Page:Lazare - Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844.djvu/253

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nier impair est 35 ; le dernier pair, 42. Sa longueur est de 190 m. — 9e arrondissement, quartier de l’Hôtel-de-Ville.

Au XIVe siècle on l’appelait rue Frogier et Forgier l’Asnier. Dès 1445, elle est indiquée sous le nom de Geoffroy-l’Asnier, qu’elle devait sans doute à quelqu’un de la famille de l’Asnier, très connue alors. — Une décision ministérielle du 13 thermidor an VI, signée François de Neufchâteau, fixa la moindre largeur de cette voie publique à 8 m. Cette moindre largeur a été portée à 10 m., en vertu d’une ordonnance royale du 4 mars 1836. Les maisons nos 13, 15, l’entrée de la mairie du 9e arrondissement et les propriétés nos 2 et 4, ne sont pas soumises à retranchement ; celles nos 17, 40 et 42, devront subir un léger redressement. — Égout entre le quai de la Grève et la rue de l’Hôtel-de-Ville. — Conduite d’eau depuis la rue Saint-Antoine jusqu’aux deux bornes-fontaines. — Éclairage au gaz (compe Parisienne).

Le connétable de Montmorency a longtemps habité cette rue, dans laquelle il fit bâtir la maison no 26, qui porte encore les armoiries de cette famille célèbre.


Geoffroy-Marie (rue).

Commence aux rues du Faubourg-Montmartre, no 22 et de la Boule-Rouge, no 1 ; finit à la rue Richer, no 19 bis. Le dernier impair est 15 ; le dernier pair, 10 bis. Sa longueur est de 140 m. — 2e arrondissement, quartier du Faubourg-Montmartre.

Cette rue a été ouverte en 1842 sur une partie des terrains dits de la Boule-Rouge, appartenant à l’Hôtel-Dieu en vertu de la donation suivante :

« À tous ceux qui ces présentes lettres verront, l’official de la cour de Paris salut en notre seigneur ; savoir faisons que pardevant nous ont comparu GEOFFROY, couturier de Paris, et MARIE, son épouse : lesquels ont déclaré que naguère, ils avaient, tenaient et possédaient de leurs conquêts une pièce de terre contenant environ huit arpens, sise aux environs de la grange qui est appelée Grange-Bataillère, hors des murs de Paris à la porte Montmartre, en un clos dans la censive de l’Hôtel-Dieu de Paris, chargée de huit livres parisis de cens accru, payable chaque année à jour fixe en quatre termes suivant la coutume de Paris ; lesquels d. huit arpens de terre, chargés comme il vient d’être dit, et de quelques droits ou de quelque façon qu’ils puissent l’être dorénavant, les d. Geoffroy et Marie, son épouse, ont donné en notre présence dès maintenant et à toujours et par donation faite entre-vifs, ont concédé en notre présence aux pauvres de l’Hôtel-Dieu de Paris, pour les tenir et posséder à perpétuité sans rien retenir de la d. pièce, ni pour eux, ni pour leurs héritiers. · · · · · · · · · · · · · · · Les d. Geoffroy et Marie ont promis volontairement, spontanément et sans violence, de leur science certaine et de bonne foi que pour cause des biens remis en notre main et contenus en la donation qui précède, aucun trouble ne serait apporté pour cause de dot où de conquêt ou d’autres droits quelconques, soit par eux-mêmes, soit par d’autres à l’avenir.

En récompense de laquelle chose, les frères du d. Hôtel-Dieu, ont concédé aux d. Geoffroy et Marie et à perpétuité, la participation qu’ils ont eux-mêmes aux prières et aux bienfaits qui ont été faits et qui se feront à l’avenir au d. Hôtel-Dieu. Ont également promis les d. frères de donner et fournir en récompense de ce qui précède aux d. Geoffroy et Marie, pendant leur vie et au survivant d’eux, tout ce qui leur sera nécessaire en vêtements et nourritures à l’usage des d. frères et sœurs, de la même manière et suivant le même régime que les d. frères et sœurs ont l’habitude de se vêtir et nourrir. · · · · · · · · Donné en l’année de notre seigneur 1260 le 1er jour du mois d’août. · · · · Signé Durand. » (Traduction de la minute écrite en latin).

Le 30 septembre 1840, une partie de ces terrains fut vendue par l’administration des hospices aux sieurs Pène et Maufra, moyennant 3,075,600 fr., et une ordonnance royale du 10 janvier 1842 autorisa le premier de ces propriétaires à ouvrir sur cet emplacement une rue de 12 m. de largeur. Les conditions suivantes furent imposées à l’impétrant : de supporter, conformément aux prescriptions de l’administration, les frais de nivellement, ceux de pavage en chaussée bombée en pavé dur d’échantillon, avec sous-pavage sous les ruisseaux, ceux d’établissement de bornes-fontaines et du matériel pour l’éclairage au gaz ; de supporter également la dépense des trottoirs en granit, dont le montant devra être versé à la caisse municipale, et dont la construction sera ensuite exécutée par les soins de l’administration ; de faire les frais de construction de bouches et branchements d’égouts nécessaires à l’écoulement des eaux pluviales et ménagères ; enfin de se conformer à tous les règlements de voirie et de se soumettre la surveillance des agents de l’administration pendant le cours des constructions.


Georgeau (rue du Clos).

Commence à la rue de la Fontaine-Molière, nos 21 et 23 ; finit à la rue Sainte-Anne, nos 12 et 14. Le dernier impair est 5 ; le dernier pair, 4. Sa longueur est de 46 m. — 2e arrondissement, quartier du Palais-Royal.

Plusieurs titres, qui proviennent des archives de l’archevêché, mentionnent le clos Jargeau, dont on a fait depuis Georgeau. En 1610, Pierre Doria, sieur de Cernay, écuyer, acheta un vaste terrain situé entre ce clos et le Marché-aux-Chevaux. En 1620, la rue qui nous occupe fut ouverte sur cet emplacement. Elle était bordée de constructions en 1647. — Une décision ministérielle à la date du 3 frimaire an X, signée Chaptal, fixa la largeur de cette voie publique à 7 m. En vertu d’une ordonnance royale du 4 octobre 1826, cette largeur a été portée à 10 m. La maison no 4 est