Page:LeMay - Le pèlerin de Sainte-Anne, Tome II, 1877.djvu/230

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Le maître d’école ne répond rien.

— Nous en serons quitte pour creuser une autre fosse, reprend le chef, ou pour faire celle-ci plus creuse.

Les deux monstres se dressent armés de leurs pelles de fer. La folle se tait, se rapproche de l’escarpement et, s’inclinant de nouveau, elle les regarde fixement comme pour les reconnaître.

— Viens, Geneviève, dit Racette, la petite Marie-Louise est ici ; je vais te la confier… tu l’emmèneras avec toi.

La folle ne bouge pas. Elle est immobile comme une statue.

— Attends-nous, ajoute Saint Pierre, nous allons te la porter.

Et ils s’avancent vers la malheureuse fille qui les regarde toujours, dans sa fantastique posture.