Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/68

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t ru ire, c’est l’oxhydryle alcoolique qu’on élimine, le résidu (CH2.C0.0H)’ renferme encore un hydrogène remplaçante par les métaux ; il fonctionne comme un acide monoatomique, et, comme il ne change pas de constitution en entrant dans l’ammoniaque, il donne une amide douée de propriétés acides. A l’acide glycolique correspondent donc deux, monamides isomères, l’une neutre et l’autre acide monobasique. C’est cette dernière qui a. reçu le nom de ylycocolle.

Mais, en même temps qu’il renferme le résidu acide de l’acide glycolique, et que, sous ce rapport, il peut être considéré comme un acide, il dérive de l’ammoniaque, dont il conserve le type, et, sous ce rapport, il peut être considéré comme une base. Nous avons vu, en effet, que le glycocolle peut échanger l’hydrogène de son résidu glycolique contre les métaux, à la manière des acid«s, lorsqu’on le fait agir sur les oxydes métalliques, et qu’il peut s’unir avec les acides et avec les sels neutres à la manière de l’ammoniaque. Nous allons maintenant étudier ces divers composés.

— VI. Composés métalliques du glyco- COLLE. Syn. G bjcollamates, oxyacétatnates. La formule générale de ces corps est

(C21120.0M)’H2Az ou le double si le métal est diatomique et par cela même capable de souder en une deux molécules de ylycocolle.

Sel potassique. On l’obtient en évaporant au bain-marié, jusqu’à consistance sirupeuse, une dissolution de glycocolle dans la potasse diluée. Il se pimente en aiguilles très-déliquescentes, que l’on doit laver rapidement à 1 alcool. Sa réaction est alcaline.

— 5e/ barytique. Pour le préparer, on broie le glycocolle avec de l’hydrate de baryte ; on ajoute de l’eau à la masse semi-fluide, et on laisse le liquide s’évaporer. Le sel se dépose alors à l’état cristallin-.

Les autres sels s’obtiennent en chauffant les oxydes correspondants avec une solution de ylycocolle- Celui de cadmium (C«H«0)î05Cd"].H4Azî +11*0 donne des ewstaux lamellaires qui présentent l’éclat soyeux. Le sel de cuivre, dont la formule est la même que celle du sel de cadmium, se précipite lorsqu’on ajoute de l’alcool à.une solution de sulfaté de cuivre additionnée de potasse et rie glycocolle. Il se présente sous la forme de cristaux bleus, fort solubles dans l’eau et indécomposables par l’anhydride carbonique. A 100°, il perd son eau de cristallisation et devient vert. Le sel de plomb est anhydrej il forme des aiguilles incolores que l’anhydride carbonique décompose. L’alcool le précipite lentement de sa solution aqueuse eti aiguilles incolores, qui ont quelque ressemblance avec le cyanure de mercure. Le glycollnmate mercurique a la môme formule que le sel de cadmium ; il forme de petits cristaux. Sa solution aqueuse est décomposée par l’ébulliiion, avec séparation de mercure métallique et production de formiate d’ammonium. Le sel d’argent est anhydre comme le sel de plomb. Il est fort difficile de l’obtenir avec une composition constante. L’oxyde d’argent se dissout aisément dans une solution de glycocolle ; mais, pour obtenir une solution saturée de ce composé, il faut maintenir la liqueur pendant quelque temps entre 80° et 10(P, puis la porter à l’ébulliiion pendant quelques secondes et enfin la filtrer pendant qu’elle bout encore — "VU. Composés du glycocolle avec les acidks kt les sels. Ces composés se produisent tous par la combinaison directe de leurs éléments constituants.

Acétate de glycocolle

(C2HSAzO*)2.C2H*OS + 31120.

Ce corps se précipite sous la forme d’une poudre cristalline, lorsqu’on ajoute de l’alcool à une solution de glycocolle dans l’acide acétique. Il cristallise de sa solution aqueuse.

Cliromate de glycocolle, ou acide chromosaccharique. Le sel de potasse de l’acide chromosaceharique se dépose à l’état cristallin lorsqu’on ajoute de l’alcool à une solution aqueuse de ylycocolle et de dichromate potassique ; il se décompose au bout de quelques jours, même sous l’eau, en laissant une matière charbonneuse.

Chlorhydrate de glycocolle. On obtient un •monorldorhydrutc C~H5Az02.HCl, en faisant touillir l’acide hippurique avec de l’acide chlorhydrique. C’est un corps d’une saveur k ]a fois acide, sucrée et astringente. Ii se dissout très-facilement dans l’eau et dans l’al-Cool ordinaire, avec grande difficulté dans l’alcool absolu. On obtient atis^i m sous-chlorhydrtite biblique (C*H3AzOVHCI, en dissolvant le glycocolle dans i’acide chlorhydrique et laissant refroidir la liqueur. Il ce présente^ en cusiaux du système trimétrique. Enfin, lorsqu’on ajoute une solution concentrée de perchWure de platine à une solution de glycuculte dans l’acide chlorhydrique étendu, et qu’on verse ensuite, goutte à goutte, de I alcool dans lu liqueur, il se sépare un sel de platine coloré en rouu-e, qui répond à la formule

[C2l-l»Az08.HCljîPiiJl*. Le glycocolle sa

combine aussi avec les chlorures de potassium, de sodium, do baryum et d’étain au minimum. Le composé barytique donne des cristaux qui paraissent appartenir au système rhombique.

Azotate de glycocolle, ou acide nitrosac-

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chariqite C2ll5Az02.Az03H. On le prépare en évaporant avec le plus grand soin une solution de glycocolle dans l’acide azotique étendu. Il donne des cristaux que l’on peut purifier par cristallisation et qui appartiennent au système trimétrique. Ces cristaux ont une saveur sucrée et, en même temps, une acidité qui rappelle le goût de l’acide tartrique. Lorsqu’on les chauffe, ils fondent en se boursouflant beaucoup, et exhalent une odeur piquante. Leurs solutions sont sans action sur les sels des métaux terreux et des métaux pesants. Elles dissolvent le fer et le zinc avec dégagement d’hydrogène. En évaporant une solution de 2 "molécules de glycocolle dans une molécule d’acide azotique, Dessaignes a obtenu un azotate basique (CT13Az02)a.Az1103, sous la forme de cristaux qui ressemblent considérablement à l’urée.

Les azotates métalliques forment, avec le glycocolle, des composés que l’on obtient en saturant l’azotate de glycocolle par les bases. Le sel de potassium et le sel de calcium cristallisent en aiguilles très-courtes, peu solubles dans l’alcool. Le sel de magnésium est incristallisable et déliquescent. Le sel de plomb est incristallisable et gommeux. Le sel de zinc est cristallisable ; on peut l’obtenir par la dissolution du métal dans l’azotate de glycocolle. Le sel de cuivre s’obtient en dissolvant le glycolamate de cuivre dans l’acide azotique. Il-crislallise en aiguilles bleues, qui perdent leur eau de cristallisation et deviennent vertes à 150°. Il se décompose avec explosion, entre 180° et 182°. Le sel d’argent cristallise en aiguilles qui absorbent l’humidité atmosphérique et s’altèrent rapidement lorsqu’on les expose à l’action des rayons directs du soleil.

Oxalate de glycocolle. On le prépare en faisant bouillir l’acide hippurique avec une Solution concentrée d’acide oxalique. Le liquide, en se refroidissant, laisse déposer d’abord de l’acide benzoïqtie, puis l’oxalate de glycocolle. Ce sel cristallise dans le système trimétrique.

Sulfate de glycocolle, ou acide sulfo- MCcAa ;’iéîieC2HRAz02.S11204( ?). On le prépare en dissolvant le ylycocolle dans l’acide sulfurique. Il forme de gros prismes incolores qui ne s’altèrent pas à l’air. Sa saveur est acide ; il ne perd pas de son poids à 100° ; il est soluble dans l’eau chaude et l’alcool aqueux, .et insoluble dans l’alcool absolu et l’éther. Suivant Nieklès, ses cristaux appartiennent au système trimétrique.

On n’a pas encore déterminé d’une manière satisfaisante la composition de ce corps. Horsford a obtenu deux espèces de cristaux auxquels il a attribué des formules que l’on ne peut plus guère accepter. La formule que nous avons donnée ci-uessus a été proposée par Gerhardt. Horsford a également obtenu deux sulfates basiques dont la composition est douteuse.

Lorsqu’on ajoute de l’alcool à une solution aqueuse de glycocolle et de sulfate acide de potasse, il se précipite une combinaison de sulfate potassique et de glycocolle, qui se présente sous la forme de prismes transparents.

— VIII. Dérivés alcooliques du glycocolle. JSt/tyt-glycocolle

CWAzOî = C2H4(CSH3)Az02. On obtient l’iodhydrate de cette base en chauffant dans des tubes scellés, pendant plusieurs jours, un mélange de glycocolle et d’iodure d’éthyle. Cet iodhydrate forme des cristaux rhoinbiques, qui donnent ta base libre en petits cristaux dont la réaction est alcaline, lorsqu’on les décompose par l’oxyde d’argent. Avec les sels de platine, ils donnent un sel double.

Diméthyl-glycocolle

CWAzO* = C2H3(CH3)UzO*.

Cette base est isomérique avec la précédente. On obtient son iodhydrate par le même procédé que l’iodhydrate d’élhyl-glycocolle, en substituant, dans cette préparation, l’iodure do méthyle à l’iodure, d’éthyle. Il se forme en même temps un second iodhydrate, probablenient l’iodhydrate de monomèthyl-#ft/racu//e, que l’on sépare facilement, parce qu’il cristallise le premier. L’iodhydrate de diméthyl'glycocolle cristallise en prismes rhombiques transparents.

— IX. Appendice au glycocolle. Sous cette rubrique, nous étudierons une amide glycolique secondaire et une amide glycolique tertiaire, qui ont été découvertes par M. Heinz, et connues sous les noms d’acide diglycolamidique et d’acide triglycolainidique. Ces acides se produisent en même temps que le glycocolle, lorsqu’on fuit agir l’ammoniaque sur l’acide chloracétique. Les réactions sont les suivantes :

CWOS.Cl

Acitte chloracétique.

= AzH’Cl +

Chlorure amaiomque.

2CW02C1

Acide chlorac<ilique.

— 2AZH&C1 +

Chlorure aramonique.

+ 2AzHS Ammoniaque.

C2H3Q2.AzH2

Glycocolle. o + 3AzH»

Aimnonia- **

que-

(CW02)2.AzH Acide diglycolamidique.

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3C211302C1 + 4AzII»

Acide ehloracé- Ammoniatique. que.

= 3AzH*CI -r (C211303)3.Az Chlorure am- Acide triplycolamonique. midique.

Pour séparer cos divers acides, on fait bouillir, avec de l’hydrate de plomb, la solution qui résulte de l’action de l’ammoniaque sur l’acide chloracétique, après en avoir, au préalable, précipité la.plus grande partie du sel ammoniac par l’alcool. Il se forme ainsi unprécipitéqui est un mélange d’oxychlorure et de triglycolarnidate de plomb (dont on peut séparer l’acide triglycolamidique au moyen d’un courant d’hydrogène sulfuré), tandis que la liqueur retient en solution le diglycolamidate et le moroglycolamidate (glycocollate) de plomb. On décompose ces sels par l’hydrogène sulfuré, de manière à mettre en liberté les acides mono etdiglycolamidiques ; on filtre la liqueur et on la fait bouillir avec du carbonate de" zinc’ récemment précipité. Les deux acides se convertissent en sels de zinc, qui sont très-faciles à séparer l’un de l’autre. Le glycocollate de zinc est, en effet, très-soluble dans l’eau, tandis que le diglycolamidate du même méial y est à peine soluble, même à la température de l’ébullition.

Les acides di et triglycolamique à l’état de liberté sont, l’un et l’autre, des corps soli-des, cristallisables, moins solubles dans l’eau que le glycocolle, insolubles dans l’alcool et l’éther. Leur composition et leur mode de formation démontrent qu’ils sont au glycocolle ce que la di et la triéthylamine sont à l’éthylamine. On peut, en effet, formuler ces trois composés :

(CîH*O.OH)HSAz, (CWO.OH^HAz et (CnW.OHJUz.

Ces formules montrent que le glycocolle est un acide monobasique, l’acide glycolamidique un acide bibasique et l’acide triglycolamidique un acide tribasique, puisque le premier de ces ec-ps contient uneibis, le second deux jbis et 1« troisième trois fois le résidu monoatomique acide monobasique de r acide glycolique. L’acide diglycolamidique forme, par conséquent, deux séries de sels, des sels neutres et des sels acides, et l’acide triglycolamidique trois séries de sels. On a étudié le diglycoiamidate acide d’ammonium

CUIS(AzH’<)AzO*,

le diglycoiamidate neutre de cuivre

C*HBCu"AzO*, le triglycolarnidate de baryum bibasique

C6HlBa"Az06 et le triglycolarnidate neutre d’argent

C8H8Ag3AzO«.

GLYCOGÈNE adj. (gli-ko-jè-ne — du gr. glukits, doux ; gennaô, j’engendre). Chim. Qui engendre du sucre. Il Se dit d’un principe immédiat que l’on trouve dans le foie, et qui y passe à l’état de sucre.

— s. m. Principe immédiat qui se transforme en sucre : En isolant le glycogène, M. Claude Bernard a fait voir que ses caractères physiques et chimiques sont tout à fait semblables a ceux de l’amidon végétal. (E. Lacan.) "

GLYCOGÉNIE S. f. (gli-ko-jé-nî — rad. glycogène). Chim. Production de sucre dans l’organisme, particulièrement dans le foie.

— Encycl. La production du sucre dans le foie est une fonction régulière, normale, indispensable à l’exercice de la nutrition. Le sucre n’est pas formé directement par le sang dans le foie ; il provient de la métamorphose d’une matière spéciale élaborée dans les cellules opithéliales hépatiques- et à laquelle M. Claude Bernard a donné le nom de matière glycogène. Cette matière est fournie par le sang qui arrive dans le foie. Quand on lave le. foie d’un animal récemment tué, on trouve du sucre dans les eaux du lavage et la matière glycogène reste dans les vaisseaux du foie. Quand Claude Bernard annonça pour la.premièro fois au monde savant que le foie avait la propriété de faire du sucre, il s’éleva des doutes sur l’exactitude do cette assertion ; aujourd’hui, c’est un des faits les mieux établis de la physiologie. Voici les raisons qui le prouvent. Le sang qui nous arrive dans le foie par la veine porte ne renferme jamais de sucre, tandis que celui qui sort des veines sus-hépatiques en est toujours abondamment chargé, ce qui montre clairement que ce sucre ne vient pas des aliments et que la fonction glycogénique appartient au foie, indépendamment de sa fonction biliaire. Le sucre est brûlé dans le torrent circulatoire, chez les vertébrés du moins. Chez les mollusques, la bile et le sucre ne sont point éliminés séparément. I, a bile est sucrée et s’absorbe dans le canal intestinal.

« Le sucre du foie est identique à la glucose. Toute sorte de sucre introduite dans l’organisme doit être transformée en glucose pour être assimilée. Cette transformation peut être opérée dans le foie. Effectivement, si l’on injecte du sucre de canne par une branche de la veine porte, de manière qu’il passe par le foie avant d’arriver dans le système veineux général, on observe que le sucre n’est plus éliminé comme lorsqu’on l’injecte dans les

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veines générales. Il arrive dans le sang & l’état de glucose, exactement comme s’il avait subi l’influence du suc gastrique.

La formation du sucre dans le foie est dans une étroite dépendance du système nerveux, comme toutes les autres sécrétions, du reste. Lorsqu’on coupe les nerfs vagues au-dessus des filets qu’ils fournissent aux poumons, on fait cesser la sécrétion du sucre ou foie. L’effet-inverse est produit, c’est-à-dire que la sécrétion est augmentée, lorsqu’on excite, par le galvanisme ou par une piqûre, la moelle allongée, au-dessus de l’origine des nerfs vagues. Dans ce dernier cas, le sucre, accumulé en excès dans l’organisme, est expulsé par l’excrétion urinaire. C’est ce qu’on appelle le diabète artificiel.

Toutes les fois qu’une circonstance morbide vient rompre l’équilibre qui existe entre la production et la destruction physiologique dit sucre, et que, par suite, la production est supérieure à la destruction, l’excès de matière sucrée s’accumule dans le sang pour être expulsée par les urines. Tel esc la cause de la glycosurie ou diabète sucré.

La fonction glycogénique du foie est une des fonctions les plus importantes de l’économie vivante. Elle donne le secret de transformations nombreuses qui, avant CI : Bernard, déconcertaient le physiologiste. Elle a montré que l’organisme animal est capable, comme 1 organisme végétal, de créer du sucre de toutes pièces. Elle a éclairé aussi, et d’un jour singulier, la pathologie des affections hépatiques et dévoilé des liens inconnus entre les sécrétions et le système nerveux. Il n’y a pas de cas où 1 intervention régulière de cet agent puissant du travail vital soit plus nette et mieux accusée que dans la glycogénie.

GLYCOGÉNIQUE adj. (gli-ko-jé-ni-kerad. glycogénie). ’Chim. Qui a rapport à la glycogénie : Plcënomènes glycogéniques.

GLYCOL s. m. (gli-kol — contract. de glycérine et d’alcool). Chim. Composé intermédiaire entre la glycérine et l’alcool.

— Encycl. I. Définition. Les glycols, comme les alcools ordinaires, dérivent des hydrocarbures, par les substitutions de l’oxhydryle à l’hydrogène ; seulement, au lieu d’un seul oxhydryle substitué, ils en renferment deux :

CH» CHS

C OH

H3 CHï

Hydrocarbure. Alcool.

pOH VHS

W}H Glycol.

Ces alcools ont été découverts, en 1S55, par M- Wurtz. Déjà depuis longtemps on connaissait les alcools monoatomiques, et RI. Bertholot, par ses belles études sur la glycérine, venait de faire connaître un alcool triatomique. M. Wurtz pensa qu’entre les alcools monoatomiques et les glycérines ou alcools triatomiques, il devait exister une classe d’alcools intermédiaires ou alcools diatomiques. Il fut asSez heureux pour les découvrir et leur donna le nom générique de glycols, pour rappeler à la fois leur parenté avec les glycérines et avec les alcools. Les glycols, depuis quatorze ans qu’ils sont découverts, sont devenus la source d’une foule de recherches importantes, et constituent aujourd’hui une •des classes de corps les plus intéressantes de la chimie. On peut même dire que les découvertes auxquelles ils ont donné lieu ont révolutionné la chimie et éclairé d’un jour tout nouveau une foule de composés minéraux qui jusque-là restaient en dehors de la théorie.

— IL Préparation. On prépare les glycols par trois procédés différents, dont le premier, celui de M. Wurtz, est encore de beaucoup le plus employé.

Premier procédé. On fait agir le brome sur 4in radical organique hydrocarboné diatomique, tel que l’èthylène ou ses homologues ; deux atomes de brome se fixent, et l’on obtient un bibromure d’hydrogène carboné R"Bra. Ce bibromure est ensuite chauffé, ou bien avec de l’acétate d’argent, ou bien avec une dissolution alcoolique d’acétate de potasse ; dans les deux cas, il y a double décomposition : il s» forme du bromure d’argent ou du bromure de sodium et de l’éther diacétique R"(OCî1130) !du glycolque l’on veut prépurer. Lorsqu’on a opéré au moyen de l’acétate d’argent, on épuise le résidu par l’éther, pour en retirer l’éther diacétique du glycol ; lorsqu’on a opéré par la solution alcoolique d’acétate de potasse, on se contente de filtrer la liqueur, pour séparer le bromure de potassium qui s’est précipité. La dissolution éthérêe ou alcoolique est ensuite évaporée, et finalement on saponifie l’éther diacétique du glycol par la potasse ou par la baryte, qui fournissent de l’acétate de potassium ou de baryum en même temps que l’alcool diatomique dont l’éther saponifie renfermait le radical. Dans la préparation du glycol éthylénique (C*H*)"{oH)J, la saponification par la baryte est ce qui convient le mieux. Dans la préparation des autres glycols, la saponification par la potasse est préférable. Les équations suivantes expriment les diverses réactions que nous venons de signaler comme conduisant à la préparation des glycols :

îo (CSH*)’- + Br«.= (C*H*)"Br2.

Ethyléne. Brome. Bromure d’éthylèoe.