipite et qui renferme la totalité de la glucine. L’azolute, le formiate, le chlorure, le bromure et l’iodure de glucinium se convertissent encore très-facilement en sels basiques.lorsqu’on les fait digérer avec de l’hydrate glucique. L’azotate neutre peut encore être converti en sel basique par une neutralisation incomplète un moyeu de l’ammoniaque. Le sulfate se comporte de même, mais le sel basique qui prend naissance ne leste pas eu solution. La solution de l’acétate glucique dis1 sout aussi l’hydrate de gluciuium, pour se convenir en un sel sexbasique.

Chlorure de glucinium, G1"C120 ou G12C16. On l’obtient soit en chauffant le gluciuium dans un courant de chiure ou de gaz chlorhydrique, soit en dissolvant le métal ou son oxyde dans l’acide chlorhydrique aqueux. On peut aussi obtenir du chlorure de gluciuium anhydre en faisant passer un courant de chlore sec sur un mélange de glucine et de charbon chauffe au rouge. Le sel vient se condenser dans les parties froides de l’appareil, sous forme d’aiguilles soyeuses, qui, le plus souvent, s’entre-croisent de manière à former une masse compacte. Il fond à uno température assez élevée et se sublime en-