Page:LeMay - Le pèlerin de Sainte-Anne, Tome II, 1877.djvu/243

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faut user de ruses, et se débarrasser de ses ennemis dangereux. Il dépose sur les lèvres de sa femme un baiser qui n’est nullement le chaste baiser de l’hymen ; il fait un geste de menace à l’ex-élève et s’éloigne.

À quelque distance de la maison, s’arrêtant dans une baisseur discrète, il rajusta sa moustache en brosse et sa chevelure noire.

Picounoc et l’ex-élève portèrent, sur un lit, madame Saint Pierre qui ne sortait de sa torpeur que pour s’évanouir de nouveau. Elle fut longtemps triste et malade.


XXIV

LE PÈLERIN À LOTBINIÈRE.


Le chef des voleurs s’en retournait pensif chez Asselin, lorsqu’il vit venir deux personnes qui causaient et gesticulaient avec animation. Il prêta l’oreille à leur discours. L’une disait : Il va débarquer à la vieille église. Sa petite sœur est avec lui ; et le bateau de Paton est chargé de monde. Tous les passagers de