Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/67

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/11711e a pour formula Cs6H'>3AzOe. Il existe . tltuis la bile de bœuf, k l’état de sel de sodium. Il y est mi’4lé avec de petites quantités d’acide taurocholique, de eholestérine, de mucus et de substances colorantes. Ses propriétés et ses métamorphoses ont été étudiées par Strecker.

— II. Préparation. Deux méthodes peuvent conduire à l’extraction de l’acide glycocholique pur.

Première méthode. On précipite la bile dp bœuf fraîche par l’acétate neutre de plomb ; on’ l’ait bouillir le précipité avec del’nlcpol a 85 degrés centésimaux, et l’on filtre kefiaud. La liqueur se trouble par le refroidissement. Quant au résidu, on achève de l’épuiser avec de l’alcool, et l’on réserve l’alcool qui a servi k ces lavages au traitement d’une nouvelle portion de précipité. On fait ensuite passer un courant d’acide sulfhydrique dans la solution alcoolique concentrée, jusqu’à ce que tout le plomb soit précipité à l’état de sulfure. On filtre, on lave le précipité avec une grande quantité d’eau ; on mêle les eaux de lavage à la liqueur, jusqu’à ce qu’elle commence à se troubler, et i on abandonne alors l’ensemble du liquide à lui-même. Au bout de douze heures environ-, on le trouve pris en une masse de cristaux blancs d’acide glycocholique, qu’on jette sur un filtre et qu’on lave à l’eau froide.

Deuxième méthode. On évapore de la bile de bœuf à siccité, soit au bain-marié, Soit au bain de sable ; le résidu est ensuite finement pulvérisé et traire k froid par l’alcool absolu. On ajoute un peu d’éther au liquide, après l’avoir filtré, et on l’abandonne à lui-même. Au bout de quelques heures, on trouve au fond du vase une matière tenace, visqueuse et très-colorée. On décante alors le liquide ; on y ajoute de nouvelles quantités d’éther, et on l’abandonne au repos. I ! s’y dépose une quantité considérable de cristaux plumeux. On recueille ces cristaux, on les lave avec un peu d’éther, puis on les dissout dans l’eau, pendant qu’ils sont encore imbibés d’éther. La solution aqueuse, additionnée d’acide sulfurique, devient, laiteuse. Abandonnée au repos pendant vingt-quatre heures, elle se remplit de cristaux, ordinairement mélangés avec des gouttes d’un liquide huileux..Ces cristaux sont recueillis sur un filtre et lavés à l’eau froide. Les cristaux pluineux obtenus dans la première partie de l’opération sont connus sous le nom de bile cristallisée de Plattiter ; ils sont constitués par duglyeocholate sodique. Cette seconde méthode est plus avantageuse que la première quant à la quantité de produit, mais elle l’est moins quant k la rapidité de l’opération.

Quelle que soit la méthode employée, l’acide glycocholique que l’on obtient est mêlé avec une certaine quantité d’un acide isomère, appelé acide puraglycocholique. Pour l’en débarrasser, on le lave d’abord à l’eau froide, puis on le traite par l’eau bouillante. L’acide paraglycocholique reste alors sous la forme d’ecailles insolubles, tandis que l’acide glycocholique se dissout et cristallise de nouveau par le refroidissement de la liqueur.

—M. Réactions et propriétés. L’acide y/ ?/cocholique cristallise en groupes volumineux de fines aiguilles blanches. En se desséchant, les groupes diminuent considérablement de volume, et couvrent alors le papier d’une couche soyeuse. 1,000 parties d’eau froide dissolvent, 3,3 parties de cet acide ; 1,000 parties d’eau bouillante en dissolvent 8,3. La solution aqueuse, faite à froid, présente une saveur sucrée et en même temps un peu amère ; elle rougit le tournesol, et n’est précipitée ni par l’acétate neutre de plomb, ni par le chlorure mercurique, ni par l’uuotate d’argent ; l’acétate tribasique de plomb y fait naître un léger précipité.

L’acide glycocholique est facilement soluble dans l’alcool, et la solution, évaporée au bain-marié, laisse un résidu qui, d’abord sirupeux, finit par se prendre en une masse résineuse. Mêlée avec de l’eau jusqu a ce qu’elle commence à se troubler, et abandonnée ensuite à elle-inêine pendant vingt-quatre heures, cette même solution alcoolique se prend en une masse de cristaux en forme d’aiguilles. L’acide est extrêmement soluble dans l éther.

Les solutions de l’acide glycocholique dévient vers la droite le plan de polarisation de la lumière. Le pouvoir rotatoire moléculaire de ce corps est égal à + 270,7 pour le rayon rouge et à + ii>°,0 pour le rayon jaune. Il possède le même pouvoir rotatoire dans ses sels alcalins qu’à 1 état libre.

L’acide glycocholique se dissout très-facilement dirris l’ammoniaque aqueuse, dans les lessives de potasse et de soude et dans l’eau de bur-yte. Ces solutions donnent un précipité résineux sous l’influence des acides, même de l’acide acétique. La substance résineuse ainsi précipitée se transforme toutefois, après’ quelque temps, en cristaux qui rappellent la wappellite. SSous l’influence d’une petite quantité d’éther, cette transformation devient très-rapide.

Bouilli avec une lessive alcaline, l’acide glycocholique se résout en acide cholalique et en glyoocolle.

C^H^AzO6 + M20 = C^’H^O» + C2H5az0S Acide Eau. Acide Glycocolle.

ylycQCltoliqv.c. cholalique.

La même décomposition se produit sous

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l’influence de l’eau de baryte bouillante. V. chololique (acide).

L’acide acétique dissout l’acide glycocholique, et l’abandonne ensuite en cristaux, en s’évaporant.

L’acide glycocholique Be dissout facilement, à la température ordinaire, dans les acides chlorhydrique et sulfuriqûe. L’eau le précipite de ces dissolutions ; mais, si l’on fait bouillir la liqueur, elle se trouble et laisse déposer des gouttes huileuses d’acide cholonique, qui Se solidifient au bout d’un certain temps. L acide cholonique dérive de l’acide glycocholique par simple élimination d’eau :

C^HWAzOS = H«0 + Cî6H"AzO« Acide ijlycocholiriuz. Eau. Acide cholonique.

L’acide glycocholique, dissous dans l’eau et bouilli avec de l’acide chlorhydrique, fournit d’abord de l’acide choloïdique et ensuite de la dyslysine, en même temps que du glycocolle. Comma l’acide choloïdique et la dyslysine ne diffèrent de l’acidéchololique que par les éléments de l’eau, le dédoublement produit par l’acide chlorhydrique est le même que celui qui se produit sous l’influence des alcalis.

Lorsqu’on ajoute quelques gouttes d’une solution de sucre de canne, puis de l’acide sulfuriqûe concentré, à une solution d’acide glycocholique ou d’un glyeocholate, et que l’on chauffe avec précaution, le liquide prend une teinte d’un violet pourpre, qui disparaît par l’addition de l’eau. Cette réaction a été donnée par Pettenkofer, comme propre à faire découvrir les acides de la bile dans les urines. Malheureusement, elle s’applique non-seulement k ces acides, mais encore à un grand nombre d’autres substances, ce qui en lait une réaction infidèle.

— IV. Glycocholates. L’acide glycocholique est monobasique. La formule générale de ces sels est C26H"M’Az06, M’ étant un métal monoatomique. Tous les glycocholates sont solubles dans l’alcool ; ceux des métaux alcalins et alcalino-terreux se dissolvent aussi dans l’eau. Les autres sont peu solubles, et s’obtiennent par précipitation. Les solutions des glycocholates ont une saveur à la fois sucrée et un peu amère. On a étudié les sels ammonique, sodique, potassique, barytique, calcique, stronzique, inaguésique, cuprique, ferrique, plombique et argentique. Le sel de sodium est celui qui se trouve naturellement contenu dans la bile. En nous occupant de la préparation de l’acide libre, nous avons vu comment on peut l’extraire lui-même.

GLYCOCOLLE s. m. (gli-ko-ko-le — du gr. glulcus, doux, et de coite). Chim. Corps d’une saveur sucrée, que l’on obtient par l’action de l’acide sulfuriqûe sur la colle fortéou gélatine.

— I. Encycl. DBnMTir>N. Le glycocolle

C2H8Az02 = C211302.H2.Az est une amide acide de l’acide glycolique ; c’est le premier terme d’une série de corps qui, dans la série grasse, renferme l’alamine, la butalamine, l’acide oxyvalémmique, la leucine, et qui, dans la série aromatique, renferme l’acide oxybenzamique, l’acide oxyto» luamique et l’acide oxyeuminamique. C’est k la fois une base susceptible de s’unir.avec les acides et un acide susceptible d’échanger un atome d’hydrogène contre un métal, phénomène bizarre au premier abord, mais que nous expliquerons sans difficulté en nous occupant de la constitution de ce corps. Le glycocolle prend’ naissance dans l’action de l’acide sulfuriqûe et des alcalis sur la gélatine ; dans le dédoublement, sous des influences hydratantes, de certains, produits animaux, tels que les acides cholique et hippurique, et dans l’action de l’ammoniaque sur l’acide monoehloracétique ou bromaeétique. Le glycocolle devrait être appelé acide glycOlamique.

— II. Préparation. 10 Par l’action dé la potasse sur la gélatine. On fait bouillir de la colle avec une lessive de potasse, qui donne lieu k un dégagement considérable d’ammoniaque. On neutralise ensuite le liquide avec de l’acide sulfuriqûe, on l’évaporé, on le sépare par décantation du sulfate potassique qui cristallise, et on l’évaporé de nouveau. La résidu est ensuite épuisé par l’alcool, lequel dissout le glycocolle avec un peu de leucîne qui s’est formée eu même temps. Ces deux corps peuvent être aisément séparés par cristallisation, attendu que le glycocolle est beaucoup moins soluble dans l’alcool que la leucine. On peut remplacer la potassse par la chaux vive dans la préparation du glycocolle. La préparation du glycocolle par l’action de l’acide sulfuriqûe sur la gélatine est moins avantageuse, à cause de la grande quantité de leucine qui se forme.

20 Au moyen de l’acide hippurique. L’acide hippurique peut être considéré comme une amide ■ benzo-glycolique, c’est-k-dire comme de l’ammoniaque dont un atome d’hydrogène est remplacé par le résidu monoatomique acide (C^H^O-OH), de l’acide glycolique et un second atome d’hydrogène par le radical beuzoïle C^HH). Lorsqu’on soumet cet acide à l’influence des agents d’hydratation, il rixe une molécule d’eau et se dédouble en acide benzoïque et glycocolle

Az(C21120.0II)’{Cni50)’H + 1-1*0 Acide hippurique. Eau. = Az{C2IIîO.OH)’H2 -t- ClHSO.OH

OhjcocollBx Acide benzoïque.

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On opère comme il suit. L’acide hippurique est dissous de l’acide chlorhydrique concentré pendant une demi-heure, puis la liqueur est étendue d’eau et abandonnée au refroidissement. La plus grande partie de l’acide benzoïque se dépose alors, tandis que le glycocolle reste en solution. On décante le liquide ; on l’évaporé au bain-marié, afin de chasser l’excès d’acide chlorhydrique ; puis on traite le résidu desséché, d’abord par de l’ammoniaque, ensuite par de l’alcool absolu. I.e glycocolle reste comme une poudre cristalline que l’on recueille sur un filtre et qu’on lave a plusieurs reprises avec l’alcool absolu.

3° An moyen de l’acide cholique. L’acide cholique ou glycocholique, que l’on rencontre dans la bile des mammifères, et particulièrement du bœuf, est un corps analogue à l’acide hippurique, sauf qu’au lieu de se scinder en glycocolle et acide benzoïque, sous l’influence des agents d’hydratation, il Se scinde en glycocolle et acide chololique C24H’, (10». On opère généralement le dédoublement de cet acide au moyen de la baryte. À cet effet, on le fait bouillir pendant quelques heures avec une dissolution aqueuse de cette base ; on filtre ensuite le liquide pour séparer le cholate de baryum "qui s’est déposé ; on le fait traverser par un courant d’anhydride carbonique, pour précipiter l’excès de baryte ; on le porte k l’ébullition afin que la petite quantité de carbonate de baryte dissous k la faveur de l’acide carbonique se précipite de nouveau, et l’on filtre une seconde fois. Comme il reste un peu de cholate de baryte en solution, la liqueur est additionnée d’un peu d’acide chlorhydrique, que précipite l’acide cholique, puis d’un peu d’acide sulfuriqûe, qu’achève de précipiter la baryte. On filtre, on fait bouillir la liqueur avec un excès d’oxydéde plomb, qui s’empare de l’acide sulfuriqûe et de l’acide chlorhydrique ; on filtre encore, on fait passer un courant d’hydrogène sulfuré à travers le liquide, pour précipiter le plomb qui y était resté dissous k l’état de glycocollate de plomb ; on filtre une dernière fois, et l’on évapore la solution limpide qui dépose alors des cristaux de glycocolle.

— III. Propriétés. Le glycocolle cristallise très-facilement, une pellicule cristalline so formant presque immédiatement lorsqu’on évapore sa dissolution. Les cristaux sont granulaires, très-durs et craquent sous la dent. Ils ont la forme de prismes aplatis ou d« plaques agrégées qui appartiennent au système monoclinique. Ces cristaux fondent plus facilement que ceux de sucre de canne et ont une saveur sucrée k peu près aussi prononcée que celle de la glucose.

Le g/ycocolte est peu soluble dans l’eau, insoluble dans l’éther et l’alcool absolu, même k l’ébullition, mais assez soluble dans l’alcool hydraté. Suivant Muldur et Horsford, il n exercerait aucune action sur les couleurs végétales ; suivant Dessaignes, au contraire, il rougirait le tournesol d’une manière sensible. Il chasse l’acide acétique de l’acétate de cuivre, lorsqu’on le fait bouillir pendant quelque temps avec ce sel, et il dissout de la chaux quand on le fait agir sur la craie. D’après Horsford, le glycocolle empêche le sulfate de cuivre d’être précipité par la potasse, et sa solution aqueuse.dissout l’oxyde de cuivre, en donnant une liqueur bleue qui dépose dus aiguilles cristallines en se refroidissant.

— IV. Réactions. 10 Les cristaux de glycocolle brunissent k la température de 170°. La partie supérieure de ce corps fond et cristallise inaltérée par le refroidissement, tandis que la partie inférieure se décompose en dégugeantdes gaz ; k 190», il se produit une carbonisation partielle. 20 Bouillis avec une lessive alcaline, les cristaux de glycocolle prennent une teinte rouge, et dégagent de l’ammoniaque ; la couleur rouge disparait si l’on continue k chauffer. La liqueur additionnée d’acide chlorhydrique donne lieu k un dégagement d’acide cyanhydrique, et retient en solution de l’acide oxalique. L’oxyde de plomb et l’hydrate barytique produisent la même teinte rouge, mais les solutions étendues dé potasse et de "baryte ce donnent lieu k aucun dégagement d’ammoniaque lorsqu’on les chauffe avec du glycocolle. 3p Distillé avec de la baryte anhydre, le glycocolle dégage un" mélange de médiylamine et d’ammoniaque et laisse un résidu de carbonate de baryum. 40 L’hydrata de potassium paraît donner d’abord-les mêmes produits de décomposition, mais la méthylamine formée se détruit presque aussitôt, avec production d hydrogène et d’ammoniaque, et le résidu renferme de l’oxalate et du carbonate de potasse. 5° L’acide sulfuriqûe concentré noircit le glycocolle lorsqu’on le chauffe avec ce corps. 6» Un mélange, d’acide sulfuriqûe et de peroxyde de plomb ou de manganèse décompose k chaud le glycocolle ; de l’acide carbonique et de l’acide cyanhydrique prennent naissance dans cette réaction. 7° èi l’on fait bouillir le glycocolle avec du peroxyde de plomb, sans addition d’acide sulfuriqûe, on obtient un produit très-aminoniacal, qui distille, et le résidu contient du carbonate de*plomb, mais ne renferme ni formicate ni cyanure. 8U Le glycocolle réduit le nitrate mercureux, en mettant en liberté la mercure métallique. 90 L’acide azoteux le convertit en acide glycolique, que l’on peut séparer en agitant-la liqueur avec de l’éther. Cette action est semblable k celle qui se pro GLYC

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duit par l’action de l’acide azoteux sur toutes les ainides en général

Az(C2mO.OH)’H2 + AzO.OII Gti/cacatlc. Acide azoteux.

= (C«I-120)"j^j ;[ +’ 11*0 + AzS

Acide glycolique Eau. Aiote.

10° Lorsqu’on fait bouillir le glycocolle avec de l’acide azotique ou avec un mélange oxydant d’acide chlorhydrique et de chlorate de potasse, ce corps se convertit en un acide qui, après avoir été saturé par l’ammoniaque, précipite le chlorure de baryum. Lo précipité barytique est cristallin ei répondrait, suivant Horsford, k la formule CMWli*"Ql. Le mémo acide prend naissance lorsqu’on substitue l’eau de chlore, le permanganate de potasse et même l’acide azoteux aux composés oxydants qui précèdent. Avec l’acide azoteux, ce produit serait secondaire et se formerait simultanément avec l’acide glycolique. Il" Lo chlore gazeux attaque vivement le glyocolle cristallisé ; de l’eau et de l’acide chlorhydrique se dégagent, et il se forme une substance brune, dure, en partie soluble dans l’eau. Le brome et 1 iode agissent de la même manière ; i2° Chauffé en tubes clos avec de l’acide benzoïque, le glycocolle se convertit en acide hippurique en éliminant de l’eau. 130" Le même acide hippurique prend naissance lorsqu’on traite le glycocollate d’argent par le chlorure de beuzoïle. Cette dernière réaction est plus difficile k comprendre que celle qui précède ; le beuzoïle et le zinc n’occupant pas la même place dans l’acide hippurique et dans le glycocollate d’argent, il est probable qu’elle s’accomplit en deux phases. Dans une première phase, le chlorure de beuzoïle, en réagissant sur le glycocollate d’argent donnerait de l’acide chlorhydrique et de l’hippurate argentique, et, dans une deuxième phase, 1 acide chlorhydrique décomposerait 1 hippuraie argentique, avec formation d’acide hippurique libre et de chlorure d’argent.

Première phase.

Az(c2ri2o.OAg)’ii2 + cmso.ci

Glycocollate d’argent. Chlorure de

beuzoïle.

= Az(C2HîO.OAg)’(C1150)’H + 1-IC1 Ilippurate d’urgent. Acide

chlorhydrique. . Deuxième phase. Az(C2H2O.OAg)’(CH<S0)’H + 1101 Uippurate d’argent. Acide ’

chlorhydrique.

AgCl + Az(C21120’.OH)’(C1150)’n

Chlorure d’argent.

Acide hippurique.

140 En remplaçant, dans la réaction précédente, le chlorure-de beuzoïle par du chlorure de cumyie ou d’anisyle, on obtient des acides analogues k l’acide hippurique, qui renferment les radicaux anisyle et cuminyle au lieu de beuzoïle. Ce sont l’acide anisurique C10H, lAzO4 et l’acide cuminuriquo

C’SHlSAzOS. 15° D’après de récents travaux deStrecker, le glycocolle se combine directement avec la cyanamide CAz^H^et donne un composé analogue k la créatine. Ce composé, auquel M. Strecker a donné le nom de glycocyanino, répond à la formule CWAz’JO2. lU» Djiprè-s Bruconot, lç^glycocotte ne se décomposerait pas sous l’influence des ferments ; mais, d’après Buchnor, il se décomposerait, au contraire, dans ces conditions, pourvu que la liqueur fût alcaline, en donnant du carbonate d’ammonium et un grand nombre d’autres produits.

— V. Constitution du glycocolle. Mous avons déjà dit que le glycocolle est une umido glycolique ; seulement c’est une amide d’une nature particulière. L’acide glycolique est un acide diatonique et monobasique. Il renferme deuxoxhydryles OH, dont l’un est acide, c’est-à-dire lié au carbonylo CO, et dont l’autre est alcoolique, c’est-k-dire lié au groupe Cil3. Cette constitution de l’acide glycolique est représentée par la formule rationnelle

(CHTjCO.OH.

Le radical CIRÇO = CîH*0 de l’acide glycolique est diatomique et doit être susceptible de donner une diamide encore inconnue, eu so substituant k H2 dans une double molécule d’ammoniaque. Mais si, au lieu d’enlever k l’acide glycolique ses deux oxhydryles, on ne lui en enlève qu’un seul, on obtient un résidu monoatomique (C*1120.<Jll)r, qui peut se substituer k H dans le type simple Az113 et donner une mouamide. Seulement, comnio on peut enlever k l’acide glycolique l’un ou l’au. tre de ses deux oxhydryleset que ceux-ci ne sont pas identiques, les résidus que l’on obtiendra dans les deux cas seront eux-mêmes différents, quoique ayant la même constitution, et donneront des amides isomères en se substituant k l’hydrogène de l’ammoniaque.. Si l’on élimine l’oxhydryle uni au curbonyle, on

aura le résidu (CM2 ! ku)’ qui sera neutre

puisque l’hydrogène, remplnçable par lus métaux, de l’acide glycolique aura été éliminé, et qui donnera, par conséquent, une ninidu incapable de réagir sur les oxydes des métaux k la manière des acides. Si, au cou.