Page:LeMoine - Ornithologie du Canada, 1ère partie, 1861.djvu/109

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AVANT-PROPOS.


« Une lacune existait dans le champ des lettres : le Canada avait ses orateurs, ses historiens, ses littérateurs, ses poëtes, mais de naturalistes, point. » Ainsi s’exprimait tout récemment un correspondant du Journal de Québec.

En effet la grande famille française que la Providence a jetée sur les rives du Saint-Laurent avait lieu d’être fière de ses orateurs, de ses historiens, de ses littérateurs, de ses poëtes. Les uns avec les crayons de Tacite avaient noblement tracé son histoire depuis « les temps héroïques de la colonie » pour nous servir de l’expression du Comte d’Elgin, jusqu’à nos jours ; les autres, rivalisant dans leurs discours ou leurs écrits harmonieux avec les auteurs qui ont assuré à la France la palme dans tous les genres de gloire littéraire, avaient su populariser l’idiome de Louis le Grand sur ce sol canadien si plein d’avenir, et où les descendants de deux grands peuples travaillent à fonder un grand empire ; mais le domaine de l’histoire naturelle n’avait été exploité par personne.

Cette lacune, nous n’avons certes pas la prétention de l’avoir comblée ; tant s’en faut. Nous prétendons seulement dans ce petit ouvrage, indiquer et ouvrir la voie qui mène aux connaissances en histoire naturelle, heureux si nos efforts peuvent inspirer le goût de cette belle science et porter nos jeu-