Page:LeMay - Le pèlerin de Sainte-Anne, Tome II, 1877.djvu/253

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prétexte de visiter les javelles de blé que la hart n’avait pas encore liées en gerbes. Le chef dit, en entrant, qu’il allait partir pour Saint Jean, ne trouvant pas à Lotbinière de ferme à acheter. Racette s’offrit de le conduire en voiture, si leur hôte n’avait pas besoin de ses chevaux pour serrer du grain.

— Je n’ai pas de serrée à faire, avait répondu Asselin ; tu peux prendre Carillon, et mener monsieur où il désire aller.

Le maître d’école et le chef des voleurs se dirigèrent, en calèche, vers Saint Jean. Ils revinrent la nuit sans être vus de personne, et le vieux brigand, armé du fusil d’Eusèbe s’en alla se cacher dans la cave à patates, sur le bord du ruisseau.


XXV

L’EX-ÉLÈVE OUBLIE SON LATIN.


Le lendemain de l’arrivée des orphelins à Lotbinière était un dimanche. Chacun s’achemina vers l’église, qui à pied, qui en